Pourquoi porter des chaussures quand on peut les manger ?

Hier, pour la première de Divine, Daniel Larrieu et son collaborateur Colin offraient à toute l'équipe de l'Athénée une petite chaussure à talon en chocolat accompagnée d'un petit mot. Chacun(e) avait déposé la sienne sur son bureau...

 

 

Normalement spécialiste des boîtes de chocolats périmées dans mes placards (j'ai vérifié, il me reste des choses qu'on m'a offertes à l'été 2010), j'ai croqué la mienne en commençant par le talon peu après mon arrivée chez moi hier soir.

 

 

 

Pour voir les véritables chaussures de Divine mis en scène par Gloria Paris et chorégraphié et interprété par Daniel Larrieu, c'est ici sur le blog ou à l'Athénée jusqu'au 4 février. Les Bonnes mises en scène par Jacques Vincey se jouent en même temps dans la grande salle!


À toi, lecteur plus intelligent que moi

Bon. C'est sûr que la physique, ça n'a jamais été mon truc. Pas que j'y mette de la mauvaise volonté mais plutôt qu'il me manque une case sur le sujet : cet été par exemple, j'ai voulu lire le Sciences et Vie junior de mon cousin de quatorze ans, et je n'ai pas tout compris.

Voilà pourquoi je m'en remets à vous sur un sujet qui me laisse perplexe : la semaine dernière, je me suis postée sur le côté du plateau de la grande salle pour prendre quelques photos des Bonnes —je remercie d'ailleurs toute l'équipe qui a accepté que je reste à quelques mètres d'eux avec mon appareil pendant toute la représentation.

Très graphique, la mise en scène des Bonnes par Jacques Vincey crée une esthétique très ciselée où le noir et blanc dessine une géométrie parfaite qui ne tolère que quelques taches de couleur très définies.

Il y a quelques néons blancs sur le décor. Pourquoi, sur TOUTES mes photos, ces néons apparaissent entièrement ou partiellement jaunes, quels que soient les réglages de mon appareil photo ? C'est agaçant.
(preuves ci-dessous)

Si vous avez une explication, vous pouvez me la proposer en laissant un commentaire ici. Reconnaissance éternelle.

 

Aaaaaaah !!!!

 

 

Iiiiiiiiiiirk !!!

 

 

&"%*$£/§#@ !!!
(notez, si cela peut aider, que l'un des néons n'est jaune qu'à moitié)

 

 

Si vous ne voyez pas les photos, activez l'affichage des images dans votre messagerie. Sur Outlook par exemple, il faut faire clic droit sur l'image puis choisir "télécharger les images" ou, mieux, "ajouter l'expéditeur à la liste des expéditeurs fiables")

 

Citons, entre les néons-normalement-blancs, les deux actrices Hélène Alexandridis et Myrto Procopiou. Les Bonnes de Genet mises en scène par Jacques Vincey se jouent jusqu'au 4 février, tout comme Divine d'après Notre-Dame-des-Fleurs de Genet qui commencera demain dans la petite salle.


Avoir fait du grec ancien peut servir dans la vie

Il y a quelques semaines, Patrice Martinet, le directeur de l'Athénée, trouvait ce disque vinyle (dédicacé au verso !) dans une brocante :

Si vous ne voyez pas la photo, cliquez sur "charger/afficher les images" dans votre messagerie, normalement en haut de la fenêtre du message

 

 

Les titres sont inscrits en grec (parce que le trio Athénée est manifestement grec), mais une rapide recherche sur une base de données musicales m'apprit que le disque s'intitule en français Les Oiseaux blancs de mon pays et qu'il est sorti dans les années 1970.

Malgré mon application à taper les titres en grecs sur internet, je n'ai pas trouvé de chanson de cet album disponible. En revanche, j'en ai trouvé d'autres. Voici ma préférée (surtout à cause de son clip) :

Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez ici pour la regarder sur YouTube

 

Pour découvrir un tout autre genre de musique, rendez-vous à l'Athénée avec la compagnie des Brigands qui fête ses dix ans avec l'opérette La Botte Secrète suivie d'une revue de leurs plus grands succès.


Appuyez sur play

Dans La dernière bande de Beckett, le personnage de Krapp s'enregistre à chaque anniversaire pour évoquer les événements de l'année écoulée.

Écrite en 1958, La dernière bande utilise ainsi un procédé qui existe depuis la fin du 19e siècle mais qui s'est généralisé dans les années 1950 en Europe : l'enregistrement magnétique grâce à un appareil qu'on appelle aujourd'hui magnétophone (il s'agit au départ d'une marque déposée par la firme allemande AEG)
L'enregistrement consiste à convertir le signal acoustique (le son) en signal électrique, lui-même mémorisé sur un support.

Ce support peut être un cylindre, un disque ou un ruban enroulé sur une bobine : c'est ce dernier type qu'utilise le magnétophone (et le personnage de Krapp chez Beckett).
Il s'agit d'une bande magnétique, c'est-à-dire que le ruban en plastique est recouvert d'une couche composée de cristaux d'oxyde de fer ou d'oxyde de chrome qui doit avoir une surface lisse et parfaitement constante.

Permettant à la fois d'enregistrer et de lire le son, facile d'utilisation, le magnétophone se diffuse largement dans les foyers à partir des années 1960, en particulier grâce à la cassette inventée par la firme Philips.
Évitant de manipuler la bande soi-même, la cassette (ou K7) permet de généraliser le magnétophone en le déclinant : le répondeur téléphonique, le dictaphone, l'autoradio ou le baladeur se multiplient ainsi dans les années 1970 et 1980.

Concurrençant sérieusement le disque vinyle, la cassette tombe en désuétude avec l'invention du Compact Disc au début des années 1980 et sa généralisation dans la décennie suivante.

Pour voir et entendre un vrai magnétophone à bande, vous pouvez aller à l'Athénée ce soir pour la dernière représentation de La dernière bande (Krapp's Last Tape) de Beckett mis en scène et interprété par Bob Wilson.

De son côté, le blog prend un long week-end et sera de retour mardi matin ! Prochain spectacle à l'Athénée : La Botte secrète par la compagnie des Brigands.



PS 1 : les réponses à l'énigme d'hier ne sont pas vraiment convaincantes. Vous pouvez continuer à tenter votre chance ici !

PS 2 : L'Athénée programmant régulièrement des textes de Beckett, j'ai déjà eu l'occasion de parler de lui sur le blog. Voici une petite sélection d'articles pour ceux qui souhaiteraient s'y replonger :
Une rapide biographie de Beckett
Une interview des acteurs d'En attendant Godot mis en scène par Bernard Levy : Vladimir et Estragon ici, Lucky et Pozzo là.
Et un court article sur le théâtre de l'absurde où on a parfois (trop souvent) inclus Beckett.


Mais que fait la police ?

Le Shaga et Savannah Bay de Marguerite Duras se sont terminés ce week-end.
J'ai eu l'occasion de vous dire à plusieurs reprises que Le Shaga se jouait dans la petite salle Christian-Bérard de l'Athénée pendant que Savannah Bay se donnait dans la grande, ce qui n'a pas manqué de faire réagir Mister K, lecteur de ce blog :


"OBJET : au sujet de Christian Bérard, UNE FOTE !!!
MESSAGE :
Bonjour Clémence,
Je suis passé tout à l'heure au théâtre pour réserver des places pour le spectacle mis en scène et joué par Robert Wilson.
Dans votre blog vous écrivez "Christian Bérard" sans trait d'union, c'est normal pour un prénom et un nom.
Or sur l'affiche et le programme de l'Athénée, il y a un trait d'union entre Christian et Bérard. Le pauvre doit se retourner dans sa tombe !!!!
Même chose pour Louis Jouvet avec un trait d'union ! Je ne savais pas que Jouvet était un saint du calendrier !!! Notre langue est suffisamment massacrée, c'est inutile d'en rajouter!
Je gagne quoi pour ces deux remarques ?!!!"



Malheureusement c'est l'affiche et le programme de l'Athénée qui avaient raison, et j'ai bien eu vite fait de me ranger derrière la loi de la raison orthographique sur le blog en intercalant un trait d'union entre "Christian" et "Bérard".

Si nous étions d'accord sur la règle, tout le monde à l'Athénée n'avait cependant pas la même explication, et l'on me dit d'abord que cette orthographe était liée au nombre de mots accolés : quand on a un groupe de mots qui va ensemble ("Athénée Théâtre Louis-Jouvet", "rue Édith-Piaf", "salle Christian-Bérard"), on serait tenté de mettre des traits d'union entre chaque mot puisque tout va ensemble, mais les règles typographiques stipuleraient qu'il ne faut mettre un trait d'union qu'entre les deux derniers mots.

J'avais une autre explication, corroborée par une autre personne de l'Athénée et par une amie éditrice : lorsqu'on donne un nom à un lieu, on lui assigne un trait d'union entre le nom et le prénom (ou entre le premier mot et le deuxième), ceci pour marquer le changement d'un nom qui devient un nom de lieu.

Ce sont les exemples donnés par le Lexique des règles typographiques en usage à l'imprimerie nationale (oui, j'ai ce livre dans ma bibliothèque, tout métier a ses inconvénients) qui nous permettent de trancher.
Le livre stipule à l'article "nom de rue" que "Dans une dénomination composée, tous les éléments, à l'exception de l'article initial, sont liés par des traits d'union". Exemples : "la rue du Chat-qui-pêche, la rue Eugène-Sue, la rue Neuve-des-Boulets, la rue du 25-août-1944, l'impasse des Trois-Visages".

Tout nom ou expression qui devient nom de lieu se retrouve ainsi affublé de trait(s) d'union entre chaque mot, quel que soit le nombre de mots. Voilà pourquoi on écrit "Athénée Théâtre Louis-Jouvet" et "Salle Christian-Bérard" lorsqu'on veut respecter les règles typographiques françaises…

Mister K ne gagne donc rien pour son message (à part la mention de son nom sur cet illustre blog), en espérant qu'il ne m'en voudra pas. N'hésitez cependant pas à m'écrire si vous avez d'autres questions ou remarques !

À l'Athénée, Krapp's Last Tape (La dernière bande) de Samuel Beckett mis en scène et interprété par Robert Wilson commence vendredi ! Attention, il n'y a que sept représentations.

Bon début de semaine !


Un peu de surmenage n'a jamais tué personne

(L'article a l'air un peu long comme ça mais il mène à quelque chose qui nous concerne directement)


Lorsqu'on prend une photographie en mode manuel, c'est-à-dire en faisant un peu plus qu'appuyer sur le déclencheur, on peut agir sur différents paramètres, dont la plupart concernent la quantité de lumière qui va s'imprimer sur le capteur (appareil numérique) ou la pellicule (appareil argentique) —le capteur et la pellicule étant deux surfaces qui, réagissant au contact de la lumière, convertissent les rayons lumineux en image lisible par l'oeil humain.


L'ouverture

S'il y a peu de lumière dans une pièce par exemple, on va faire en sorte que l'objectif (plus exactement, son diaphragme) s'ouvre très grand, pour capter le plus de lumière possible. Si l'on ouvre trop le diaphragme, on se retrouve avec une photo surexposée, c'est-à-dire avec trop de lumière dedans (elle sera toute blanche ou beaucoup trop lumineuse).
Et si on le ferme trop, la photo sera sous-exposée c'est-à-dire sombre ou carrément noire.
Il faut donc choisir le diamètre de l'ouverture en fonction de la luminosité de la scène à photographier, de l'effet que l'on veut obtenir, mais aussi du temps de pose.

 

Le temps de pose

Le temps de pose est un autre paramètre à prendre en compte lors de la prise de vue ; il s'agit du temps pendant lequel l'obturateur de l'appareil reste ouvert pour laisser passer la lumière : à chaque fois qu'on prend une photo, il s'ouvre le temps de laisser passer la lumière, puis il se ferme pour mettre fin à la prise de vue. C'est le fameux bruit de claquement que l'on entend sur les appareils photos professionnels.
Plus l'obturateur reste ouvert longtemps et puis il laisse passer de lumière : ce temps de pose varie de quelques millièmes de secondes à plusieurs secondes. C'est-à-dire que vous pouvez par exemple prendre une photo pour laquelle l'obturateur va rester ouvert dix secondes puis se refermer.

Le temps de pose permet également d'agir sur le mouvement : une ou deux secondes d'ouverture, c'est déjà très long. Si vous n'avez pas de pied où poser l'appareil et/ou que le sujet photographié bouge, même de manière imperceptible, la photo sera forcément floue, puisque l'appareil aura capté les mouvements (clignement de yeux, respiration, etc.) depuis l'ouverture de l'obturateur jusqu'à sa fermeture. 
Ce flou généré par le temps de pose s'appelle flou de bougé et peut donner des photos très intéressantes : on peut ainsi faire exprès de photographier un sujet en mouvement avec un long temps de pose pour obtenir un filé (ou légères traînées) qui suggèrent le mouvement.
L'exemple le plus connu est celui d'une ville la nuit : si l'on prend une photo d'une rue avec un long temps de pose, on ne verra pas les voitures (qui sont trop sombres et passées trop vite pour s"imprimer" sur la pellicule) mais seulement la lumière de leurs phares en longues traînées. (Exemple ici)



Le stabilisateur optique

Le flou de bougé peut être intéressant quand il est voulu, mais assez rageant quand il est involontaire : quand on veut prendre des photos dans un environnement sombre, que l'on n'a pas de pied et que les propres mouvements du photographe (on bouge toujours un peu, même quand on s'arrête de respirer) ont fait bouger l'appareil, provoquant un manque de netteté qui rend la photo dégueulasse et pas intéressante du tout : un peu floue de partout et pas seulement du sujet comme dans le cas du flou artistique franc décrit ci-dessus. Comme je déteste prendre des photos de spectacles avec un pied, ça m'arrive souvent.

Pour minimiser ce problème du flou involontaire, il existe des stabilisateurs : dans le cas des stabilisateurs intégrés à l'objectif photo, il s'agit d'un système de lentilles qui bougent à l'intérieur de l'objectif pour compenser les vibrations de la main du photographe. Pour parler très très schématiquement, si votre main bouge vers le bas, une lentille va bouger vers le haut pour "annuler" votre tremblement.

Le stabilisateur est très utile, mais il fait un petit bruit de moteur, car il fonctionne avec des gyromètres et des électroaimants.

 

 

Le stabilisateur et le mode "vidéo" des appareils photos

Il existe des appareils photo qui font également vidéo, comme le mien. Lorsqu'on filme avec ce type d'appareil, on utilise généralement un pied, sauf si on a envie de faire vomir tout le monde (rien de mieux qu'une vidéo filmée à main levée pour donner le mal de mer).
Le stabilisateur d'image est donc dans ce cas beaucoup moins utile, voire carrément parasite lorsqu'on utilise le micro intégré à l'appareil : le micro étant très proche du stabilisateur, on entend très nettement le bruit du stabilisateur sur la bande-son.

 


Maîtriser ces paramètres (ou "toi aussi, achète-toi un cerveau")

Vendredi soir, j'ai filmé Philippe Sireuil, le metteur en scène de Savannah Bay de Marguerite Duras, pour vous proposer une interview vidéo sur le blog.
Fatiguée, j'ai mal enclenché l'interrupteur marche/arrêt du stabilisateur optique, et l'ai donc laissé en fonctionnement malgré moi. C'est au moment de réaliser le montage des trente minutes de notre conversation que j'ai pu découvrir qu'un charmant bruit de poêle à frire couvrait les propos de Philippe.

 

Fatiguée toujours, j'ai préparé la mise en ligne de mon billet de lundi (celui d'hier, donc) juste après cette interview, et me suis trompée dans les dates de parution au moment de programmer le logiciel qui vous envoie les articles dans vos boîtes mail chaque matin. C'est ainsi que l'article est paru sur le blog et arrivé chez vous un jour trop tôt, ce dimanche de très bon matin.
Comme ça, vous saurez que je prépare en général mes billets du lundi matin un peu à l'avance, et qu'accessoirement j'ai toujours eu un problème avec les dates.


À demain pour un nouvel article qui, je l'espère, rattrapera un peu mes bêtises.
Du côté de l'Athénée, Savannah Bay et Le Shaga de Marguerite Duras se jouent jusqu'à samedi.


Veuillez patienter, nous allons donner suite à votre appel

Jeudi, c'est un nouvel opéra qui commence à l'Athénée : L'Egisto, de Marco Marazzoli et Virgilio Mazzocchi.

N'ayant jamais entendu parler de cet opéra, ni d'ailleurs de ses compositeurs, je comptais sur mes amis musiciens ou amateurs de musique baroque et d'opéra pour me renseigner et leur envoyai quelques SMS en espérant bénéficier de leurs lumières.

Ce ne fut pas très probant :



De Clémence
À Pénélope

Est-ce que tu pourrais me donner les coordonnées de Jérôme Correas ? J'aimerais l'interviewer au sujet de L'Egisto. Merci !

De Pénélope
À Clémence

j***@***.com. Les Pages Jaunes vous remercient d'avoir utilisé leurs services.

De Clémence
À Pénélope

Tiens, pendant que tu es là : je sèche sur mon article de lundi. Tu connais l'opéra L'Egisto? Marazzoli ? Mazzochi ?

De Pénélope
À Clémence

Non. Vous avez consulté les Pages Jaunes, pas l'encyclopédie Larousse.

De Clémence
À Pénélope

Oui enfin, tu t'y connais quand même très bien en opéra…

De Pénélope
À Clémence

Pour moi, l'opéra commence avec Mozart.

De Clémence
À Pénélope

Tu te souviens que je travaille pour un ensemble de musique baroque en plus de l'Athénée? Dès qu'on passe à Paris, je te traîne à nos spectacles : tu vas en manger, du Purcell et du Monteverdi.

De Pénélope
À Clémence

Ceux-là, ça va encore. Il y a des airs qui commencent à ressembler à quelque chose…
(Et ne va pas recopier cette conversation sur le blog !!!!)

De Clémence
À Pénélope

Je n'y avais pas pensé, mais c'est une idée, tiens. Bon, je vais demander à Alice. Elle est violoniste professionnelle, elle devrait connaître.


De Clémence
À Alice

Tu connais L'Egisto ?

D'Alice
À Clémence

Non. C'est quoi?

De Clémence
À Alice

Un opéra qui passe à l'Athénée.

D'Alice
À Clémence

Ah. De qui ?

De Clémence
À Alice

De Marco Marazzoli et Virgilio Mazzocchi.

D'Alice
À Clémence

Ok. C'est qui ?

De Clémence
À Alice

Bon.



De Clémence
À Ninon

Ninon, à tout hasard, tu connais un opéra qui s'appelle L'Egisto ?

De Ninon
À Clémence

Oui !!!! De Cavalli ! Si c'est celui auquel je pense, il y a des airs magnifiques !!!!

De Clémence
À Ninon

Tu m'apprends qu'il y a un Egisto de Cavalli (c'est ma journée) mais là les compositeurs s'appellent Marazzoli et Mazzocchi. Ça ne me dit rien du tout, à moi.

De Ninon
À Clémence

Ben… À moi non plus.

De Clémence
À Ninon

Bon. Je demande à François.



De Clémence
À François

Tu connais un opéra qui s'appelle L'Egisto, de Marazzoli et Mazzocchi ?


François fut tellement inspiré par ma question qu'il n'y répondit jamais.



Je peux quand même vous dire que L'Egisto porte également le titre Que celui qui souffre espère (Chi soffre speri), qu'il date du 17e siècle, que son livret a été écrit par le futur Pape Clément IX et qu'il est considéré comme le premier opéra-bouffe jamais composé.

Il se joue à l'Athénée à partir de mercredi sous la direction de Jérôme Correas et la mise en scène de Jean-Denis Monory.

Merci aux amies qui m'ont donné l'autorisation de publier ces échanges et qui se reconnaîtront malgré les changements de prénom.


Martine fait du jardinage

Le 23 septembre dernier, suite à un échange de mail avec l'une d'entre vous, je vous faisais part de ma perplexité quant à l'expression "être greffé sur un concombre" qui signifie "être malchanceux".
J'ai eu quelques propositions d'explications plus ou moins argumentées (à lire ici), mais la plus convaincante fut sans doute celle des spécialistes de botanique : faire une greffe sur un concombre (pour croiser des variétés par exemple) serait voué à l'échec car la greffe ne prendrait jamais.

Bon, là, je répète ce qu'on m'a dit, parce que j'ai l'impression en faisant quelques recherches sur des sites dédiés au jardinage et au potager (sans commentaires...) que certains pratiquent apparemment la greffe du concombre/sur concombre/avec concombre. Mais je vous avoue que mes compétences en la matière s'arrêtent là.


En revanche, j'aimerais bien tester les vôtres, de compétences, dans un domaine plus en rapport avec les sujets qui nous occupent habituellement :


Splendid's de Jean Genet se joue à l'Athénée jusqu'à samedi. Laquelle de ces affirmations  est fausse, d'après vous ?

- Splendid's devait d'abord s'intituler Frolic's
- Pour Jean-Paul Sartre, Splendid's était une pièce ratée
- Splendid's a été publié cinquante ans après son écriture
- Il y a au moins deux cadavres dans l'hôtel où se déroule Splendid's

Pour voter, cliquez ici pour aller sur le blog et choisissez une réponse sur votre droite, à la rubrique "sondage".

Splendid's se joue encore ce soir et demain à 20h et samedi à 15h et 20h.

Bon jeudi


L'appel du concombre

Échanger avec mes lecteurs m'est toujours très instructif : outre que je m'assure que vous existez vraiment, vous m'apprenez des anecdotes, témoignez de votre fidélité au blog (merci), apportez des précisions ou lancez des défis.

Ces derniers jours, j'ai reçu deux mails que j'ai eu particulièrement envie de vous faire partager.

 

Le premier, envoyé par Aurélien, m'apprenait qu'avec mon titre de mardi, "Ça va faire mâle", je copiais sans le savoir une publicité de sous-vêtements qui plaira sans doute aux amateurs/trices de charmants messieurs :

 

 

Le second, écrit par Audrey, m'informait de l'existence d'une expression de la langue française que je soumets à votre sagacité.
Audrey m'écrit suite au concours que j'avais lancé la semaine dernière : elle fait partie des heureuses gagnantes d'invitations pour Splendid's, mais craint de ne pouvoir honorer son lot. Voici son message :

«Dans le Sud, d'où je viens, il y a une expression pour désigner les gens qui ne sont pas veinards. On dit "être greffé sur un concombre". Ne me demandez pas d'où ça vient, je n'en ai aucune idée ! Bref, tout ça pour vous dire que je suis le prototype d'une personne greffée sur un concombre.
Exemple concret : Génial, j'ai gagné des places pour aller à l'Athénée ! Crotte-de-bique, jeudi je vais déjà à la Comédie-Française et ensuite, c'est un des rares week-ends où je ne suis pas à Paris !!

Tout cela pour vous dire que je suis contrainte de remettre en jeu les invitations gagnées...
Et si vous les proposiez à la première personne qui peut expliquer l'expression "greffée sur un concombre" ?»


Finalement, nous avons trouvé un arrangement pour qu'Audrey puisse utiliser les places qu'elle a gagnées, ce qui ne nous a pas donné pour autant l'origine de cette expression étrange.
Toutes vos interprétations sont les bienvenues !
Pour que tout le monde puisse en profiter, merci de nous les communiquer en laissant un commentaire (et non un mail que je serai seule à lire) : pour écrire un commentaire à l'article d'aujourd'hui, cliquez ici.

Merci de nous faire partager vos connaissances et/ou votre imagination et bon week-end ! Splendid's continue à se jouer jusqu'au 8 octobre.


Encore elle !

On ne se débarrasse pas de moi si facilement, en fait. Au début, vous pestiez contre cet arrivage quotidien de mails aux titres idiots, et mine de rien, cela fait quatre ans et vous êtes toujours là —sauf ceux qui se sont désinscrits et que l'on peut honnir à foison puisque par définition, ils ne me lisent pas (ingénieux).

Le blog de Clémence pour l'Athénée reprend donc du service pour la quatrième année. Sur la forme, rien ou presque n'a changé : je vous promets toujours un billet par jour sur l'Athénée, ses artistes, son public, son histoire et ses coulisses.

Je m'avance peut-être, mais je crois que l'équipe de l'Athénée vous promet aussi qu'elle continuera à m'aider, me soutenir, me trouver des idées et me laisser écrire sans me censurer ni me faire de croche-pieds dans l'escalier —ce qui est un moyen de contrôle comme un autre, même si l'escalier du côté administration n'a pas besoin de ça pour faire tomber tout le monde.

Sur le fond, il y aura sans doutes quelques modifications : j'espère en particulier donner une couleur plus collective à ce blog en donnant davantage la parole aux uns et aux autres, à commencer par vous.

J'espère enfin que vous avez eu des vacances, qu'elles furent bonnes, et que la rentrée s'est bien passée. Bref, vous allez bien ?

À demain.

Plus de billets


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