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Coulisses

Sombres héros

Posté le : 18 mai 2017 09:00 | Posté par : Le Tone
Catégorie : Ajax | + d'infos sur athenee-theatre.com


 
 
 
 
 
 

Coulisses

La tête et les jambes

Posté le : 22 mars 2017 06:00 | Posté par : Clémence Hérout
Catégorie : Pierrot lunaire | + d'infos sur athenee-theatre.com

Vendredi commence Pierrot Lunaire, une oeuvre d’Arnold Schönberg sur vingt-et-un poèmes d’Albert Giraud (1884). Il sera présenté à l’Athénée dans une version pour marionnettes.

Jean-Philippe Desrousseaux, son metteur en scène, nous explique pourquoi : « marionnettiste à la base, je construis mes dramaturgies et scénographies avec des marionnettes. J’ai choisi plus précisément les marionnettes du bunraku japonais, car non seulement le japonisme était très présent en Europe à l’époque de la composition de Pierrot Lunaire, mais en plus il me semble que l’expressionnisme allemand de Schönberg rejoint l’esprit du théâtre japonais. ».

Le bunraku est l’une des grandes formes théâtrales japonaises née au 16e siècle de l’association de conteurs et marionnettistes.

Donnant d’abord à voir des récits épiques faits de légendes guerrières ou d’hagiographies, il prend une dimension plus proprement théâtrale à la fin du 17e siècle sous l’impulsion de l’écrivain Chikamatsu qui écrit des drames bourgeois critiquant la société de son époque et exaltant le sentiment amoureux. Texte et musique y sont intimement liés, donnant à entendre du parlé, du récitatif et du chanté.

Au 18e siècle, les poupées à manchon utilisées jusqu’à présent deviennent de grandes marionnettes d’environ 1 mètre 30 dotées de mécanismes permettant d’animer le visage et les mains.
Le marionnettiste Yoshida Bunzaburo introduit alors la manipulation à trois personnes : un opérateur anime la tête et le bras droit, un autre le bras gauche et le troisième les jambes.

Menacée de disparition, la tradition du bunraku survit grâce à la création d’une salle dédiée à Osaka en 1872, avant la fondation du théâtre national du bunraku en 1984.

Pour en avoir un aperçu, rendez-vous du 24 au 31 mars pour le Pierrot Lunaire de Schönberg dans une direction musicale de Takénori Némoto et une mise en scène de Jean-Philippe Desrousseaux.

Bonne semaine !
 
Clémence Hérout
 
Article écrit grâce aux textes de Patrick De Vos sur le bunraku.

Coulisses

Une ruse rusée

Posté le : 13 mars 2017 21:42 | Posté par : Le Tone
Catégorie : La Petite Renarde rusée | + d'infos sur athenee-theatre.com


 
 
 
 

Coulisses

La petite renarde filmée

Posté le : 10 mars 2017 15:55 | Posté par : Clémence Hérout
Catégorie : La Petite Renarde rusée | + d'infos sur athenee-theatre.com

Mercredi commence La petite Renarde rusée, un opéra de Janacek mis en scène par Louise Moaty et dirigé par Laurent Cuniot.
 
L’opéra est en fait une adaptation d’un feuilleton illustré que Janacek avait lu dans un journal : c’est parce que l’image et le paysage sont au cœur de l’œuvre que Louise Moaty a souhaité en faire de même dans sa mise en scène, s’inscrivant aussi dans la continuité de ses concerts optiques.
 
Le spectacle que vous verrez est donc conçu comme un film en direct dans lequel les chanteurs sont filmés et incrustés dans un paysage dessiné où ils rencontrent des objets et marionnettes —il faut dire que les personnages de La petite Renarde rusée sont d’abord des animaux : renards, basset, poules, coq, blaireau, chouette, pivert, mouches, grillons, sauterelles…
Je vous conseille de regarder la bande-annonce du spectacle ici pour en avoir une idée plus précise.
 
Louise Moaty n’a pas pour autant souhaité évacuer le côté théâtral du spectacle : si de nombreux objets techniques sont utilisés, notamment le logiciel d’incrustation en direct et les caméras, elle a voulu montrer les choses en train de se faire.
« Je souhaite atteindre une dimension poétique dans cette forme d’artisanat : on voit ce qui se passe tout en étant lié à dimension humaine de la fabrication du spectacle. Dans la façon dont la technologie est utilisée, c’est finalement la main de l’homme qui est prépondérante. Je voulais assumer la représentation théâtrale comme telle, tout en introduisant du merveilleux dans cette fabrication artisanale à vue. L’énigme de la représentation existe déjà dans l’œuvre au départ. »
 
Difficulté supplémentaire : Louise Moaty voulait absolument que le film se réalise en direct, alors qu’on aurait pu imaginer créer une vidéo en amont.
« Cela me semblait plus intéressant de proposer une réalisation en direct du film, donc sans décalage entre les interprètes et leur image. Je voulais qu’on tourne un film de l’histoire de La petite Renarde rusée et qu’il se voie en direct. Quand on voit un homme à l’écran, il est en train de chanter. Nous avons mis beaucoup de temps avec Benoît Labourdette (conseil et collaboration vidéo) pour trouver la solution technique nous permettant un réel direct : sinon, il y a souvent un délai d’une seconde qui n’est pas gênant au théâtre, mais qui l’est en musique. »
 
À très vite sur le blog pour vous raconter le travail concret mené pour monter ce spectacle hors norme, et à mercredi pour la première ! 
 
Bon week-end.

Clémence Hérout

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