Écrits de spectateur (4) : Jérôme - DERNIER BILLET

Chers tous,

Nous sommes le 30 juin : c'est donc le dernier billet de cette saison.

Pour l'occasion, je laisse la place à Jérôme, lecteur du blog de l'Athénée (et créateur de celui-ci). Après Laetitia, Pierre et Jean, c'est le quatrième spectateur à écrire sur ce blog.

Jérôme est venu à l'Athénée à trois reprises pour me suivre dans mon travail : ayant passé deux saisons à coller les artistes et techniciens avec mon appareil photo et mon micro, subir le même traitement était sans doute un juste retour des choses.

Voici donc le texte et les photos de Jérôme. À vrai dire, je suis gênée de tant de gentillesse : je précise donc que je n'ai pas payé Jérôme pour qu'il écrive mon hagiographie et que je n'ai rien censuré, excepté pour les photos où je ne souhaitais pas être trop reconnaissable (vous vous doutez bien que j'aimerais marcher tranquillement dans la rue sans me faire assiéger par des cohortes de fans !…).

Avant de laisser la parole à Jérôme, je remercie très sincèrement et chaleureusement toute l'équipe de l'Athénée (Patrice, Christine, Denis, Dominique, Julie, Amandine, Yan, Alexandra, Églantine, Florence, Isabelle, Laura, Naïma, Sylvie, Aline, l'équipe des ouvreurs, Mano, Jano, Marguerite, Thomas, Patricia, Moulaye), les techniciens intermittents (en particulier Yoann, Liza, Richard, Thomas et Sébastien) et bien sûr tous les artistes de la saison.
Je vous remercie également, vous mes chers lecteurs, sans qui je ne servirais à rien.

À l'année prochaine! Le blog reprendra mi-septembre.



Pour l'heure, place à Jérôme :



"Dans la peau de Clémence Hérout


Je ne sais plus comment ça s'est trouvé. Un jour, Clémence et moi, nous nous sommes dit que ce serait bien que quelqu'un la suive dans ses expéditions à l'Athénée. Je connaissais un peu Clémence pour avoir refait de temps en temps le monde de la critique de spectacle avec elle et un groupe de blogueurs.
Mine de rien, pour photographier ce que Clémence a photographié, pour capter ce qu'elle a capté, il fallait nécessairement qu'elle fût tantôt acrobate, équilibriste, passe-muraille, souris dans un trou à rats. Je me voyais donc déjà suivre une Catwoman au bout d'un filin d'araignée. Mais non, j'en suis témoin : tout ce que vous avez vu sur ce blog a été réalisé avec les moyens les plus simples et les plus rationnels du monde, sans aucun trucage.

Clémence n'opère que de jour, n'use que d'escaliers, d'échelles, d'un objectif 24-105L et de son redoutable charme pour parvenir, toujours, à ses fins. Les pièges de la scène hérissée de fils, de tringles, de spots et de trous redoutables pour le néophyte, l'inquiètent bien moins que l'escalier de service, qui n'a pas été rénové depuis Dagobert : personne, dit-elle, n'a pu éviter d'en manquer une marche un jour ou l'autre.
Avec elle, les recoins les plus obscurs s'illuminent, les portes les plus condamnées s'ouvrent toutes grandes comme par magie. Et si demain on lui demandait de réaliser le calendrier de l'Athénée, le surlendemain tout le théâtre poserait à poil pour elle sans sourciller. Ni les caves, ni le ciel, rien ne lui échappe de l'Athénée. Clémence écoute aux portes, fouille les poubelles (ce n'est pas vrai. Mais elle en serait capable) pour vous divulguer l'info la plus fraîche, vous surprendre et vous égayer tous les jours.

Il paraît, chers 12 000 abonnés, qu'il y a longtemps que vous mouriez d'envie de voir qui se cache derrière le blog de Clémence. Ne serait-ce pas comme la confiture Bonne Maman ou le yaourt Mamie Nova, un truc marketing bidon pour vous mettre en confiance ? Non, Clémence existe. La voilà.
Il y a un mais : vous ne la verrez presque que de dos, de côté, de dessus ou de dessous. Ce que j'ignorais encore au moment de la photographier, c'est que cette tête bien remplie ne voulait pas montrer son visage. Mais qu'importe. L'essentiel est qu'en se laissant photographier, Clémence admet qu'elle fait désormais partie de l'histoire et des murs de l'Athénée. Et pourtant, Clémence n'y a son Q.G. nulle part, juste son cintre en bas de l'escalier : quand il est occupé, c'est qu'elle fouine.

Pour le reste, je ne sais presque rien d'elle. J'ai juste remarqué qu'elle aime les jupes courtes, le noir et les couleurs vives. Je sais encore qu'elle a tâté de la mise en scène, qu'à l'occasion elle joue et qu'elle danse. Clémence n'a peut-être pas les fesses de la Vénus hottentote, mais à cela près, cette fille-là est en or.

 

Si vous ne voyez pas les photos, cliquez ici pour voir le diaporama

 

Jérôme Delatour"



Bon été à tous.


Toi toi mon toit

Cela fait un petit moment que j'ai repéré la trappe qui mène au toit de l'Athénée.

Seulement voilà, c'est sans doute le seul lieu de l'Athénée où je n'ai pas le droit d'aller seule : il n'était cependant pas évident de me trouver un membre de l'équipe technique pour m'accompagner, le personnel de l'Athénée ayant souvent des choses plus urgentes à faire que de vérifier que je ne glisse pas sur des tôles.

Heureusement, je suis très persévérante (qui a dit "têtue comme une mule"? Papa, Maman, je vous ai entendus !).
Mon dévolu s'est jeté sur Dominique, directeur technique adjoint de l'Athénée et bon photographe amateur, sans doute le plus à même de comprendre que quand on a décidé de prendre des photos à un endroit précis, on fera tout pour mettre l'idée à exécution.

J'ai quand même mis quelques temps à le convaincre : Dominique a du travail, et puis "mais je te jure qu'il n'y a rien à voir sur ce toit! Il y a de la tôle, des cheminées et un bout de l'opéra Garnier, point! L'Athénée n'est pas un bâtiment très haut, on ne voit rien. Et puis tu vas glisser avec tes petites chaussures".
Mais j'ai quand même très envie d'aller ce toit et, heureusement, la technique éprouvée de revenir périodiquement sur un sujet l'air de rien pendant plusieurs mois a finalement marché. Dominique a fini par céder en soupirant ("bon de toutes façons ça ne va pas durer trois heures") et m'a emmenée sur le toit il y a quelques jours. Le pire, c'est qu'il n'avait même pas l'air de m'en vouloir : il s'est laissé prendre en photo de bonne grâce et m'a signalé les quelques centres d'intérêts du lieu.

Dominique

 

Une statue dorée de l'opéra de Paris (Palais Garnier)

 

Un bout de la Tour Eiffel

 

Les statues dorées de l'Opéra Garnier se reflétant dans la vitre de l'immeuble d'en face

 

 

Il se trouve que Dominique et moi ne nous trouvions pas seuls sur le toit : nous étions accompagnés d'une troisième personne, que vous découvrirez demain pour le dernier billet de la saison.

Les Garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne continue à l'Athénée jusqu'au 17 juillet !



Merci à Dominique pour sa collaboration et à Denis pour le titre.


Les Garçons et Guillaume, au lit !

Depuis jeudi dernier, le mobilier en fer blanc de Guillaume Gallienne est revenu à l'Athénée où il restera jusqu'au 17 juillet pour la reprise du spectacle Les Garçons et Guillaume, à table !.

 

 

Toutes les représentations de cette reprise du spectacle sont complètes. Cependant, des places se libèrent parfois le soir même, certaines personnes ayant réservé ne se présentant pas au Théâtre : il est donc possible de tenter votre chance une heure avant la représentation.

D'autre part, la représentation du 14 juillet à 15h sera gratuite et ouverte à tous sans réservation :  les billets sont à retirer une heure avant la représentation.

Bon début de semaine.


Portrait de spectateur (1) : Alekssandre

En novembre dernier, je vous avais annoncé à la fois des écrits et des portraits de spectateurs à paraître sur le blog.

Si Laetitia, Pierre et Jean, tous trois lecteurs du blog, se sont lancés pour publier un texte sur l'Athénée en particulier ou le spectacle vivant en général, je n'avais pas encore pu réaliser un portrait de spectateur. Pour cette fin d'année, voici donc le premier qui inaugurera, je l'espère, une petite série la saison prochaine :



Lorsque je contacte Alekssandre pour la première fois en octobre dernier, je ne sais rien de lui à part que son prénom a dû faire soupirer plus d'un employé de mairie, qu'il a laissé des commentaires réguliers sur le blog en changeant parfois de nom (le fourbe), et qu'il m'a fait parvenir un gentil courrier à l'Athénée un jour de février 2009.

Les brefs messages qu'il m'a adressés ne témoignent pas vraiment d'une personnalité aimant s'étaler, mais je ne sais pas pourquoi, je lui écris tout de même un mail pour lui proposer de faire son portrait lors de sa prochaine venue à l'Athénée.


À vrai dire, je m'attends à un refus ou à quelques tergiversations, mais son accord sans réserve tombe quelques minutes plus tard.
Bon, les tergiversations viendront tout de même un peu après : alors que j'entre dans la phase agenda, il me donne les dates de ses prochaines venues à l'Athénée et finit par me demander l'air de rien, en fin de mail : "À propos du portrait. Souhaitez-vous que nous parlions de théâtre ou de la pièce que j'aurais vue ?".
Je lui réponds que "pour le portrait de spectateur, je compte parler de vous en fait, ou plus exactement d'avoir une conversation sur les sujets qui viendront naturellement et de synthétiser ensuite la chose... Cela peut donc aller de vos goûts culinaires à la couleur de vos chaussettes en passant par les pièces que vous aurez vues à l'Athénée ou votre première fois au théâtre………".

Je m'attends à ce que le bernard l'ermite rentre dans sa coquille (ne me dites pas que les bernard l'ermite n'ont pas de coquille, j'ai vérifié : certes, ils n'en ont pas une à eux, mais ils se logent dans celles que leurs congénères ont abandonnées), mais sa réponse me parvient le lendemain, le 19 novembre : "D'accord pour le portrait ! Et puis parler de mes chaussettes est toujours un vrai plaisir. En effet, j'ai toujours grand soin à les choisir :

"


                                                      
Là, j'ai conscience d'être tombée sur un vrai challenger, un concurrent à ma propre succession au blog de l'Athénée, un homme prêt à en découdre, un type qui n'hésite pas à m'envoyer une photo de ses pieds alors qu'on ne s'est jamais vus.
Rassure-toi Papa, je n'ai pas cédé à la surenchère, je sais qu'il ne faut pas communiquer avec des inconnus, j'aurais pu envoyer une photo pire en retour, je ne l'ai pas fait (ou presque).

En fait, preuve qu'on se fait toujours une image plus ou moins vraie des gens que l'on n'a pas encore rencontrés, le vouvoiement autant que le "bien cordialement" et le ton général des mails d'Alekssandre me faisaient l'imaginer en respectable père de famille de plus de quarante-cinq ans. Le coup des chaussettes m'a mis la puce à l'oreille, confirmée par la consultation du fichier de billetterie de l'Athénée : jusqu'à récemment, le bougre achetait ses places au tarif "moins de trente ans".
(J'en profite pour préciser à ceux qui m'imaginent en blonde de cinquante-cinq ans avec trois chats qu'ils se trompent)

Lors de notre première rencontre quelques semaines plus tard, il me tutoie rapidement tandis que je m'englue dans un tuvoiement longue durée, dans le genre "et toi, ça fait longtemps que vous faites ce métier ?" et autre "vous croyez que tu vas aller voir Guillaume Gallienne ?". La conversation se fait facilement, tellement facilement que je ne sors même pas mon carnet et que je ne lui pose aucune question pour le portrait.

Nous nous revoyons à l'occasion de sa venue à l'Athénée pour Les Garçons et Guillaume, à table! de et par Guillaume Gallienne. Cette fois, j'ai un sursaut de conscience professionnelle et prends donc des notes dans mon carnet au fur et à mesure des questions que je lui pose.


Alekssandre ne se souvient pas de sa première fois au théâtre, mais de sa première émotion théâtrale, si : il s'agissait de L'Allée du Roi
, adapté du roman de Françoise Chandernagor, avec Geneviève Casile. Il ne souvient ni du lieu ("Marseille, Aix-en-Provence, sûrement… Je ne sais plus") ni de la date [d'après mes recherches, c'était pour la saison 1994-1995], uniquement de son admiration devant une actrice capable de jouer tant de rôles, qu'ils soient masculins ou féminins, avec autant de grâce.
Il cite également Un Fil à la patte de Feydeau, vu à la télévision dans l'émission "Au Théâtre ce soir", et plus particulièrement le jeu de Robert Hirsch dans le rôle de Bouzin.

Dans le même ordre d'idées, il ne se souvient pas non plus de sa première fois à l'Athénée, juste de sa première "claque" dans ce Théâtre, Oh les beaux jours de Beckett dans une mise en scène de Giorgio Strehler en 2006 : "je venais de voir une autre mise en scène d'Oh les beaux jours, une vraie catastrophe qui m'avait donné envie de tous les tuer. Enfin bon, je ne vais pas m'étendre là-dessus…
Celle de l'Athénée était en italien, j'y allais avec un peu d'appréhension. Et c'était incroyable : je comprends tout, je comprends ce que ça veut dire, je comprends même le titre, je me prends tout ça en plein visage, je pleure à la fin, j'ai envie d'embrasser tous les murs de l'Athénée. J'étais vraiment ému. J'ai  également un souvenir incroyable du Roi nu de Schwartz mis en scène par Laurent Pelly [2005], et aussi des Justes de Camus mis en scène par Guy-Pierre Couleau [2007].
De manière générale, la programmation de l'Athénée m'épate, on y sent une vraie politique : c'est courageux de monter des textes qui ne sont finalement pas si joués, surtout ceux de Camus. Cela dit, j'attends avec impatience d'y voir un jour Morts sans sépulture de Jean-Paul Sartre…

— Pourquoi vas-tu au théâtre?
— Parce que c'est l'art total par excellence, et que chaque représentation est un moment unique… Le théâtre, ce sont des émotions sincères données par des inconnus et des menteurs qui ne me quittent pas et m'apprennent à vivre. Le théâtre m'a appris à être ce que je suis. Il y a une éducation à prendre dans le théâtre : éducation politique, sociale, culturelle. J'aime le côté mythique de la scène, ce côté "on nous ment", où l'on sait que c'est faux et que pourtant on y croit...
D'ailleurs, cela me fait penser à une représentation de Bérénice de Racine à laquelle j'avais assisté : au moment où Titus annonce qu'il quitte Bérénice, quelqu'un dans le public s'est écrié "Oh, le salaud !!!" Le théâtre, c'est la communion de tout un groupe de personnes, c'est la lumière qui s'éteint, c'est voir de près des acteurs que l'on admire, c'est une odeur aussi...

— Il y a une odeur particulière, à l'Athénée ?
— Bien sûr ! C'est un théâtre très particulier où j'ai l'impression d'être à la maison, de rentrer dans ma famille, que quelqu'un m'y attend… Il paraît très petit alors qu'il peut finalement accueillir beaucoup de gens, et puis il y a certains membres de l'équipe qui sont là depuis des années, cela se voit… C'est très agréable de retrouver des figures connues, des têtes que l'on connaît, même si on ne leur parle jamais…
Son architecture lui donne un petit côté vieillot, complètement cassé par l'audace et le courage des propositions artistiques : ce sont souvent des propositions qui étonnent, avec des comédiens toujours excellents, qui créent un décalage dans ce théâtre aux airs poussiéreux. C'est osé de faire de telles propositions, on voit que la programmation est véritablement portée."


La discussion s'orienta ensuite sur deux questions rituelles du blog, les endives au jambon et le sport à la télévision
(pour comprendre pourquoi, c'est à ce billet de juin 2009). Je ne regrette pas d'avoir abordé ces deux sujets qui me font entrevoir des aspects encore inconnus de mon sujet.

En effet, évoquant les endives au jambon, l'Alekssandre jusqu'à présent positif et pondéré a maintenant l'air d'avoir mis les deux doigts dans la prise : "mais quelle horreur, mais pourquoi on nous fait ça ??? Mais enfin, tu vois bien que c'est immangeable, ne me dis pas que tu en manges, ou pire, que tu en cuisines ? C'est jaunâtre ou verdâtre (je ne sais même pas définir la couleur), ça baigne dans son jus, mais beurk ! Dans ma famille, quelqu'un aimait les endives au jambon, alors ma mère en faisait, et il fallait qu'on les mange, en plus ! N'essaye jamais de me faire avaler ça, jamais !"

Concernant le sport à la télévision, Alekssandre m'apprend qu'il regarde le tennis, le golf, l'athlétisme mais surtout le catch ("je ne sais pas, j'aime bien"), mais aussi le télé-achat nord-américain doublé en français  ("c'est fascinant, je me demande à chaque fois ce qui va se passer") ainsi qu'une mauvaise série brésilienne mal doublée en français ("parce que j'aime la médiocrité réalisée avec soin, et que les gens qui travaillent pour ces produits médiocres en les défendant coûte que coûte, cela a quelque chose d'émouvant").


Sur ce, j'ai voulu photographier les chaussettes qu'il portait ce jour-là. Mais parce que ses chaussettes du jour étaient de simples socquettes blanches, il refusa catégoriquement, arguant que j'allais nuire à sa réputation d'enchaussetté cinq étoiles.

Inquiet à l'idée de devoir faire lever des gens au cas où il serait placé en milieu de rang, Alekssandre s'est ensuite dépêché de rejoindre sa place pour la représentation de Les garçons et Guillaume, à table !.

 

 

À la rentrée, je vous livrerai le portrait de Laetitia, que j'avais contactée de la même manière qu'Alekssandre après un commentaire très drôle qu'elle avait laissé sur le blog, et que j'ai finalement rencontrée à l'occasion d'une représentation de Vénus à l'Athénée.

Si vous souhaitez que je vous tire le portrait, n'hésitez pas à me contacter soit par mail, soit via un commentaire sur le blog, soit lors de votre venue à l'Athénée (me demander auprès de l'équipe de l'Athénée mais attention, je ne suis pas là tous les soirs !).
Je suis également preneuse de vos écrits portant sur le spectacle vivant en général et/ou l'Athénée en particulier.



Les Garçons et Guillaume, à table!, fort de son succès de janvier et février derniers, se rejoue à l'Athénée jusqu'au 17 juillet !

Bon week-end.


C'est de saison

Comme je vous le disais hier en vous montrant les coulisses de l'événement, l'Athénée présentait sa saison 2010-2011 il y a peu.


Tour d'horizon partiel et partial, que vous pourrez compléter en allant voir les vidéos de la soirée sur la fiche de chaque spectacle du site internet de l'Athénée :


Oh les beaux jours de Beckett - mise en scène de Robert Wilson


Adriana Asti
, que vous connaissez peut-être pour l'avoir vue au cinéma chez Visconti, Bertolucci ou Pasolini, jouera dans Oh les beaux jours mis en scène par Robert Wilson.
En tournage à Venise pour le prochain film d'André Téchiné, elle présente le spectacle par téléphone :

Si vous n'entendez rien, cliquez ici pour aller sur YouTube.

 

 

Orchestre de Paris : 4 concerts pour 4 quatuors

Quatre quatuors de musiciens
issus de l'orchestre de Paris viendront donner quatre concerts tout au long de la saison, en lien avec les spectacles théâtraux de l'Athénée.

Découvrez des compositeurs du 20e siècle au moment d'Oh les beaux jours, de la musique russe pour accompagner le cycle Tchekhov (Oncle Vania, Les Trois Soeurs et La Cerisaie), des œuvres abordant le néo-classique et la question de l'oppression à l'occasion de Caligula et des partitions pleines d'humour noir en résonance avec Une Visite inopportune.



Oncle Vania de Tchekhov - mise en scène de Serge Lipszyc

C'est Robin Renucci, que vous avez peut-être vu dans Un Village français ou chez Chabrol, Mocky ou Bertolucci, qui interprétera Oncle Vania. Il est venu présenter le spectacle mis en scène par Serge Lipszyc.

 

Patrice Martinet et Robin Renucci

 

 

Fondation Royaumont - 4 récitals pour 6 chanteurs

 

(c)Malte Martin

Depuis quelques saisons, l'Athénée vous propose d'entremêler théâtre et musique : avec la Fondation Royaumont, découvrez quatre concerts pour voix et piano en octobre, décembre, mars et mai.


Les Trois Soeurs de Tchekhov - mise en scène de Volodia Serre


Volodia Serre, le metteur en scène des Trois Soeurs, a vraiment trois soeurs, toutes comédiennes.

C'est donc tout naturellement qu'il leur a confié les rôles-titres et qu'il interprétera également leur frère dans le spectacle.

Ils sont venus en famille nous lire quelques morceaux choisis de Tchekhov dont on oublie trop souvent le potentiel comique.

Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez ici pour aller sur YouTube.


 

La Cerisaie de Tchekhov - mise en scène de Paul Desveaux

Pour compléter ce cycle Tchekhov, Paul Desveaux, déjà venu à l'Athénée pour Les Enfants terribles, est venu présenter sa Cerisaie dont vous trouverez cette jolie citation dans la brochure 2010-2011 de l'Athénée : "c'est beau, c'est sensible, à part qu'on ne comprend rien".

 

© Malte Martin

 

 

Résidence de Claire-Marie Le Guay

La pianiste Claire-Marie Le Guay est en résidence à l'Athénée depuis deux saisons
: très attachée à la sensibilisation à l'art, elle a construit un véritable projet pédagogique où elle passe du temps dans des écoles primaires parisiennes et donne des concerts spécialement pour les enfants.
Elle donne également des récitals pour les adultes, au nombre de deux cette saison.

 

Claire-Marie Le Guay en coulisses avant d'entrer sur la scène de la présentation de saison.




Phi-Phi, une opérette d'Henri Christiné et Albert Willemetz - mise en scène de Johanny Bert pour Les Brigands

Si vous êtes un habitué de l'Athénée, vous connaissez déjà l'univers déjanté de la compagnie des Brigands qui livrent une opérette ou un opéra-bouffe au Théâtre tous les ans.

Le metteur en scène Johanny Bert, après avoir présenté Phi-Phi, a fait monter son équipe sur scène pour une démonstration très en jambes :

Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez ici pour aller sur YouTube.

 

 

Le Journal d'un disparu, opéra de Leos Janacek - direction musicale et mise en scène de Christophe Crapez.

Chanteuse dans le spectacle, Éva Gruber était déjà venue à l'Athénée pour L'Opéra de quatre notes : elle revient cette fois-ci dans Le Journal d'un disparu qu'elle s'est chargée de présenter.

Janacek est un compositeur tchèque né en 1854 et décédé en 1928. Il a composé des œuvres comme la Sinfonietta, L'Affaire Makropoulos, De la Maison des morts, Jenufa ou La petite Renarde rusée.

Voici un court extrait sonore (moins d'une minute) du Journal d'un disparu :

 

Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez ici pour aller sur YouTube.

 

 

Caligula de Camus - mise en scène de Stéphane Olivié Bisson
Stéphane Olivié Bisson : "Dans l'imaginaire collectif, Camus, c'est la photo en noir et blanc, la cigarette aux lèvres… Ça sent le Panthéon!"

 

Avant de partir, il offrit à Patrice Martinet, directeur de l'Athénée, ce livre rassemblant Albert Camus, René Char et Henriette Grindat.

 

 

La Voix humaine, opéra de Poulenc d'après Cocteau - mise en scène de Vincent Vittoz

Vincent Vittoz est venu présenter l'opéra de Poulenc composé d'après l'œuvre éponyme de Jean Cocteau :

 

 

L'Échange de Paul Claudel et l'opéra Didon et Énée de Purcell - mises en scène de Bernard Levy

Bernard Levy a déjà mis en scène
deux spectacles à l'Athénée : En attendant Godot et Fin de partie, deux pièces de Beckett.

Il revient deux fois cette saison dans deux œuvres très différentes, L'Échange de Paul Claudel dont il espère faire "quelque chose d'âpre, de sensuel, de drôle mais terriblement émouvant" et Didon et Énée de Purcell qu'il abordera en novice de l'opéra.

 

 

Une Visite inopportune de Copi - mise en scène de Philippe Calvario

Philippe Calvario : "La visite inopportune, c'est cette saleté de mort qui arrive un peu trop tôt…"

 

 

Ali Baba ou les quarante voleurs, opéra de Cherubini - mise en scène de Charlotte Nessi

Comme l'a dit Charlotte Nessi, "on connaît tous Ali Baba même si on ne sait plus très bien ce que font les quarante voleurs".

© Malte Martin

 

 

Le Récit de la servante Zerline de Hermann Broch - mise en scène d'Yves Beaunesne

"Voilà encore une journée de passée qui ne reviendra plus"

Vu à l'Athénée pour sa mise en scène de Cosi fan tutte de Mozart, Yves Beaunesne a un vrai talent pour donner envie d'aller voir ses spectacles, décuplé ici par la présence de l'actrice Marilu Marini.

Je vous laisse donc regarder la vidéo sur le site de l'Athénée en lançant un appel de fashion victim :

Le jour de la présentation de saison, Marilu Marini portait ces chaussures. Je veux les mêmes. Merci de me communiquer toute information me permettant de les trouver ("pique-les dans la loge de Madame Marini quand elle reviendra jouer le spectacle" N'EST PAS une information valable !). Merci.

 

 

Il est encore temps de vous abonner pour cette saison 2010-2011 !
La saison actuelle n'est pas encore terminée : Guillaume Gallienne joue jusqu'au 17 juillet la reprise de son spectacle Les Garçons et Guillaume, à table !

Bon jeudi et à demain pour le premier portrait de spectateur sur ce blog.


Où est Charlie ?

La saison de l'Athénée est en train de se terminer, ou presque : Guillaume Gallienne, passé à l'Athénée en janvier et février derniers, reprend son spectacle Les Garçons et Guillaume, à table ! à partir de demain et jusqu'au 17 juillet.

Mais la saison prochaine est lancée, et l'équipe de l'Athénée prépare déjà la venue des spectacles programmés au Théâtre à partir de septembre.

Le 29 mai dernier, Patrice Martinet, directeur de l'Athénée, présentait cette nouvelle saison 2010-2011 en présence des artistes. En coulisses ou disséminée dans le public, l'équipe de l'Athénée assistait à l'événement ou participait à son déroulement :

 

Alexandra dans une loge d'avant-scène (je crois qu'elle m'a repérée)

 

Denis dans l'un des postes de régie
(lui aussi m'a repérée, et il ne compte pas me faciliter la tâche)

 

Dominique et Denis dans le même poste de régie.

 

Dominique et Denis qui… euh...

 

Lola, parmi les spectateurs.

 

Églantine et Aline, quelques mètres plus loin.

 

Liza en spectatrice, Yoann en régie.

Julie et Mano, organisatrices en coulisses, profitent d'une micro-pause.

 

L'ombre de Yan en coulisses.

 

En coulisses, Amandine se penche pour regarder la scène.

 

 

Pardon à ceux et celles que je n'ai pas réussi à prendre en photo, et à demain pour le côté face !


Joyeux strapontin !

Hier soir, c'était la fête de fin de saison de l'Athénée : tous les artistes, techniciens et administratifs qui ont fait la saison étaient conviés à une soirée dont le clou reste, bien sûr

 

LA CÉRÉMONIE DU STRAPONTIN D'OR

 

Instaurée par Denis Léger, la cérémonie du strapontin d'or consiste à remettre un prix à l'artiste ou le technicien "le plus" de la saison. Le plus quoi, c'est bien la question…

L'année dernière, le strapontin d'or avait été remis à Thierry Bosc, qui jouait dans En attendant Godot de Beckett mis en scène par Bernard Levy (le billet que j'avais consacré à la cérémonie 2009 est ici).

Thierry Bosc était là cette année pour remettre le strapontin d'or 2010 à son successeur dont je vous laisse découvrir l'identité dans cette vidéo :

 

La vidéo dure moins de cinq minutes.
Si vous ne la voyez pas, cliquez ici pour la regarder sur YouTube.

 

Bravo à Mireille Herbstmeyer, qui jouait cette saison dans La Cantatrice chauve (texte de Ionesco et mise en scène de Jean-Luc Lagarce) et Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne (texte de Jean-Luc Lagarce et mise en scène de François Berreur).

À demain !


D'abord

Vous n'êtes peut-être pas du genre à aimer assister aux rencontres organisées après les spectacles. En ce qui me concerne, j'ai du mal à parler d'un spectacle dix minutes après l'avoir vu, et si j'ai quelques questions qui me viennent, j'ai parfois envie de les laisser sans réponse (mais ce n'est évidemment qu'un avis personnel).

Pour les gens comme moi (et les autres), l'Athénée propose des rencontres avant les spectacles, comme une sorte d'introduction à ce que vous allez voir.

C'était avant la représentation du Père de vendredi dernier qu'était projeté un documentaire sur la genèse de l'oeuvre composée par Michael Jarrell sur un texte de Heiner Müller et mise en scène par André Wilms.
 
Réalisé par Laurent Feneyrou et Benoît Martin, le documentaire donnait un aperçu de la création du Père, tant du point de vue de la partition que du spectacle : Michael Jarrell, le compositeur, évoquait l'ambiguïté du texte de Müller (entre recherche et mise à distance du père), tandis que Gilles Privat, comédien dans le spectacle, expliquait comment la musique donnait selon lui un espace au texte qui résonnait ainsi comme s'il était sur un coussin, ou qu'André Wilms, le metteur en scène, définissait Le Père comme un très court roman d'apprentissage.

Laurent Feneyrou, Lola Gruber et Benoît Martin

 

Après le visionnage du documentaire, ses deux auteurs sont montés sur scène pour une rencontre modérée par Lola Gruber, auteure des textes à l'Athénée (les programmes de salle et brochures, entre autres).
Il y fut question des harmonies destructurées de la musique de Michael Jarrell, de la nécessité de conserver la radicalité de chacun des artistes créateurs du Père et d'un mystérieux effet sonore appelé Waveform Synthesis qui consiste à spatialiser le son pour, par exemple, vous donner l'impression que l'on chuchote à votre oreille...

Il faudra attendre la saison prochaine pour assister à une nouvelle rencontre avant un spectacle : le premier "d'abord" aura lieu le 5 janvier 2011 à l'occasion de Phi-Phi.
En revanche, il y aura un "ensuite", c'est-à-dire une rencontre après une représentation, dès le 28 septembre à l'occasion d'Oh les beaux jours de Beckett mis en scène par Bob Wilson (puis pour Oncle Vania, Les Trois Soeurs ou La Cerisaie, et il y aura également des projections de films au Cinéma Le Balzac ou des cafés-débats, mais n'anticipons pas).

Bon début de semaine!


Batterie de cuisine

Comme je vous le disais hier, les percussions employées dans Le Père (théâtre musical à l'Athénée jusqu'à samedi) sont pour le moins inhabituelles.

Voici ce que mon micro a pu capter de ces drôles d'instruments lors de la première qui a eu lieu hier :

 

Si vous n'entendez rien, cliquez ici pour aller sur YouTube.

 

Le Père se joue encore ce soir et demain.

Bon week-end et à lundi !


"Il manque encore une Spontex, là"

Le Père, une pièce de théâtre musical de Michael Jarrell d'après Heiner Müller, commence ce soir à l'Athénée pour trois représentations.

L'orchestre est inhabituel, puisque la partition est composée uniquement pour des percussions qui seront interprétées à l'Athénée par l'ensemble des Percussions de Strasbourg.



Mais si l'on y regarde de plus près, la composition de l'orchestre n'est pas le seul élément étonnant : la nature des instruments, pour peu que l'on s'y attarde, réserve quelques sourires.

 

 

Je vous laisse chercher les quelques anomalies présentes sur ces images, en espérant pouvoir vous proposer très vite un aperçu sonore de tous ces ustensiles…


Le Père mis en scène par André Wilms, avec les Percussions de Strasbourg, Gilles Privat, Suzanne Leitz-Lorey, Truike van der Poel et Raminta Babickait, se joue demain, après-demain et samedi à l'Athénée dans le cadre du Festival Agora de l'IRCAM.

Bonne journée !

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