Idées de spectateurs (1) - Jean

En novembre dernier, lorsque je sollicitais vos idées de sujets sur le blog, Jean m'écrivais ceci :

"Hier, vous avez sorti les plans du théâtre. Et pourquoi ne pas photographier la scène depuis des places type ? Les habitués de l'orchestre sont-ils déjà monté à la galerie ? Les habitués de ces places sont-ils déjà descendu à l'orchestre ? Que voit-on depuis 12C (une des plus mauvaises places dans les loges de corbeille, dernier plan) ? Et du 2B au balcon ? Et U34 ? Et D20 à la loge d'avant-scène ?
Je ne vous dirai pas mes places préférées sinon, on tenterait de me les prendre !
"

Effectivement, quand on connaît la salle à l'italienne de l'Athénée et ses places à la vision si disparate (de quoi carrément modifier sa perception d'un spectacle), le sujet s'imposait !

Voici donc l'idée de Jean réalisée : j'ai photographié le plateau du Journal d'un disparu de différentes places sans jamais modifier la focale de mon objectif (son angle de vue, en quelque sorte) afin d'obtenir un résultat au plus proche de la réalité.

Démonstration en allant de bas en haut de la salle :

 

ORCHESTRE (ou parterre, ou rez-de-chaussée)

 

Place 1 du rang I, au centre de l'orchestre

 

Place 12 du rang B, dans les premiers rangs de l'orchestre.

 

Place B de la loge 15 à l'orchestre, soit assez près de la scène, sur le côté.

 

Place B de la loge 1 à l'orchestre, donc tout au fond de l'orchestre, au centre.



CORBEILLE (ou premier étage)

Place 16 du rang N à la corbeille, sur le côté mais encore proche des places de face.

 

Place 1 du rang P à la corbeille, donc tout au fond de cet étage, mais de face et au centre.

Place C de la loge 17 à la corbeille, très proche de la scène, de côté.

 

BALCON (deuxième étage)

Place B de la loge 13 au balcon, en avant-scène.
Ces loges sont très rarement mises en vente car elles accueillent souvent des projecteurs, des panneaux de surtitrage, voire des musiciens en cas d'orchestre trop important pour tenir dans la fosse.

 

Place 20 du rang T au balcon, de face, légèrement sur le côté.

 

Place 1 du rang Q au balcon, au centre.

 

Place 30 du rang Q, soit au premier rang du balcon, mais de côté.

 

GALERIE (troisième étage)

Place 1 du rang U en galerie, soit au premier rang de face.

 

Place 46 du rang U en galerie, donc au premier rang, mais complètement de côté. Ces places à visibilité réduite ne sont mises en vente que lorsqu'un spectacle est vraiment complet.

 

Place 4 du rang V en galerie, soit au deuxième rang quasiment de face. Ce sont des places qui ont été un peu surélevées pour améliorer la vue sur la scène et qui ne permettent donc pas de s'asseoir complètement. Comme les places de côté du rang U, elles ne sont que rarement mises en vente.

 

 

En espérant que le plan de salle de l'Athénée vous paraîtra ainsi moins obscur, je vous souhaite de bien choisir vos places pour Caligula de Camus qui commence jeudi !

Bon début de semaine.


Ce blog est d'un plan-plan…

La grande salle de l'Athénée est très belle, tout le monde le dit : le lustre, le velours rouge, les fauteuils cloutés, les dorures, les loges et cariatides font de cette salle à l'italienne une merveille qui a valu, entre autres beautés du bâtiment, à l'Athénée d'être classé monument historique.

Mais voilà, ce qui a du charme n'est pas toujours pratique et fonctionnel (et je ne parle pas que de vos relations de couple) : la salle de l'Athénée pose parfois quelques dilemmes quant à la catégorie de places à acheter et le placement à choisir, car la vue de face n'est pas réservée à tous les fauteuils.

Pour vous aider à mieux vous repérer (à moins que je ne contribue à vous embrouiller), voici quelques plans de salle de l'Athénée à travers les âges.

Ils sont classés du plus ancien au plus récent, mais je n'ai pas leur date exacte, sauf pour le dernier qui est celui dont l'équipe de l'Athénée se sert actuellement.

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci à Denis Léger, directeur technique de l'Athénée
et pourvoyeur en chef de vieux documents.

 

 

La Cerisaie de Tchekhov mis en scène par Paul Desveaux commence jeudi !

Bon mardi.


Un pied sur la fosse

Depuis plusieurs saisons, l’Athénée accueille à la fois des spectacles musicaux et théâtraux, obligeant ainsi à alternativement couvrir et découvrir la fosse d’orchestre.

Entre Julie et Les garçons et Guillaume, à table! qui commence demain soir, les techniciens de l’Athénée ont donc couvert la fosse et remonté un à un les fauteuils sur trois rangs. Dans cette vidéo de moins d’une minute, nous en sommes à la fin du processus:

 

 

Bon mercredi à tous.


Doit-on être moche lorsqu’on est utile?

Nous en avions déjà parlé le 29 septembre dernier, les établissements recevant du public sont tenus de respecter des règles strictes en matière de sécurité des personnes et de protection contre l’incendie.

 

En isolant la scène (qui présente des risques particuliers d’incendie) de la salle, le rideau de fer est ainsi un coupe-feu de premier plan. L’utilité n’empêche cependant pas le souci esthétique -on est à l’Athénée, tout de même.

 

 

Bon week-end à tous! Un nouveau spectacle redémarre jeudi avec Les Garçons et Guillaume, à table !

 


Viva l'Italia

Après tout, pourquoi rester dans un bureau pour travailler alors qu'on a une jolie salle juste à côté…

Bon, en vrai, Églantine Desmoulins, attachée aux relations avec le public, et Guillaume Bourgain, secrétaire général, étaient dans la salle avant le début des représentations de La Puce à l'oreille pour déterminer s'il y avait des places à condamner : nous l'avons déjà évoqué, le théâtre à l'italienne pose quelques problèmes pratiques et si l'Athénée ne peut pas garantir une visibilité parfaite à tous ses spectateurs, il peut au moins faire en sorte que vous en voyiez le maximum.

Une fois le décor mis en place et les répétitions commencées, l'équipe de l'Athénée arpente donc la salle de l'orchestre aux balcons et s'installe à votre place pour vérifier que vous ne paierez pas votre billet pour voir un bout de parquet.

Mais ne rêvez pas, ce qui fait le charme de l'Athénée, c'est aussi d'essayer de deviner ce que l'on ne peut pas voir sur les côtés…

Bonne journée!


Kof kof

"Si tu veux essayer de plaire à tout prix, tu pleures dès que tu en entends un tousser dans la salle!" expliquait Céline Sallette, comédienne d'après la répétition, à des lycéens le 25 novembre dernier.

Heureusement que les artistes arrivent à ne plus (trop) se formaliser de ces événements sonores bien fréquents, même si, personnellement, il m'arrive d'avoir des envies de meurtre dans les salles où les toussoteurs sont légion et se raclent la gorge à foison. L'acoustique d'une salle à l'italienne comme celle de l'Athénée conçue pour que les spectateurs soient surtout là pour se montrer accentue légèrement le problème, et le moindre bruit corporel prend des proportions qui frôlent le phénomène.

Mais il y a toux et toux, et il serait injuste de mettre tous les catarrheux dans le même crachoir : voici donc une petite typologie de la toux au théâtre.
- Le bronchitique, le vrai, aux quintes de toux grasses assourdies dans une écharpe à qui on ne peut pas décemment en vouloir, à moins de trouver que tous les enrhumés devraient rester devant leur télé.

- Le bronchitique, le vrai, aux quintes de toux grasses non assourdies dans une écharpe, qui ne cherche pas à être discret et à qui on peut décemment en vouloir de ne même pas faire semblant de mettre sa main devant sa bouche. Spécimen souvent âgé qui attend en général le moment émotion de la pièce pour se mettre à farfouiller dans son sachet de pastilles à la sève de pin des Alpes.

- Le Parisien, l'authentique, qui se racle la gorge abîmée par la pollution à tout moment de la journée sans s'en rendre compte.

- Le tousseur agaçant, l'intempestif, dont le toussotement tout sauf maladif apparaît comme un signe d'ennui ou de désapprobation. Genre de petite toux nerveuse et brève très fréquente au début de la pièce et qui s'évanouit au fur et à mesure que le spectacle étend son influence sur le public. Indice de manque de concentration, ce genre de toux semble arriver en réaction, comme si son émetteur cherchait à résister au spectacle ou à montrer aux autres qu'il n'est pas dupe de l'illusion.

- Le toussoteur contagieux, l'inopportun, qui émet une toute petite toux au moment d'un silence sur scène ou entre deux mouvements d'une même œuvre musicale. En général, il en suffit d'un pour qu'une toux globale se déclenche dans la salle afin de meubler un silence ou embarrassant parce que plein d'émotion (et la toux arrive comme une alternative à la petite larme) ou contrariant parce la réaction est impossible à moins de passer pour un béotien qui n'a pas compris que l'œuvre n'était pas encore finie (on tousse alors au lieu d'applaudir).

- Le toussoteur mondain, le tête à claques, qui émet un raclement de gorge sonore pour montrer qu'il est là. Toux bruyante et aiguë généralement suivie d'un air royalement indifférent aux têtes qui se tournent. Spécimen heureusement rare à l'Athénée.


Je verrai jeudi pour la première de La Cour du Roi Pétaud si cet inventaire médico-social aura eu son petit effet, même si j'en doute beaucoup au vu de ces temps enrhumés...  Le récapitulatif est d'ailleurs peut-être incomplet et vous êtes invités à l'améliorer.

Et vous d'ailleurs, quel tousseur êtes-vous?

Bon mercredi!


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