Lady Antoine

En complément des portraits de spectateurs, j'avais envie de vous proposer des portraits des gens qui travaillent à l'Athénée. Puisqu'il paraît que les derniers seront les premiers, commençons par un stagiaire.

Antoine
a vingt-et-un ans, et il est en stage au service communication et relations publiques de l'Athénée jusqu'en fin juillet.
Il mesure un mètre quatre-vingt-dix, porte des espadrilles et des lunettes de soleil en forme de coeur, et apparemment, il miaule en travaillant (vous avez bien lu). Quand il ne connaît pas quelqu'un ou quelque chose, il dit "mais voilà qui" ou "mais voilà quoi", et il a beaucoup d'humour.

Entre autres tares, Antoine est fan de la chanteuse Lady Gaga (c'est un peu comme Madonna, mais en jeune) Qu'en pensent ses collègues ?
Églantine : — « Rien.
Florence : — Stop aux chansons en boucle ! Je ne suis pas particulièrement fan de sa musique.
Alexandra : —Je ne la connais comme artiste, je ne vois que ses fringues et ses coiffures dans les magazines. Je n'ai pas vraiment d'opinion. Mais depuis le clip d'Antoine que j'ai vu et revu au moins cent fois (je suis fan), je commence à me familiariser avec son univers. »

Comment? Le "clip" d'Antoine? Mais oui : Antoine est tellement fan de Lady Gaga qu'il participe à un concours pour la rencontrer. Le principe ? Concevoir un clip sur une de ses chansons : voici celui d'Antoine, qui a été tourné à l'Athénée.

 

Si vous ne voyez pas la vidéo, elle est ici sur YouTube.

Plus vous serez nombreux à le regarder, plus il aura de chances de gagner, merci pour lui ! En coupant le son pour les anti-Gaga, ça marche aussi. Cela vous permettra en outre d'avoir un certain aperçu du personnage, de ses lunettes et de ses espadrilles.


« — Antoine,  pourquoi avoir postulé à l'Athénée ?
— Je cherchais un stage dans le spectacle vivant et c'est la première offre que j'ai vue. Je connaissais le théâtre pour avoir distribué le mensuel gratuit La Terrasse à ses spectateurs. J'aimais beaucoup leur site internet, le graphisme de leurs affiches conçues par Malte Martin...
— Alors par contre, le blog, rien du tout, merci bien…
—Attends ! Je connaissais le blog par ma grand-mère qui le lit tous les jours [j'en profite pour saluer la grand-mère d'Antoine, merci de votre fidélité Madame] et qui était donc vraiment contente que j'aille à l'Athénée. D'ailleurs elle ne comprenait pas bien ce que j'allais bien pouvoir y faire si ce n'était pas pour écrire sur le blog… J'étais un peu angoissé par l'entretien…
Florence : — Mais non, tu n'étais pas stressé…?Antoine : —Mais si, j'étais stressé! C'était mon premier entretien de stage, c'était devant quatre personnes, j'avais failli me vautrer dans les escaliers…

—Cela me fait penser que j'ai oublié une autre tare : tu t'appelles Antoine Vieillard.
— C'était un peu pénible à l'école primaire, mais cela va mieux maintenant. J'ai quand même toujours droit à l'éternelle blague : "vous êtes bien jeune pour un vieillard"…

— L'équipe de l'Athénée t'a choisi pour tes qualités humaines, pour ta formation mais également parce que tu fais du théâtre. Tu peux nous en dire davantage ?

— Je fais du théâtre dans la troupe de mon école, le CELSA. Cette année, nous avons joué L'Émission de télévision de Michel Vinaver, dont la dernière sera le 20 juin au Petit Théâtre de Paris, dans le 9e. Je joue un homme de cinquante ans qui doit participer à une émission de télévision sur le chômage, et qui se fait assassiner au début de la pièce.
— C'est un petit rôle, si tu te fais tuer dès le début…
— Oui, mais ensuite toute la pièce parle de moi en cherchant à élucider mon meurtre, alors ça compense.

— Comment se passe ton stage à l'Athénée ?

— J'adore être ici ! C'est difficile de trouver un lieu, des missions, une stratégie internet, une équipe, une programmation, une politique etc. aussi bien que ce Théâtre. En plus, je ne m'attendais pas à être reçu comme ça, je suis ravi.

— Qu'est-ce que tu veux faire plus tard ?
— C'est une question horrible…. Dans l'idéal, j'aimerais travailler dans la culture et gagner pas mal d'argent.
— Tu sais pourtant bien qu'entre "culture" et "argent", il faut souvent choisir…
— Oui, il faudrait que j'arrête avec mes idéaux….

— Et sinon, tu nous expliques pourquoi tu portes des lunettes de soleil en forme de cœur et des espadrilles ?
— Elles sont à ma sœur. En fait, j'ai marché sur les miennes lors du dernier festival de théâtre auquel j'ai participé avec ma troupe, alors j'ai pris celles de ma sœur pour les remplacer. J'en avais un peu honte au début, mais maintenant j'assume.
Quant aux espadrilles, c'est parce que ma famille a une petite maison dans le pays basque où j'adore aller en vacances. Les espadrilles, c'est le lien avec cette maison : ce sont les seules espadrilles fabriquées en France, dans le Pays Basque, et la marque s'appelle Mauleon.

— Deux questions rituelles du blog (pour comprendre pourquoi, cliquez ici) : aimes-tu les endives au jambon et regardes-tu le sport à la télévision ?
— Mon père en fait de très bonnes, gratinées avec un peu de gruyère et de la crème. Petite astuce : il faut mettre un carré de sucre dans la poêle pendant qu'on fait revenir les endives afin de leur ôter un peu d'amertume.
Je regarde le foot lorsque c'est imposé par mon père et mon frère, le tennis car ça détend en période de concours (tu te dis "allez, je regarde une demi-heure et j'y vais" et en fait tu regardes tout Roland-Garros) et quelquefois les jeux olympiques.

— Qu'aimerais-tu dire aux lecteurs du blog ?
— Regardez ma vidéo sur Lady Gaga et abonnez-vous à l'Athénée !!!
— C'est tout ? On voit que tu travailles dans la communication, toi…
— Ah si, je cherche aussi une colocation à Paris à partir du mois de septembre pour un loyer d'environ cinq cents euros par mois, si quelqu'un a des idées…. »

J'en profite pour passer le bonjour aux stagiaires en communication et relations publiques que j'ai vues passer à l'Athénée depuis mon arrivée : Léa, Inès, Mathilde, Laura, Gretel et Laetitia.
Si vous voulez être stagiaire à l'Athénée, sachez qu'il y a des possibilités pour des stages de six mois en communication-relations publiques et au développement (location d'espaces et mécénat, où l'on trouve actuellement Mélina).

Conseils de l'équipe de l'Athénée pour voir sa candidature retenue : aimer et connaître le spectacle vivant, avoir des compétences dans le domaine demandé, être enthousiaste, être vif et organisé, avoir un bon esprit, et ne pas être fan de Lady Gaga.

Bonne journée à tous.


Où est Charlie ?

La saison de l'Athénée est en train de se terminer, ou presque : Guillaume Gallienne, passé à l'Athénée en janvier et février derniers, reprend son spectacle Les Garçons et Guillaume, à table ! à partir de demain et jusqu'au 17 juillet.

Mais la saison prochaine est lancée, et l'équipe de l'Athénée prépare déjà la venue des spectacles programmés au Théâtre à partir de septembre.

Le 29 mai dernier, Patrice Martinet, directeur de l'Athénée, présentait cette nouvelle saison 2010-2011 en présence des artistes. En coulisses ou disséminée dans le public, l'équipe de l'Athénée assistait à l'événement ou participait à son déroulement :

 

Alexandra dans une loge d'avant-scène (je crois qu'elle m'a repérée)

 

Denis dans l'un des postes de régie
(lui aussi m'a repérée, et il ne compte pas me faciliter la tâche)

 

Dominique et Denis dans le même poste de régie.

 

Dominique et Denis qui… euh...

 

Lola, parmi les spectateurs.

 

Églantine et Aline, quelques mètres plus loin.

 

Liza en spectatrice, Yoann en régie.

Julie et Mano, organisatrices en coulisses, profitent d'une micro-pause.

 

L'ombre de Yan en coulisses.

 

En coulisses, Amandine se penche pour regarder la scène.

 

 

Pardon à ceux et celles que je n'ai pas réussi à prendre en photo, et à demain pour le côté face !


Last and least

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Après dix mois d’envois quotidiens, le blog de Clémence pour l’Athénée s’arrête pour les vacances et reprendra le lundi 28 septembre prochain!

Ce n’est donc pas complètement la fin et je n’ai pas reçu de prix, mais je me permets tout de même un petit épisode remerciements. Merci:

- à Patrice Martinet, le directeur de l’Athénée, qui a permis l’existence du blog, accepté une parole libre au sein de son théâtre et accessoirement qu’on le taquine parfois.
- à toute l’équipe administrative de l’Athénée, qui a toujours été très coopérative et sincèrement charmante.
- à tous les membres de l’équipe technique, qui ont accepté que je traîne dans leurs pattes avec mon appareil photo et mon carnet en répondant à mes questions avec beaucoup de bonne humeur, y compris dans les moments de montage les plus critiques.
- aux ouvreurs, qui m’ont souvent signalé des scènes à photographier (le tout avec le sourire, évidemment).
- aux artistes qui se sont prêtés au jeu et qui, par leur talent et leur créativité, sont pour beaucoup dans le contenu du blog.
- à mes parents, sans qui je ne serais pas là (et à mon frère, sans qui je pourrais être là quand même mais bon).
- à mon ordinateur et mon appareil photo, qui ne m’ont jamais lâchée même dans les moments les plus difficiles.
- à l’inventeur de la caféine, à qui je dois beaucoup.
- à mon lit, que je n’ai pas beaucoup vu cette saison mais à qui j’ai souvent pensé.
- et bien sûr à vous tous, les lecteurs du blog, à qui j’écris spécialement tous les matins, qui sont l’objet de bien des interrogations (qui sont-ils? Que pensent-ils? Sont-ils plutôt thé ou café?) mais aussi d’attentes (quelqu’un viendra t-il me parler à la représentation de ce soir? Combien de commentaires aujourd’hui?), et dont le soutien et la présence sont évidemment essentiels.

Concernant les résultats du petit sondage de la semaine dernière sur votre lecture du blog, sachez que vous êtes 32% à me lire au petit déjeuner, 37% en arrivant au travail, 26% en fin de journée et 5% en cas d’insomnie ou d’ennui profond (vous, les 5%, je vous retiens). Désolée à tous les retraités, étudiants, travailleurs à domicile, artistes, sans internet au travail, bref à tous ceux qui ne pouvaient pas vraiment répondre à ce sondage forcément restrictif.

En prime, la dernière photographie de la saison : Thomas et Thomas faisant l’entretien des perches de la grande salle de l’Athénée.

 



Merci encore à tous, bon été et à la saison prochaine!


Les dieux du stade (2)

Je vous parlais le 6 mars dernier du calendrier des dessous que le personnel de l’Athénée avait réalisé en 1997 et beaucoup m’avaient demandé, sur le blog ou en vrai, de vous permettre de voir ces photos.

Grâce à l’autorisation gracieuse du photographe Fabien Calcavechia et des modèles dénudés de les publier, en voici deux, en attendant celles qui viendront la saison prochaine!

Les deux personnes concernées travaillent toujours à l’Athénée, mais ne comptez pas sur moi pour en savoir plus sur leur nom ou leur fonction…

© Fabien Calcavechia

 

© Fabien Calcavechia



Bon week-end à tous !


Et le strapontin d'or 2009 est attribué à...

Vous vous souvenez peut-être qu’à la présentation de la saison 2009-2010 à l’Athénée, Benjamin Lazar, programmé pour Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé en mai-juin 2010, avait reçu le strapontin d’or 2008 pour sa précédente venue à l’Athénée pour L'autre Monde ou les états et empires de la lune. À l’époque, il n’avait pas pu venir le chercher, et c’est la raison pour laquelle il l’a reçu devant les spectateurs présents le 25 mai dernier.
Le strapontin d’or 2009 a été lui aussi attribué à un absent cette année, mais refaisons une petite chronologie de la cérémonie…

Inventé par Denis Léger en 2007, le strapontin d’or récompense le plus. Non, je n’ai pas oublié un mot, car le strapontin d’or se décerne selon des critères volontairement flous: chaque membre du personnel de l’Athénée vote pour la personne qu’il préfère, mais selon ses propres exigences.
Pour les votants, le lauréat peut donc être le plus talentueux, le plus ennuyeux, le plus doué, le plus niais, le plus sympathique, le plus tyrannique, le plus travailleur, le plus bagarreur, le plus spirituel, le plus formel,… Chacun vote donc en son âme et conscience pour décerner la récompense suprême de l’Athénée.

Lundi dernier avait lieu la fête de fin saison de l’Athénée où toutes les équipes présentes pour la saison passée sont invitées à venir se rencontrer ou se retrouver pour la soirée. C’est vers 21h que Denis Léger, directeur technique de l’Athénée, a invité toutes les personnes présentes dans le foyer bar à venir se rassembler dans la grande salle pour la remise du prix.

Sur scène, le strapontin, vestige de la salle de l’Athénée avant sa rénovation, attendait son nouveau propriétaire.

C’est après cinq minutes de suspense insoutenable que Denis Léger nous annonça que le strapontin d’or 2009 était décerné à….

 

Thierry Bosc,
l’acteur qui jouait Estragon dans En attendant Godot !


Thierry Bosc étant malheureusement absent, c’est Bernard Levy, le metteur en scène du spectacle, qui est venu sur scène pour récupérer le strapontin, pendant qu’Alexandra Maurice, attachée aux relations publiques, arrivait à le joindre au téléphone.  Très ému, Thierry Bosc a remercié toute l’équipe en promettant de venir chercher son strapontin avec une bouteille de champagne.

Le strapontin d’or a ensuite laissé la place à une piste de danse peu avare en effets sonores et lumineux…

 

Qui sera le strapontin d’or 2010? La liste exhaustive des lauréats potentiels est sur le site de l’Athénée où vous trouverez tous les spectacles programmés pour la prochaine saison!

Bon jeudi à tous.

 

PS : le sondage sur votre lecture du blog est toujours actif ici, et vous pouvez toujours continuer à me dire si, entres autres, vous aimez les endives au jambon...


Psophosondage

Composé de Lisa Schatzman et Bleuenn Le Maitre aux violons, Cécile Grassi à l’alto et Ève-Marie Caravassilis au violoncelle, le quatuor Psophos est en résidence à l’Athénée depuis 2006.

Dans dix jours aura lieu leur concert Vienne Budapest où elles joueront avec l’altiste Nils Moenkemeyer des œuvres de Bartók, Beethoven et Brahms.

(Je précise d’ailleurs au passage que ce samedi 21 mars, en plus d’être le jour du concert, est également celui du printemps, de ma fête et de l’anniversaire d’Églantine Desmoulins, attachée aux relations publiques à l’Athénée, mais je m’égare.)

Vous n’avez peut-être pas encore écouté le quatuor Psophos (et si c’est le cas, il est encore temps de vous rattraper : comme vous l’avez vu, ce  21 mars il y aura beaucoup de choses à fêter) mais vous en avez sans doute entendu parler : quelle est l’image que vous en avez?

Dites-le nous grâce au sondage mis en place sur le blog!

NB : les problèmes que certains avaient connu sur le précédent sondage devraient être résolus...


Bon jeudi à tous, en n’oubliant pas qu'En attendant Godot continue !


Le nœud du problème

Lier la conversation

Dans le foyer des comédiens de l’Athénée, on trouve quelques accessoires au nom qu’il est interdit de prononcer ainsi qu’un livre sur les nœuds auquel les techniciens peuvent se référer lorsqu’il y a des choses à attacher.
Si je voulais (j’ai bien dit “si”), je pourrais donc apprendre à faire des nœuds de franciscain, de capucin, de cul de porc, de tête de Maure, de voleur, de gueule de raie, de jambe de chien, d’amoureux, de cuiller sur fil double, de tortue, de cravate, de paquet cadeau ou de scoubidou.

Sauf qu’une conversation avec Denis Léger et Dominique Lemaire, les directeurs techniques de l’Athénée qui m’ont déjà tout appris question thermomètres à confiture et brigadier (et je ne parle pas des interrupteurs de fin de course), m’apprit que seuls quelques nœuds pouvaient servir au théâtre :

Sac de nœuds

«Dominique Lemaire : _ Il y a l’allemande, ou nœud de Cabestan, qui est le plus courant. Il tient bien et a une bonne résistance au tirage.
Denis Léger : _ D’ailleurs on dit toujours “faire une allemande” en parlant de ce nœud, jamais “faire un nœud allemand”.

Dominique Lemaire reste toujours lié à son sujet : _Ensuite il y a le tour mort avec deux demi-clés qu’on utilise très souvent. Il est très répandu en marine d’ailleurs… Après tu as le nœud plat, c’est le truc que personne ne réussit.
Denis Léger : _ Quand tu rates un nœud plat, ça s’appelle un nœud de vache.

Moi : _ Donc un nœud de vache, ce n’est pas vraiment un nœud ?
Dominique Lemaire maîtrise très bien l’art de l’enchaînement : _ Non, puisqu’on vient de te dire que c’était un nœud plat raté! Il ne tient pas du tout.
Moi : _ Pourquoi lui a t-on donné un nom spécial alors, si c’est juste un nœud plat raté ?
Denis Léger semble avoir la gorge nouée : _ Parce que… Hum.

Dominique Lemaire sait couper le fil de la conversation quand il le faut
: _ On ne t’a pas parlé du nœud de chaise, très utile en théâtre aussi, mais extrêmement difficile! C’est la grenouille qui sort de la mare, fait le tour du chêne et replonge dans la mare.
Denis Léger sait relier chaque question difficile à un fait beaucoup plus explicite : _ Ou c’est le serpent qui sort du puits, fait le tour de l’arbre et revient dans le puits.

Devant la tête de poisson mort que je devais sans doute faire, Dominique Lemaire s’est employé à me faire une démonstration du fameux nœud de chaise qui, effectivement, pour être bien réalisé, nécessite des moyens mnémotechniques du genre de ceux énoncés ci-dessus.

Joindre les deux bouts

Denis Léger : _ Avec un sujet sur les nœuds, le danger c’est de rester attaché au problème. C’est vrai que, pour écrire tous les jours, tu es souvent sur le fil, mais pas guindée pour autant! En tout cas, tu es une blogueuse attachante.
Dominique Lemaire : _ Oui, mais on a du mal à s’en défaire…»


Après le relâche de ce soir, En attendant Godot reprend le fil de ses représentations demain ! Bon lundi à tous.


Les Dieux du stade (1)

Vous connaissez sans doute la mode des calendriers dénudés, mais saviez-vous que le personnel de l’Athénée fut précurseur en ce domaine auquel nous sommes aujourd’hui presque habitués ?

En 1997, alors qu'il est question de faire des travaux dans les dessous du théâtre, le personnel technique a cette idée souterraine: faire un calendrier des dessous de l'Athénée dans un esprit calendrier de routier -sous la scène en sous-vêtements, si vous préférez.
Après avoir réussi à convaincre le reste des employés (ce qui, on l'imagine, ne fut pas chose aisée) il est décidé de ne pas le dire tout de suite à Patrice Martinet, directeur de l’Athénée.

Le calendrier s’élabore ainsi en cachette avec le photographe de l’Athénée Fabien Calcavechia et, le jour où Patrice Martinet découvrit l’œuvre de ses employés, il décida de leur faire la surprise de s’y ajouter (sous une forme un peu différente, faut pas rêver).
Le calendrier fut envoyé à certains contacts de l’Athénée : tutelles, services culturels, partenaires, théâtres et collectivités reçurent donc l’étrange objet, et quelque chose nous dit qu’il a dû beaucoup faire parler…

Si vous êtes sages et que les personnes concernées l’acceptent, des photos viendront peut-être.
D’ici-là, bon vendredi, bon week-end, et n’oubliez pas qu’En attendant Godot continue après la première qui a eu lieu hier !


Les petits objets de Denis Léger (3)

Cela faisait longtemps que nous n’avions pas fréquenté le bureau de Denis Léger, directeur technique de l’Athénée et collectionneur hétéroclite, détenteur d’une animalerie variée et d’un buste que l’on a grâce à vous identifié.

Denis a récemment récupéré un drôle d’objet : devinerez-vous son utilité? C’est peut-être un peu difficile, et je pourrai donner quelques indices en commentaire de ce billet à ceux qui me le demanderont !

Bon jeudi à tous, et n’oubliez pas qu’En attendant Godot commence dans une semaine !


A l'ombre des jeunes filles en fleurs

On en a déjà parlé, la salle à l'italienne de l'Athénée permet aussi aux spectateurs d'être vus. Une rapide visite des bureaux permet de constater que les architectes ont étendu le concept au reste du bâtiment, me permettant ainsi de vous présenter quelques personnes que vous ne voyez pas souvent :

Vous connaissiez Alexandra Maurice, responsable des invitations et attachée aux relations publiques, en version gang des perruques : la voici aujourd'hui derrière les barreaux.

 

L'arbre ne cache pas toujours la Florence (Cognacq, attachée à la communication).


Accroché au mur, Louis Jouvet veille sur Patricia Mitaine, comptable principale.
En ce qui me concerne, je me demande à ce moment-là comment je vais faire pour descendre de cet horrible endroit.

Hélène Faget, secrétaire technique, peut accéder à la cuisine par la voie rapide et faire coucou à Amandine Gougeon, directrice du développement, dont j'ai emprunté le bureau pour prendre cette photo.

 

La dernière fois que j'ai fait remarquer à Patrice Martinet le caractère très relatif du rangement de son bureau, il m'a répondu en citant l'article "Eloge du désordre" publié dans Témoignage sur le théâtre de Louis Jouvet et dont je vous livre un extrait qui sera bien utile à tous les bordéliques en manque de justification face aux persécutions des maniaques : "le théâtre vit dans le désordre : c'est sa condition d'existence. La grandeur du théâtre est fondée sur un désordre organique, nécessaire, constant : le désordre explique et démontre un art dramatique prospère."

A demain!

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