Puisque vous aimez le bon chocolat à croquer

Ma grand-mère est décédée récemment. En vidant sa maison, nous avons trouvé dans son bureau une série d’images soigneusement rangées dans une boîte, et dont le thème colle bien à l’actualité de l’Athénée :

 

 

Il s’agit de vignettes sur le thème de Blanche-Neige que l’on pouvait trouver dans les tablettes de chocolat Menier au tout début des années 1940. Elles sont inspirées du dessin animé de Walt Disney.

 

 

Ma grand-mère en possédait une centaine, classées dans l’ordre. Les collectionner pouvait donner droit à des cadeaux en échange –qui ne devaient pas l’intéresser, puisqu’elle a préféré garder les images.

 

 

Pour voir une toute autre version de Blanche-Neige, il reste encore une représentation ce soir à l’Athénée ! Il s’agit d’un opéra de Marius Felix Lange mis en scène par Waut Koeken.

 

 



Quant au blog, il fait une petite pause : retour le lundi 6 mai !



Clémence Hérout


Bougres de faux jetons à la sauce tartare

En allant hier soir à l’Athénée pour photographier le décor de Blanche-Neige, je m’attendais à croiser des pommes, des miroirs et des nains, mais certainement pas Tintin :

La caisse vue de côté

 

Le côté du couvercle

 

Détail du côté du couvercle

 

À l'intérieur de la caisse

 

Détail de l'intérieur du couvercle

 

 

Détail de l'intérieur du couvercle

 

 

Détail de l'extérieur du couvercle

 


Vous ne verrez pas cet accessoire sur scène, car il s’agit d’une caisse à roulettes dont l’équipe technique se sert pour transporter tous les objets qui peuvent lui être utiles : prises électriques, rallonges, guindes, ficelles, outils, planches... On appelle ce genre de caisses des flycases.

Habituellement, les flycases sont noires et cerclées de métal. Si celle-ci est particulière, c’est parce qu’elle appartient à Stéphane, chef machiniste du spectacle : grand fan de Tintin, il a personnalisé sa caisse lui-même.

Il m’a raconté avoir également fabriqué des répliques d’objets rencontrés dans les bandes dessinées de Tintin, comme un modèle réduit (un mètre de longueur, quand même !) du vaisseau en forme de requin (Le Lac aux requins), de l’hydravion de L’Île mystérieuse ou encore de la fusée d’Objectif Lune.

Ayant lu et relu tous les albums de Tintin dans mon enfance, j’ai reconnu sans effort les dessins présents sur la caisse de Stéphane : et vous ?
Joker : les dessins ne sont pas forcément tirés d'album de Tintin !



En bonus, le petit cahier de Thierry, régisseur lumières également très créatif, dans un autre style.



Blanche-Neige, opéra de Marius Lange mis en scène par Waut Koeken commence samedi !

NB : le titre est une insulte utilisée par le capitaine Haddock dans L’Affaire Tournesol. J’aurais tout aussi bien pu choisir  “tchouck-tchouck-nougat”, “papou des carpates” ou “garde-côtes à la mie de pain”.

 

Clémence Hérout


Bonjour la Bretagne ! (et les autres)

Les affiches de l’Athénée, qui arborent des citations tirées des spectacles programmés, font souvent réagir. On en avait déjà parlé ici sur le blog, lorsqu’une série d’affiches intitulée “Je ne pense qu’à ça : l’argent” avait provoqué des réactions écrites de quelques passants dans le métro.

Il y a quelques mois, l’affiche de l’Athénée mettait à l’honneur une boutade tirée de Croquefer : “S’il faut périr, pérons !”.

 

Athénée affiche S'il faut périr, pérons Malte Martin




Affiche qui n’a pas manqué de faire réagir à retardement Michel, qui a envoyé un mail la semaine dernière à Florence du service communication de l’Athénée.

Je le reproduis ici, avec son autorisation :


“Bonjour Madame,

La demoiselle de l'accueil téléphonique m'a fort gentiment donné votre adresse mail pour une demande particulière. J'ai été informé de la présence d'affiches dans le métro "S'il faut périr, pérons" pour votre théâtre.

Il s'avère que je m'appelle Michel Peron, et que ce "slogan" nous l'utilisons ou le clamons en fin de soirée au cours de nos réunions de famille, et de pouvoir "offrir" cette affiche à certains membres de la famille me ferait plaisir.
 
Je viens donc vers vous pour savoir s’il est possible de se procurer quelques-unes de ces affiches, et suivant quelles modalités.
 
Je suis sur Roscoff en Bretagne, il m'est donc difficile de voir directement avec les responsables du métro parisien.”


L’Athénée n’a malheureusement pas de stock d’affiches (même si je me dis, au vu des demandes régulières qui arrivent en ce sens, que le théâtre pourrait en faire un commerce très lucratif) : j’espère pour autant que ce clin d’oeil involontaire à la Bretagne amènera la famille Peron à venir à l’Athénée à l’occasion d’un séjour à Paris.

En ce moment, l’affiche de l’Athénée reprend une citation du Prix des boîtes :

Athénée Affiche On a fini tous les souvenirs (c) Malte Martin

 

 


Le Prix des boîtes de Frédéric Pommier mis en scène par Jorge Lavelli se joue jusqu’à samedi !

Bonne semaine.


C'est dans la boîte - 20 places à gagner

C’est le week-end de Pâques, vous avez trois jours, vous avez décidé de séjourner à Paris et vous ne savez pas encore comment occuper votre samedi soir dans la capitale ?

Ou, mieux, c’est le week-end de Pâques, vous êtes bloqué à Paris et vous craignez de vous ennuyer comme un rat mort samedi soir parce que tous vos amis sont partis ?

L’Athénée offre deux places pour la représentation du Prix des boîtes de ce samedi 30 mars aux dix premiers qui répondront correctement à la question suivante :



La pièce s’appelle Le Prix des boîtes. Mais de quelles boîtes parle-t-on ?

1- des boîtes de Pandore
2- des boîtes de nourriture pour chat
3- des boîtes à outils
4- des boîtes à idées


Si vous connaissez la réponse, envoyez-la à mon adresse mail, clemence(at)athenee-theatre.com (remplacez le (at) par @). Les dix premiers à envoyer la bonne réponse gagneront chacun deux invitations pour la représentation de samedi!

Bonne chance.



Clémence Hérout


Un garçon de café

Lorsque je parle de ce blog à quelqu’un, la question surgit invariablement à un moment ou un autre de la conversation : “ce n’est pas trop dur, de trouver une idée tous les jours ?
(enfin, cela valait surtout à l’époque où Le Tone n’était pas là pour dessiner en alternance sur le blog)

Je me suis posé la même question au sujet de Francis Braun.

En fait, je ne connais pas Francis Braun.

Au départ, nous avions seulement des amis en commun sur le réseau Facebook (NB : sur Facebook, chacun est lié aux personnes de son choix, surnommées “amis”, et dispose d’une page de profil où publier textes, photos, articles ou vidéos à sa guise).
Parfois, ces amis partageaient sur leur propre profil des photos prises par Francis et où l’on apercevait toujours du café, souvent des lunettes, parfois des petites figurines et d’autres objets.
J’ai fini par comprendre que Francis réalisait une nature morte tous les jours autour de son café du matin, et dont l’inspiration pouvait relever de l’actualité, de sa vie privée, de ses lectures ou de ses dernières pièces vues au théâtre.

Parfois, je lisais aussi Francis Braun sur le blog du Tadorne –blog dont j’avais déjà parlé ici et qui rassemble des critiques de spectacles écrites par des spectateurs.

Bref, Francis Braun et moi sommes devenus “amis”, comme on dit, sur Facebook, et j’ai pu suivre tous les jours son photo-journal, ou son roman-café, ou son tasse-du-jour, comme vous voudrez.

Autoportrait (c) Francis Braun

Je ne sais pas à quoi ressemble Francis : voici la photo qui le représente sur Facebook.

 



À plusieurs reprises, Francis a publié des photos-café en rapport avec le théâtre : comme celle-ci par exemple, conçue après des représentations de La Mouette au Festival d’Avignon, et qui rappelle que l’Athénée a accueilli une autre Mouette de Tchekhov en début de saison :

Café mouette (c) Francis Braun

 

 

Mais c’est une photo précise qui m’a décidée à vous parler de lui, car elle est directement liée à l’actualité de l’Athénée : il y a quelques jours, Francis a publié une photo relative à Fin de Partie de Samuel Beckett.

Café-Beckett (c) Francis Braun

 

(Pour ceux qui ne connaissent pas le texte, il faut savoir que deux personnages de la pièce vivent dans des sortes de poubelles)


Lorsque j’ai téléphoné à Francis pour savoir d’où cette idée du café-journal lui était venue, il n’a pas trop su me répondre : “C’est le hasard. Je me suis dit que, quitte à tenir un journal, autant le faire avec un objet... Le café fait partie du quotidien de tout le monde. Et puis je me suis pris au jeu. Mais à vrai dire, je commence à avoir l’impression que cela m’échappe un peu!”


Comment sélectionner quelques photos à vous montrer parmi la centaine que Francis m’a envoyée ? Comme l’Athénée accueille en ce moment En attendant Godot et Fin de Partie de Samuel Beckett, j’ai choisi les photos-café qui m’évoquaient l’univers de ces deux textes (c’est évidemment très subjectif).

Café soulier (c) Francis Braun

Café Freud (c) Francis Braun

Je pense (c) Francis Braun

Café bateau (c) Francis Braun

Café du monde (c) Francis Braun

 

 

Si vous habitez dans le Sud de la France et que vous souhaitez passer rencontrer Francis, sachez qu’il tient un commerce d’objets de décoration, de design et de bijoux à Saint-Rémy-de-Provence, Le Grand Magasin.

En attendant et même s’il est un peu tard, je sais qu’il vous souhaite à tous une très bonne année 2013 (santé, amour, douceur, argent et humour) :

 

Bon café 2013 (c) Francis Braun


À l’Athénée, Fin de Partie mis en scène par Bernard Levy se joue jusqu’à samedi !

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