Toi toi mon toit

Cela fait un petit moment que j'ai repéré la trappe qui mène au toit de l'Athénée.

Seulement voilà, c'est sans doute le seul lieu de l'Athénée où je n'ai pas le droit d'aller seule : il n'était cependant pas évident de me trouver un membre de l'équipe technique pour m'accompagner, le personnel de l'Athénée ayant souvent des choses plus urgentes à faire que de vérifier que je ne glisse pas sur des tôles.

Heureusement, je suis très persévérante (qui a dit "têtue comme une mule"? Papa, Maman, je vous ai entendus !).
Mon dévolu s'est jeté sur Dominique, directeur technique adjoint de l'Athénée et bon photographe amateur, sans doute le plus à même de comprendre que quand on a décidé de prendre des photos à un endroit précis, on fera tout pour mettre l'idée à exécution.

J'ai quand même mis quelques temps à le convaincre : Dominique a du travail, et puis "mais je te jure qu'il n'y a rien à voir sur ce toit! Il y a de la tôle, des cheminées et un bout de l'opéra Garnier, point! L'Athénée n'est pas un bâtiment très haut, on ne voit rien. Et puis tu vas glisser avec tes petites chaussures".
Mais j'ai quand même très envie d'aller ce toit et, heureusement, la technique éprouvée de revenir périodiquement sur un sujet l'air de rien pendant plusieurs mois a finalement marché. Dominique a fini par céder en soupirant ("bon de toutes façons ça ne va pas durer trois heures") et m'a emmenée sur le toit il y a quelques jours. Le pire, c'est qu'il n'avait même pas l'air de m'en vouloir : il s'est laissé prendre en photo de bonne grâce et m'a signalé les quelques centres d'intérêts du lieu.

Dominique

 

Une statue dorée de l'opéra de Paris (Palais Garnier)

 

Un bout de la Tour Eiffel

 

Les statues dorées de l'Opéra Garnier se reflétant dans la vitre de l'immeuble d'en face

 

 

Il se trouve que Dominique et moi ne nous trouvions pas seuls sur le toit : nous étions accompagnés d'une troisième personne, que vous découvrirez demain pour le dernier billet de la saison.

Les Garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne continue à l'Athénée jusqu'au 17 juillet !



Merci à Dominique pour sa collaboration et à Denis pour le titre.


Les petits objets de Denis Léger (4)

Si vous habitez dans une grande ville, vous avez sans doute déjà vu ces présentoirs comportant différentes cartes postales publicitaires que l’on trouve dans les cafés, restaurants, magasins, universités et autres lieux publics.

Au début du 20e siècle, ce réseau de cartes publicitaires n’existait pas : la Poste, par contre, si.

C’est Denis Léger, directeur technique de l’Athénée, qui conserve dans son bureau ces cartes postales faisant la promotion de deux spectacles du Théâtre.

 

 

 

Elles vantent toutes deux l’”immense succès” de deux pièces jouées à l’Athénée en 1905-1906 : Triplepatte de Tristan Bernard pour la première, La petite Milliardaire de Henry Dumay et Louis Forest pour la seconde.

Si le verso de la seconde est complètement vierge, la première était manifestement destinée à être envoyée : ne figurent pourtant que les coordonnées du destinataire (Madame Martel, qui habitait donc en Champagne-Ardenne) sans message d’accompagnement ni timbre ou cachet. Si jamais vous connaissez une famille Martel à Champfleury….


Bon jeudi. À l’Athénée, Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé se joue jusqu’à samedi.


Monsieur Jouvet, un autographe!

Nous avons déjà eu l’occasion de le voir ensemble, l’Athénée offre de nombreux témoignages du passé à qui a l’occasion d’y farfouiller.

Avec Denis Léger, directeur technique du théâtre, je n’ai même pas besoin de beaucoup me fouler: il suffit d’une courte visite dans son bureau pour qu’il ouvre son placard (que dis-je, sa caverne aux trésors) et m’en sorte de nombreux documents authentiques et inédits, dont, par exemple, ce papier format A5 :

 

 

Il s’agit d’une demande d’invitation à un spectacle pour Abel Hermant, écrivain membre de l’Académie française qui tenait également une chronique dans Le Temps ou Le Figaro (et accessoirement condamné après la seconde guerre mondiale pour des faits de collaboration, mais je m’égare).

Au vu de la date, 22 mai 1934, il s’agirait de La Machine infernale de Jean Cocteau mis en scène par Louis Jouvet et créé le 10 avril 1934 à la Comédie des Champs-Élysées (Paris 8e) dont Louis Jouvet était à l’époque le directeur -il prendra la tête de l’Athénée quelques mois plus tard.

La demande est signée G. de Guilhermy, apparemment journaliste au Figaro (je dis “apparemment”, car la seule occurrence que j’ai pu retrouver de lui est une chronique de manoeuvres militaires effectuées en Normandie en 1937). Elle a été acceptée par Louis Jouvet dont on peut voir l’approbation et la signature en rouge sur le document.

Bonne semaine à tous.


Quand l'Athénée était en travaux....

Si l’Athénée est aujourd’hui l’un des plus beaux théâtres de Paris (non, je ne dis pas cela parce que j’y travaille), il était en piteux état lorsque Patrice Martinet en prit la direction en 1993.


Construit en 1893, l’Athénée n’a pas connu de travaux importants entre 1896 et 1978, l’année où Pierre Bergé en devient directeur, soit quasiment un siècle.
Pierre Bergé
crée dans les combles une deuxième salle de spectacle, la salle Christian-Bérard, et fait réaliser quelques travaux d’aménagements dans les parties accueillant le public et le personnel administratif.
En 1992, une partie de la cage de scène est rénovée.


En 1993, Patrice Martinet ne peut que constater la nécessité d’engager des travaux de grande ampleur: la cage de scène est loin d’être sécurisée, l’électricité est en 110 volts avec les fils datant de l’époque de construction (fin du 19e siècle, donc…), le chauffage fonctionne à vapeur, certaines loges et toutes les baignoires de la salle ont été supprimées, la façade a besoin d’un ravalement et son balcon s’est en partie effondré.

Les travaux sont chiffrés à trente millions de francs
, soit cinq millions d’euros.


Toute l’équipe de l’Athénée
, et en particulier Patrice Martinet, Denis Léger, Dominique Lemaire (tous trois toujours en poste au Théâtre aujourd’hui!), Patrick Penot et Denis Bretin, se mobilise pour rassembler les fonds et concevoir les travaux.


Il faut d’abord classer l’Athénée aux Monuments Historiques pour que l’État finance l’opération à hauteur de 50%, puis réunir la moitié restante qui sera fournie par la ville de Paris, le conseil régional d’Île-de-France et de nombreux mécènes comme Groupama (propriétaire, encore aujourd’hui, du bâtiment de l’Athénée), Pierre Bergé et des particuliers réunis au sein de la société des amis de l’Athénée.


L’incroyable mobilisation qui eut lieu pour réaliser cette campagne de travaux permit de (re)donner naissance au théâtre que vous voyez aujourd’hui: l’ensemble du bâtiment a été entièrement réhabilité, la cage de scène complètement reconstruite, le système de son refait, la fosse d’orchestre redécouverte et agrandie, la salle redorée, les baignoires et loges ressuscitées, l’électricité et l’éclairage entièrement changés, les fauteuils du parterre restaurés et le reste du mobilier reconstruit à l’identique.


Aujourd’hui, avant chaque représentation, l’on voit des spectateurs qui s’extasient devant le lustre ou les décors de la salle, d’autres qui prennent des photos.
Rassurez-vous, même en y travaillant tous les jours, on ne peut s’empêcher de se dire à chaque fois que l’on traverse la scène: “c’est beau, quand même…”.

 

Si mes recherches s'avèrent fructueuses, je vous livrerai bientôt quelques photos de l'Athénée avant et pendant travaux!

À demain.

 

PS : Pour davantage d’informations, vous pouvez consulter le livre Si l’on voulait écrire l’histoire du théâtre. Athénée Théâtre Louis-Jouvet 1982-2007 paru chez Biro Éditeur en 2007 et en vente auprès de l’Athénée.


Des photos inédites de Louis Jouvet

Petit rappel introductif à ceux qui prennent l’affaire en cours de route et aux autres qui auront peut-être besoin qu’on leur rafraîchisse la mémoire: Louis Jouvet fut machiniste, costumier, accessoiriste, peintre, éclairagiste, comédien et metteur en scène, mais également directeur de l’Athénée de 1943 à 1951 (il est d’ailleurs décédé dans les murs du Théâtre).

De 1941 à 1945, ne pouvant exercer son métier comme il l’entendait du fait de l’occupation allemande, Louis Jouvet entreprit une tournée théâtrale en Amérique latine avec toute sa troupe.

C’est en 1942 qu’il croise la route de Denise Mireille Delavigne, épouse d’un diplomate en poste à Rio de Janeiro qui décidera de quitter maison et mari pour accompagner la tournée de la compagnie Louis Jouvet.

Denise Mireille Delavigne est décédée il y a peu: de son aventure théâtrale en Amérique latine, elle a tiré un récit et conservé quelques photos.
Le tout est parvenu à l’Athénée l’année dernière grâce au personnel de la maison de retraite où elle a fini sa vie.

Ici, je vous racontais la découverte de ce manuscrit ; , je vous livrais une lettre inédite de Louis Jouvet. Aujourd’hui, voici trois photos découvertes dans le précieux classeur:

 

Louis Jouvet en compagnie de Denise Mireille Delavigne.

 

 

Louis Jouvet.

Il est inscrit au dos de la photo de la main de Denise Mireille Delavigne : “Jouvet durant le voyage. Medellín, 1943”
(NB: Medellín est une ville située au sud de la Colombie)

 

 

 

Une photo que Louis Jouvet a dédicacée à Denise Mireille Delavigne.

La dédicace est la suivante:
“25 oct. 42
En souvenir de la compagne d’Amérique du Sud
À Denise dite Mireille
Avec affection
Louis Jouvet”


À venir, une petite histoire (en plusieurs partie) de cette tournée en Amérique latine selon le récit qu’en a fait Denise Mireille Delavigne.


Une autre femme se pose la question de quitter maison et mari: c'est la Nora d'Une Maison de Poupées d'Ibsen, qui sera présentée à l'Athénée dès le 6 mai dans la mise en scène de Nils Öhlund.


Bon mardi!


Signé Louis Jouvet

Je vous parlais le 27 octobre dernier de Denise Mireille Delavigne, qui a accompagné la troupe de Louis Jouvet (directeur de l'Athénée de 1934 à 1951) sur une partie de leur tournée en Amérique du Sud dans les années 1940.

C'est au moment de son décès que les employés de la maison de retraite où elle séjournait ont retrouvé dans ses affaires un manuscrit racontant cette tournée en Amérique du Sud ainsi que de nombreuses photographies et des lettres.

Je vous livre ce matin une lettre que Louis Jouvet lui a écrite en avril 1944 alors qu'elle était coincée pour plus d'un an au Mexique après avoir contracté la fièvre typhoïde.

Contenu de la lettre :
"Ma petite Denise, C'est une maigre consolation de savoir ce qu'on a quand on est malade mais c'en est une... Et que tu aies si bravement attendu pour te déclarer est encore un bénéfice... Je ne suis pas passé te voir. J'ai gardé la chambre hier et aujourd'hui et je partirai mercredi matin pour cinq à six jours à la campagne. J'enverrai mon adresse pour que Régis puisse nous donner de tes nouvelles. Ne t'inquiète pas. Sois sage et laisse-toi soigner. Marcel te portera ce mot -qu'il te dise mon affection très sincère et tous les voeux que je fais pour te revoir en santé, jolie, et heureuse. Je t'embrasse. Louis Jouvet."


À l'Athénée, Vénus continue encore pendant deux semaines! Bon mardi.


C'est vraiment l'usine

Bonjour à tous,

J’espère que tout va bien pour vous après cette semaine d’interruption du blog.

Du côté de l’Athénée, le spectacle de Guillaume Gallienne Les Garçons et Guillaume, à table! s’est terminé pour laisser place à Vénus de Suzan-Lori Parks qui commencera dans très exactement dix jours.

 

 

L’équipe de Vénus répète désormais à l’Athénée après être passée par le Théâtre du Colombier à Bagnolet (vous aviez pu voir des photos ici ou ) ainsi que par L’Avant-Rue dans le 17e arrondissement de Paris où ils travaillaient jusqu’à la semaine dernière.

 

 

Usine construite à la fin du 19e pour abriter successivement (et entre autres) la fabrication de monte-charges, de carreaux de faïence, de lits en fer forgé ou de maquillage, l’Avant-Rue est aujourd’hui un lieu qui accueille des artistes en favorisant les rencontres avec les habitants du quartier ainsi que la mise en réseau de résidences d’artistes au niveau européen.

 

 

Le caractère industriel du lieu a été préservé, et l’ambiance des répétitions de Vénus a ainsi été très différente d’un endroit à un autre -je me demande d’ailleurs au passage quelle est la nature et le degré d’influence d’un lieu de travail sur l’œuvre finalement créée, mais nous aurons sans doute l’occasion d’en reparler.

 

 

Vénus commencera le jeudi 11 mars à l’Athénée pour un peu plus de deux semaines de représentations. Vous pouvez toujours soutenir le spectacle (plus d’informations ici).

Bon lundi!

 


Les dieux du stade (3)

Souvenez-vous, je vous parlais le 6 mars dernier du calendrier dénudé qu'avait réalisé le personnel de l'Athénée en 1997 avec le photographe Fabien Calcavechia et vous en avais reproduit deux pages le 19 juin.

Grâce à l'autorisation du photographe et de ses modèles, en voici aujourd'hui deux autres!
(Les deux jeunes hommes de cette photo travaillent encore actuellement à l'Athénée)

 

(c) Fabien Calcavechia

 

(c) Fabien Calcavechia

 

Bon début de semaine à tous.


PS: Désolée de l'envoi tardif de ce billet dû à quelques problèmes techniques qui nous auront occupés une bonne partie de la matinée...


“Sourire‚ faire le bel esprit. Et taire la menace de la mort.”

Le mardi 10 mai 1994, Jean-Luc Lagarce, metteur en scène de La Cantatrice chauve, écrit dans son Journal :
Dois aussi appeler Martinet et l’Athénée pour un rendez-vous et parler de la saison 1995-1996. (On ne hurle pas de rire !)”

Je ne l’avais pas réalisé, mais c’est vrai, avant de mourir en 1995, Jean-Luc Lagarce est passé dans les murs de l’Athénée et a collaboré avec son directeur Patrice Martinet qui a bien voulu nous livrer ses souvenirs à ce sujet.

Lorsque Patrice Martinet prend la direction de l’Athénée en 1993, il a déjà vu et particulièrement apprécié deux mises en scène de Jean-Luc Lagarce: Le Malade Imaginaire et La Cantatrice chauve, qu’il ne pourra d’ailleurs pas programmer immédiatement à cause d’une histoire de droits exclusifs accordés à un certain Théâtre de la Huchette à Paris…
Patience étant mère de sûreté, cette Cantatrice chauve sera finalement donnée à l'Athénée en 2007 puis en 2009 (et c'est justement ce que vous pouvez aller voir jusqu'à samedi).

Patrice Martinet décide alors de programmer le spectacle que Jean-Luc Lagarce est en train de préparer: L’Île des Esclaves de Marivaux sera représenté à l’Athénée pour la première saison du mandat de Patrice Martinet qui parle aujourd’hui de Jean-Luc Lagarce comme d’un homme qui aimait le théâtre dans tous ses aspects, dans la définition que Brecht en donnait -quand le bricolage rencontre la métaphysique.

L’Athénée ferme pour travaux en fin 1995, et Patrice Martinet programme Lulu de Wedekind mis en scène par Jean-Luc Lagarce pour la réouverture du théâtre après la rénovation de sa façade.
Les répétitions sont difficiles: les travaux sont plus importants que prévus, l’équipe se retrouve à travailler dans des conditions très inconfortables et la date de la première doit être repoussée pour laisser au chantier de rénovation le temps de se terminer…
En octobre, les répétitions s’interrompent le temps de la tournée d’un autre spectacle de   la compagnie: c’est à ce moment-là, hors de l’effervescence de la création de Lulu, que Jean-Luc Lagarce est mort.

À l’exception de l’acteur Daniel Emilfork qui préfère se retirer du projet, l’équipe choisit de mener Lulu à son terme. C’est François Berreur qui en achève la mise en scène et la première a lieu le 8 janvier 1996 dans la grande salle de l’Athénée.

Au même moment, salle Christian Bérard, Mireille Herbstmeyer, qui interprète encore aujourd’hui Madame Smith dans La Cantatrice chauve, joue Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne écrit et mis en scène par Jean-Luc Lagarce.


L’Athénée est restée fidèle à Jean-Luc Lagarce: pour voir sa mise en scène de La Cantatrice chauve, vous avez jusqu’à samedi.
Et pour découvrir Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne, toujours avec Mireille Herbstmeyer mais cette fois dans la mise en scène de François Berreur, cela sera du 3 au 12 décembre prochains...

Bonne journée à tous.


“Denise, ça fait demi-monde. Je t’appellerai Mireille.”

Il y a quelques mois, un certain Hervé Riot téléphonait à Julie Bellanger, assistante de direction à l’Athénée, pour lui annoncer une drôle de nouvelle: l’une des pensionnaires de la maison de retraite où il travaille venait de décéder, et il se retrouvait avec des papiers que la famille ne souhaitait pas récupérer. Et de nombreux documents mentionnant abondamment Louis Jouvet, il avait pensé que l’équipe de l’Athénée serait intéressée...

Quelques semaines plus tard, un gros classeur et un album photo intitulé “Vie exquise de 1916 à 1949” atterrissait donc à l’Athénée. À l’intérieur, des photos et lettres de Louis Jouvet, des programmes de ses spectacles et surtout, un récit complet des moments que l’auteure a passés avec la troupe de Louis Jouvet.

Denise Mireille Delavigne a en effet fait partie de la compagnie Louis Jouvet au moment de sa tournée en Amérique du Sud de 1941 à 1945: si la carte de ce périple est aujourd’hui visible dans l’un des couloirs de l’Athénée (premier étage, côté cour), nous n’avions que peu d’informations à ce sujet.

Je n’en suis qu’au début du déchiffrage du manuscrit et de l’examen des très nombreuses photographies, mais je me ferai un plaisir de vous livrer quelques anecdotes, photos et extraits de lettres au fil de mes lectures.

À bientôt donc en compagnie de Denise (rebaptisée Mireille par Louis Jouvet dès leur première conversation), Louis, Madeleine, Christian, Romain, Monique, Wanda, René, Camille, Léon, Marthe, Germaine et tant d’autres en tournée théâtrale en Amérique du Sud dans les années 1940.

Bon mardi!

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