On enlève le bas

J'ai souvent eu l'occasion d'exprimer combien l'équipe de l'Athénée était déterminante dans le contenu et la longévité de ce blog (j'en profite pour le redire).

C'est le même esprit qui souffle dans les murs du Théâtre et, comme le soulignait un metteur en scène programmé récemment à l'Athénée, "on sent tout de suite qu'il y a un souffle, une personnalité, quelque chose d'humain, ici".

Ainsi, au-delà du blog, l'Athénée a également son profil Facebook alimenté par l'équipe de la communication et des relations publiques.
À l'occasion des Bonnes et de Divine, Alexandra, Constance, Églantine, Florence et Isabelle nous ont livré au fil des jours une série de photos et vidéos que je ne résiste pas à vous faire découvrir…
Il faut savoir, pour ceux qui n'ont vu aucun des deux spectacles, que l'un utilise des gants de vaisselle pendant que l'autre évoque beaucoup la problématique du corps (et des chaussures à talons).

 

(Je précise que je ne suis pas l'auteure de ces photos et vidéos et que je ne porte aucune responsabilité dans leur réalisation)

 

 

Vendredi 13 janvier 2012

"Ce soir, première des Bonnes, la com' vous dévoile le haut !
Mardi première de Divine, on vous montre le bas…"

 

 

 

Mardi 17 janvier 2012

"Ce soir première de Divine, et comme promis on vous montre le bas !"

 

 

Vendredi 20 janvier 2012

"Le vendredi à partir de 18h c'est le quart d'heure glam de la com' ! ?
Leçon n°1 : rester chic avec des gants de vaisselle."


 

 

Vendredi 27 janvier 2012

"C'est l'heure du 1/4 d'heure glam de la com !
Leçon n°2 : rester divine en talons aiguille (avec Maître Daniel Larrieu)"

 

 

La question du positionnement des lieux culturels sur internet agite beaucoup le monde culturel depuis un ou deux ans : après quelques réticences, les "professionnels de la profession" (l'expression est de Jean-Luc Godard) s'intéressent dorénavant au sujet, et de nombreuses rencontres professionnelles sont organisées sur le thème des blogs et réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter.
C'est ainsi que j'ai pu intervenir dernièrement au nom du blog de l'Athénée aux Biennales Internationales du Spectacle à Nantes la semaine dernière, aux journées de La Scène en octobre à Bruxelles, pour les formations ACT' et à l'occasion de nombreuses rencontres professionnelles.

Décalés et participatifs, ces médias permettent d'instaurer une autre relation avec les artistes et les spectateurs
, même si, comme tout outil, ils présentent évidemment des limites.

Pour suivre l'Athénée sur Facebook, c'est ici.
Le blog a également sa propre page ici.


Bon lundi ! Les Bonnes et Divine se jouent jusqu'à ce week-end.


Sans lendemain, sans rien qui dure

"Sans lendemain, sans rien qui dure
Un homme passe et puis s'en va
Sans lendemain mes aventures
Depuis toujours s'arrêtent là
Jamais l'espoir d'un autre soir
Bonjour bonsoir adieu l'amour
Sans lendemain, sans rien qui dure
Voilà ma vie depuis toujours

J'en ai connu de toutes sortes
Des mal foutus et des beaux gars
Chaque fois que s'ouvre la porte
Mon coeur se dit "c'est celui là"
Oui mais le destin bientôt l'emporte
Comme tous les soirs je reste là"


Cela fait partie des mots que vous entendrez dans Divine actuellement à l'Athénée : car si le spectacle reprend des extraits du roman Notre-Dame-des-Fleurs de Jean Genet, il fait également entendre un univers sonore conçu par Le Tone en collaboration avec Daniel Larrieu et Gloria Paris, la metteure en scène.


Je me suis créé pour l'occasion un profil sur Deezer où quelques morceaux utilisés dans Divine sont disponibles à l'écoute gratuitement sur ce lien.

 

Vous pourrez ainsi entendre :

 

Sans lendemain de Frehel dont je vous recopiais quelques paroles ci-dessous
(La vidéo est ici sur Dailymotion)

 

Love in Portofino de Fred Buscaglione
La vidéo est ici sur YouTube


Cala Meo Amor de Sylvia Telles, à écouter sur Deezer ici.

 

Ou encore Settanta volte sette d'Ennio Morricone, musique du film La Tragédie d'un homme ridicule de Bernardo Bertolucci, à écouter sur Deezer ici.
Ci-dessus en vidéo, un extrait du film à voir sur YouTube ici.

 


Les Bonnes mises en scène par Jacques Vincey se joue en même temps que Divine, dans la grande salle.
Ce soir après la représentation, vous pourrez rencontrer Jacques Vincey
au foyer-bar. Bon mardi !


Bizarre, bizarre...

«—Bizarre, bizarre…
— Qu'est-ce qu'il a ?
— Qui ?
— Votre couteau!
— Comment ?
— Vous regardez votre couteau et vous dites "bizarre, bizarre". Alors je croyais que ...
— Moi, j'ai dit "bizarre, bizarre", comme c'est étrange ! Pourquoi aurais-je dit "bizarre, bizarre" ?
— Je vous assure,  cher cousin, que vous avez dit "bizarre, bizarre".
— Moi, j'ai dit "bizarre"... Comme c'est bizarre. »
 

En 1937, dans Drôle de drame de Marcel Carné, Louis Jouvet et Michel Simon jouaient avec beaucoup de sérieux un dialogue absurde qui allait devenir culte.

 

La scène dure deux minutes.
Si vous ne voyez pas la vidéo sur YouTube, cliquez ici.

 

 

Louis Jouvet a été le directeur de l'Athénée de 1934 à sa mort en 1951.

C'est en son hommage qu'un lecteur du blog, Pierre, m'a envoyé une carte de voeux créée par ses soins et dont je vous fait profiter également pour vous souhaiter la bonne année :

 

Si vous ne voyez pas l'image, cliquez sur "charger/afficher les images" dans votre messagerie ou allez sur le blog en cliquant ici.


Encore mes meilleurs voeux pour 2012 et à demain !

 

 

Le sondage sur la définition de l'opéra-bouffe est toujours en ligne sur le blog. Pour vous aider, le petit article que j'avais écrit en 2009 sur le sujet se trouve ici

La Botte secrète se joue jusqu'à ce week-end!


Oui oui oui oui oui oui oui oui ouiiiiiii

Les chanteurs lyriques s'échauffent systématiquement avant d'entrer en scène : dans un petit théâtre comme l'Athénée où les loges sont petites et proches des bureaux, quelques pas avec un micro peuvent facilement capter des vocalises qui s'entremêlent à travers les portes des loges pendant qu'un instrumentiste profite du piano et que les techniciens assurent les derniers réglages…

La bande-son dure une minute. Si vous n'entendez rien, cliquez ici.

 

Pour entendre les chanteurs dans leur rôle de La Botte secrète, vous avez jusqu'au 8 janvier.
D'ici-là, bon nouvel an et à mardi !


Être, c'est être vu

Vendredi commencera à l'Athénée une pièce de Samuel Beckett mise en scène et interprétée par Robert Wilson.

L'Athénée a programmé plusieurs textes de Beckett ces dernières années : Fin de partie, En attendant Godot et Oh les beaux jours en particulier. C'est en cherchant des curiosités afin de ne pas me répéter sur le blog par rapport aux années précédentes que je suis tombée sur un film écrit par Samuel Beckett et interprété par Buster Keaton.

Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez ici

 

Il s'agit de Film (tout simplement), un court-métrage d'une vingtaine de minutes écrit par Beckett et réalisé par Alan Schneider en 1965. L'on y voit un homme de dos, joué par Buster Keaton qui, après avoir terrorisé des passants par sa simple présence, se calfeutre chez lui pour se soustraire à la lumière et au regard des autres.

Étrange objet muet où l'on voit apparaître en filigrane les thèmes de la solitude, de la fuite, du regard des autres, la peur de la mort, le face à face avec soi-même ou de la tentation du rien, sans se départir pour autant d'une légère sensation d'absurde où transparaît l'humour noir de Beckett.

Ce que Samuel Beckett écrivit lui-même sur son film exprime sans doute son point de départ essentiel :  "La recherche du non-être par suppression de toute perception étrangère achoppe sur l'insupprimable perception de soi"
(publiée dans Comédie et actes divers, Minuit, 1972, p. 113).
Il cite également la citation latine Esse est percipi, qui sera peut-être plus claire : être, c'est être perçu.

À l'Athénée, Krapp's Last Tape se joue à partir de vendredi pour sept représentations.


Bibliographie : "Film de Beckett : l'hypoténuse de l'oeil" in La Pénultième est morte : spectographies de la modernité, Jean-Michel Rabaté, Éditions Champ Vallon, Seyssel, 1993
Page consacrée à l'exposition Beckett donnée en 2007 au Centre Georges Pompidou.


Il y a beaucoup de parachutistes qui s'ignorent

Il y a quelques années, en cours de cinéma, un professeur nous montrait à moi et mes camarades le court-métrage Césarée réalisé par Marguerite Duras.

C'est en cherchant ce court-métrage pour vous le montrer que je suis tombée sur une interview de Duras qui m'a semblé plus intéressante : comme son évocation de l'an 2000 frappait par sa clairvoyance (c'est ici sur le blog), ses propos sur l'insolence, le pouvoir ou l'industrie culturelle résonnent toujours pleinement aujourd'hui et témoignent d'un réel engagement.


Pour ceux qui n'auraient pas le temps d'écouter 15 minutes d'entretien, voici quelques morceaux choisis :


"— Est-ce qu'il vous arrive de cultiver l'insolence pour votre plaisir ?
Pour ma santé peut-être. [...]
Dans l'insolence, je trouve tout de même qu'il y a quelque chose de douteux : c'est quand même un dialogue avec l'ennemi.  [...]

Tout le monde se dit marxiste aujourd'hui de nos jours. Même la droite. [...]

Il y a des producteurs [de cinéma] fauchés, ça existe. Mais il y a les producteurs qui produisent les grosses productions du samedi soir, ce que j'appelle le cinéma des travailleurs, celui qui ne se choisit pas, ces salles dans lesquelles les gens s'engouffrent comme on va à l'usine… Ces gens se disent qu'il y a du fric là et qu'ils vont le prendre, qu'ils vont le piquer… C'est déjà un comportement de droite. Vous, ça ne vous intéresserait pas de faire une chose abominable, très très ennuyeuse, uniquement pour gagner de l'argent… [...]
Je ne connais pas les cinéastes en place : toute cette clique commerciale, je ne la connais pas, pensez-vous, j'aurais honte de sortir avec. [...] [Il faudrait instaurer] un mot d'ordre très bref : insultez-les. [...]

Les films sur la guerre m'ont toujours parus suspects : quand vous avez envie de faire un film sur la guerre, c'est ce que vous traînez derrière vous une sorte de nostalgie —peut-être pas de la guerre à proprement parler, mais en tout cas de la violence. [...]
Ces films ont beaucoup de succès, toujours : il y a beaucoup de parachutistes qui s'ignorent. [...]

Elle est tout, notre époque. C'est un chaos. Mais la place de l'insolence y est peut-être moins grande que celle de la colère ou du refus. [...]

Bien sûr qu'il faut se battre contre la tour, contre tout ce qu'elle suppose. Mais on peut se battre avec humour : on peut dire qu'elle penche par exemple. Ce que tout le monde sait. La tour penche. Maintenant qu'elle est faite, on peut bien l'avouer. [...]

Je n'insulte personne dans la rue. Je fais comme beaucoup d'autres femmes par exemple, je déclare que je me suis fait avorter. Dans ce cas-là, on m'insulte dans la rue. Les gens m'insultent parce que j'ose le dire."

 

 

Vous pouvez écouter l'entretien ici ou cliquer ci-dessous, sur l'image :


Je ne connais pas l'origine exacte de l'interview, la description sous la vidéo étant rédigée en vietnamien
(véridique) et rien ne m'ayant permis d'en trouver une autre occurrence. D'après un autre site internet, il s'agirait d'un entretien avec André Halimi réalisé en décembre 1973, mais rien d'autre ne me permet de le confirmer : peut-être serez-vous vous meilleur détective que moi ?


Ce soir, je pars interviewer Philippe Sireuil, le metteur en scène de Savannah Bay : l'entretien paraîtra la semaine prochaine sur le blog ! Savannah Bay et Le Shaga de Duras se jouent jusqu'à samedi prochain. Bon week-end.


Des dessous XXS

On connaissait les dessous de scène de la grande salle de l'Athénée : spacieux, ils accueillent en effet les ateliers techniques et parfois les loges des musiciens dans le cas de spectacles musicaux.
Pour ceux qui l'avaient ratée, voici une petite vidéo que j'avais faite il y a deux ans pour vous faire découvrir l'endroit :

 

 

Cliquez ici pour voir la vidéo sur YouTube

 

En ce moment, une deuxième salle est utilisée à l'Athénée : la salle Christian-Bérard ou "petite salle" qui, après une belle carrière de réserve à costumes, accueille aujourd'hui Le Shaga.
Qui dit petite salle dit petits dessous : ceux-ci n'ont même pas de vraie porte (en tout cas pas pour les gens de plus de quatre ans)

 

 

À défaut de vastes dessous, la salle Christian-Bérard dispose de vraies loges à découvrir dans un prochain article.


J'en profite pour faire un erratum accompagné de regrets éternels : c'est Denis Léger, actuel directeur technique de l'Athénée, qui fut engagé par Pierre Bergé en 1977 pour conduire les travaux de rénovation et l'ouverture de la salle Christian-Bérard avant d'en devenir régisseur général
(et non, comme je l'annonçais ici, Dominique Lemaire, son adjoint, qui a été embauché quelques années plus tard).
Mais je pense que les concernés ne m'en voudront pas : comme on l'a déjà vu ici par exemple, Dominique et Denis forment un parfait binôme.



Le Shaga se joue dans la mise en scène de Claire Deluca jusqu'au 26 novembre, en même temps que Savannah Bay mis en scène par Philippe Sireuil dans la grande salle.


Il m'est arrivé de mourir chaque soir au théâtre

J'étais hier soir à la répétition générale de Savannah Bay de Marguerite Duras, qui se joue à partir d'aujourd'hui à l'Athénée.

Seule au balcon, j'ai eu tout le loisir de sortir mon matériel pour filmer quelques extraits de la pièce.
Voici mon préféré, un passage de deux minutes où le personnage interprété par Jacqueline Bir exprime combien le vécu d'une actrice influence son travail.

 

Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez ici pour la regarder sur YouTube.



Savannah Bay de Marguerite Duras mis en scène par Philippe Sireuil avec Jacqueline Bir et Edwige Baily se joue du 4 au 26 novembre à l'Athénée.
Au même moment, dans la petite salle, on joue Le Shaga de Marguerite Duras mis en scène par Claire Deluca et Jean-Marie Lehec.

Bon week-end !


Marguerite, Madeleine et Bulle

À partir de vendredi, deux textes de Marguerite Duras seront représentés à l'Athénée : Savannah Bay et Le Shaga.

Savannah Bay a été créé en 1983 dans la mise en scène de Marguerite Duras elle-même, avec Bulle Ogier et Madeleine Renaud. J'ai trouvé sur le site de l'INA un reportage présentant des extraits du spectacle et une interview de Bulle Ogier.

Vous pouvez visionner la vidéo en cliquant ici.



Savannah Bay se joue à partir de vendredi à l'Athénée dans la grande salle dans la mise en scène de Philippe Sireuil.
Le Shaga sera représenté aux même dates dans la petite salle (salle Christian Bérard), dans la mise en scène de Claire Deluca et Jean-Marie Lehec.

Bonne journée et à demain.


Lady Antoine

En complément des portraits de spectateurs, j'avais envie de vous proposer des portraits des gens qui travaillent à l'Athénée. Puisqu'il paraît que les derniers seront les premiers, commençons par un stagiaire.

Antoine
a vingt-et-un ans, et il est en stage au service communication et relations publiques de l'Athénée jusqu'en fin juillet.
Il mesure un mètre quatre-vingt-dix, porte des espadrilles et des lunettes de soleil en forme de coeur, et apparemment, il miaule en travaillant (vous avez bien lu). Quand il ne connaît pas quelqu'un ou quelque chose, il dit "mais voilà qui" ou "mais voilà quoi", et il a beaucoup d'humour.

Entre autres tares, Antoine est fan de la chanteuse Lady Gaga (c'est un peu comme Madonna, mais en jeune) Qu'en pensent ses collègues ?
Églantine : — « Rien.
Florence : — Stop aux chansons en boucle ! Je ne suis pas particulièrement fan de sa musique.
Alexandra : —Je ne la connais comme artiste, je ne vois que ses fringues et ses coiffures dans les magazines. Je n'ai pas vraiment d'opinion. Mais depuis le clip d'Antoine que j'ai vu et revu au moins cent fois (je suis fan), je commence à me familiariser avec son univers. »

Comment? Le "clip" d'Antoine? Mais oui : Antoine est tellement fan de Lady Gaga qu'il participe à un concours pour la rencontrer. Le principe ? Concevoir un clip sur une de ses chansons : voici celui d'Antoine, qui a été tourné à l'Athénée.

 

Si vous ne voyez pas la vidéo, elle est ici sur YouTube.

Plus vous serez nombreux à le regarder, plus il aura de chances de gagner, merci pour lui ! En coupant le son pour les anti-Gaga, ça marche aussi. Cela vous permettra en outre d'avoir un certain aperçu du personnage, de ses lunettes et de ses espadrilles.


« — Antoine,  pourquoi avoir postulé à l'Athénée ?
— Je cherchais un stage dans le spectacle vivant et c'est la première offre que j'ai vue. Je connaissais le théâtre pour avoir distribué le mensuel gratuit La Terrasse à ses spectateurs. J'aimais beaucoup leur site internet, le graphisme de leurs affiches conçues par Malte Martin...
— Alors par contre, le blog, rien du tout, merci bien…
—Attends ! Je connaissais le blog par ma grand-mère qui le lit tous les jours [j'en profite pour saluer la grand-mère d'Antoine, merci de votre fidélité Madame] et qui était donc vraiment contente que j'aille à l'Athénée. D'ailleurs elle ne comprenait pas bien ce que j'allais bien pouvoir y faire si ce n'était pas pour écrire sur le blog… J'étais un peu angoissé par l'entretien…
Florence : — Mais non, tu n'étais pas stressé…?Antoine : —Mais si, j'étais stressé! C'était mon premier entretien de stage, c'était devant quatre personnes, j'avais failli me vautrer dans les escaliers…

—Cela me fait penser que j'ai oublié une autre tare : tu t'appelles Antoine Vieillard.
— C'était un peu pénible à l'école primaire, mais cela va mieux maintenant. J'ai quand même toujours droit à l'éternelle blague : "vous êtes bien jeune pour un vieillard"…

— L'équipe de l'Athénée t'a choisi pour tes qualités humaines, pour ta formation mais également parce que tu fais du théâtre. Tu peux nous en dire davantage ?

— Je fais du théâtre dans la troupe de mon école, le CELSA. Cette année, nous avons joué L'Émission de télévision de Michel Vinaver, dont la dernière sera le 20 juin au Petit Théâtre de Paris, dans le 9e. Je joue un homme de cinquante ans qui doit participer à une émission de télévision sur le chômage, et qui se fait assassiner au début de la pièce.
— C'est un petit rôle, si tu te fais tuer dès le début…
— Oui, mais ensuite toute la pièce parle de moi en cherchant à élucider mon meurtre, alors ça compense.

— Comment se passe ton stage à l'Athénée ?

— J'adore être ici ! C'est difficile de trouver un lieu, des missions, une stratégie internet, une équipe, une programmation, une politique etc. aussi bien que ce Théâtre. En plus, je ne m'attendais pas à être reçu comme ça, je suis ravi.

— Qu'est-ce que tu veux faire plus tard ?
— C'est une question horrible…. Dans l'idéal, j'aimerais travailler dans la culture et gagner pas mal d'argent.
— Tu sais pourtant bien qu'entre "culture" et "argent", il faut souvent choisir…
— Oui, il faudrait que j'arrête avec mes idéaux….

— Et sinon, tu nous expliques pourquoi tu portes des lunettes de soleil en forme de cœur et des espadrilles ?
— Elles sont à ma sœur. En fait, j'ai marché sur les miennes lors du dernier festival de théâtre auquel j'ai participé avec ma troupe, alors j'ai pris celles de ma sœur pour les remplacer. J'en avais un peu honte au début, mais maintenant j'assume.
Quant aux espadrilles, c'est parce que ma famille a une petite maison dans le pays basque où j'adore aller en vacances. Les espadrilles, c'est le lien avec cette maison : ce sont les seules espadrilles fabriquées en France, dans le Pays Basque, et la marque s'appelle Mauleon.

— Deux questions rituelles du blog (pour comprendre pourquoi, cliquez ici) : aimes-tu les endives au jambon et regardes-tu le sport à la télévision ?
— Mon père en fait de très bonnes, gratinées avec un peu de gruyère et de la crème. Petite astuce : il faut mettre un carré de sucre dans la poêle pendant qu'on fait revenir les endives afin de leur ôter un peu d'amertume.
Je regarde le foot lorsque c'est imposé par mon père et mon frère, le tennis car ça détend en période de concours (tu te dis "allez, je regarde une demi-heure et j'y vais" et en fait tu regardes tout Roland-Garros) et quelquefois les jeux olympiques.

— Qu'aimerais-tu dire aux lecteurs du blog ?
— Regardez ma vidéo sur Lady Gaga et abonnez-vous à l'Athénée !!!
— C'est tout ? On voit que tu travailles dans la communication, toi…
— Ah si, je cherche aussi une colocation à Paris à partir du mois de septembre pour un loyer d'environ cinq cents euros par mois, si quelqu'un a des idées…. »

J'en profite pour passer le bonjour aux stagiaires en communication et relations publiques que j'ai vues passer à l'Athénée depuis mon arrivée : Léa, Inès, Mathilde, Laura, Gretel et Laetitia.
Si vous voulez être stagiaire à l'Athénée, sachez qu'il y a des possibilités pour des stages de six mois en communication-relations publiques et au développement (location d'espaces et mécénat, où l'on trouve actuellement Mélina).

Conseils de l'équipe de l'Athénée pour voir sa candidature retenue : aimer et connaître le spectacle vivant, avoir des compétences dans le domaine demandé, être enthousiaste, être vif et organisé, avoir un bon esprit, et ne pas être fan de Lady Gaga.

Bonne journée à tous.

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