Monsieur Muscle - 300e billet du blog!

En 1932, Tod Browning, réalisateur de L’Inconnu, Dracula ou L’Homme de fer, termine son film Freaks, la monstrueuse parade.
Échec à sa sortie, sans doute parce qu’il avait été présenté comme un film à la Frankenstein, Freaks (monstres, en anglais) est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands chefs d’œuvre du cinéma.

Dans un cirque où se côtoient une trapéziste, un monsieur Muscle, des sœurs siamoises, des lilliputiens ou une femme à barbe, la monstruosité n’est pas toujours là on le croit et la normalité pas si facile à définir.

Recourant à de véritables bêtes de foires, Tod Browning explose les clichés et pose la question du regard de l’autre: mettant en scène trois fins possibles selon le montage choisi, Freaks, la monstrueuse parade bouleverse encore aujourd’hui par sa liberté, sa beauté et ses audaces.

En partenariat avec le cinéma Balzac et en complément du spectacle Vénus qui a commencé hier à l’Athénée, Freaks sera projeté lundi prochain à 20h30 au Balzac, 1 rue Balzac dans le 8e arrondissement de Paris.


Vénus a commencé hier et se joue jusqu'au 27 mars.
Bon week-end à tous!


8 Mars Attack

Lundi dernier, c’était la journée internationale du droit des femmes. Vénus s’inspirant de l’histoire vraie d’une femme, Sarah Baartman, dont on avait décidé que son corps ne lui appartenait pas, il était tout naturel de lui rendre hommage ce jour-là.

Les Amis de Vénus écoutant Cristèle Alves Meira,
metteure en scène de
Vénus, leur présenter la soirée.

 

Les mécènes qui ont choisi de soutenir le spectacle Vénus étaient donc conviés lundi 8 mars à l’Athénée pour une soirée où ils ont pu rencontrer l’équipe du spectacle et découvrir des textes présentés par Geneviève Fraisse, philosophe et chercheuse au CNRS spécialiste de la pensée féministe et de l’égalité des sexes, et Carole Sandrel, auteure d’un livre à paraître sur l’histoire de Sarah Baartman, Vénus et Hottentote.

 

Geneviève Fraisse entourée de Cristèle Alves Meira, metteure en scène de Vénus, et de Julien Béramis, comédien dans le spectacle.


Cette soirée fut l’occasion de retracer la courte vie de Sarah Baartman, femme sud-africaine aux grosses fesses exhibée en Angleterre et en France et qui, après sa mort à l’âge de vingt-six ans, fut disséquée pour être exposée dans trois musées parisiens jusqu’en 1974. Sa dépouille ne fut restituée à son pays d’origine qu’en 2002 après le vote d’une loi spéciale destinée à contourner le principe de l’inaliénabilité des collections des musées français (autrement dit, le fait que les objets conservés dans les musées appartiennent au domaine public et ne peuvent être cédés).
Sarah Baartman fut également l’objet d’un procès à Londres pour déterminer si elle était consentante ou esclave mais qui fut rapidement détourné sur la question de l’atteinte aux bonnes moeurs: en montrant ses fesses, était-elle coupable d’attentat à la pudeur?

 

Debout, Carole Sandrel, l'auteur de Vénus et Hottentote.
À gauche, Mickaël Gaspar et Laurent Fernandez, comédiens du spectacle.

 

Après une intervention de Geneviève Fraisse et de Carole Sandrel, les comédiens du spectacle Vénus ont lu des textes historiques portant sur la vie de Sarah Baartman, en particulier des articles parus dans les journaux de l’époque, des débats à l’Assemblée nationale et au Sénat portant sur la restitution de sa dépouille ainsi que le discours du président d’Afrique du Sud lors de la cérémonie funéraire de Sarah Baartman en 2002.

 

Debout, Susan George, auteure du texte Irruption du corps de couleur dans un Occident malade de sa modernité. Derrière, Julien Béramis, Gina Djemba et Cédric Appietto, comédiens du spectacle.

 

Les lectures furent conclues par Susan George, membre du conseil scientifique et cofondatrice d’Attac et également membre du comité d’honneur des Amis de Vénus, qui nous a lu son texte Irruption du corps de couleur dans un Occident malade de sa modernité, avant que mécènes et membres de l’équipe du spectacle se retrouvent autour d’un verre de vin au nom prédestiné!...

 

 

Pour rappel, le comité d’honneur des Amis de Vénus est présidé par Geneviève Fraisse et composé de Gisèle Blanchard (inspectrice générale de la Mairie de Paris), Tanella Boni (philosophe et écrivaine), Marie-Paule Cani (chercheuse et professeure), Catherine Clément (philosophe et romancière), Dyana Gaye (réalisatrice), Susan George et Carole Sandrel.

Quatre-vingt-cinq particuliers et cinq entreprises ont choisi de devenir mécènes de Vénus.

La première est ce soir!


Bonne journée à tous.


Haut les tulles

 

À l'Athénée, la création de Vénus est dans sa dernière ligne droite. Ici, les comédiens Gina Djemba (à gauche) et Laurent Fernandez (au centre) regardent la metteure en scène Cristèle Alves Meira (au fond) et le scénographe Yvan Robin (à droite) régler la hauteur d'accrochage des tulles en fond de scène.

Vénus de Suzan-Lori Parks dans une mise en scène de Cristèle Alves Meira assistée de Valérie Maureau commence demain soir!

Bon mercredi.


Silence dans la salle!

La pièce Vénus qui commencera jeudi à l’Athénée a été écrite par l’écrivaine américaine Suzan-Lori Parks dont je vous parlais la semaine dernière.

Pour vous donner une idée plus précise de son écriture, voici deux scènes extraites de la pièce: nous sommes au procès du personnage principal, la Vénus hottentote, jugée pour outrage à la pudeur après avoir été exhibée comme une bête de foire.

Comme vous le verrez, l’écriture de Suzan-Lori Parks procède parfois du vers libre et relève également du principe de la variation où des passages sont repris avec de légères altérations -l’analogie avec la musique ne s’arrête d’ailleurs pas là, Suzan-Lori Parks ayant construit la pièce comme une partition où les temps voire les blancs (voir ci-dessous où le nom d’un personnage apparaît sans donner lieu à une réplique) sont à compléter par le metteur en scène.
La traduction est de Jean-Pierre Richard.


Bonne lecture et bon mardi! À jeudi pour la première de Vénus.

 


«Scène 20F
La Vénus Hottentote au Tribunal (suite)
(Témoin N°1 et Témoin N°2)




LE CHOEUR DU TRIBUNAL
Veuve Mathews, dites-nous ce que vous avez vu.

TEMOIN n°2
Je n'ai rien vu.
C'est seulement par ouï-dire.
Du rapporté.

LE CHOEUR DU TRIBUNAL
Ça ira.
Accouchez !

TEMOIN n°2
Je suis veuve.
Mon cher époux adorait les attractions et avant de mourir
il avait vu La Vénus H.
Voici ce qu'il m'en a raconté :
“Autour d'elle il y avait plein de monde, y compris des femmes !
On la pinçait, on tournait autour ;
il y a un monsieur qui la piquait du bout de sa canne ;
et une grande dame qui, de son ombrelle, vérifiait si tout était bien, comme elle disait, "naturel".
Et elle, elle subissait tout ce tripotage sans dire un mot.
Peut-être un soupir ou 2 quand elle semblait sur le point de protester."
Une fois elle a tiré une plume de sur sa tête et l'a donnée à mon mari
Ça porte bonheur, à ce qu’il paraît.
"Aussitôt il y a eu une bagarre. 3 hommes sont morts. Un petit garçon est devenu fou. Une femme a perdu son enfant." 
Mon mari s’est sauvé avec la plume intacte.
“Pauvre femme !”
“Vraiment incroyable !”
“Ce spectacle me rend mélancolique !”
Ce sont les mots mêmes qu’il a employés.
Il était à la maison debout près de la fenêtre. Je le revois encore.
Puis il s’est éloigné de moi, plongé dans ses pensées ;
Puis, oubliant complètement sa compassion, s’est écrié
“Bon dieu elle a un de ces culs !”
(un temps)
Le choc de voir cette femme l’a tué, je crois,
Car le surlendemain il était mort.
J’ai jeté la plume.



Scène 20I
La Vénus Hottentote au Tribunal (suite)
(Extrait historique)



LA VENUS sort de sa cage.



LE CHOEUR DU TRIBUNAL
Nous appelons à la barre La Vénus Hottentote.

LA VENUS
C'est moi qu'on appelle La Vénus Hottentote.


LE CHOEUR DU TRIBUNAL
Elle parle !!
(un temps)
Des questions simples pour commencer.
Qui êtes-vous ?
D'où venez-vous ?
Avez-vous de la famille ?
Êtes-vous heureuse ?
Êtes-vous sorcière ?
Avez-vous déjà été battue ?
ça vous a plu ? c'était bon ?
Vous voulez rentrer chez vous ?
Et si oui, quand ?! Et si oui, quand ?!
Répondez ! Allez-y, accouchez !

LA VENUS

LA VENUS

LA VENUS

LA VENUS
La Vénus Hottentote est actuellement
indisponible.

LE CHOEUR DU TRIBUNAL
Hé toi, attention, il y a des limites !
On pourrait te boucler jusqu'à la fin de tes jours !
Répondez :
Êtes-vous ici de votre plein gré
ou agissez-vous sous la contrainte ?

LA VENUS
Je suis ici pour faire un pactole.

LE CHOEUR DU TRIBUNAL
Bravo ! Bravo ! Bravo !
(Silence-silence-silence dans la salle !)

LA VENUS
Après tout ce que j'ai dû subir
rentrer au pays sans un rond ce serait la honte

LE CHOEUR DU TRIBUNAL
Pauvreté serait-elle plus honteuse que nudité ?
Pas pour nous !

LE CORYPHEE
Faites-la taire !
Renvoyez-la chez elle !

LA VENUS
Braves gens. Permettez-moi de rester.

LE CORYPHEE
Pas question !
Ceux de son espèce portent le stigmate de Dieu et, baptisés ou pas,
leur noirceur entache l'honneur de notre beau pays.
Mettez-la dehors !

LE CHOEUR DU TRIBUNAL
Faites-la taire !
Renvoyez-la chez elle !

LA VENUS
Non !
S'il vous plaît. Très braves et honnêtes gens.
Si je porte ce stigmate, c’est l’occasion ou jamais de m'en laver ?
Quand une pécheresse comme moi s'exhibe, à vous tous cela sert d’avertissement
et aux yeux du Seigneur cela pourrait me racheter,
me permettre de laver ma noirceur.
Je suis venue ici noire.
Donnez-moi une chance d’en repartir blanche.

LE CHOEUR DU TRIBUNAL
Hmmmmmmmmmmmm.
Ses paroles ne laissent pas insensible.
(un temps)
Une dernière question, hum…
Êtes-vous coupable d’outrage à la pudeur ?

LE CHOEUR DU TRIBUNAL

LA VENUS

LE CHOEUR DU TRIBUNAL

LA VENUS
(un temps)
"Outrage à la pudeur"?

LE CHOEUR DU TRIBUNAL
Été indécente.

LA VENUS
Jamais.
Non. Je suis moi.

LE CHOEUR DU TRIBUNAL
Et ça veut dire quoi, ça ?!?!

LA VENUS
Cacher sa pudeur, ce n'est pas bien.
Moi je montre la mienne. Vous voulez voir ?»

 

Vénus - Suzan-Lori Parks, traduction Jean-Pierre Richard


Vénus - extrait filmé!

Bonjour à tous,

Et bon retour à ceux qui rentrent de vacances.

Vénus commence jeudi à l’Athénée: découvrez aujourd’hui une vidéo de deux minutes filmée en répétition où l’on voit Cristèle Alves Meira, la metteure en scène, discuter avec l'équipe pour ajuster un passage de la pièce.

Si la vidéo ne démarre pas, cliquez .

Vous pouvez toujours devenir mécène du spectacle qui se jouera du 11 au 27 mars à l’Athénée!


Bon lundi

PS : suite à une panne électrique, les images de mon billet de vendredi où je comparais mes photos de répétitions aux croquis de la peintre Elisabeth Marion ne se sont pas affichées si vous avez tenté d’ouvrir le mail en milieu de journée: le problème a été résolu depuis dans vos boîtes mail comme sur le blog.


Question de point de vue

Comme je vous l’expliquais hier, la peintre Elisabeth Marion est venue réaliser quelques croquis et dessins sur les répétitions de Vénus.

En feuilletant ses carnets, force fut de constater qu’ils présentaient des similitudes avec certaines de mes photos. Étude comparée :

 


© Elisabeth Marion


© Clémence Hérout

 

 

 

 


© Elisabeth Marion


© Clémence Hérout

 

 

 

 


© Elisabeth Marion

 


© Clémence Hérout

 

 

 

 


© Elisabeth Marion

 


© Clémence Hérout

 

 

 

 


© Elisabeth Marion

 


© Clémence Hérout

 

 

 

 


© Elisabeth Marion

 


© Clémence Hérout

 

 

Vénus de Suzan-Lori Parks mis en scène par Cristèle Alves Meira assistée de Valérie Maureau se jouera à partir de la semaine prochaine à l’Athénée. Vous pouvez toujours devenir mécène du spectacle en cliquant ici.

Bon vendredi !


Sur le vif

Elisabeth Marion est peintre. Depuis trois ans, elle fait régulièrement des croquis sur le vif dans des lieux parisiens: postée dans une gare, une rue, un café, une station de métro ou un musée, elle saisit des expressions au vol, des gens sur le vif et des atmosphères en quelques traits.
L’obligeant à sortir de son atelier, ces croquis sont pour Elisabeth l’occasion de travailler sa technique et de nourrir son travail ou son inspiration, qu’elle les intègre directement à ses autres travaux ou non.

Mise en relation avec la comédienne Gina Djemba, qui interprète le rôle principal dans Vénus qui se jouera bientôt à l’Athénée, Elisabeth est venue faire des croquis sur quelques répétitions du spectacle.

À l’Avant Rue (Paris 17e), Elisabeth Marion (à droite)
croque l’équipe de Vénus vue d’en haut.


«_ Pourquoi fais-tu régulièrement des croquis ?
_ Lorsque l’on travaille en atelier, on est en soi, à l’intérieur, dans un processus de création: faire des croquis dans des lieux publics me permet d’aller vers l’inattendu. Dessiner sur le vif est aussi un défi qui me donne l’occasion d’améliorer ma technique et d'aller au-delà en cherchant l'intensité de l'instant.
Je réintègre parfois ces croquis dans mes peintures: les expressions de personnes réelles que j’ai saisies dans mes croquis apportent quelque chose aux personnages de mes tableaux, peut-être un peu la présence d'un être vrai.

 

© Elisabeth Marion


_ Depuis quand suis-tu les répétitions de Vénus?
_ Depuis deux semaines, mais je ne viens que par intermittence : j’ai besoin d’un temps de décantation, car lorsqu’on accumule trop d’informations, on est rapidement dépassé par tout ce que l’on a. J’assiste donc aux répétitions de temps en temps afin de réussir à me recentrer, à prendre du recul par rapport à ce que j’ai fait…

 

© Elisabeth Marion

 

© Elisabeth Marion


_ Tu fais parfois certains croquis “à l’aveugle”, sans regarder ta feuille, afin de rester concentrée sur l’expression à saisir. Retravailles-tu certains de tes croquis une fois les répétitions de Vénus terminées?
_ Il s’agit surtout de saisir des moments furtifs et éphémères en croisant deux expériences de création, le théâtre et la peinture. Je ne sais pas ce que je ferai de ces croquis ni même si j’en ferai quelque chose, mais j’en ai effectivement retravaillé certains, ou bien m’en suis servie pour faire d’autres dessins…»

© Elisabeth Marion

© Elisabeth Marion

 

© Elisabeth Marion

 

© Elisabeth Marion


Parler avec Elisabeth en regardant ses dessins et croquis fut également l’occasion de découvrir de nombreuses convergences entre nos points de vue et de rapprocher certaines de ses œuvres avec certaines de mes photos. Rendez-vous demain matin pour le comparatif!

Bonne journée à tous et à bientôt sur Vénus.


Un coeur à prendre

Trouvé dépassant d’une caisse dans les ateliers techniques de l’Athénée :

 

Je savais que les techniciens étaient au fond de grands romantiques.

Bon mercredi!


Kiss-moi

Qui connaît Suzan-Lori Parks? En France, pas grand-monde.

Suzan-Lori Parks fait pourtant partie des écrivains les plus renommés aux États-Unis: auteure en résidence au Public Theater de New York, elle a reçu de nombreuses bourses et distinctions et fut la première femme afro-américaine à remporter le prix Pulitzer.

Sa pièce Vénus sera pour la première fois jouée en France à partir de la semaine prochaine à l’Athénée, mais vous avez peut-être eu l’occasion de découvrir son écriture particulière il y a trois ans: en 2007, l’Athénée créait déjà en France Topdog/Underdog dans une mise en scène de Philip Boulay.

Si ses discours et interviews nous font découvrir une personne chaleureuse, modeste et pleine d’humour, ses textes témoignent d’une écriture à la fois singulière et très accessible.

Abordant souvent la question raciale, Suzan-Lori Parks ne tombe jamais dans le cliché: à la fois réalistes et lyriques, tragiques et drôles, secs et émouvants, ses textes heurtent la langue sans jamais la détruire et donnent une dimension étrangement poétique à des dialogues quotidiens.

La cruauté du sujet de Vénus (la pièce raconte l’histoire vraie de S. Baartman, femme sud-africaine exhibée comme une bête de foire en Europe à la fin du 19e siècle) est bien présente, mais Suzan-Lori Parks ne fait pas de son personnage principal une simple victime et n’hésite pas à convoquer la légèreté et l’humour.

Pour exprimer l’étrangeté d’une femme originaire d’une Afrique du Sud colonisée par les Pays-Bas qui est emmenée en Grande-Bretagne puis en France, Suzan-Lori Parks lui invente un langage insolite où les langues étrangères se mélangent : “Kiss-moi”, répète-t-elle ainsi souvent -parce qu’on ne vous l’a pas encore dit, mais Vénus est aussi une histoire d’amour.

Cet après-midi, l’équipe du spectacle Vénus sera présente à la Manufacture des Abbesses dans le cadre du festival Au Féminin: vous pourrez entendre une lecture de la pièce par les comédiens à partir de 15h30. L’entrée est libre et se fait au 7 rue Véron dans le 18e arrondissement de Paris (métro Blanche ou Abbesses)

Le spectacle aura lieu du 11 au 27 mars à l’Athénée.

Bonne journée!


C'est vraiment l'usine

Bonjour à tous,

J’espère que tout va bien pour vous après cette semaine d’interruption du blog.

Du côté de l’Athénée, le spectacle de Guillaume Gallienne Les Garçons et Guillaume, à table! s’est terminé pour laisser place à Vénus de Suzan-Lori Parks qui commencera dans très exactement dix jours.

 

 

L’équipe de Vénus répète désormais à l’Athénée après être passée par le Théâtre du Colombier à Bagnolet (vous aviez pu voir des photos ici ou ) ainsi que par L’Avant-Rue dans le 17e arrondissement de Paris où ils travaillaient jusqu’à la semaine dernière.

 

 

Usine construite à la fin du 19e pour abriter successivement (et entre autres) la fabrication de monte-charges, de carreaux de faïence, de lits en fer forgé ou de maquillage, l’Avant-Rue est aujourd’hui un lieu qui accueille des artistes en favorisant les rencontres avec les habitants du quartier ainsi que la mise en réseau de résidences d’artistes au niveau européen.

 

 

Le caractère industriel du lieu a été préservé, et l’ambiance des répétitions de Vénus a ainsi été très différente d’un endroit à un autre -je me demande d’ailleurs au passage quelle est la nature et le degré d’influence d’un lieu de travail sur l’œuvre finalement créée, mais nous aurons sans doute l’occasion d’en reparler.

 

 

Vénus commencera le jeudi 11 mars à l’Athénée pour un peu plus de deux semaines de représentations. Vous pouvez toujours soutenir le spectacle (plus d’informations ici).

Bon lundi!

 

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