Il pleut des Kinder

Hier soir, c’était la première de l’opéra The Consul à l’Athénée. Quelques heures avant la représentation, en passant dans les couloirs, on pouvait voir ça devant les portes de chaque loge :

 

 


(Mon Dieu, mais ces photos sont pourries ! Désolée, elles ont été prises avec un téléphone) 

Aucun des membres de l’équipe administrative et technique que j’ai interrogés n’a pu apercevoir le mystérieux livreur de chocolats, qui a manifestement agi en toute discrétion. Même Mano, qui a pourtant son bureau juste devant un couloir de loges.

Et comme nous sommes tous très honnêtes, nous nous sommes retenus tout l’après-midi de piquer ces Kinder destinés aux artistes.

D’après Andrea qui travaille au Théâtre, le chocolat n’est pas toujours recommandé pour les cordes vocales des chanteurs, ce qu’a confirmé Amandine après une rapide recherche sur internet. Du coup, Patricia se demande si le lutin à Kinder n’a pas plutôt tenté de donner dans le sabotage.

Si c’est le cas, cela ne s’est pas entendu. À croire que les chanteurs de The Consul ont des cordes vocales résistantes. Ou qu’ils ont mangé leurs Kinder après la représentation.

Hier soir, on a aussi entendu l'alarme incendie de l'Athénée suite à un petit problème de cuisson au bar, ou aperçu ce panneau dans le foyer des comédiens :

Il vous reste trois possibilités d’aller voir The Consul ! Demain soir, samedi soir et dimanche à 16 heures.

Bonne journée

Clémence Hérout


Ce soir c'est la première de "the Consul" mais n'oubliez pas ...

nestola


Artavazd, Ainhoha, Inaki et les autres

Vendredi dernier, nous avons rencontré l’équipe de The Consul, l’opéra qui commence demain à l’Athénée.

Comme souvent avec les productions musicales, il y avait beaucoup de monde. En vrac, on a vu :

Douze chanteurs

Une vingtaine de musiciens

Une metteuse en scène, un scénographe, un vidéaste, un créateur de lumières, un régisseur...

Un tromboniste qui cherche un clic-clac.

Une chanteuse qui s’appelle Ainhoha et qui vient jouer pour la quatrième fois à l’Athénée (vous l’avez peut-être vue dans La Cour du Roi Pétaud, Les Brigands et La Carmencita).

Un chef d’orchestre espagnol qui a un prénom à consonance japonaise et un physique de Danois.

Des jeunes figurants, élèves au lycée Montesquieu d’Herblay.

Un chanteur interprétant le magicien et qui porte le prénom parfait pour le rôle : Artavazd.

Vincent, le directeur du Théâtre d’Herblay qui a coproduit The Consul.

Bérénice, la metteuse en scène qui nous a raconté sa première venue à l’Athénée : c’était en 1993, elle avait dix-sept ans, elle venait voir Ondine, et elle a espéré y revenir un jour, mais en tant qu’artiste. Son rêve s’est désormais réalisé, puisque l’opéra The Consul se jouera de demain à dimanche !

Bonne journée

Clémence Hérout


The Consul : Acte 2 et 3

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La noblesse de la grâce et le plaisir de la douceur

G.-C. Menotti est le compositeur de l’opéra The Consul, qui commencera mercredi à l’Athénée.

Né en 1911 en Italie dans une famille de huit enfants, il s’installa aux États-Unis à l’âge de dix-sept ans. D’abord compagnon du compositeur Samuel Barber, il partagea la plus grande partie de sa vie avec le chef d’orchestre Thomas Schippers.

Compositeur d’une vingtaine d’opéras dont il fut aussi l’auteur des textes en italien ou, majoritairement, en anglais, il écrivit des livrets d’opéras pour Samuel Barber, fut professeur de musique et composa des ballets, concertos ou oeuvres de musique de chambre.
Il fonda le Festival des deux Mondes en Italie puis aux États-Unis, mais regretta publiquement le temps qu’il dut consacrer à sa direction au détriment de la composition.

Menotti


Si certains critiques ont qualifié la musique de Menotti de sentimentale et sans audace, beaucoup ont aussi salué son incroyable aisance dans le style lyrique, qui ferait aimer l’opéra aux plus récalcitrants.

À une époque où la musique allait vers toujours plus d’audace et de déconstruction, l’oeuvre de Menotti parut presque révolutionnaire par son (relatif) conservatisme assumé. Commentant son opéra The Last Savage, il déclarait par exemple avoir “osé s’écarter complètement des dissonances à la mode pour s’efforcer modestement de redécouvrir la noblesse de la grâce et le plaisir de la douceur”.

Créé en 1950, The Consul raconte le combat d’opposants politiques contre la bureaucratie et reste son opéra le plus connu : il lui valut deux prix prestigieux (le prix Pulitzer et le Drama Critics Circle Award) et fut joué à Broadway pour 269 représentations.

Récipiendaire de nombreux prix et distinctions, G.-C. Menotti est décédé en 2007 à Monaco, à l’âge de 95 ans. Vous pouvez écouter quelques extraits de The Consul sur le site de l'Athénée.

Sources : base de données Brahms et nécrologie parue dans le New York Times le 2 février 2007.

Clémence Hérout

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