Soutenons-nous les uns les autres

Un souteneur est à la fois une personne dont l'action favorise la réussite de quelque chose et un homme vivant de la prostitution de plusieurs femmes en donnant l'apparence de les protéger.

Si le roman Notre-Dame-des-Fleurs de Genet dont est tiré le spectacle évoque la prostitution, c'est bien au premier genre de souteneurs que Divine a fait appel.

Comme beaucoup de monde en ce moment, le spectacle Divine manquait de moyens. Souhaitant trouver de nouvelles formes de financement du projet en hommage à l'esprit de Notre-Dame-des-Fleurs, Daniel Larrieu, chorégraphe et interprète du spectacle fit, selon ses propres termes, «une forme bien honnête de racolage culturel de circonstance (en tout bien tout honneur). Les très bien-pensants du monde de la communication diraient "une levée de fond"...»

L'idée était de demander un peu d'argent à des mécènes en leur proposant à chacun une lecture privée du texte de Divine par Daniel Larrieu lui-même ainsi qu'un compte-rendu régulier du déroulement des répétitions.

Divine compte donc dix souteneurs grâce à qui le spectacle a pu se créer, sans compter les personnes qui ont fait un apport direct de leurs compétences sur le spectacle.

Particuliers ou théâtres, les souteneurs sont cités dans la bible (ou programme de salle), et chacun(e) a une représentation dédicacée. Certains ont souhaité garder l'anonymat et se sont choisis un pseudonyme tiré du nom des personnages de Notre-Dame-des-Fleurs.

Divine existe donc grâce au soutien de Mimosa 1, Mimosa 3, Wild Daffodil, Marie-Thérèse Allier, Michèle Levy, Alfredo Arias, Laurent P. Berger, Le Tone, Le Manège de Reims, L'Échangeur de Fère-en-Terdenois, le Théâtre de Vienne et la Comédie de Picardie.

Divine d'après Genet mis en scène par Gloria Paris et chorégraphié par Daniel Larrieu se joue jusqu'au 4 février en petite salle.
Les Bonnes de Genet mises en scène par Jacques Vincey sont représentées en même temps dans la grande salle.



Merci à Daniel, Anne et Colin.


La quadrature de la scène

 

 

Prison, manège infernal, escaliers qui finissent toujours par nous faire redescendre, mélange de massif et d'aérien, jeu entre ombre et lumière, incitation à l'imagination ou agressivité ?

Déroutant, le décor conçu par Pierre-André Weitz pour Les Bonnes n'en finit pas de susciter les commentaires —preuve en était à la rencontre qui a eu lieu mardi soir entre l'équipe des Bonnes et les spectateurs.

Pour le voir côté (grande) salle, vous avez jusqu'au 4 février!
Pendant ce temps, dans la (petite) salle, Daniel Larrieu continue à jouer Divine, également un texte de Genet.

 

 

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"Ne me secouez pas. Je suis plein de larmes"

Il y a quelques semaines, Audrey, une spectatrice de l'Athénée, adressait à ma collègue Églantine un extrait d'un roman de Henri Calet publié en 1951 —précisément l'année de la mort de Louis Jouvet, qui fut directeur de l'Athénée pendant presque vingt ans.

Au-delà de l'anecdote sur la date, c'est surtout parce que l'Athénée est cité dans ce passage qu'Audrey nous l'a envoyé. On apprend ainsi qu'on fumait à l'Athénée, et des cigarettes de bonne qualité :

(NB : c'est moi qui souligne dans le texte pour plus de lisibilité)


« Des cigares ? Mon père n’en a jamais fumé beaucoup, en dehors de ceux que nous passions pour lui en contrebande à Quévy. Il avait voulu le prendre de haut avec le gros monsieur des Champs-Elysées. On ne me croirait pas si je disais qu’il a toujours aimé les mégots. Il y a eu certainement une époque où, comme tout le monde, il a su apprécier le bon tabac frais. C’est progressivement qu’il s’est mis à raffoler des mégots. Il leur trouve une saveur délectable. Oh, il ne refuse pas une cigarette toute faite, mais il est évident qu’elle lui paraît un peu fade. C’est une déformation du goût, pas autre chose.
Actuellement, il a deux fournisseurs de mégots : le balayeur de la rue Serpollet et Louise, une amie de toujours.
Le balayeur n’est qu’un intermédiaire de bonne volonté entre mon père et le barman du Manitoba, un établissement chic de la rue. A jours fixes, le barman remet au balayeur un petit paquet joliment ficelé destiné à mon père, que d’ailleurs il ne connaît pas. A vrai dire, les mégots du Manitoba ne sont pas excellents :
– Trop d’anglaises et d’américaines, dit mon père.
Mais en les mélangeant avec ceux de l’Athénée, il parvient à en faire une mixture passable.
Les mégots de l’Athénée lui sont fournis de façon tout aussi régulière par Louise, qui est femme de ménage dans ce théâtre. Elle est, pour ainsi dire, à la source. Je suis persuadé que l’opération du triage procure déjà à mon père une vive satisfaction : bouts de cigare d’un côté, tabacs orientaux de l’autre… Les bouts de cigare, il les coupe très finement au moyen d’une lame de rasoir. Il en est arrivé à pouvoir différencier, presque à coup sûr, les mégots des soirs de générale de ceux des soirées ordinaires, à leur seule qualité. Lorsque le sac contient beaucoup de cigarettes à demi consumées seulement et marquées de rouge à lèvres, il dit à Louise :
– Tiens, vous avez eu une première cette semaine !
Il est rare qu’il se trompe dans ses déductions. »


Henri Calet, Les Grandes largeurs. Balades parisiennes, Paris, Gallimard « L’imaginaire », 1951, p. 43-44.



"Ne me secouez pas. Je suis plein de larmes" est la dernière phrase écrite par Henri Calet dans Peau d'Ours, recueil de notes publié à titre posthume.

Je ne sais pas pourquoi, mais je l'imagine bien aussi dans la bouche de Jean Genet, dont deux textes sont actuellement représentés à l'Athénée : Divine et Les Bonnes se jouent jusqu'au 4 février.


Sans lendemain, sans rien qui dure

"Sans lendemain, sans rien qui dure
Un homme passe et puis s'en va
Sans lendemain mes aventures
Depuis toujours s'arrêtent là
Jamais l'espoir d'un autre soir
Bonjour bonsoir adieu l'amour
Sans lendemain, sans rien qui dure
Voilà ma vie depuis toujours

J'en ai connu de toutes sortes
Des mal foutus et des beaux gars
Chaque fois que s'ouvre la porte
Mon coeur se dit "c'est celui là"
Oui mais le destin bientôt l'emporte
Comme tous les soirs je reste là"


Cela fait partie des mots que vous entendrez dans Divine actuellement à l'Athénée : car si le spectacle reprend des extraits du roman Notre-Dame-des-Fleurs de Jean Genet, il fait également entendre un univers sonore conçu par Le Tone en collaboration avec Daniel Larrieu et Gloria Paris, la metteure en scène.


Je me suis créé pour l'occasion un profil sur Deezer où quelques morceaux utilisés dans Divine sont disponibles à l'écoute gratuitement sur ce lien.

 

Vous pourrez ainsi entendre :

 

Sans lendemain de Frehel dont je vous recopiais quelques paroles ci-dessous
(La vidéo est ici sur Dailymotion)

 

Love in Portofino de Fred Buscaglione
La vidéo est ici sur YouTube


Cala Meo Amor de Sylvia Telles, à écouter sur Deezer ici.

 

Ou encore Settanta volte sette d'Ennio Morricone, musique du film La Tragédie d'un homme ridicule de Bernardo Bertolucci, à écouter sur Deezer ici.
Ci-dessus en vidéo, un extrait du film à voir sur YouTube ici.

 


Les Bonnes mises en scène par Jacques Vincey se joue en même temps que Divine, dans la grande salle.
Ce soir après la représentation, vous pourrez rencontrer Jacques Vincey
au foyer-bar. Bon mardi !


Il faut se grouiller, apparemment

En ce moment, l'Athénée propose tous les soirs deux spectacles sur des textes de Jean Genet : Divine en salle Christian-Bérard et Les Bonnes dans la grande salle.

Plus nombreux que d'habitude, les spectateurs sont ainsi à l'étroit dans le hall du Théâtre et il est plus facile de se faufiler parmi les gens pour entendre quelques bouts de conversation à la volée, quelques minutes avant le début des représentations (merci à ceux et celles qui se reconnaîtront).

 

 

 

Une jeune femme : "— Quelle foule ! C'est comme Où est Charlie, mais sans Charlie."

Deux messieurs aux cheveux gris :
"—Ça dure 1h40 ? Ça va !
— Oui, quand j'ai vu que cela durait 1h40, j'ai pensé que tu voudrais bien m'accompagner…."

Un monsieur à un autre : "— Bonne année !"

Une dame au téléphone : "— Alors reviens vers l'arrière de l'opéra… Prends la rue Scribe. Non, pas vers la Madeleine ! Le repère, c'est la station Auber du RER A, c'est juste en face. Tu vois où elle est ? (silence) Bon. Quand tu es face à l'opéra, tu prends la rue Scribe, à gauche. Non, tu ne passes pas devant les Galeries Lafayette, enfin ce n'est pas très loin, mais tu ne passes pas devant. (silence) Tu es rue Scribe là ? Oui, SCRIBE ! Dès que tu vois la station Auber, c'est la rue juste à gauche. (silence) Bon, grouille-toi !"

Une dame en rejoignant une autre : "—Comme j'étais en avance, j'ai fait les courses à côté… Du coup je suis en retard"

À la billetterie, avec un monsieur et une dame souhaitant acheter des places pour Divine en dernière minute : "—Je suis désolée messieurs-dames, on ne va vraiment pas pouvoir vous faire rentrer à Divine, c'est plein. Est-ce que vous voulez réserver pour un autre soir?
— Je ne sais pas, j'aimais bien cet horaire, 19h… Les autres soirs, c'est à 20h, non ?
— Mardi prochain, c'est aussi à 19h, si vous voulez.
— Va pour 19h mardi prochain alors.
— Très bien, je vais prendre votre nom… Et vous, Madame ?
— Eh bien moi du coup je vais rester là et aller voir Les Bonnes, s'il y a de la place ce soir…
— Oui c'est possible. Vous verrez, Les Bonnes, c'est très bien aussi."

Toujours à la billetterie : "— Vous réglez ensemble ? Cela fera 25€ pour les deux."

Au comptoir des invitations et places réglées :
"—On jongle, c'est un spectacle très prisé!"

Alors que le hall se vide et que la plupart des spectateurs ont gagné leurs places, très peu de temps avant le début des représentations :

"—Excusez-moi, je viens avec une amie, mais elle n'est pas encore arrivée… Ça va commencer tout de suite ?
—On a encore un tout petit peu de marge… Vous savez où elle est ?
—Je ne sais pas, je vais l'appeler…. (au téléphone) Ouais, t'es où là ? Mais grouille-toi !!!"

 

Pour voir Divine mis en scène par Gloria Paris et chorégraphié par Daniel Larrieu et/ou Les Bonnes mises en scène par Jacques Vincey, c'est tous les jours à l'Athénée (sauf le lundi) jusqu'au 4 février ! Bon début de semaine.


Un chant d'amour

En 1950, Jean Genet, l'auteur des Bonnes et de Notre-Dame-des-Fleurs actuellement joués à l'Athénée, réalisait un film muet de vingt-cinq minutes : Un chant d'amour.

À la limite de la pornographie (ce qui explique pourquoi je vous laisserai chercher tous seuls sur YouTube "Genet Chant d'amour" pour le regarder), Un chant d'amour aborde la vie amoureuse de prisonniers dans leur cellule.

À l'époque, la censure existe encore : le tournage se déroule donc dans la clandestinité.
Tous amateurs à l'exception d'un seul (qui fait la doublure du sexe d'un acteur pudique), les comédiens sont des amis et amants de Genet ou des personnes qu'il a rencontrées dans les bas-fonds de Montmartre.
Du côté de l'équipe technique, on trouve en revanche des professionnels reconnus comme le chef-opérateur Jacques Natteau (qui a travaillé avec Marcel Carné ou Jean Renoir), le décorateur Maurice Colasson (décorateur pour Marguerite Duras ou Terence Young) ou les laboratoires Éclair qui développeront les pellicules dans le secret.
Après un essai décevant au format amateur 16 mm, la pellicule 35 mm sera fournie par Henri Langlois. Jean Genet avait apparemment aussi l'idée de commander la musique du film à Stravinski, mais elle n'a pas été réalisée.

Le tournage dura deux mois et eut lieu au cabaret La Rose Rouge à Saint-Germain-des-Prés ainsi que dans les jardins de la propriété de Cocteau à Milly-la-Forêt. Budget total du film : plus de trente mille euros.

Une sortie dans les salles était inimaginable du fait de la nature érotique (ou pornographique, selon les sensibilités) du film.
Mais surtout, au-delà de la légende selon laquelle le film aurait été censuré pendant vingt-cinq ans, on sait en fait que Genet n'essaya tout simplement pas de demander l'agrément auprès de la commission de classification du Centre National du Cinéma, déniant de fait toute existence légale à son film.

C'est donc clandestinement qu'Un chant d'amour rencontra son public : Genet vendit les copies du film à des riches collectionneurs en faisant croire à chacun qu'il était le seul détenteur de l'exemplaire soi-disant unique de la bande du film afin d'en faire monter le prix. Projeté dans des cercles privés en France comme à l'étranger, le film acquit une petite notoriété, cependant limitée aux milieux underground.

Vingt-cinq ans après le tournage, Nico Papatakis, qui a produit Un chant d'amour, décide de présenter le film au Centre National du Cinéma pour obtenir son visa de censure et ainsi pouvoir l'exploiter de manière commerciale.
Dire qu'il a été réalisé par Genet en 1950 avouerait de fait que le film a été tourné dans l'illégalité : Papatakis le fait donc passer pour un court-métrage américain et obtient ainsi le visa espéré —le film sera quand même interdit aux moins de dix-huit ans.

Sauf que Genet n'a pas été consulté, et qu'il ne souhaite ni que son film soit adoubé par la commission de classification, ni qu'il soit diffusé.
Il conclue ainsi sa lettre ouverte publiée dans L'Humanité en août 1975 : « j'ajoute encore que je m'opposerai toujours à la projection publique d'un film que j'avais réalisé pour en vendre des copies à des particuliers, comme après tout j'ai vendu des tirages restreints de mes livres, en me réservant le droit (c'est la loi) d'en modifier la forme définitive. Que personne —sauf moi— ne juge donc encore cette "esquisse d'une esquisse"! »

Un chant d'amour de Jean Genet fait aujourd'hui partie de la collection du Museum of Modern Art de New York et du British Film Institute de Londres, a été récemment réédité en DVD et est visible sur YouTube.

Côté texte, vous pouvez découvrir Genet dans Les Bonnes mises en scène par Jacques Vincey (grande salle) ou Divine mis en scène par Gloria Paris et chorégraphié par Daniel Larrieu (petite salle), tous les deux jusqu'au 4 février.


Le blog prend un week-end de trois jours et sera de retour lundi !

Source : "L'Histoire chaotique d'un film controversé" de Marine Jaffrézic in Portrait Jean Genet, livre-DVD-CD produit par EPM, Danièle Delorme et SWProductions, avec le concours de l'INA, du CNC et du CNL


Pourquoi porter des chaussures quand on peut les manger ?

Hier, pour la première de Divine, Daniel Larrieu et son collaborateur Colin offraient à toute l'équipe de l'Athénée une petite chaussure à talon en chocolat accompagnée d'un petit mot. Chacun(e) avait déposé la sienne sur son bureau...

 

 

Normalement spécialiste des boîtes de chocolats périmées dans mes placards (j'ai vérifié, il me reste des choses qu'on m'a offertes à l'été 2010), j'ai croqué la mienne en commençant par le talon peu après mon arrivée chez moi hier soir.

 

 

 

Pour voir les véritables chaussures de Divine mis en scène par Gloria Paris et chorégraphié et interprété par Daniel Larrieu, c'est ici sur le blog ou à l'Athénée jusqu'au 4 février. Les Bonnes mises en scène par Jacques Vincey se jouent en même temps dans la grande salle!


C'est dans la boîte

Les Bonnes ont déjà commencé, mais la première de Divine aura lieu ce soir dans la salle Christian-Bérard.

Le décor a été monté la semaine dernière, un jour où je ne pouvais pas venir à l'Athénée.
C'est donc Daniel Larrieu, chorégraphe et interprète de Divine, qui s'est reconverti pour l'occasion en blogueur et a photographié les opérations pour vous.

(c) Daniel Larrieu

 

(c) Daniel Larrieu

 

(c) Daniel Larrieu

 

(c) Daniel Larrieu

 

 

Ceux qui ont vu d'autres créations de Daniel Larrieu comme On été si tranquille, Plus qu'hier ou LUX auront peut-être reconnu les panneaux blancs qui servaient déjà dans ces spectacles.
Tout comme la moquette noire en avant-scène a déjà été aperçue
dans l'installation Ice Dream (toujours de Daniel Larrieu), la moquette bleue dans un projet de la chorégraphe Laure Bonicel et les néons dans une installation du créateur lumières de Divine, Laurent P. Berger.

Ainsi imprégnée d'un héritage artistique et au croisement du théâtre, de la littérature et de la danse, Divine est-elle également inspirée par Les Bonnes qui se jouent en-dessous ?
Daniel Larrieu, qui est aussi passé dans la grande salle au moment du montage des Bonnes, y a pris quelques clichés et remarqué quelques similitudes que nous vous laisserons découvrir.

 

 

 

À ce soir pour la première de Divine !

 

PS : demain, je serai à Nantes pour les rencontres professionnelles des Biennales Internationales du Spectacle où j'interviendrai à 16h45 lors du parcours Nouveaux Médias au sujet de ce blog. Je serais ravie de rencontrer les lecteurs qui seront présents sur ces BIS. N'hésitez pas à me contacter pour se donner rendez-vous en m'écrivant à clemence@athenee-theatre.com.


À toi, lecteur plus intelligent que moi

Bon. C'est sûr que la physique, ça n'a jamais été mon truc. Pas que j'y mette de la mauvaise volonté mais plutôt qu'il me manque une case sur le sujet : cet été par exemple, j'ai voulu lire le Sciences et Vie junior de mon cousin de quatorze ans, et je n'ai pas tout compris.

Voilà pourquoi je m'en remets à vous sur un sujet qui me laisse perplexe : la semaine dernière, je me suis postée sur le côté du plateau de la grande salle pour prendre quelques photos des Bonnes —je remercie d'ailleurs toute l'équipe qui a accepté que je reste à quelques mètres d'eux avec mon appareil pendant toute la représentation.

Très graphique, la mise en scène des Bonnes par Jacques Vincey crée une esthétique très ciselée où le noir et blanc dessine une géométrie parfaite qui ne tolère que quelques taches de couleur très définies.

Il y a quelques néons blancs sur le décor. Pourquoi, sur TOUTES mes photos, ces néons apparaissent entièrement ou partiellement jaunes, quels que soient les réglages de mon appareil photo ? C'est agaçant.
(preuves ci-dessous)

Si vous avez une explication, vous pouvez me la proposer en laissant un commentaire ici. Reconnaissance éternelle.

 

Aaaaaaah !!!!

 

 

Iiiiiiiiiiirk !!!

 

 

&"%*$£/§#@ !!!
(notez, si cela peut aider, que l'un des néons n'est jaune qu'à moitié)

 

 

Si vous ne voyez pas les photos, activez l'affichage des images dans votre messagerie. Sur Outlook par exemple, il faut faire clic droit sur l'image puis choisir "télécharger les images" ou, mieux, "ajouter l'expéditeur à la liste des expéditeurs fiables")

 

Citons, entre les néons-normalement-blancs, les deux actrices Hélène Alexandridis et Myrto Procopiou. Les Bonnes de Genet mises en scène par Jacques Vincey se jouent jusqu'au 4 février, tout comme Divine d'après Notre-Dame-des-Fleurs de Genet qui commencera demain dans la petite salle.


Ça en jette

 

 

 

À leur répétition d'hier à l'Athénée, Les Bonnes jetaient de l'ombre.

 

Pour voir Hélène Alexandridis, Marilu Marini, Myrto Procopiou et Vanasay Khamphommala dirigé(e)s par Jacques Vincey côté face, c'est dans Les Bonnes de Jean Genet à partir de ce soir.

Bon week-end à tous.

 

Vous ne voyez des carrés blancs ou des croix rouges à la place des photos ?
Activez l'affichage des images dans votre messagerie ou allez sur le blog.

 

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