C'est de saison

Comme je vous le disais hier en vous montrant les coulisses de l'événement, l'Athénée présentait sa saison 2010-2011 il y a peu.


Tour d'horizon partiel et partial, que vous pourrez compléter en allant voir les vidéos de la soirée sur la fiche de chaque spectacle du site internet de l'Athénée :


Oh les beaux jours de Beckett - mise en scène de Robert Wilson


Adriana Asti
, que vous connaissez peut-être pour l'avoir vue au cinéma chez Visconti, Bertolucci ou Pasolini, jouera dans Oh les beaux jours mis en scène par Robert Wilson.
En tournage à Venise pour le prochain film d'André Téchiné, elle présente le spectacle par téléphone :

Si vous n'entendez rien, cliquez ici pour aller sur YouTube.

 

 

Orchestre de Paris : 4 concerts pour 4 quatuors

Quatre quatuors de musiciens
issus de l'orchestre de Paris viendront donner quatre concerts tout au long de la saison, en lien avec les spectacles théâtraux de l'Athénée.

Découvrez des compositeurs du 20e siècle au moment d'Oh les beaux jours, de la musique russe pour accompagner le cycle Tchekhov (Oncle Vania, Les Trois Soeurs et La Cerisaie), des œuvres abordant le néo-classique et la question de l'oppression à l'occasion de Caligula et des partitions pleines d'humour noir en résonance avec Une Visite inopportune.



Oncle Vania de Tchekhov - mise en scène de Serge Lipszyc

C'est Robin Renucci, que vous avez peut-être vu dans Un Village français ou chez Chabrol, Mocky ou Bertolucci, qui interprétera Oncle Vania. Il est venu présenter le spectacle mis en scène par Serge Lipszyc.

 

Patrice Martinet et Robin Renucci

 

 

Fondation Royaumont - 4 récitals pour 6 chanteurs

 

(c)Malte Martin

Depuis quelques saisons, l'Athénée vous propose d'entremêler théâtre et musique : avec la Fondation Royaumont, découvrez quatre concerts pour voix et piano en octobre, décembre, mars et mai.


Les Trois Soeurs de Tchekhov - mise en scène de Volodia Serre


Volodia Serre, le metteur en scène des Trois Soeurs, a vraiment trois soeurs, toutes comédiennes.

C'est donc tout naturellement qu'il leur a confié les rôles-titres et qu'il interprétera également leur frère dans le spectacle.

Ils sont venus en famille nous lire quelques morceaux choisis de Tchekhov dont on oublie trop souvent le potentiel comique.

Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez ici pour aller sur YouTube.


 

La Cerisaie de Tchekhov - mise en scène de Paul Desveaux

Pour compléter ce cycle Tchekhov, Paul Desveaux, déjà venu à l'Athénée pour Les Enfants terribles, est venu présenter sa Cerisaie dont vous trouverez cette jolie citation dans la brochure 2010-2011 de l'Athénée : "c'est beau, c'est sensible, à part qu'on ne comprend rien".

 

© Malte Martin

 

 

Résidence de Claire-Marie Le Guay

La pianiste Claire-Marie Le Guay est en résidence à l'Athénée depuis deux saisons
: très attachée à la sensibilisation à l'art, elle a construit un véritable projet pédagogique où elle passe du temps dans des écoles primaires parisiennes et donne des concerts spécialement pour les enfants.
Elle donne également des récitals pour les adultes, au nombre de deux cette saison.

 

Claire-Marie Le Guay en coulisses avant d'entrer sur la scène de la présentation de saison.




Phi-Phi, une opérette d'Henri Christiné et Albert Willemetz - mise en scène de Johanny Bert pour Les Brigands

Si vous êtes un habitué de l'Athénée, vous connaissez déjà l'univers déjanté de la compagnie des Brigands qui livrent une opérette ou un opéra-bouffe au Théâtre tous les ans.

Le metteur en scène Johanny Bert, après avoir présenté Phi-Phi, a fait monter son équipe sur scène pour une démonstration très en jambes :

Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez ici pour aller sur YouTube.

 

 

Le Journal d'un disparu, opéra de Leos Janacek - direction musicale et mise en scène de Christophe Crapez.

Chanteuse dans le spectacle, Éva Gruber était déjà venue à l'Athénée pour L'Opéra de quatre notes : elle revient cette fois-ci dans Le Journal d'un disparu qu'elle s'est chargée de présenter.

Janacek est un compositeur tchèque né en 1854 et décédé en 1928. Il a composé des œuvres comme la Sinfonietta, L'Affaire Makropoulos, De la Maison des morts, Jenufa ou La petite Renarde rusée.

Voici un court extrait sonore (moins d'une minute) du Journal d'un disparu :

 

Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez ici pour aller sur YouTube.

 

 

Caligula de Camus - mise en scène de Stéphane Olivié Bisson
Stéphane Olivié Bisson : "Dans l'imaginaire collectif, Camus, c'est la photo en noir et blanc, la cigarette aux lèvres… Ça sent le Panthéon!"

 

Avant de partir, il offrit à Patrice Martinet, directeur de l'Athénée, ce livre rassemblant Albert Camus, René Char et Henriette Grindat.

 

 

La Voix humaine, opéra de Poulenc d'après Cocteau - mise en scène de Vincent Vittoz

Vincent Vittoz est venu présenter l'opéra de Poulenc composé d'après l'œuvre éponyme de Jean Cocteau :

 

 

L'Échange de Paul Claudel et l'opéra Didon et Énée de Purcell - mises en scène de Bernard Levy

Bernard Levy a déjà mis en scène
deux spectacles à l'Athénée : En attendant Godot et Fin de partie, deux pièces de Beckett.

Il revient deux fois cette saison dans deux œuvres très différentes, L'Échange de Paul Claudel dont il espère faire "quelque chose d'âpre, de sensuel, de drôle mais terriblement émouvant" et Didon et Énée de Purcell qu'il abordera en novice de l'opéra.

 

 

Une Visite inopportune de Copi - mise en scène de Philippe Calvario

Philippe Calvario : "La visite inopportune, c'est cette saleté de mort qui arrive un peu trop tôt…"

 

 

Ali Baba ou les quarante voleurs, opéra de Cherubini - mise en scène de Charlotte Nessi

Comme l'a dit Charlotte Nessi, "on connaît tous Ali Baba même si on ne sait plus très bien ce que font les quarante voleurs".

© Malte Martin

 

 

Le Récit de la servante Zerline de Hermann Broch - mise en scène d'Yves Beaunesne

"Voilà encore une journée de passée qui ne reviendra plus"

Vu à l'Athénée pour sa mise en scène de Cosi fan tutte de Mozart, Yves Beaunesne a un vrai talent pour donner envie d'aller voir ses spectacles, décuplé ici par la présence de l'actrice Marilu Marini.

Je vous laisse donc regarder la vidéo sur le site de l'Athénée en lançant un appel de fashion victim :

Le jour de la présentation de saison, Marilu Marini portait ces chaussures. Je veux les mêmes. Merci de me communiquer toute information me permettant de les trouver ("pique-les dans la loge de Madame Marini quand elle reviendra jouer le spectacle" N'EST PAS une information valable !). Merci.

 

 

Il est encore temps de vous abonner pour cette saison 2010-2011 !
La saison actuelle n'est pas encore terminée : Guillaume Gallienne joue jusqu'au 17 juillet la reprise de son spectacle Les Garçons et Guillaume, à table !

Bon jeudi et à demain pour le premier portrait de spectateur sur ce blog.


Nous tenons bon, nous tiendrons bon

Si vous avez vu la brochure de l’Athénée pour la prochaine saison, vous avez peut-être été interpellés par la phrase qu’elle affiche en couverture, “tenons bon !”.

(c) Malte Martin



Lors de la présentation au public de la saison 2010-2011, Patrice Martinet, le directeur de l’Athénée, expliquait le “tenons bon!” ainsi :



L’extrait son dure 2 minutes et vingt secondes.
Si vous n’entendez rien, cliquez ici pour l’écouter sur YouTube.)


Merci à Yoann Perez et à l’équipe de l’Athénée pour l’enregistrement sonore.



Bon début de semaine !


“Sourire‚ faire le bel esprit. Et taire la menace de la mort.”

Le mardi 10 mai 1994, Jean-Luc Lagarce, metteur en scène de La Cantatrice chauve, écrit dans son Journal :
Dois aussi appeler Martinet et l’Athénée pour un rendez-vous et parler de la saison 1995-1996. (On ne hurle pas de rire !)”

Je ne l’avais pas réalisé, mais c’est vrai, avant de mourir en 1995, Jean-Luc Lagarce est passé dans les murs de l’Athénée et a collaboré avec son directeur Patrice Martinet qui a bien voulu nous livrer ses souvenirs à ce sujet.

Lorsque Patrice Martinet prend la direction de l’Athénée en 1993, il a déjà vu et particulièrement apprécié deux mises en scène de Jean-Luc Lagarce: Le Malade Imaginaire et La Cantatrice chauve, qu’il ne pourra d’ailleurs pas programmer immédiatement à cause d’une histoire de droits exclusifs accordés à un certain Théâtre de la Huchette à Paris…
Patience étant mère de sûreté, cette Cantatrice chauve sera finalement donnée à l'Athénée en 2007 puis en 2009 (et c'est justement ce que vous pouvez aller voir jusqu'à samedi).

Patrice Martinet décide alors de programmer le spectacle que Jean-Luc Lagarce est en train de préparer: L’Île des Esclaves de Marivaux sera représenté à l’Athénée pour la première saison du mandat de Patrice Martinet qui parle aujourd’hui de Jean-Luc Lagarce comme d’un homme qui aimait le théâtre dans tous ses aspects, dans la définition que Brecht en donnait -quand le bricolage rencontre la métaphysique.

L’Athénée ferme pour travaux en fin 1995, et Patrice Martinet programme Lulu de Wedekind mis en scène par Jean-Luc Lagarce pour la réouverture du théâtre après la rénovation de sa façade.
Les répétitions sont difficiles: les travaux sont plus importants que prévus, l’équipe se retrouve à travailler dans des conditions très inconfortables et la date de la première doit être repoussée pour laisser au chantier de rénovation le temps de se terminer…
En octobre, les répétitions s’interrompent le temps de la tournée d’un autre spectacle de   la compagnie: c’est à ce moment-là, hors de l’effervescence de la création de Lulu, que Jean-Luc Lagarce est mort.

À l’exception de l’acteur Daniel Emilfork qui préfère se retirer du projet, l’équipe choisit de mener Lulu à son terme. C’est François Berreur qui en achève la mise en scène et la première a lieu le 8 janvier 1996 dans la grande salle de l’Athénée.

Au même moment, salle Christian Bérard, Mireille Herbstmeyer, qui interprète encore aujourd’hui Madame Smith dans La Cantatrice chauve, joue Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne écrit et mis en scène par Jean-Luc Lagarce.


L’Athénée est restée fidèle à Jean-Luc Lagarce: pour voir sa mise en scène de La Cantatrice chauve, vous avez jusqu’à samedi.
Et pour découvrir Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne, toujours avec Mireille Herbstmeyer mais cette fois dans la mise en scène de François Berreur, cela sera du 3 au 12 décembre prochains...

Bonne journée à tous.


Last and least

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Après dix mois d’envois quotidiens, le blog de Clémence pour l’Athénée s’arrête pour les vacances et reprendra le lundi 28 septembre prochain!

Ce n’est donc pas complètement la fin et je n’ai pas reçu de prix, mais je me permets tout de même un petit épisode remerciements. Merci:

- à Patrice Martinet, le directeur de l’Athénée, qui a permis l’existence du blog, accepté une parole libre au sein de son théâtre et accessoirement qu’on le taquine parfois.
- à toute l’équipe administrative de l’Athénée, qui a toujours été très coopérative et sincèrement charmante.
- à tous les membres de l’équipe technique, qui ont accepté que je traîne dans leurs pattes avec mon appareil photo et mon carnet en répondant à mes questions avec beaucoup de bonne humeur, y compris dans les moments de montage les plus critiques.
- aux ouvreurs, qui m’ont souvent signalé des scènes à photographier (le tout avec le sourire, évidemment).
- aux artistes qui se sont prêtés au jeu et qui, par leur talent et leur créativité, sont pour beaucoup dans le contenu du blog.
- à mes parents, sans qui je ne serais pas là (et à mon frère, sans qui je pourrais être là quand même mais bon).
- à mon ordinateur et mon appareil photo, qui ne m’ont jamais lâchée même dans les moments les plus difficiles.
- à l’inventeur de la caféine, à qui je dois beaucoup.
- à mon lit, que je n’ai pas beaucoup vu cette saison mais à qui j’ai souvent pensé.
- et bien sûr à vous tous, les lecteurs du blog, à qui j’écris spécialement tous les matins, qui sont l’objet de bien des interrogations (qui sont-ils? Que pensent-ils? Sont-ils plutôt thé ou café?) mais aussi d’attentes (quelqu’un viendra t-il me parler à la représentation de ce soir? Combien de commentaires aujourd’hui?), et dont le soutien et la présence sont évidemment essentiels.

Concernant les résultats du petit sondage de la semaine dernière sur votre lecture du blog, sachez que vous êtes 32% à me lire au petit déjeuner, 37% en arrivant au travail, 26% en fin de journée et 5% en cas d’insomnie ou d’ennui profond (vous, les 5%, je vous retiens). Désolée à tous les retraités, étudiants, travailleurs à domicile, artistes, sans internet au travail, bref à tous ceux qui ne pouvaient pas vraiment répondre à ce sondage forcément restrictif.

En prime, la dernière photographie de la saison : Thomas et Thomas faisant l’entretien des perches de la grande salle de l’Athénée.

 



Merci encore à tous, bon été et à la saison prochaine!


Élémentaire, mon cher Jouvet (3)

Je vous ai déjà parlé de la caverne d’Ali Martinet, le directeur de l’Athénée (ici et ). Voici aujourd’hui l’histoire d’un premier objet présent dans son bureau, le pupitre (la voiture rouge à ses pieds viendra après):

 

Ce pupitre vient du Consulat général de France à Cluj-Napoca (ou Klausenburg)  en Transylvanie (Roumanie) qui a fermé ses portes dans les années 1948-49.
Très francophile, la Roumanie accueillait sur son territoire un important réseau français mais, à l’arrivée au pouvoir du Parti Communiste, les relations diplomatiques avaient été rompues et les représentations françaises fermées à l’exception de l’ambassade de Bucarest.

Les archives et divers objets du consulat de Cluj-Napoca sont donc repartis en France, et ce qui restait a été mis sous scellés dans le bâtiment ainsi devenu villa fantôme. Arrivé comme lecteur à l’université de Cluj-Napoca dans les années 1970, Patrice Martinet a décidé de s’employer à rouvrir la maison mystère.

La détermination paye et le jeune professeur de l’époque réussit à soutirer l’accord nécessaire à la levée des scellés: c’est donc en compagnie du maire de la ville et de l’ambassadeur français que Patrice Martinet découvrit un lieu rempli de poussière où restaient encore un peu de mobilier, deux mille livres et un coffre-fort.
Les livres ont été donnés à l’université de la ville après un tri minutieux par la censure et le mobilier vendu aux enchères: c’est à cette occasion que Patrice Martinet, voulant garder un souvenir de cette aventure, acheta ce pupitre à l’État français.

À l’intérieur, il trouva un timbre sec qui permet de réaliser une empreinte sur papier selon un système de gaufrage et qui avait dû servir pour les passeports: le pupitre a donc sans doute été utilisé pour réaliser des papiers d’identité, et Patrice Martinet peut ainsi confectionner aujourd’hui des faux papiers émanant du défunt “consulat de France en Transylvanie”.

Quant au coffre-fort, il n’a jamais pu savoir ce qu’il contenait, mais un bruit de verre suivi d’un écoulement de liquide alcoolisé à travers la porte le jour de son transport lui laisse penser qu’on a dû y cacher des bouteilles de vins et autres spiritueux…

Bonne journée à tous.


Les Dieux du stade (1)

Vous connaissez sans doute la mode des calendriers dénudés, mais saviez-vous que le personnel de l’Athénée fut précurseur en ce domaine auquel nous sommes aujourd’hui presque habitués ?

En 1997, alors qu'il est question de faire des travaux dans les dessous du théâtre, le personnel technique a cette idée souterraine: faire un calendrier des dessous de l'Athénée dans un esprit calendrier de routier -sous la scène en sous-vêtements, si vous préférez.
Après avoir réussi à convaincre le reste des employés (ce qui, on l'imagine, ne fut pas chose aisée) il est décidé de ne pas le dire tout de suite à Patrice Martinet, directeur de l’Athénée.

Le calendrier s’élabore ainsi en cachette avec le photographe de l’Athénée Fabien Calcavechia et, le jour où Patrice Martinet découvrit l’œuvre de ses employés, il décida de leur faire la surprise de s’y ajouter (sous une forme un peu différente, faut pas rêver).
Le calendrier fut envoyé à certains contacts de l’Athénée : tutelles, services culturels, partenaires, théâtres et collectivités reçurent donc l’étrange objet, et quelque chose nous dit qu’il a dû beaucoup faire parler…

Si vous êtes sages et que les personnes concernées l’acceptent, des photos viendront peut-être.
D’ici-là, bon vendredi, bon week-end, et n’oubliez pas qu’En attendant Godot continue après la première qui a eu lieu hier !


Wanted : cheveux

Nous avons appris avec beaucoup de surprise que Paul Golub, metteur en scène de La Puce à l'oreille actuellement en représentation à l'Athénée, avait eu Patrice Martinet comme professeur de français à New York en 1972.

Le professeur et l'élève se sont ensuite retrouvés par hasard à une représentation du Songe d'une nuit d'été de Shakespeare mis en scène par l'élève il y a douze ans, en Corrèze.

Impressions des intéressés :

Patrice Martinet : "_ Il portait un uniforme qu'il devait détester, et il était extrêmement sage. Je ne devais pas être très convaincant en professeur de français puisqu'il n'a pas continué dans les lettres"

(Allons Patrice, pas de fausse modestie, il a quand même émigré en France où il fait du théâtre, ce n'est pas exactement comme s'il s'était lancé dans la contrebande)


Paul Golub
: "_ Alors que je n'ai habituellement pas un souvenir très net de mes professeurs, je me rappelle très bien les cours de Patrice Martinet, et j'ai gardé une très bonne impression de lui.
C'était quelqu'un de très ouvert qui demandait à ses élèves de diriger la classe à sa place pendant une heure à sa place alors qu'on avait onze ou douze ans…
Et vous saviez qu'à l'époque, il avait les cheveux longs?"

Inutile de vous dire que depuis cette révélation fracassante, je suis prête à payer quiconque pourrait me donner une photo de Patrice Martinet version beatnik. À vos archives!

Bon jeudi...


L'angoisse du programmateur (1) -ou Le zootrope (2)

Patrice Martinet, le directeur de l'Athénée, est un professionnel, un vrai.

Lors des répétitions des spectacles qu'il programme, ici La Cour du Roi Pétaud qui s'est terminé hier dans les rires des spectateurs, il reste de marbre.

 

Ah si, tiens, il a bougé, là :

Bonne reprise à tous et bonne année à ceux qui n'auraient pas lu mes précédents billets!


Rien ne va plus

 

Bonne année à tous.


Noms d'oiseaux

La semaine dernière, petit exercice avec Sylvie Dabek, opératrice de billetterie à l'Athénée : combien d'oiseaux connaissons-nous?

Seule chez moi, j'en retrouve trente et un : faucon, caille, mésange, colombe, perruche, corbeau, perdrix, étourneau, aigle, geai, corneille, pigeon, héron, buse, fauvette, hirondelle, pic-vert, perroquet, alouette, merle, cigogne, grive, vautour, pinson, canard, pélican, rossignol, tourterelle, albatros, goéland, mouette.

Olivier Messiaen, dont la semaine dédiée vient de se terminer à l'Athénée, en connaissait plus de quatre cents dont il avait retranscrit les chants.

Mais j'y pense, le martinet, c'est aussi un oiseau, non? Cela fait donc trente-deux : merci au directeur de l'Athénée de faire dans l'ornithologie par sa généalogie… Il existe le martinet à collier blanc, le martinet de Sibérie, le martinet ramoneur ou encore le martinet épineux : je ne jugerai pas du caractère piquant (ou compliqué) du directeur mais une chose est sûre, on a trouvé le martinet à lunettes!!!

(Si vous ne trouvez pas de message de moi demain matin, c'est que Patrice Martinet m'aura virée)

Bon début de semaine à tous en attendant la pétaudière qui commencera dès jeudi!

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