Au bord de la crise de nerfs

Les Larmes amères de Petra von Kant de Fassbinder commence ce soir à l’Athénée dans la mise en scène de Philippe Calvario.

Fassbinder
, qui était cinéaste et écrivain, a porté sa propre pièce à l’écran dans un film sorti en 1972. Philippe Calvario ne se réclame toutefois pas du film, lui préférant une autre référence cinématographique : Femmes au bord de la crise de nerfs de Pedro Almodovar, sorti en 1988.

Librement inspirée de La Voix Humaine de Jean Cocteau (que vous avez pu voir mise en musique à l’Athénée en 2011 et que vous pourrez revoir en décembre), l’histoire est celle d’une femme, Pepa, qui découvre que son amant Ivan mène une double vie —en plus d’une femme légitime, celui-ci a également un fils et une autre maîtresse.
Ajoutons son amie Candela qui, après une aventure avec un terroriste chiite, a peur d’être accusée de complicité, une avocate féministe, la femme dépressive d’Ivan, une concierge membre d’une secte et la fiancée imperturbable du fils d’Ivan.
Ressort comique, objet de désir, messager et projectile, le téléphone tient un rôle central dans le film, tout comme, pour d’autres raisons, le gaspacho.

À la fois passionnées, vengeresses, violentes, désespérées et drôles, les femmes au bord de la crise de nerfs d’Almodovar sont en effet proches de celles des Larmes amères de Petra von Kant où la souffrance amoureuse n’empêche pas le second degré.



Voici un extrait de sept minutes avec du Antonio Banderas, du gaspacho bourré de somnifères, des boucles d’oreilles en forme de cafetière, une tentative de suicide mollement empêchée, un téléphone en réparation et des canards.

Petra
(Carmen Maura) apprend que son amant Ivan a un fils, Carlos (Antonio Banderas). Carlos vient chez Petra accompagnée de sa fiancée (Rossy de Palma). Surgit en même temps Candela (Maria Barranco) qui a peur d’être arrêtée pour complicité de terrorisme et vient pour se confier à Petra.

Si vous voyez un carré noir ou un carré blanc avec une croix rouge (ou n'importe quoi d'autre qui ne ressemble pas à une vidéo), cliquez ici pour regarder l'extrait sur YouTube.

 

 


Pour découvrir Les Larmes amères de Petra von Kant de Fassbinder mis en scène par Philippe Calvario, c’est à l’Athénée à partir de ce soir !
Aux lecteurs de Télérama habitant à Paris : Maruschka Detmers, l’actrice qui interprète Petra von Kant dans ce spectacle, a fait la couverture du Télérama sortir Paris la semaine dernière (16 mai).


Gaffe aux initiales

Luxe
Effondrement
Séduction

Lesbienne
Absence
Ravages
Mentor
Elégance
Séparation

Amour
Muse
Emois
Rage
Ellipses
Second degré
 
Destruction
Excès

Passion
Erotisme
Transmission
Ravage
Almodovar

Vivre à deux
Outrance
Naïveté

Karin
Amazone
Nitescent
Tragédie


L’histoire d’amour à la fois tragique et drôle des Larmes amères de Petra von Kant de Fassbinder commence demain à l’Athénée dans la mise en scène de Philippe Calvario, présent l’année dernière dans Une visite inopportune de Copi.

Saurez-vous dire quelle est la figure de style utilisée dans ce billet ? N’hésitez pas à donner votre réponse en commentaire.


Où est Charlie ?

Samedi, l’Athénée participait pour la première fois à la manifestation Tous à l’Opéra, qui ouvrait les portes d’opéras européens pour tout un week-end.

Tous à l’Opéra vise à découvrir et désacraliser le monde lyrique en donnant à voir les coulisses des maisons d’opéras ou en offrant des concerts gratuits et plus ou moins informels.

 



À l’Athénée, alors que le piano attendait dans l’ombre,

Athénée - Tous à l'Opéra

 

 

la foule se pressait dans les couloirs

Athénée - Tous à l'Opéra

 

et faisait la queue à l’extérieur (admirez au passage les travaux dans le square de l’opéra Louis-Jouvet)

Athénée - Tous à l'Opéra

 

pour assister au concert de Julie Fuchs, Julien Behr, Mathieu Lamboley et l’ensemble Le Balcon.

 

 

À entendre les commentaires des uns et des autres, beaucoup de spectateurs n’étaient jamais venus à l’Athénée auparavant.

 

 


Athénée - Tous à l'Opéra

Six personnes travaillant à l’Athénée figurent sur cette photo. Je vous laisse les chercher !
(c’est une référence au billet du 23 janvier)

 


Bon lundi! L’équipe des Larmes amères de Petra von Kant arrive à l’Athénée cette semaine, avant la première mardi 22 mai.


Les gardiens du temple

L’acteur François Clavier interprète des textes de Nietzsche et la soprano Muriel Ferraro le rôle de Brünnhilde dans Nietzsche/Wagner - Le Ring, encore donné pour une représentation ce soir à l’Athénée.
Tous deux sont déjà passés à l’Athénée, François Clavier dans Minetti en 2009, et Muriel Ferraro dans Les Enfants Terribles en 2009 et L’Egisto il y a quelques mois.

Interview croisée :

— Muriel, le spectacle se présente comme une sorte de répétition où l’on voit l’équipe répéter quelques extraits du Ring de Wagner, interrompus ou ponctués par les textes de Nietzsche : est-ce que ce parti-pris de mise en scène représentait une difficulté particulière pour toi ?
— Même si l’on ne joue que des extraits, j’ai évidemment travaillé l’œuvre dans son ensemble pour appréhender le personnage de Brünnhilde. Ce principe d’une fausse répétition m’avait un peu gênée au début, mais cela rend aussi les choses plus simples et plus humaines : la musique de Wagner, l’histoire qu’il raconte et les personnages qu’il met en scène ont été tellement mythifiés qu’il me semble intéressant aussi de les désacraliser et les rendre plus proches de nous...

— Est-ce que la lecture des textes que Nietzsche a écrits sur Wagner t’a également aidée pour interpréter Brünnhilde ?
— Comme l’effet de distanciation créé par la répétition mise en scène dont nous venons de parler, l’irruption des textes de Nietzsche dans le spectacle humanise l’œuvre de Wagner tout en la contextualisant, même si je trouve, en tant que germanophone, que les textes de Nietzsche sont un peu altérés par la traduction.
On sent bien en tout cas qu’il est difficile de toucher à Wagner et que tout travail sur son œuvre se heurte à une levée de boucliers de spécialistes auto-proclamés : mais qui sont ces gardiens du temples et quel est le temple à garder ? Cette momification de Wagner est amusante quand on sait combien son entreprise artistique et son positionnement ont été révolutionnaires en son temps...
Sa musique en particulier et l’opéra en général sont malheureusement devenus le pré-carré de quelques spécialistes conservateurs qui la tuent en pensant la défendre : cela me donne encore plus envie de chanter dans ce spectacle qui dérange certains membres du milieu musical en rendant Wagner plus accessible. Scléroser son œuvre va pourtant à l’encontre de Wagner même, et plus généralement du bon sens.



— François, j’ai été frappée de voir combien tu parvenais à incarner les textes de Nietzsche et à leur donner une vraie dimension théâtrale alors que ce sont au départ des écrits philosophiques...
— Nous avons mené un travail colossal d’éclaircissement du texte afin qu’il me paraisse évident au point que la transmission se fasse naturellement. Ce travail très minutieux de décryptage du sens mené avec Alain Bézu, le metteur en scène, parce qu’il laissait le moins de choses possibles au hasard dans le fil de la pensée de Nietzsche, m’a rendu le texte simple. Et lorsque la pensée devient claire, on peut ressentir la pulsion qui en est à l’origine et ainsi la restituer dans tout son souffle et son évidence.

— Vous auriez pu choisir des textes de Nietzsche bien plus violents à l’égard de Wagner...
— Les textes ont été sélectionnés par le dramaturge, Joseph Danan. En fait, l’objet du spectacle est de montrer le Ring de Wagner vu par Nietzsche et non l’inimitié entre Nietzsche et Wagner. Le spectacle se concentre ainsi sur le personnage de Siegfried et occulte l’histoire invraisemblable autour de Gunther...



Vous avez jusqu’à ce soir pour voir le spectacle! Demain, Tous à l’Opéra s’installe à l’Athénée pour vous offrir un récital gratuit de la soprano Julie Fuchs à 20h (répétition générale ouverte à 16h)


La géométrie, c’est ma passion

Sur la scène de Nietzsche/Wagner - Le Ring, la mise en parallèle des textes de Nietzsche et de la musique de Wagner n’annule pas pour autant les droites sécantes, les carrés d’ombres, les rectangles coupés et les cercles croisés.

 

Athénée - Ring géométrie


Athénée - Ring géométrieé

 

 

Pour tracer des courbes entre théâtre, philosophie et musique, il vous reste deux représentations demain et vendredi.

Samedi, l’Athénée participe à l’opération Tous à l’Opéra en vous offrant un récital de la soprano Julie Fuchs. Et le décompte continue en page d’accueil du site de l’Athénée pour découvrir la surprise de mardi...


Suivez le fil

Nietzsche/Wagner : Le Ring utilise des effets vidéo qui nécessitent d’installer un vidéo-projecteur dans la salle, en corbeille (premier balcon).

 

Athénée - Ring vidéo



La régie qui commande le projecteur étant située en galerie (troisième balcon), un fil électrique court sur la moquette et dans les escaliers pour relier les deux, permettant à la régie générale de commander le vidéo-projecteur.

 

Athénée - Ring vidéo

Athénée - Ring vidéo

Athénée - Ring vidéo

 

Athénée - Ring vidéo

 

 

 

 

Athénée - Ring vidéo
Yoann, ou plus exactement les mains et genoux de Yoann, terminant de fixer le fil au sol.

 



Athénée - Ring vidéo


Il vous suffit donc de suivre le fil pour aller saluer les régisseurs —ou, selon votre chance, aller rejoindre les places les moins chères de l’Athénée que, pour ma part, j’ai beaucoup pratiquées à l’époque où j’étais encore étudiante.

Pour voir Nietzsche/Wagner - Le Ring qui mêle musique de Wagner et textes de Nietzsche, c’est à l’Athénée jeudi et vendredi soir !
Samedi à 16h et 20h, l'Athénée accueillera la chanteuse Julie Fuchs pour Tous à l'Opéra, avant une surprise mardi prochain à 18h30 !

Bon 8 mai !


Tulle à l'honneur

À l’Athénée, les tulles utilisés dans le décor de Nietzsche/Wagner - Le Ring se révèlent au gré des lumières et du mouvement, dévoilant au passage la silhouette du comédien François Clavier qui interprète les textes de Nietzsche.

 

Athénée - Ring tulle

Athénée - Ring tulle

Athénée - Ring tulle

Athénée - Ring tulle

Athénée - Ring tulle

Athénée - Ring tulle

 

Si vous ne voyez pas les photos, n'hésitez pas à aller sur le blog

 


Nietzsche/Wagner - Le Ring se joue encore jeudi et vendredi, avant Tous à l’Opéra samedi et une surprise mardi prochain !

Bon début de semaine.


C'était dans Match

Le 1er septembre 1951, Paris Match faisait sa couverture sur la mort de Louis Jouvet survenue deux semaines plus tôt à l’Athénée : directeur de l’Athénée depuis 1934, l’acteur et metteur en scène est en effet décédé dans son Théâtre à l’âge de soixante-quatre ans.

La couverture reprend une photo de lui dans le rôle du chevalier Hans mourant à la fin d’Ondine de Jean Giraudoux en 1939.

Couverture Paris Match 1er septembre 1951

 

À l’intérieur du magazine, le journaliste François Pédron raconte la dernière journée de Louis Jouvet dans le style habituel du journal :

«Ce 10 août, il tourne les extérieurs de son nouveau film qui sera le dernier, Les rues de Paris, en pleine canicule. “Ce n’est pas exaltant, écrit-il le soir à Simone Berriau1... Je commence à travailler sur la pièce de Graham Greene (La puissance et la gloire) avec de nombreuses difficultés.”

Depuis toujours, il mène deux vies, théâtre le soir, cinéma le jour. Son cœur n’y résistera pas.
Lui qui ne se plaint jamais dit au téléphone à son bras droit Léo Lapara2 : “Je n’en sors pas de ce merdier. Je me casse le nez sur de ridicules problèmes de mise en scène que je devrais normalement résoudre en quelques minutes. Je cafouille comme un débutant. Je patauge. Je ne sais vraiment pas ce qu’il m’arrive”.

Le mardi 14 août, après un déjeuner trop rapide, il retourne “chez lui”, au théâtre de l’Athénée. Il est nerveux. À 17h10, il se plaint d’une vive douleur dans la région du cœur. Il se regarde dans un miroir : livide. Ses jambes ne le portent plus. Il s’allonge sur la moquette rouge du bar. Un oreiller est glissé sous sa tête. Deux médecins arrivent. Le docteur Hulin note : “Pouls lent, irrégulier, 25 pulsations, Bruits du cœur erratiques”. Jouvet respire de plus en plus mal. Quatre machinistes le déposent sur le divan de son bureau.

Les médecins prescrivent de la coramine, du solucamphre, de l’héparine. En vain. Jouvet ne se relèvera pas. Malgré un léger mieux dans la nuit, à 7 heures du matin, un AVC le paralyse. L’agonisant articule quelques mots de remerciements, alors que l’oedème cérébral s’aggrave. À 20h15, le 16 août, le Docteur Hulin ne peut que constater “Jouvet n’est plus”.
S’il n’est pas mort sur scène comme Molière, il a rendu son dernier souffle dans son théâtre : sa vie.»


J’ai cru comprendre que le bureau où Louis Jouvet est mort n’est pas celui où Patrice Martinet, actuel directeur, a installé le sien. Éclaircissements à venir sur le blog.
En attendant, Nietzsche/Wagner : le Ring a commencé avant-hier à l’Athénée et se joue ce soir puis jeudi et vendredi prochains.
Ce soir
avant la représentation, le musicologue Jacques Amblard viendra nous donner quelques clés sur l'œuvre de Richard Wagner : c'est de 19h à 19h en salle Christian-Bérard (au-dessus de la grande salle).



1 Simone Berriau : comédienne, chanteuse, directrice du théâtre Antoine et productrice. Elle créera beaucoup de pièces de Jean-Paul Sartre et permettra à Peter Brook de présenter sa première mise en scène en France. Elle aussi est morte dans son théâtre, en 1984.

2 Léo Lapara : Comédien, régisseur et secrétaire de Louis Jouvet.

 

Merci à OH de m'avoir transmis l'article


Fidèlement conduits, allez votre chemin

Hier, la première de Nietzsche/Wagner : Le Ring avait lieu à l’Athénée, avec l’orchestre Lamoureux en fosse.

Cela tombe bien, car il y a cent vingt-cinq ans jour pour jour, l’Athénée accueillait la première française d’un opéra de Wagner, Lohengrin, aussi interprété par l’orchestre Lamoureux.

C’était à l’époque où l’Athénée s’appelait encore Eden Théâtre et offrait environ quatre mille places en plus d’un jardin d’hiver et d’un vélodrome pour dames (pour plus de détails, voir cet article paru sur le blog en novembre 2008).

L’orchestre Lamoureux lui, est né six ans plus tôt : son créateur, Charles Lamoureux, est un grand admirateur de Wagner qu’il contribuera à faire connaître en France malgré les oppositions française de l’époque à la musique allemande, rivalité belligérante entre les deux pays et textes de Wagner peu aimables envers les Français obligent.

Charles Lamoureux organisera ainsi la première parisienne de Lohengrin dans l’ancien Athénée (il faut toutefois préciser qu’elle interviendra bien après les premières française et belge, qui eurent respectivement lieu à Nice en 1881 et à Bruxelles en 1870) : la représentation de l’opéra donna lieu à des manifestations patriotiques d’opposants qui voyaient dans la représentation de cet opéra un acte anti-français.

À ce titre, la couverture du journal Le Grelot en 1887 est très éloquente :

Couverture Le Grelot 1887 Wagner Lohengrin Source Gallica

À gauche : "Paris vaincu est outragé par Wagner". À droite : "Paris lèche le Lohengrin de Wagner"

 



Pour l’anecdote, c’est dans Lohengrin que l’on trouve une marche nuptiale très célèbre que vous pouvez écouter ici.
Il s’agit de la scène 1 de l’acte III de Lohengrin. Le titre de l’air est “Treulich geführt ziehet dahin, wo euch der Segen der Liebe bewahr !” (“Fidèlement conduits, allez votre chemin, où la bénédiction de l'amour vous garde !”)


Pour fêter les retrouvailles de Wagner, Lamoureux et l’Athénée, c’est à l’Athénée jusqu’au 11 mai ! Nietzsche/Wagner : Le Ring mis en scène par Alain Bezu et dirigé par Dominique Debart à la tête de l’orchestre Lamoureux avec sur scène Muriel Ferraro, Paul Gaugier, Aurélien Pernay et François Clavier mêle Nietzsche et Wagner pour encore quatre représentations ce soir, demain et jeudi et vendredi de la semaine prochaine.


Apocalypse NOW

"Je ne peux pas écouter trop de Wagner, ça me donne envie d'envahir la Pologne" déclare le personnage de Larry dans le film Meurtre mystérieux à Manhattan de Woody Allen.

Au-delà de ce trait d'humour bien connu, Wagner est très présent sur les écrans ; nul besoin en effet d’avoir assisté à une représentation de la tétralogie du Ring de Wagner pour avoir déjà entendu sa musique : son souffle ravageur et ses leitmotiv (ou motifs musicaux associés à un thème ou un personnage qui reviennent régulièrement au fil de la partition) en ont fait une musique de choix pour le cinéma.
Ce sont très souvent les parties orchestrales (non-chantées) qui ont été retenues par les réalisateurs.


La scène la plus célèbre est sans doute celle d’Apocalypse Now de Francis Ford Coppola  où l’on fait la guerre sur fond de Wagner (la chevauchée des Walkryies, scène 1 de l’acte III des Walkyries)






Le prélude de ce même opéra est central dans cette scène de Birth de Jonathan Glazer avec Nicole Kidman (la musique commence au bout d’une trentaine de secondes)

 

 




On connaît aussi très largement la scène du Dictateur où l’on voit Charles Chaplin dansant avec un globe terrestre sur le prélude de l’acte I de Lohengrin.

 





En 1954, Luis Bunuel reprenait la fin de Tristan et Isolde pour sa scène finale d’Abismos de pasion.


 



Et en 2011, c’est le début de Tristan et Isolde que Lars von Trier utilisait pour la magnifique scène d’ouverture de Melancholia.

 

 




Si vous connaissez d’autres occurrences de Wagner au cinéma, n’hésitez pas à m’en faire part! En attendant, Nietzsche/Wagner : le Ring, qui reprend la musique de Wagner et les textes de Nietzsche, commence ce soir à l’Athénée.

Bon mercredi !

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