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Perspective

Dans le bureau du directeur (3) – Je ne reçois plus les enragés

Posté le : 18 juin 2018 06:00 | Posté par : Clémence Hérout
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Avec Patrice Martinet qui est le directeur de l’Athénée, nous avions déjà discuté des liens de Pierre Bergé avec le Théâtre au moment de son décès, puis de ses relations avec Philippe Caubère et Jean-Luc Lagarce.

À l’heure où la saison 2018-2019 de l’Athénée vient d’être lancée et que beaucoup d’entre vous auront remarqué que la programmation est désormais plus musicale que théâtrale à l’Athénée, j’ai évoqué avec Patrice son rapport à la musique.

 
« J’ai toujours adoré la musique, j’en jouais même : jusqu’en 1968, j’étudiais l’orgue. Mon professeur était Marie-Louise Boëllmann-Gigout, dont le père avait travaillé avec un tel qui avait travaillé avec un tel qui avait travaillé avec un tel… qui avait travaillé avec Jean-Sébastien Bach en personne. Je m’intéressais à la musique baroque, mais pas trop à la voix ou à l’opéra.

Mais en 1974, j’étais à New York, où la tradition wagnérienne est très forte, puisque c’est la première ville à s’être arrogé le droit de jouer Parsifal contre l’avis de la famille de Wagner, qui réservait l’œuvre au seul Festival de Bayreuth. Le public new-yorkais d’alors préférait l’opéra italien, on pouvait donc trouver des places à très bon marché en dernière minute. J’ai donc vu Tristan et Isolde le 4 février 1974, et ce fut un choc, dont je me remémore encore la date précise aujourd’hui. Dans la foulée, j’ai vu Le Crépuscule des Dieux le 8 mars, puis Parsifal le 20 avril. Il est vrai que j’avais eu droit à des distributions prestigieuses : Birgit Nilsson, Jess Thomas, Thomas Stewart Rafael Kubelik, Herbert von Karajan, mais je constate que ces opéras sont aujourd’hui encore ceux que je préfère.

Je n’ai jamais pensé à devenir directeur d’une maison d’opéra pour autant, car je ne saurais pas choisir les voix – même si choisir les metteurs en scène n’est pas simple non plus… Le répertoire est en outre limité par rapport au répertoire dramatique, car les créations sont peu nombreuses. Apporter sa contribution à Parsifal ou à Tannhauser, c’est apporter une touche à 36 000 touches auparavant.
Le désir de tout casser ou d’aller contre la tradition me semble donc bien légitime. On a parfois l’impression qu’à l’opéra, s’il n’y a pas scandale, il n’y a pas vraiment création… Le Ring mis en scène par Patrice Chéreau et dirigé par Pierre Boulez a été décrié à sa création, ce n’est rien de le dire, mais cette production reste une pierre importante dans la construction de la statue de Wagner.

En fait, j’étais plus intéressé par la musique que par le théâtre quand j’étais petit. J’allais voir deux ou trois concerts par semaine –et encore, uniquement parce que mes parents limitaient le nombre de mes sorties– et au théâtre une fois par semaine au grand maximum : cela m’intéressait beaucoup moins. J’ai entendu tous les grands chefs et orchestres symphoniques de l’époque. Le théâtre de l’époque m’ennuyait, mais avec le recul, je crois que c’était probablement justifié : je voyais le théâtre comme un art coincé, qui n’arrivait pas à m’émouvoir de la même façon que la musique.

C’est L’Âge d’or d’Ariane Mnouchkine en 1975, que je suis retourné voir trois fois malgré la difficulté d’avoir des places, qui m’a fait changer d’avis définitivement sur le théâtre. Auparavant, il y avait eu La Mise en pièces du Cid (c’était annoncé ainsi !) par Roger Planchon en 1969, et surtout L’Orlando Furioso de Luca Ronconi vu aux Halles de Paris avant leur démolition en 1969. Ce dernier spectacle a sans doute eu une influence sur les choix que j’ai pu faire, bien des années après, pour le festival Paris quartier d’été [que Patrice a également dirigé, NDLR].

Mon goût pour le théâtre dramatique s’affirmait d’autant plus vite que mon professeur d’orgue m’avait mis à la porte de sa classe du conservatoire quelques mois plus tôt ! Je m’étais rendu une fois en mai 68 à une manifestation avec mes partitions d’orgue sous le bras et, comme nous nous étions heurtés à des militants d’Occident sur le parcours, j’étais arrivé au cours avec dix minutes de retard, moi qui suis toujours à l’heure.
Marie-Louise Boëllmann a entrouvert la porte en la bloquant avec son pied avant de m’annoncer : “Patrice, vous êtes en retard. Sachez qu’à partir d’aujourd’hui, je ne reçois plus les enragés !” et elle a claqué la porte. Rien d’étonnant : elle avait été résistante, était une gaulliste historique, et je conspuais à longueur de journée le Général avec les autres étudiants !

Cette année-là, j’avais prévu des vacances en Italie. Je suis parti avec mes partitions et je jouais pour les mariages en échange du gîte ou du couvert. Mais de retour à Paris, je n’ai plus jamais touché d’orgue de ma vie. Et il convient sans doute de dire maintenant ce qui m’a fait passer de la musique ancienne à la musique contemporaine —en ce qui concerne la musique qu’on appelle aujourd’hui savante, parce que par ailleurs j’ai toujours été passionné par un certain rock américain, incarné par Frank Zappa notamment.
Je voudrais parler de ma rencontre avec Pierre Henry, avec L’Apocalypse de Jean que j’ai entendue à l’automne 68 à l’Olympia ou à la Gaîté Lyrique. Et puis, en 1972, l’éblouissement du Polytope de Xénakis aux Thermes de Cluny, le public allongé sur des matelas à même le sol, les flashes, les lasers…

L’orientation musicale de la programmation de l’Athénée, au-delà de mon intérêt pour la musique évidemment, fait écho à l’historique de ce lieu, puisque les concerts programmés par Pierre Bergé lorsqu’il était directeur, les lundis musicaux, avaient beaucoup marqué le théâtre.
J’avais aussi très vite vu, évidemment, que l’acoustique de l’Athénée était conçue pour la voix et les instruments. Pendant des années, la programmation de l’Athénée proposait donc de la musique, mais de façon très minoritaire. Nous avons de beaux souvenirs des résidences du Quatuor Psophos ou de la pianiste Claire-Marie Le Guay, ou bien des séries de concerts de France Musique ou du Festival d’Automne…

La fosse d’orchestre a été découverte lors de la première campagne de travaux en 1996. Elle apparaissait sur les plans à qui sait les lire, mais l’architecte des monuments historiques ne l’avait pas vue. Il affirmait même qu’une dalle de béton de trente centimètres se trouvait sous le plancher, qui empêchait entre autres de réaliser une ventilation confortable.
Il y avait pourtant un grand volume vide que nous avons découvert en ôtant le plancher, et l’équipe technique a eu l’idée de restituer la fosse d’origine en l’agrandissant par des praticables soutenus par des tréteaux. Ce bricolage ingénieux a tenu vingt ans, mais cela demandait des heures de travail fastidieux pour chaque ouverture ou fermeture de la fosse.

Ce sont les nouveaux travaux de 2015 qui ont permis de créer une vraie fosse d’orchestre professionnelle, avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Région Île-de-France. Nous étions alors prêts pour ancrer définitivement la présence de la musique à l’Athénée, confirmée par notre rencontre avec l’orchestre Le Balcon, avec qui nous avons noué un partenariat inédit. »


Vous pouvez d’ores et déjà acheter vos billets ou prendre un abonnement pour la prochaine saison à ce lien, par téléphone au 01 53 05 19 19 ou directement sur place avec Mohammed, Sylvie et Margot.

Et pour vous plonger dès maintenant dans la programmation musicale de l’Athénée, vous pourrez voir une opérette à partir de demain : Les P’tites Michu d’André Messager clôt la saison 2017-2018 jusqu’au 29 juin.
Et le lundi 25 juin, Le Balcon donnera un concert de musique de chambre (piano et quintette à vents), w i n d s.
 
Clémence Hérout

Perspective

La fabrique des crétins

Posté le : 28 mai 2018 18:05 | Posté par : Clémence Hérout
Catégorie : eden teatro | + d'infos sur athenee-theatre.com

Si vous allez demain voir le cabaret Eden Teatro à l’Athénée (je dis « demain » parce qu’il ne reste précisément plus que la représentation de demain), vous commencerez par entendre un autre texte de son auteur Raffaelle Viviani, où il compare cinéma et théâtre en craignant que le cinéma soit une fabrique à crétins.

Pour le plaisir de le contredire, je vous propose un florilège de belles scènes de cabaret au cinéma.

Si vous n’avez pas vu Les Feux de la rampe de Charlie Chaplin, le caractère burlesque de cette scène avec Chaplin et Buster Keaton ne doit pas vous tromper sur le caractère sombre et testamentaire de ce film magnifique (je pèse mes mots) de 1952.
 
Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez ici.

 
 
En 1957, Audrey Hepburn réalise dans Funny Face (Drôle de frimousse) de Stanley Donen une danse pour le moins expérimentale dans un café parisien pour prouver au personnage de Fred Astaire que la danse est un moyen d’expression :
 
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Toujours à Paris, mais avec son style bien à lui (moins sobre, dirons-nous), Baz Lurhmann proposait en 2001 sa vision du Moulin Rouge avec Nicole Kidman :

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Dans Tournée, Mathieu Amalric donne à voir le milieu du new burlesque (2010) :
 
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Après un beau moment de solitude, Jim Carrey propose une interprétation très personnelle d’Elvis Presley dans Man on the Moon de Milos Forman (1999) :
 
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Et bien sûr, on ne pouvait terminer cette sélection subjective sans le bien nommé Cabaret de Bob Fosse sorti en 1972, où le personnage de Liza Minelli se produit dans le Berlin des années 1930.
 
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Un petit bonus juste pour le plaisir de donner raison à Raffaelle Viviani et de vous faire saigner des yeux et des oreilles, dans la lignée de ce formidable Carmen avec Beyoncé dont je vous avais parlé il y a quelques mois, un extrait de Glitter Mariah Carey chante dans un club.
 
Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez ici (ou pas, finalement)

 
En espérant vous avoir mis l’eau à la bouche pour aller voir le cabaret napolitain mis en scène par Alfredo Arias demain à 19 h, je vous souhaite une excellente semaine.
 
Clémence Hérout

Perspective

Occupés à des choses qui ne servent à rien

Posté le : 04 mai 2018 06:00 | Posté par : Clémence Hérout
Catégorie : 23 rue couperin | + d'infos sur athenee-theatre.com

L’Athénée accueillera bientôt le spectacle 23 rue Couperin, qui porte sur une cité d’Amiens nord en particulier et sur la banlieue en général.
C’est en prévision de ce spectacle qu’était organisée une rencontre sur l’architecture et la banlieue il y a trois semaines à l’Athénée. Y participaient Karim Bel Kacem, auteur et metteur en scène du spectacle, Patrick Bouchain, architecte et scénographe, Antoine Nochy, écologue et philosophe, et des spectateurs encore plus nombreux qu’espéré (quand je pense qu’on pensait faire la rencontre au foyer-bar…).
Filmée et diffusée en direct sur nos réseaux sociaux, la rencontre peut être regardée en différé ici.

Patrick Bouchain a entre autres commencé par rappeler que la banlieue n’était pas que le lieu d’habitation de l’immigration. Au départ, il s’agissait selon lui de construire pour offrir de meilleures conditions de logement. Les premiers banlieusards sont donc généralement les personnes ayant quitté le centre-ville pour aller en périphérie dans l’espoir d’obtenir de meilleures conditions de vie.
En 1954, il est décidé de créer un organisme central pour rattraper le retard en matière de logement, lié aux destructions intervenues pendant la Seconde Guerre mondiale ou l’absence de rénovation d’avant-guerre. On construit alors massivement en ne se posant la question que de la quantité, sans s’interroger sur l’application d’un même modèle d’architecture de Lille à Marseille.
Dans les années 1970, il devient évident que le modèle ne fonctionne pas comme attendu : et, toujours du point de vue de Patrick Bouchain, au lieu de faire rentrer ces quartiers dans le droit commun, on n’y a appliqué qu’une politique d’exception, par le biais notamment de création de dispositifs spécifiques.
Aujourd’hui, il est d’avis que la destruction des barres d’immeuble mise en œuvre par les pouvoirs publics détruit autant l’histoire et la culture des habitants que le bien commun, la construction ayant été financée par de l’argent public.

Sur la question de la destruction, Karim Bel Kacem a indiqué avoir changé d’opinion avec le temps. Lui aussi a commencé par se dire qu’il fallait mieux raser le quartier où il a grandi dans le nord d’Amiens, et qui fait l’objet du spectacle 23 rue Couperin. Mais où loger les personnes qui habitaient dans ces immeubles ? Elles risquent de se retrouver encore plus éloignées des centres-villes.

Antoine Nochy a aussi signalé qu’étymologiquement, la banlieue était le lieu du ban. Reprenant une remarque formulée par Patrick Bouchain qui avait insisté sur l’impossibilité de prendre possession de son logement (puisqu’il faut le rendre dans le même état à son départ), il a souligné l’impossibilité de se sentir chez soi lorsqu’on habite un logement social. Le chez-soi devient alors le lieu d’exclusion et de la fragilité, entraînant un phénomène de manipulation territoriale où l’on ne s’approprie jamais vraiment son lieu de vie. Revenant sur le fait qu’il était toujours question de la banlieue comme d’un lieu d’exclusion, il a affirmé que 70 % des Français vivaient en banlieue.

À une personne présente dans la salle qui se posait la question du bien-fondé des destructions en soulignant le caractère délétère de ces grandes barres, Patrick Bouchain a noté que la rue de Rivoli à Paris était elle aussi une barre architecturale. Selon lui, le sentiment de mal vivre n’était donc peut-être pas dû à l’architecture, mais à la façon dont la ville était gérée.
En insistant sur l’importance de s’approprier son lieu de vie, il a cité la possibilité de créer des fermes urbaines ou des fermes sur les toits des immeubles, ou de donner le budget nécessaire à la destruction d’un logement (environ 35 000 euros) à ses habitants pour le rénover plutôt que de le détruire.
Évoquant la question économique, trouvant ainsi un écho aux propos d’Antoine Nouchy qui estimait que les habitants des banlieues étaient utilisés de manière informelle dans l’économie, Patrick Bouchain est aussi revenu sur l’impossibilité de domicilier le siège social d’une entreprise dans un logement social.

Lorsqu’une autre personne de l’assistance a interrogé les trois intervenants sur leurs propositions de solution, Karim Bel Kacem a insisté sur la vie sociale dans ces quartiers. Donnant l’exemple d’un musicien du spectacle 23 rue Couperin, « qui vit à Berlin dans un grand bâtiment encore plus dégueulasse que le mien », mais qui, lorsqu’il descend de chez lui, a davantage à sa disposition qu’un kebab et une boulangerie, Karim Bel Kacem a invité à réfléchir à construire des endroits où créer du lien social -tout en reconnaissant la complexité du projet.

Lorsqu’il a été soulevé dans la salle que certaines banlieues pouvaient être plus bourgeoises que les centres-villes où la paupérisation existait également, le caractère central de l’architecture a été interrogé par Patrick Bouchain : le problème est-il l’architecture, ou plutôt l’impossibilité de se créer une identité dans une vie où l’on ne se reconnaît pas ?

Une personne ayant ensuite fait le parallèle entre la gestion résidentielle des banlieues et le processus de domestication, Antoine Nouchy a émis la crainte que l’animalité en nous s’éteigne, en remarquant : « mais qu’est-ce qu’on se fait chier dans cette société à être toujours occupés à des choses qui ne servent à rien… ».

Il fut ensuite rapidement question de l’héritage de la colonisation et des discriminations, mais aussi de la nécessité de laisser la parole aux habitants, avant de conclure sur la notion de culture légitime : si les banlieues sont souvent perçues comme des lieux où la culture est absente, c’est sans doute aussi parce que l’institution leur résiste.

Pour continuer la réflexion sur ces sujets, n’hésitez pas à aller voir 23 rue Couperin, un spectacle théâtral et musical qui se jouera à l’Athénée du 15 au 19 mai.
 
Clémence Hérout

Perspective

Le théâtre est politique

Posté le : 02 mai 2017 19:13 | Posté par : Clémence Hérout
Catégorie : Ismène | + d'infos sur athenee-theatre.com | Phèdre | + d'infos sur athenee-theatre.com | Ajax | + d'infos sur athenee-theatre.com

Demain commence La Trilogie des Éléments, composée de trois spectacles musicaux : Ismène, Phèdre et Ajax.

Les textes des trois spectacles sont de Yannis Ritsos, un poète grec décédé en 1990 et emprisonné à de nombreuses reprises pour opposition politique dans la Grèce de la dictature du régime du 4 août (1936-1941), de la guerre civile (1946-1949) puis de la dictature des colonels (1967-1974).

La musique d’Ismène, le spectacle qui commence demain soir à 19 h 30, a été composée par Georges Aperghis. Né en 1945 à Athènes, il vit à Paris depuis 1963.

Autodidacte, il se consacre au théâtre musical avec la création d’un atelier théâtre et musique (d’abord à Bagnolet puis à Nanterre) : sa première grande œuvre, La tragique Histoire du nécromancien Hiéronimo et de son miroir, a été créée au Festival d’Avignon en 1971 et entremêle étroitement musique, texte et mise en scène.

S’il compose à la fois du théâtre musical, des opéras, des pièces pour instruments seuls, des œuvres vocales et de la musique orchestrale, son œuvre se caractérise surtout par son ouverture à toutes les disciplines artistiques. Son travail provoque ainsi la rencontre de musiciens, chanteurs, danseurs, plasticiens, comédiens et même de robots.

Le langage est essentiel dans ses compositions, qui utilisent les mots à la fois comme un matériau et une structure, en laissant parfois leur signification de côté. Scénique par essence, son œuvre se crée parfois directement sur le plateau en répétition, comme ce fut le cas pour Sextuor en 1992 ou Commentaires en 1996.

« Au début, la majeure partie de mon travail consiste pour moi à éviter les clichés et les lieux communs », déclarait-il dans un entretien avec Nicolas Donin et Jean-François Trubert paru dans la revue Genesis. C’est ce que vous pourrez découvrir demain dans Ismène, conçu par Marianne Pousseur et Enrico Bagnoli.

N’hésitez pas à lire également l’excellente notice que l’IRCAM a consacrée à Georges Aperghis et qui a fortement inspiré cet article.

Exceptionnellement, l’horaire de la représentation a été avancé à 19 h 30 au lieu de 20 h. Ceux et celles qui le souhaitent pourront rester après la représentation au bar du théâtre, où sera diffusé le débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Le bar restera bien sûr ouvert au cas où vous auriez besoin de noyer votre désespoir dans l’alcool.

À demain !
 
Clémence Hérout

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