Haut les tulles

 

À l'Athénée, la création de Vénus est dans sa dernière ligne droite. Ici, les comédiens Gina Djemba (à gauche) et Laurent Fernandez (au centre) regardent la metteure en scène Cristèle Alves Meira (au fond) et le scénographe Yvan Robin (à droite) régler la hauteur d'accrochage des tulles en fond de scène.

Vénus de Suzan-Lori Parks dans une mise en scène de Cristèle Alves Meira assistée de Valérie Maureau commence demain soir!

Bon mercredi.


Question de point de vue

Comme je vous l’expliquais hier, la peintre Elisabeth Marion est venue réaliser quelques croquis et dessins sur les répétitions de Vénus.

En feuilletant ses carnets, force fut de constater qu’ils présentaient des similitudes avec certaines de mes photos. Étude comparée :

 


© Elisabeth Marion


© Clémence Hérout

 

 

 

 


© Elisabeth Marion


© Clémence Hérout

 

 

 

 


© Elisabeth Marion

 


© Clémence Hérout

 

 

 

 


© Elisabeth Marion

 


© Clémence Hérout

 

 

 

 


© Elisabeth Marion

 


© Clémence Hérout

 

 

 

 


© Elisabeth Marion

 


© Clémence Hérout

 

 

Vénus de Suzan-Lori Parks mis en scène par Cristèle Alves Meira assistée de Valérie Maureau se jouera à partir de la semaine prochaine à l’Athénée. Vous pouvez toujours devenir mécène du spectacle en cliquant ici.

Bon vendredi !


Sur le vif

Elisabeth Marion est peintre. Depuis trois ans, elle fait régulièrement des croquis sur le vif dans des lieux parisiens: postée dans une gare, une rue, un café, une station de métro ou un musée, elle saisit des expressions au vol, des gens sur le vif et des atmosphères en quelques traits.
L’obligeant à sortir de son atelier, ces croquis sont pour Elisabeth l’occasion de travailler sa technique et de nourrir son travail ou son inspiration, qu’elle les intègre directement à ses autres travaux ou non.

Mise en relation avec la comédienne Gina Djemba, qui interprète le rôle principal dans Vénus qui se jouera bientôt à l’Athénée, Elisabeth est venue faire des croquis sur quelques répétitions du spectacle.

À l’Avant Rue (Paris 17e), Elisabeth Marion (à droite)
croque l’équipe de Vénus vue d’en haut.


«_ Pourquoi fais-tu régulièrement des croquis ?
_ Lorsque l’on travaille en atelier, on est en soi, à l’intérieur, dans un processus de création: faire des croquis dans des lieux publics me permet d’aller vers l’inattendu. Dessiner sur le vif est aussi un défi qui me donne l’occasion d’améliorer ma technique et d'aller au-delà en cherchant l'intensité de l'instant.
Je réintègre parfois ces croquis dans mes peintures: les expressions de personnes réelles que j’ai saisies dans mes croquis apportent quelque chose aux personnages de mes tableaux, peut-être un peu la présence d'un être vrai.

 

© Elisabeth Marion


_ Depuis quand suis-tu les répétitions de Vénus?
_ Depuis deux semaines, mais je ne viens que par intermittence : j’ai besoin d’un temps de décantation, car lorsqu’on accumule trop d’informations, on est rapidement dépassé par tout ce que l’on a. J’assiste donc aux répétitions de temps en temps afin de réussir à me recentrer, à prendre du recul par rapport à ce que j’ai fait…

 

© Elisabeth Marion

 

© Elisabeth Marion


_ Tu fais parfois certains croquis “à l’aveugle”, sans regarder ta feuille, afin de rester concentrée sur l’expression à saisir. Retravailles-tu certains de tes croquis une fois les répétitions de Vénus terminées?
_ Il s’agit surtout de saisir des moments furtifs et éphémères en croisant deux expériences de création, le théâtre et la peinture. Je ne sais pas ce que je ferai de ces croquis ni même si j’en ferai quelque chose, mais j’en ai effectivement retravaillé certains, ou bien m’en suis servie pour faire d’autres dessins…»

© Elisabeth Marion

© Elisabeth Marion

 

© Elisabeth Marion

 

© Elisabeth Marion


Parler avec Elisabeth en regardant ses dessins et croquis fut également l’occasion de découvrir de nombreuses convergences entre nos points de vue et de rapprocher certaines de ses œuvres avec certaines de mes photos. Rendez-vous demain matin pour le comparatif!

Bonne journée à tous et à bientôt sur Vénus.


Kiss-moi

Qui connaît Suzan-Lori Parks? En France, pas grand-monde.

Suzan-Lori Parks fait pourtant partie des écrivains les plus renommés aux États-Unis: auteure en résidence au Public Theater de New York, elle a reçu de nombreuses bourses et distinctions et fut la première femme afro-américaine à remporter le prix Pulitzer.

Sa pièce Vénus sera pour la première fois jouée en France à partir de la semaine prochaine à l’Athénée, mais vous avez peut-être eu l’occasion de découvrir son écriture particulière il y a trois ans: en 2007, l’Athénée créait déjà en France Topdog/Underdog dans une mise en scène de Philip Boulay.

Si ses discours et interviews nous font découvrir une personne chaleureuse, modeste et pleine d’humour, ses textes témoignent d’une écriture à la fois singulière et très accessible.

Abordant souvent la question raciale, Suzan-Lori Parks ne tombe jamais dans le cliché: à la fois réalistes et lyriques, tragiques et drôles, secs et émouvants, ses textes heurtent la langue sans jamais la détruire et donnent une dimension étrangement poétique à des dialogues quotidiens.

La cruauté du sujet de Vénus (la pièce raconte l’histoire vraie de S. Baartman, femme sud-africaine exhibée comme une bête de foire en Europe à la fin du 19e siècle) est bien présente, mais Suzan-Lori Parks ne fait pas de son personnage principal une simple victime et n’hésite pas à convoquer la légèreté et l’humour.

Pour exprimer l’étrangeté d’une femme originaire d’une Afrique du Sud colonisée par les Pays-Bas qui est emmenée en Grande-Bretagne puis en France, Suzan-Lori Parks lui invente un langage insolite où les langues étrangères se mélangent : “Kiss-moi”, répète-t-elle ainsi souvent -parce qu’on ne vous l’a pas encore dit, mais Vénus est aussi une histoire d’amour.

Cet après-midi, l’équipe du spectacle Vénus sera présente à la Manufacture des Abbesses dans le cadre du festival Au Féminin: vous pourrez entendre une lecture de la pièce par les comédiens à partir de 15h30. L’entrée est libre et se fait au 7 rue Véron dans le 18e arrondissement de Paris (métro Blanche ou Abbesses)

Le spectacle aura lieu du 11 au 27 mars à l’Athénée.

Bonne journée!


Vous pouvez répéter?

Je vous avais proposé la semaine dernière des photos de répétitions du spectacle Vénus qui se jouera dans moins d’un mois à l’Athénée.

Ces premières photos avaient été prises lors de répétitions de scènes appartenant au début de la pièce, lorsque la sud-africaine Saartjie Baartman arrive en France pour y être montrée comme une bête de foire.

Voici maintenant des photos de répétitions de la fin de la pièce, lorsque… vous verrez bien (ce n’est pas mon genre de casser le suspense).

Gina Djemba, la metteure en scène Cristèle Alves Meira, Cédric Appietto et Julien Béramis.


Julien Béramis et Gina Djemba entre deux scènes.


Julien Béramis

Gina Djemba

 

Trois tabourets

 

Cristèle Alves Meira en train d’installer un panneau destiné à… vous verrez bien (ce n’est pas mon genre etc.).

 


Laurent Fernandez et Gina Djemba.

Xavier Legrand, Céline Fuhrer et Mickaël Gaspar

 

Laurent Fernandez


Julien Béramis


Gina Djemba et Julien Béramis à la fin de la répétition.

 

Vénus de Suzan-Lori Parks mis en scène par Cristèle Alves Meira assistée de Valérie Maureau se jouera à l’Athénée à partir du 11 mars! Vous pouvez toujours soutenir le spectacle en cliquant ici.

Bon jeudi!


Ne surtout pas lui voler dans les plumes.

Mardi 9 février, j’arrive à l’Athénée avec un manteau dont l’un des boutons a très envie de vivre sa vie sans moi.

Parvenue à l’atelier couture du théâtre dans l’idée d’y trouver un fil et une aiguille, je tombe sur Emeline Delannoy et Clotilde Lerendu en plein travail pour le spectacle Vénus qui se jouera au mars à l’Athénée.

C’est donc le temps de lutter avec la doublure de mon manteau que je me suis installée auprès d’Emeline et Clotilde pour une petite discussion couturière:




Assistante du scénographe Yvan Robin, Emeline coud du scratch sur les tulles choisis il y a quelques semaines (j’en avais parlé ici) afin de pouvoir les fixer sur des panneaux en bois.




Assistante des costumiers Benjamin Brett et Marine Demoury, Clotilde effectue une tâche de plus longue haleine: la réalisation d’un tutu à plumes, soit 31,50 mètres de tissu.

 


Clotilde commence par utiliser des boas en plume qu’elle défait entièrement pour garder les plumes en vrac.




Elle dispose ensuite les plumes en ligne

 


en y glissant des fils de part et d’autre qu’elle fixe à l’extrémité de la table.



Elle se saisit alors de l’une des extrémités des fils pour les enrouler sur eux-mêmes, accrochant les plumes au passage.

 

Elle coud ensuite le boa modèle réduit qu’elle vient de créer au tulle noir qui constituera le tissu du tutu.

 


Voici un bout du tulle à plumes obtenu, qu’il faudra ensuite monter pour obtenir le tutu


Lorsque je suis partie, mon bouton était recousu, mais il restait à Emeline et Clotilde de nombreux jours de travail avant la première de Vénus à l’Athénée...

Vénus se jouera à l'Athénée du 11 au 27 mars 2010. Vous pouvez toujours soutenir Vénus, plus d'informations ici.

Pendant ce temps, Guillaume Gallienne continue de jouer son spectacle Les Garçons et Guillaume, à table! jusqu’à samedi avant de le reprendre à l’Athénée à partir du 26 juin.

Bonne journée à tous!


Mi-figue, mi-raisin

Que faire avec du raisin?

- Du vin
- Du champagne
- Du jus de raisin
- De la gelée de raisin
- Des biscuits, en y ajoutant de la cannelle (ou du miel. Ou les deux)
- De la salade de fruits
- Du raisin sec
- Du vinaigre de vin
- Des cakes
- Des scones (mais en ce qui me concerne, je les préfère nature)
- Du pudding
- Un accompagnement de volaille, type caille, coquelet ou pintade
- Des flans
- De l’huile de pépin de raisin
- Des compléments alimentaires censés lutter contre la cellulite
- Des cosmétiques censés lutter contre le vieillissement

 

Guillaume Gallienne en fait un accessoire très discret de théâtre dans son spectacle Les Garçons et Guillaume, à table! qui se joue jusqu’à samedi et reprendra à l’Athénée à partir du 26 juin.

Ce soir, Guillaume Gallienne sera présent au cinéma Le Balzac pour vous présenter le film Noblesse oblige qu’il a choisi pour accompagner son spectacle.
Rendez-vous ce soir à 20h30 au 1 rue Balzac 75008 Paris! Plus d'informations ici.

Bon lundi


Je suis un homme, un vrai.

Qu’il soit d’affaires, d’État ou de confiance, l’homme désigne par métonymie (biaisée, la métonymie) la totalité du genre humain, mais également les individus de sexe masculin.

Si être une femme présente son lot de difficultés, Guillaume Gallienne évoque dans son spectacle Les Garçons et Guillaume, à table! le chemin  à parcourir pour devenir un homme.

Que ceux d’entre vous qui n’ont pas pu obtenir de places pour le spectacle se réjouissent: l’Athénée redonnera Les Garçons et Guillaume, à table! à partir du 26 juin prochain!

À demain.


Un musée dans la cave

Vous connaissez déjà les objets mystères de Dominique Lemaire, directeur technique adjoint de l’Athénée.

Dans les ateliers techniques (déjà vus en vidéo sur le blog), on trouve également le petit musée de Jean-Noël de Marcovitch, régisseur général de l’Athénée.

 

Vous y trouverez un plomb de fil à plomb, une chignole, une pince, une gaffe de brigadier, un tirez-lâchez, un vilebrequin, une lampe à carbure de calcium et une poulie de renvoi. Et un fer à cheval.

Et un truc, là, tout à droite, que je n’ai pas identifié. Une idée?


Bonne journée!


Guillaume II de Bavière

Né en 1845, Ludwig von Wittelsbach devient Louis II de Bavière en 1864. Roi d’une région d’Allemagne à l’époque où le pays est sur le point d’être unifié, Louis II se distingue par son désintérêt pour les affaires publiques et sa personnalité fantasque.

Doux rêveur attaché aux arts, il s’employa moins à gouverner la Bavière qu’à construire le monde qu’il voyait dans son imagination. Mécène fidèle et généreux autant que proche ami de Wagner, il permet à celui-ci de créer le festival de Bayreuth pour y représenter ses œuvres et l’accompagnera dans son travail de création pendant une vingtaine d’années.

Passionné d’architecture, il dilapida la fortune de la Bavière dans la construction de châteaux ambitieux semblant tout droits sortis de ses rêves. Déchu de ses fonctions par des ministres doutant de sa santé mentale, il fut remplacé par son oncle Leopold et se noya quelques jours plus tard, en 1886.

Incarnation du romantisme pour certains, il fut également le cousin de Sissi et poussera, des années plus tard, Guillaume Gallienne à aller faire un séjour en Bavière -mais cela, il vous le racontera bien lui-même dans Les Garçons et Guillaume, à table!.


Ce soir à l’issue de la représentation, vous pourrez rencontrer Guillaume Gallienne et sa metteure en scène, Claude Mathieu, au foyer-bar de l’Athénée.

Et si vous ragez de ne pas avoir obtenu de place pour le spectacle Les Garçons et Guillaume, à table!, sachez qu'il reste des places dues à des désistements chaque soir, et qu’elles ne sont pas toujours intégralement revendues: en vous présentant à la billetterie une heure avant la représentation, vous aurez certainement la chance de pouvoir trouver un billet.

Bonne journée!

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