Une interprétation de plus

Suite de l'entretien avec Vincent Vantyghem qui, non content d'être chanteur lyrique, a fait une thèse en psychiatrie sur Voyage d'Hiver.

Dans la première partie de la discussion publiée mercredi, Vincent Vantyghem nous expliquait que sa thèse tentait le rapprochement entre la musique de Voyage d'Hiver et certains symptômes observés en psychiatrie.

Il s'est particulièrement concentré sur deux parties du Voyage d'Hiver, La Girouette et Sur le fleuve. Aujourd'hui, il commence par nous parler de Sur le fleuve, que vous pouvez écouter ici


— Les éléments mis au jour dans La Girouette se retrouvent-ils dans le deuxième Lied que tu as étudié?

— Le deuxième Lied qui a initié cette réflexion est Sur le fleuve [traduction ci-dessous]. Il constitue pour moi une sorte de variation morbide du mythe de Narcisse : le sujet se mire mais dans une eau glacée. Il semble morceler lui-même son propre reflet dans la glace avec la pierre qu'il utilise pour graver le nom de sa bien-aimée…
L'on observe aussi dans ce Lied un des moments les plus intéressants du Voyage d'Hiver à mon sens. À la moitié précisément : la musique se fige littéralement pour se déchaîner dans la deuxième partie.
Ce vide entre ces deux parties me semble être un des moments les plus intenses du Voyage d'Hiver. C'est le moment où l'angoisse est telle que le sujet ne peut plus dérouler sa pensée. Plus que l'emploi d'une contre note aiguë, c'est ce silence, ce barrage dirait-on en psychiatrie qui est employé pour exprimer l'angoisse terrible du voyageur, angoisse immense qui ne trouve plus de support dans la rhétorique musicale et littéraire usuelle.


— Si ta démonstration est très bien appuyée, ces aspects apparaissent-ils pour autant de manière évidente dans Voyage d'Hiver ?
— Non, même si le voyageur dit qu'il exprime sa souffrance, l'expression de sa souffrance est bien moins exubérante que dans l'opéra en général où un chanteur hurle qu'il souffre pendant un acte et une chanteuse met vingt minutes à mourir…
Comme je le disais au début, le Voyage d'Hiver est une page blanche où l'on projette ce que l'on est, et aussi une œuvre qui comporte des zones d'ombres. Pour moi, c'est une sorte de monochrome presque blanc où tout apparaît en négatif ou en contrepoint et sur lequel l'interprète et l'auditeur continuent à créer. Pour ma part, j'ai juste proposé une interprétation (une de plus!), pas une vérité ni médicale ni musicale.

Voyage d'Hiver est-il l'incarnation musicale de la mélancolie et de la dépression, comme on le dit si souvent ?
— L'hiver se situe-t-il à la fin de la vie ou se pose-t-il comme le maillon d'une circularité, une étape avant le renouveau ? Le voyageur n'est selon moi pas mélancolique au sens psychiatrique du terme : s'il connaît des souffrances, il révèle aussi une charge vitale et des soubresauts de vie. Ce mélange de fougue et de moments noirs me semble plutôt typique de l'état que l'on peut connaître à l'adolescence.
À la fin du Voyage d'hiver, que se passe-t-il? Le voyageur meurt-il, devient-il fou, trouve-t-il dans le joueur de vielle à roue le dépositaire de sa souffrance, est-ce le sujet lui-même ? On n'en sait rien : Voyage d'Hiver reste ouvert à toutes les interprétations...»


Yoshi Oïda, metteur en scène, et Takenori Nemoto, directeur musical, vous proposent leur interprétation du Voyage d'Hiver pour huit instrumentistes et trois chanteurs à l'Athénée : dernière représentation ce soir !


De mon côté, je prends une semaine de vacances. Rendez-vous lundi 27 février !




Sur le fleuve
Toi qui si gaiement murmurait,
Toi, fleuve clair et sauvage,
Comme tu es devenu calme,
Tu pars sans adieux.

D'une croûte plus dure, plus raide
Tu t'es recouvert
Tu es froid et immobile
Enfoncé dans le sable.

A ta surface je grave
Avec une pierre acérée
Le nom de ma bien-aimée,
Et l'heure et le jour:

Le jour de la première rencontre,
Le jour de mon départ;
Autour du nom et des chiffres
Se mêle un anneau anneau brisé.

Mon cœur, en ce fleuve
Reconnais-tu ton image?
Sous sa croûte
S'enfle t-il aussi tumultueusement?




Sur le fleuve in Voyage d'Hiver, texte de Wilhelm Müller et musique de Schubert.
Traduction par Pierre Mathé disponible sur Recmusic, publiée avec son aimable autorisation.


"Et je reste souvent devant l'arbre, perdu dans mes pensées."


Trouvé par Elsa Ejchenrand (coscénographe du spectacle Voyage d'Hiver)

 

 

dans la campagne du Pas-de-Calais chez des gens qui souhaitaient faire du vide dans leur jardin,

 

il remplace un autre de ses congénères qui, pour la version de Voyage d'Hiver présentée à Montreuil sur Mer, était pleureur.

 

 

 

Coupé, noué et chargé dans un camion sous une averse de neige,

 

 

il est taillé quotidiennement depuis son arrivée à l'Athénée.

 

 

S'il ne sèche pas trop vite, il pourra revenir sur scène lors de prochaines représentations de Voyage d'Hiver.

 

 

Dans le cas contraire, l'équipe du Voyage d'Hiver devra se lancer dans une autre épopée à la recherche d'un nouvel arbre prêt à apporter toute sa poésie à la musique de Schubert, le texte de Müller, la direction musicale de Takenori Nemoto et la mise en scène de Yoshi Oïda.

 

 

Voyage d'Hiver se joue encore ce soir et demain à l'Athénée. Bonne journée !



NB : j'ai réalisé toutes les photos sans trucage particulier. Les plus courageux/connaisseurs pourront s'essayer à trouver les procédés employés… Vous pouvez laisser vos commentaires ici.



Le titre est tiré du Lied "Dernier espoir" in Voyage d'Hiver. Texte de Wilhelm Müller, traduction de Pierre Mathé.


Le vent joue avec les cœurs

Peut-on appliquer une analyse psychiatrique à une œuvre musicale ?

Vincent Vantyghem interprétait l'égoutier dans La Botte secrète, qui a été donnée à l'Athénée en décembre et janvier dernier.
Il se trouve qu'en plus d'être chanteur, Vincent est également diplômé de médecine en spécialité psychiatrie et qu'il a fait sa thèse sur Voyage d'Hiver de Schubert : il y faisait le parallèle entre quelques particularités de l'œuvre et certains symptômes observés en psychiatrie.

Des passages vous paraîtront peut-être un peu ardus, mais l'entretien que j'ai eu avec Vincent permet de comprendre autant de choses sur la psychiatrie que sur Voyage d'Hiver.
Je publie l'interview en deux fois : première partie aujourd'hui, la seconde vendredi !


« — Tu es vraiment diplômé en psychiatrie ou c'est du bluff ?
— C'est vrai. Beaucoup de chanteurs ont des parcours singuliers… J'étais cependant déjà bien engagé dans le chant et j'ai fait ma thèse de psychiatrie dans cette direction.

— C'est ainsi que tu t'es retrouvé à faire une thèse de psychiatrie sur Voyage d'Hiver de Schubert. Il va falloir nous expliquer le lien entre les deux…
— Parce qu'il s'agit d'une œuvre dont les limites du cadre restent indéfinies, proposant peu de repères spatio-temporels et qui fait entendre une harmonie relativement dépouillée (néanmoins très riche!), Voyage d'Hiver agit comme une page blanche favorisant les projections de l'imaginaire. C'est pour cette raison que l'on parle toujours un peu de soi en parlant du Voyage d'Hiver : l'œuvre permet la contribution active de l'auditeur qui se l'approprie très facilement…
Il ne s'agissait absolument pas de faire un diagnostic de l'état de santé de Schubert (démarche bien trop spéculative), mais plutôt de se servir du Voyage d'Hiver comme trame de réflexion sur la douleur morale d'un sujet et ses modalités évolutives.

— Quelles pathologies psychiatriques peut-on ainsi déceler dans Voyage d'Hiver?

— Avant de parler de pathologies psychiatriques, c'est d'abord l'émergence d'événements musicaux que j'ai tenté de rapprocher de certains symptômes propres à la dépression d'une part et à la psychose d'autre part.
Au début de mon travail j'ai été frappé par deux Lieder en particulier [deux "chansons", si vous préférez, NDLR] : tout d'abord La Girouette [traduction ci-dessous. Vous pouvez l'écouter gratuitement ici].
Dans La Girouette, il apparaît déjà du point de vue du sujet que l'appréhension du réel se fait de manière parcellaire et dysharmonieuse. La représentation bidimensionnelle de la girouette comme objet persécuteur et railleur, le "collapsus" harmonique de la mélodie et de l'accompagnement pourraient renvoyer à des mécanismes de défense relativement archaïques, telle l'angoisse de néantisation ou la difficulté à porter tout à la fois les différentes instances constitutives du sujet.
Plus clairement, on peut se demander de quelle nature est cette girouette hostile. L'objet semble externalisé et porteur de douleur matérialisée hors du sujet pour agir comme une hallucination. Le "Nur nicht so laut"/ "Mais pas aussi fort" [voir traduction ci-dessous] est à mon sens équivoque par rapport à cette hypothèse hallucinatoire.
J'ajoute que l'alternance brutale des modes mineurs et majeurs dans ce Lied crée un effet de discordance idéo-affective où viennent se mêler douleur morale et excitation. La co-occurrence de telles instances contradictoires pourraient être à l'oeuvre dans l'émergence d'une symptomatologie psychotique.
Tout le long du Voyage d'Hiver, le sujet lutte contre une cristallisation de sa souffrance et c'est cet affrontement entre un élan vital encore présent et une souffrance paroxystique qui me paraît fissurer l'intégrité du Wanderer [le voyageur, sujet du Voyage d'Hiver, NDLR]. La souffrance est telle qu'elle finit par altérer la cohérence du sujet et son rapport avec le monde environnant. »



Pour avoir un aperçu plus spécifiquement musical de Voyage d'Hiver, n'hésitez pas à arriver un peu plus tôt ce soir à l'Athénée : de 19h à 19h30, le musicologue Jacques Amblard vous donnera quelques clés sur l'œuvre en salle Christian-Bérard.

Voyage d'Hiver dirigé par Takénori Nemoto et mis en scène par Yoshi Oïda se joue jusqu'à vendredi !


--> Suite de l'entretien ici



La Girouette

Le vent joue avec la girouette
Sur la jolie maison de ma bien-aimée.
Alors j'ai bien l'illusion
Qu'elle se moque du pauvre fugitif.

Il aurait dû d'abord remarquer
La plaque apposée sur la maison,
Alors il n'aurait jamais cherché à trouver
L'image d'une femme fidèle dans la maison.

À l'intérieur le vent joue avec les cœurs
Comme sur le toit, mais pas aussi fort.
Pourquoi se soucieraient-ils de ma douleur?
Leur enfant est un riche parti.



La Girouette in Voyage d'Hiver, texte de Wilhelm Müller et musique de Schubert.

Traduction par Pierre Mathé disponible sur Recmusic, publiée avec son aimable autorisation.

 

Merci à Paul-Gérard pour l'idée.


Questions pour un champion (5)

De Cook ou de Magellan, je peux être accompli dans le temps comme dans l'espace, voire dans la quatrième dimension. Parfois de fin d'année, j'ai aussi ma part dans la franc-maçonnerie et peux être vendu ou à thème. Si on me souhaite toujours bon, je suis parfois remis ou interrompu. On aime souvent en être, même lorsque je suis au long cours.

On dit que certaines choses me valent, mais pas trop lorsque je suis intérieur ou à l'acide. Je possède un nécessaire et l'on m'adjoint parfois un carnet, sauf lorsque je suis au pays des songes.

Si l'on part toujours en moi, je peux être grand ou dernier dans la bouche de personnes adeptes des périphrases. Sujet à polémique chez certains lorsque je désigne des gens, je sers souvent à définir la vie et l'on me donne la réputation de former la jeunesse, même lorsque je suis aller-retour.

D'études ou de noces, je suis en tout cas d'hiver à l'Athénée jusqu'à vendredi. Je suis ? Je suis ?

Donnez votre réponse en commentaire ici.



Les précédents questions pour un champion sur le blog sont ici : Questions pour un champion (1), Questions pour un champion (2), Questions pour un champion (3) et Questions pour un champion (4).


Mais où sont les neiges d'antan ?

Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez ici pour la voir sur YouTube.

Il s'agit d'une vidéo de 40 secondes, sans son.

 

À l'écran ou en vrai, il faut avoir une bonne vue pour distinguer l'étrange paquetage qui libère parcimonieusement quelques flocons de neige au gré de ses pulsations.

Accroché au gril (le plafond à claire-voie situé au-dessus de la scène et qui sert à fixer les projecteurs ou éléments de décor et permet la circulation des techniciens), le couffin à neige est manipulé par Jano, le régisseur général de l'Athénée, par un système de câbles.

Pour voir tomber la neige, c'est dans le spectacle Voyage d'Hiver jusqu'à vendredi : écrite pour piano et voix, la partition a été réorchestrée pour huit instruments et trois chanteurs par Takénori Nemoto qui est également chef d'orchestre du spectacle, mis en scène par Yoshi Oïda.
Bon début de semaine, sous la vraie neige pour certains….


Les plaisirs de la table (de travail)

Pour les dernières répétitions du Voyage d'Hiver de Schubert mis en scène par Yoshi Oïda et dirigé par Takenori Nemoto, il y avait de la lumière à tous les étages de la grande salle.

 

 

 

Pour la première de demain soir, l'équipe du spectacle aura quitté la table pour vous laisser tenir le fauteuil : espérons que vous irez prendre place et qu'il y aura du monde au balcon.


Le Voyage d'hiver se joue du samedi 11 février au vendredi 17. Bon week-end et à lundi !


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"Cela me brûle les semelles / Pourtant je marche sur la glace et la neige"

"Étranger je suis arrivé,
Étranger je repars.
Le mois de mai
M'avait bercé de maints bouquets de fleurs.
La jeune fille parlait d'amour,
La mère, même de mariage,
Aujourd'hui le monde est si gris,
Le chemin recouvert de neige.

De mon départ en voyage
Je ne peux choisir le moment,
Je dois moi-même trouver le chemin
En cette obscurité.
Une ombre lunaire me suit
Comme mon compagnon,
Et sur le blanc manteau
Je cherche les traces d'animaux.

Pourquoi devrais-je attendre encore
Que l'on me mette dehors ?
Laissez les chiens fous hurler
Devant la maison de leurs maîtres;
L'amour aime à cheminer —
Dieu l'a ainsi fait —
De l'un à l'autre.
Douce bien-aimée, bonne nuit !

En tes rêves je ne te dérangerai point,
Ce serait dommage, en ton repos,
Tu ne devrais pas entendre mes pas,
Doucement, doucement, les portes sont fermées!
En passant, j'écris seulement
Bonne nuit sur le portail,
Pour que tu puisses voir,
Que j'ai pensé à toi."

Wilhelm Müller, Bonne nuit, in Le Voyage d'Hiver
(Gute Nacht, Die Winterreise, traduction Pierre Mathé pour Recmusic)




Le Voyage d'Hiver
a été composé par Schubert sur des poèmes de Wilhelm Müller en 1827.

Intitulé Bonne Nuit, ce poème ouvre le cycle du Voyage d'Hiver : je vous en proposais d'ailleurs différentes versions musicales dans l'article d'hier.

Le Voyage d'Hiver de Schubert sera interprété à l'Athénée à partir de ce samedi dans une mise en scène de Yoshi Oïda et la direction musicale de Takénori Némoto. Bonne journée à tous !


Traduction publiée avec l'aimable autorisation de Pierre Mathé.


Le chef d'orchestre est-il juste un type qui agite les bras ?

Comme un texte en langue étrangère peut être méconnaissable d'une traduction à l'autre, comme une même pièce ne sera pas mise en scène de la même manière à la Comédie-Française et dans un lieu alternatif de Berlin, une même œuvre musicale dépend énormément des musiciens qui l'interprètent.

Les interprètes marquent ainsi une partition de leur timbre de voix, de leur façon de jouer et de leur personnalité, mais aussi de leurs choix musicaux : fait-on telle ou telle reprise ? Quels tempis (ou vitesse) choisit-on ? Combien de violons ? Quelle orchestration (ou quels instruments à quel endroit) ? Prend-on un telle chanteuse ou telle autre ? Accentue t-on telle note ou tel passage ? Quelle atmosphère veut-on rendre ? (etc.)
Pour ces questions, le/la chef d'orchestre a un rôle décisif : la Septième Symphonie de Beethoven est ainsi très différente dans la direction musicale de Herbert von Karajan, Emmanuel Krivine ou Bernard Haitink.


Un Voyage d'Hiver a été composé par Schubert pour un piano et un ténor.
L'œuvre sera pourtant proposée à l'Athénée dans une nouvelle orchestration réalisée par Takénori Némoto, pour huit instruments, une chanteuse et deux chanteurs.

Pour vous donner un aperçu des différentes interprétations, vous trouverez à ce lien  quatorze versions différentes de Gute Nacht, la première partie de Voyage d'Hiver (vous pouvez naviguer à l'intérieur de chaque titre si vous ne souhaitez pas tous les écouter en entier) : vous y trouverez en vrac des ténors, des barytons, des basses, des sopranos, une contralto, une version sans voix, un enregistrement des années 1940, une bande originale de film, des gens connus et d'autres pas du tout, des versions de quatre minutes et d'autres qui en durent presque sept.

Bonne écoute ! Le Voyage d'Hiver commencera samedi à l'Athénée et se jouera six fois.


PS : l'écoute sur Deezer est légale et gratuite. Si vous ne possédez pas de compte, il est préférable de vous enregistrer gratuitement (il suffit juste de renseigner son adresse mail et un mot de passe) pour pouvoir écouter plus de titres.


Avant de rentrer dans l'arène

Comme je vous le disais mardi, la présentation de la saison 2011-2012 de l'Athénée a eu lieu il y a quelques semaines.

Les artistes invités à l'Athénée à partir de septembre étaient donc venus en ce samedi de mai pour présenter leur spectacle au public présent.

L'on imagine bien ce qui a pu se passer sur scène. Mais dans les coulisses, que font les artistes attendant leur tour ? Galerie de portraits mêlés aux visages du personnel de l'Athénée.

Philippe Sireuil, metteur en scène de Savannah Bay de Marguerite Duras

 

Antoine et Florence, du service communication de l'Athénée, relayant la présentation de saison en direct sur les profils Facebook et Twitter de l'Athénée.

 

Cristèle Alves Meira, metteure en scène de Splendid's de Jean Genet,
entourée de Thomas, technicien, et Julie, assistante de direction.

 

Les écrans de contrôle et Christophe, technicien

 

Mano, régisseure générale

 

Le gang des costards.
Brice Sailly, chef de chant et claveciniste de l'opéra L'Egisto, et Yan, directeur de la communication et des relations publiques.

 

Dominique, directeur technique adjoint

 

Denis, directeur technique

 

Alain Bézu et Dominique Debart, respectivement metteur en scène et chef d'orchestre de Nietzsche/Wagner : le Ring.

 

Thomas, technicien, très en forme.

 

Antoine, Alexandra et Florence, du service communication et relations publiques de l'Athénée

 

Le gang des blousons gris
Dominique et Denis, directeurs techniques

 

Loïc Boissier, directeur de la compagnie des Brigands, venu présenter La Botte secrète.

 

Jano, régisseur général

 

Cristèle Alves Meira, metteure en scène de Splendid's de Genet, Jean-Marie Lehec et Claire Deluca, metteurs en scène du Shaga de Duras, regardent par écran interposé Jacques Vincey venu présenter Les Bonnes de Genet.

 

Takenori Nemoto, directeur musical du Voyage d'Hiver, juste avant d'entrer en scène.

 

Vincent Dumestre, directeur musical de l'opéra Caligula, entre en scène entre les deux doigts que Christophe a placé par surprise devant mon objectif.

 

Julie, assistante de direction, et Yan, directeur de la communication et des relations publiques.

 

Églantine, chargée des relations publiques, et Thomas, technicien.

 

L'article de demain sera le dernier du blog pour cette année ! Vous y découvrirez le côté face de la présentation de saison. Le blog reprendra ensuite en septembre.


C'est bien pire que je ne l'imaginais

Comme vous l'avez sans doute déjà remarqué, la communication visuelle de l'Athénée (affiches, tracts, brochure…) donne à voir des citations des textes programmés.
Ces extraits sont choisis par l'équipe de l'Athénée et Lola Gruber, qui écrit les programmes et brochures du Théâtre, puis travaillés visuellement par le graphiste Malte Martin.

Pour ceux qui n'ont pas encore découvert la brochure de la prochaine saison de l'Athénée ou qui souhaiteraient faire un comparatif entre un texte tout nu et sa version graphique, voici les phrases annonçant chaque spectacle de la saison 2011-12 :

« Il faut que nos crimes fleurissent. »
Splendid's de Jean Genet


« C'est bien pire que je ne l'imaginais ! »
Le Tour d'écrou, opéra de Benjamin Britten sur un livret de Myfanwy Piper


« Heureux celui qui ne se contente pas de la beauté flatteuse, mais qui ne s'en contente pas ? »
L'Egisto, opéra de Marco Marazzoli et Virgilio Mazzochio sur un livret de Giulio Rospigliosi


« À trente-sept ans je me suis dit : un lion. C'est ce qu'il me faut... Un lion vivant.»
Le Shaga de Marguerite Duras


« On s'empêche de mourir par politesse. La salle attend, on lui doit le spectacle. »
Savannah Bay de Marguerite Duras


« Avec toute cette obscurité autour de moi je me sens de moins en moins seul. »
La dernière Bande de Samuel Beckett


« Les égouts ne sont plus dans votre nature ? »
La Botte secrète, opéra-bouffe de Claude Terrasse sur un livret de Franc Nohain


« La beauté de mon crime devait racheter la pauvreté de mon chagrin. »
Les Bonnes de Jean Genet


« Quand je le vois, couché à poil, j'ai envie de dire la messe sur sa poitrine. »
Divine, d'après Notre-Dame-des-fleurs de Jean Genet.


« Je suis arrivé au bout de tous les rêves. Pourquoi m'attarder avec les dormeurs? »
Voyage d'hiver, d'après le cycle de lieder de Franz Schubert sur des poèmes de Wilhelm Müller

« Pour renforcer le pouvoir de la couronne, il faut simuler, le rire comme l'apparence. »
Caligula, opéra de Giovanni Maria Pagliardi sur un livret de Domenico Gisberti


« Il ne faut pas laisser les hommes libres prendre trop de libertés. »
Ubu enchaîné, d'après Alfred Jarry


« Comment ai-je pu vouloir ruser avec moi-même ? »
Nietzsche/Wagner : le Ring, opéra de Richard Wagner et textes de Friedrich Nietzsche


« Ce que j'ai acquis à la force du poignet, je le casse tant que je veux. »
Les Larmes amères de Petra von Kant, de Rainer Werner Fassbiner


« On ne peut pas être à la fois qui on est et qui on était. »
Histoire du soldat, conte musical d'Igor Stravinski sur un texte de Charles-Ferdinand Ramuz


Pour découvrir ces phrases mises en affiche, rendez-vous sur la brochure de l'Athénée ou sur le (nouveau) site du théâtre.

Bon lundi !


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