Où est Charlie ?

La saison de l'Athénée est en train de se terminer, ou presque : Guillaume Gallienne, passé à l'Athénée en janvier et février derniers, reprend son spectacle Les Garçons et Guillaume, à table ! à partir de demain et jusqu'au 17 juillet.

Mais la saison prochaine est lancée, et l'équipe de l'Athénée prépare déjà la venue des spectacles programmés au Théâtre à partir de septembre.

Le 29 mai dernier, Patrice Martinet, directeur de l'Athénée, présentait cette nouvelle saison 2010-2011 en présence des artistes. En coulisses ou disséminée dans le public, l'équipe de l'Athénée assistait à l'événement ou participait à son déroulement :

 

Alexandra dans une loge d'avant-scène (je crois qu'elle m'a repérée)

 

Denis dans l'un des postes de régie
(lui aussi m'a repérée, et il ne compte pas me faciliter la tâche)

 

Dominique et Denis dans le même poste de régie.

 

Dominique et Denis qui… euh...

 

Lola, parmi les spectateurs.

 

Églantine et Aline, quelques mètres plus loin.

 

Liza en spectatrice, Yoann en régie.

Julie et Mano, organisatrices en coulisses, profitent d'une micro-pause.

 

L'ombre de Yan en coulisses.

 

En coulisses, Amandine se penche pour regarder la scène.

 

 

Pardon à ceux et celles que je n'ai pas réussi à prendre en photo, et à demain pour le côté face !


Joyeux strapontin !

Hier soir, c'était la fête de fin de saison de l'Athénée : tous les artistes, techniciens et administratifs qui ont fait la saison étaient conviés à une soirée dont le clou reste, bien sûr

 

LA CÉRÉMONIE DU STRAPONTIN D'OR

 

Instaurée par Denis Léger, la cérémonie du strapontin d'or consiste à remettre un prix à l'artiste ou le technicien "le plus" de la saison. Le plus quoi, c'est bien la question…

L'année dernière, le strapontin d'or avait été remis à Thierry Bosc, qui jouait dans En attendant Godot de Beckett mis en scène par Bernard Levy (le billet que j'avais consacré à la cérémonie 2009 est ici).

Thierry Bosc était là cette année pour remettre le strapontin d'or 2010 à son successeur dont je vous laisse découvrir l'identité dans cette vidéo :

 

La vidéo dure moins de cinq minutes.
Si vous ne la voyez pas, cliquez ici pour la regarder sur YouTube.

 

Bravo à Mireille Herbstmeyer, qui jouait cette saison dans La Cantatrice chauve (texte de Ionesco et mise en scène de Jean-Luc Lagarce) et Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne (texte de Jean-Luc Lagarce et mise en scène de François Berreur).

À demain !


D'abord

Vous n'êtes peut-être pas du genre à aimer assister aux rencontres organisées après les spectacles. En ce qui me concerne, j'ai du mal à parler d'un spectacle dix minutes après l'avoir vu, et si j'ai quelques questions qui me viennent, j'ai parfois envie de les laisser sans réponse (mais ce n'est évidemment qu'un avis personnel).

Pour les gens comme moi (et les autres), l'Athénée propose des rencontres avant les spectacles, comme une sorte d'introduction à ce que vous allez voir.

C'était avant la représentation du Père de vendredi dernier qu'était projeté un documentaire sur la genèse de l'oeuvre composée par Michael Jarrell sur un texte de Heiner Müller et mise en scène par André Wilms.
 
Réalisé par Laurent Feneyrou et Benoît Martin, le documentaire donnait un aperçu de la création du Père, tant du point de vue de la partition que du spectacle : Michael Jarrell, le compositeur, évoquait l'ambiguïté du texte de Müller (entre recherche et mise à distance du père), tandis que Gilles Privat, comédien dans le spectacle, expliquait comment la musique donnait selon lui un espace au texte qui résonnait ainsi comme s'il était sur un coussin, ou qu'André Wilms, le metteur en scène, définissait Le Père comme un très court roman d'apprentissage.

Laurent Feneyrou, Lola Gruber et Benoît Martin

 

Après le visionnage du documentaire, ses deux auteurs sont montés sur scène pour une rencontre modérée par Lola Gruber, auteure des textes à l'Athénée (les programmes de salle et brochures, entre autres).
Il y fut question des harmonies destructurées de la musique de Michael Jarrell, de la nécessité de conserver la radicalité de chacun des artistes créateurs du Père et d'un mystérieux effet sonore appelé Waveform Synthesis qui consiste à spatialiser le son pour, par exemple, vous donner l'impression que l'on chuchote à votre oreille...

Il faudra attendre la saison prochaine pour assister à une nouvelle rencontre avant un spectacle : le premier "d'abord" aura lieu le 5 janvier 2011 à l'occasion de Phi-Phi.
En revanche, il y aura un "ensuite", c'est-à-dire une rencontre après une représentation, dès le 28 septembre à l'occasion d'Oh les beaux jours de Beckett mis en scène par Bob Wilson (puis pour Oncle Vania, Les Trois Soeurs ou La Cerisaie, et il y aura également des projections de films au Cinéma Le Balzac ou des cafés-débats, mais n'anticipons pas).

Bon début de semaine!


"Il manque encore une Spontex, là"

Le Père, une pièce de théâtre musical de Michael Jarrell d'après Heiner Müller, commence ce soir à l'Athénée pour trois représentations.

L'orchestre est inhabituel, puisque la partition est composée uniquement pour des percussions qui seront interprétées à l'Athénée par l'ensemble des Percussions de Strasbourg.



Mais si l'on y regarde de plus près, la composition de l'orchestre n'est pas le seul élément étonnant : la nature des instruments, pour peu que l'on s'y attarde, réserve quelques sourires.

 

 

Je vous laisse chercher les quelques anomalies présentes sur ces images, en espérant pouvoir vous proposer très vite un aperçu sonore de tous ces ustensiles…


Le Père mis en scène par André Wilms, avec les Percussions de Strasbourg, Gilles Privat, Suzanne Leitz-Lorey, Truike van der Poel et Raminta Babickait, se joue demain, après-demain et samedi à l'Athénée dans le cadre du Festival Agora de l'IRCAM.

Bonne journée !


L'art du désordre organisé

En venant dimanche à l'Athénée alors que la pièce Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé s'était terminée la veille, je pensais trouver un plateau quasiment vide et deux ou trois techniciens en train de préparer tranquillement la venue du Père qui se joue à partir de jeudi.

Et en fait, hum… comment vous dire ?

 

Le Père, une œuvre de théâtre musical du compositeur contemporain Michael Jarrell sur un texte de l'auteur allemand Heiner Müller (1929-1995), nécessite en effet quatre jours de montage technique réalisé par presque trente techniciens.

 

Le montage se poursuivait encore hier et se terminera ce soir avant de laisser place aux dernières répétitions avec les musiciens, comédiens et chanteurs.

Le Père a été créé il y a une dizaine de jours en Allemagne et se jouera à l'Athénée jeudi, vendredi et samedi dans le cadre du festival Agora de l'IRCAM.

Bon mardi !


J'ai un ami qui va arriver en retard...

Nous avons vu la semaine dernière ce que l’on entendait en enregistrant l’équipe artistique et technique de l’Athénée quelques minutes avant une représentation des Amours tragiques de Pyrame et Thisbé.

Et si l’on fait la même chose du côté des spectateurs, qu’entendra-t-on?

Réponse en une minute et trente secondes de son :

 

Si vous n’entendez rien, montez le son ou cliquez ici pour aller sur YouTube.

 

Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé mis en en scène par Benjamin Lazar et avec Lorenzo Charoy, Julien Cigana, Benjamin Lazar, Anne-Guersande Ledoux, Louise Moaty, Alexandra Rübner, Nicolas Vial se joue jusqu’à samedi.

 


Il y a une moustache sur la poubelle

Lorsqu’on a un micro, on peut le tendre sous le nez des artistes en leur posant quelques questions.

On peut aussi être bien plus fourbe et le cacher à l’insu de tous dans un coin de l’Athénée pour le récupérer discrètement vingt minutes plus tard et découvrir ce qu’il a enregistré.

Voici donc, en deux minutes trente, un condensé de ce que l’on peut entendre dans les coulisses des Amours tragiques de Pyrame et Thisbé de Théophile de Viau actuellement à l’Athénée.

Il y est entre autres question de déclamation, de dégustation de bonbons, de bouteilles de verre jetées dans le container, de rideau de fer et de moustache oubliée sur la poubelle.

 

Si vous ne pouvez pas lire la vidéo, cliquez ici pour l’écouter sur YouTube.

 

La semaine prochaine, vous entendrez le résultat du même exercice, cette fois du côté du public !

Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé mis en scène par Benjamin Lazar se joue jusqu’à la fin de semaine prochaine.

Bon week-end !


Vérifier, bougies, chaque, ta(â)che, amours.

Comme vous l’avez vu en photo mardi et dans les propos de son metteur en scène hier, Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé actuellement à l’Athénée ne s’éclaire qu’aux bougies.

 

 

Plus besoin donc de vérifier le fonctionnement de chaque projecteur et de chaque effet lumineux avant chaque représentation comme c’est habituellement le cas, mais de nouvelles tâches apparaissent.

Il faut d’abord évidemment remplacer quotidiennement toutes les bougies (d’ailleurs, ça me fait penser, j’irai les compter à l’occasion), mais aussi enlever toutes les taches de cire sur le plateau à l’aide de la bonne vieille technique du fer à repasser :


… ou encore de resserrer et vérifier leurs supports afin d’éviter tout dévissage incontrôlé.

 

Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé de Théophile de Viau mis en scène par Benjamin Lazar se joue encore dix jours !

Bon jeudi.


Le jeu en vaut la chandelle

Avec Benjamin Lazar, le metteur en scène des Amours tragiques de Pyrame et Thisbé actuellement à l’Athénée, point besoin de projecteurs :

 

 

Pour vivre un spectacle à la lueur de la bougie, vous avez jusqu’au 12 juin. Bon mardi !


La petite boutique de souvenirs

Bonjour, j'espère que vous allez bien après ce lundi de Pentecôte qui fut férié à l'Athénée.

L’équipe d’Une maison de poupées a quitté l’Athénée samedi. Quelques souvenirs en vrac:

La petite lampe d’enfant posée en avant-scène.

 

Olivia Brunaux (rôle de Nora) et Gil Isoart (conseil chorégraphique).

 

L’ombre de Xavier Carré (créateur des lumières) dans le décor conçu par Virginie Leforestier (scénographe).



Alexis Danavaras (rôle du docteur Rank) en coulisses.

 


Féodor Atkine (rôle de Torvald) en coulisses.

 


Bernard Mazzinghi (rôle de Krogstad) en coulisses.

 


Olivia Brunaux (rôle de Nora) et Bernard Mazzinghi (rôle de Krogstad) en coulisses.

 

Alexis Danavaras (rôle du docteur Rank) et Emmanuelle Grangé (rôle de Kristine) en coulisses.

 

Emmanuelle Grangé (rôle de Kristine) en coulisses.

 

En coulisses, Emmanuelle Grangé (rôle de Kristine), Féodor Atkine (rôle de Torvald) et Alexis Danavaras (rôle du docteur Rank) regardant et commentant la pièce par écran interposé.

 

 

Les pâtisseries grecques qu’Alexis Danavaras (rôle du docteur Rank) m’a offertes: sans doute les meilleurs gâteaux que j’ai jamais mangés.

 

Le petit bateau fait par Xavier Carré (créateur des lumières) avec un billet d’entrée au spectacle.

 

Le piano de Claire-Marie Le Guay dans le décor d’Une Maison de poupées lors de ses concerts du lundi 17 mai.

 

 

Un extrait du tchat qui a eu lieu mercredi 19 mai avec Nils Öhlund sur le site de l’Athénée:
«Julien: Bonjour, je voulais tout d'abord vous remercier pour cette mise en scène ! Avez-vous déjà une idée de la prochaine pièce que vous mettrez en scène ? merci beaucoup
Nils Öhlund: J'ai besoin d'achever cette histoire d'abord, et de retourner sur les planches en tant qu'acteur. Mon travail de metteur en scène se nourrit de celui d'acteur et inversement.
Inge: Avec cette traduction, il me semble que Nora est moins infantile que dans les versions habituelles, et le texte du XIXe était peut-être plutôt dans ce sens ?
Nils Öhlund: Le génie d'Ibsen est de dynamiter ce genre d'a prioris. Nora revendique son intelligence et son indépendance dès le début de la pièce, face à Kristine notamment. Ce qu'elle a entrepris pendant 10 ans n'est pas rien à mes yeux. Elle se bat contre l'image qu'on lui renvoie d'elle-même, tout en en usant.
Vanille: J'ai moi aussi beaucoup aimé la pièce et les propos très fins du metteur en scène sur les rapports de couple. Pourquoi avoir choisi de ne pas représenter les enfants sur scène? Est-ce pas souci d'économie?
Nils Öhlund: Les enfants sur scène, c'est comme des animaux ! Quand ça joue bien, ça fascine et ça sort de la pièce ! J'ai l'impression d'être au cirque. Et quand ça joue mal, ça me sort encore plus de la pièce. Je trouve que leur présence dans l'écriture est un peu accessoire. Scènes de la vie conjugale de Bergman m'a renforcé dans l'idée de ne pas les montrer.
judith: Je trouve très bien que l'on entende les enfants sans les voir. Je suis d'accord sur la réponse de Nils. Ce serait différent si la pièce tournait autour d'eux, ce n'est pas le cas dans celle-ci.
Louise: Bonjour, je voulais savoir pourquoi vous aviez choisi cette scénographie très spéciale qui ressemble à un plateau de cinéma, est-ce pour faire écho à la vidéo ?
Nils Öhlund: En tant qu'acteur j'ai toujours été fasciné par l'effet produit par un décor reconstitué en studio. Observer derrière la caméra des êtres qui vivent quelque chose dans un environnement, qui a le semblant du réel, mais qui reste complètement faux. Il m'a vraiment fait penser à une maison de poupée, comme celle des enfants dont on peut voir l'intérieur aussi! Pour moi c'est comme une cage de laboratoire, observer des spécimens. Nous sommes les spectateurs, invités à observer l'intimité de ces gens-là.
Coline: Est-ce que, comme le dit Stanislavki, tous les objets ont une signification et une utilité, dans votre mise en scène (et je suppose que c'est le cas!) Auquel cas, je me posais la question suivante:quelle est l'utilité du vase de fleur rouge? (il est utilisé, mais a-t-il une signification?)
Nils Öhlund: Les fleurs rouges sont présentes dans le texte d'Ibsen, mais normalement elles doivent ornementer le sapin. J'ai fait ce choix qui me paraissait moins cocasse aujourd'hui et permettait de brûler le document. La mise en scène est souvent l'art de trouver des solutions à des contraintes…»


La suite du journal d’Emmanuelle Grangé (rôle de Kristine) dont vous aviez pu voir le début sur le blog ici :
«12 mai, 14h
Lacrymaux
C’est tout de bois, de fantômes, le théâtre de l’Athénée ; du balcon de ma loge, je veux croire et voir qu’un flamboyant pousse dans la cour, cet arbre d’Afrique qui embrase tout.
C’est surtout de chair et d’infinies retenues, élégance des gens de ce théâtre-là. Oh ! si je les citais tous, je me traiterais, aussitôt dit, bougresse d’actrice, de maternaliste sur un podium de remise de prix moliérisable, alors, non, sacrebleu, Vous, Gens de l’Athénée, sachez que, tous les soirs, vous nous emportez, nous soutenez si bien…
Derrière la porte de chaque loge, un drôle de cérémonial se concocte : l’acteur s’isole, œuvre à des préparatifs singuliers comme brosser pour la énième fois le cheveu, se gargariser d’une ultime dose de gelsenium, éructer en douce ou en sonore tous les miasmes du fameux trac…
Tout se lit lorsque, dans le foyer, nous nous retrouvons, costumés, guindés à quinze minutes de la représentation. Chaque soir est une finale unique de coureurs de fond. Oyez, voyez les visages blêmes, on penserait que tous viennent de pleurer, il y a du blanc et puis du rouge sur la peau, dans les yeux,  des mains froides, des mains moites, des embrassades, des "qu’est-ce que je fous là, je serais mieux chez moi", des rires —c’est toujours ça de pris—, un gros de solennel et un désir gros comme ça de marathonner encore en  équipe dans le texte d’Ibsen !

Sur scène, des larmes de joie, de colère, d’épuisement, de retenue, visibles ou non, c’est le texte qui traverse les yeux et déboule de vie.

 
23 mai, 18h : terriblement fatiguée, pourquoi ai-je mal à l’épaule droite? Tu sais quoi, oui, ce péremptoire  éphémère de la représentation théâtrale…

"Torvald : Ne plus rester assis, là, seul, à m’ennuyer. Et toi, ne plus faire souffrir tes yeux bénis et tes petites mains toutes lacérées.
Nora sans qu’on puisse distinguer si c’est un soulagement ou un regret : C’est fini ... pour toujours ?
Torvald  acquiesce.
Nora : C’est si merveilleux, délicieux à entendre. Maintenant je vais te dire comment j’ai pensé que nous devrions aménager la maison après les fêtes."
 
(Une maison de poupéeS, H. Ibsen, acte I, scène 1, traduction, adaptation, mise en scène de Nils Öhlund, s’est jouée du 5 au 22 mai 2010 au théâtre de l’Athénée, Paris) »

 

Alexis Danavaras (rôle du docteur Rank), Emmanuelle Grangé (rôle de Kristine), Féodor Atkine (rôle de Torvald), les cheveux d’Olivia Brunaux (rôle de Nora) et Bernard Mazzinghi (rôle de Krogstad) sortant de scène pendant les saluts.

 

 

 

Après Une maison de poupées, c’est Benjamin Lazar, que vous avez peut-être déjà vu à l’Athénée dans L’autre monde ou les états et empires de la lune en 2008, qui arrive dès jeudi dans Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé de Théophile de Viau.

Bon mardi !

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