Une histoire à laquelle on ne comprend pas tout

Isabelle Druet interprétait le rôle de Didon dans Didon et Énée passé récemment à l'Athénée.
Demain à 15h, elle donnera un récital intitulé Complaintes et berceuses à l'Athénée, accompagnée de la pianiste Anne Le Bozec : en partance pour Bruxelles où elle était invitée sur le plateau de la RTBF, Isabelle a accepté de répondre à mes questions. Conversation téléphonique depuis la Gare du Nord de Paris :



« — Pourquoi avoir appelé ce concert "complaintes et berceuses" ?
— J'avais depuis un moment l'envie de travailler sur le thème de la berceuse et de la complainte : ce sont les complaintes qui me touchent le plus, ces histoires un peu tragiques dans les musiques traditionnelles. J'ai expérimenté ce répertoire avant de venir au chant lyrique : c'est ce qui m'attirait chez certains compositeurs allemands, mais l'on trouve également des correspondances chez les Français Duparc et Chausson.

Au départ, nous avions pensé à un récital autour la berceuse uniquement, mais je n'avais pas envie que cela soit trop calme ou trop monotone. La complainte permettait d'avoir deux visions, de vivre deux aventures différentes : l'apaisement de la berceuse et le côté tragique de la complainte. Ce sont deux styles qui se marient bien et qui permettent d'aborder des compositeurs moins connus en allant d'un genre à l'autre  : il ne s'agit pas du tout des mêmes univers musicaux, et pourtant il y a des liens.


— Effectivement, le programme semble hétéroclite à première vue : Duparc et Chausson (deux compositeurs français fin 19e-début 20e), Zemlinsky (un Autrichien du début du 20e siècle), Britten (un Britannique du 20e siècle) et Montsalvatge (un Espagnol disparu en 2002).
Est-ce que tu peux expliquer comment s'est constitué le programme musical de ce concert ?

— Cela s'est construit en plusieurs temps et les œuvres se sont imposées petit à petit pour former un ensemble qui s'articule bien. En fait, nous avions participé à un concert donné à la salle Pleyel dans un but humanitaire et où nous avions joué des œuvres de Britten, Montsalvatge et Strauss sur l'idée de la berceuse.
Anne Le Bozec [qui accompagne Isabelle Druet au piano] et moi-même avons eu envie de développer ce programme en jouant les cycles entiers et d'y ajouter Duparc, Chausson puis Zemlinsky. Cela nous permettait de balayer un sceptre musical assez large sans pour autant proposer un programme incohérent.

J'aime beaucoup le poète Maeterlinck, c'est comme cela que je suis venue à Zemlinsky [compositeur des Maeterlinck Lieder] ; et au niveau de l'atmosphère, les textes des trois Lieder de Chausson vont très bien avec Maeterlinck. Avec Duparc, on commence par la complainte pour terminer par un pays où se fait la guerre, tandis qu'A charm of Lullabies de Benjamin Britten est assez drôle et pas toujours apaisé, pour ce qui est censé être un cycle de berceuses! On passe par exemple d'une berceuse très douce à une pièce où la mère menace son enfant qui ne veut pas s'endormir : ce n'est pas du tout uniforme.
Quant à Montsalvatge, c'est Anne Le Bozec qui avait très envie de faire ce cycle : c'est une poésie très évocatrice qui fait un peu penser aux comptines enfantines dont l'on ne comprend pas bien d'où peuvent venir les paroles.

— C'est sûr que ces histoires de pomme de reinette et de pomme d'api ou de souris verte, c'est pour le moins étrange…

— Oui, ou "Bateau sur l'eau, la rivière au bord de l'eau" : je ne sais pas quoi répondre à mon fils lorsqu'il me demande ce que signifient ces paroles !… Pour en revenir à Montsalvatge, ce sont des mélodies avec une atmosphère espagnole et une touche de poésie qui permettent de terminer sur une envolée un peu étrange. Le cycle est très varié : on passe d'une mélodie très rythmée évoquant un lézard et une lézarde qui pleurent à des choses lyriques très douces.
J'aime bien ce côté médiéval où l'on imagine une dame avec sa harpe qui chante des chansons dans sa tour : j'ai envie de retrouver cette atmosphère un peu magique où on se laisse emporter par un conte auquel on ne comprend pas toujours tout. »


Pour vous laisser emporter par les contes d'Isabelle Druet, c'est demain à l'Athénée à partir de 15h pour le récital Complaintes et Berceuses qui dure 1h.

Le Récit de la Servante Zerline mis en scène par Yves Beaunesne reprendra ses droits le soir-même à 20h et se joue jusqu'à la semaine prochaine !

Bon week-end.

 

PS : mardi, j'ai publié deux des poèmes mis en musique dans ce récital : pour les (re)lire, c'est ici.


Prenez garde, on y voit à peine

Ceux qui ont vu Didon et Énée il y a dix jours à l'Athénée se souviendront sans doute de la mezzo-soprano Isabelle Druet, qui interprétait Didon.
Et ceux qui ne l'ont pas vu seront peut-être contents d'apprendre qu'une séance de rattrapage aura lieu samedi après-midi : à 15h, Isabelle Druet viendra pour un récital sur le thème de la complainte et de la berceuse.

Quelques-unes des œuvres choisies sont des poèmes mis en musique : Alexander von Zemlinsky, un compositeur autrichien du début du 20e siècle, a utilisé des poèmes du belge Maurice Maeterlinck, tandis qu'Ernest Chausson, un compositeur français du 19e siècle, a repris des poèmes du français Camille Mauclair.

Voici l'un des poèmes de Maeterlinck mis en musique par Zemlinsky dans ses Maeterlinck Lieder, suivi d'un poème de Camille Mauclair utilisé par Chausson dans ses Lieder opus 27:


MAURICE MAETERLINCK - Quinze chansons


IX
« Elle est venue vers le palais
— Le soleil se levait à peine —
Elle est venue vers le palais
Les chevaliers se regardaient
Toutes les femmes se taisaient.

Elle s’arrêta devant la porte
— Le soleil se levait à peine —
Elle s’arrêta devant la porte
On entendit marcher la reine
Et son époux l’interrogeait.

Où allez-vous, où allez-vous ?
— Prenez garde, on y voit à peine —
Où allez-vous, où allez-vous ?
Quelqu’un vous attend-il là-bas ?
Mais elle ne répondait pas.

Elle descendit vers l’inconnue
— Prenez garde, on y voit à peine —
Elle descendit vers l’inconnue
L’inconnue embrassa la reine
Elles ne se dirent pas un mot
Et s’éloignèrent aussitôt.

Son époux pleurait sur le seuil
— Prenez garde, on y voit à peine —
Son époux pleurait sur le seuil
On entendait marcher la reine
On entendait tomber les feuilles. »




CAMILLE MAUCLAIR - LES HEURES

« Les pâles heures, sous la lune,
En chantant jusqu'à mourir,
Avec un triste sourire,
Vont une à une
Sur un lac baigné de lune,
Où, avec un sombre sourire,
Elles tendent, une à une,
Les mains qui mènent à mourir;
Et certains, blêmes sous la lune
Aux yeux d'iris sans sourire,
Sachant que l'heure est de mourir,
Donnent leurs mains une à une
Et tous s'en vont dans l'ombre et dans la lune
Pour s'alanguir et puis mourir
Avec les Heures une à une,
Les Heures au pâle sourire. »

 

Accompagnée d'Anne Le Bozec au piano, Isabelle Druet interprétera des œuvres de Henri Duparc, Benjamin Britten, Ernest Chausson, Alexander von Zemlinsky et Xavier Montsalvatge dans le cadre de la résidence de la Fondation Royaumont à l'Athénée. Rendez-vous samedi à 15h à l'Athénée !

Le Récit de la Servante Zerline d'après Hermann Broch mis en scène par Yves Beaunesne continue à se jouer jusqu'au 28 mai. La devinette de lundi est toujours active sur le blog !


L'art de prendre des photos en concert

Le concert de Karine Deshayes et Hélène Lucas - samedi 12 mars 2011 à 15h

 

L'Athénée propose quelques concerts le samedi à 15h en partenariat avec l'Orchestre de Paris et la Fondation Royaumont : les artistes n'étant là que pour un après-midi, en parler sur le blog est toujours un peu difficile car les délais sont très courts.

 

Avant-hier, je ne voulais pas déranger Karine Deshayes et Hélène Lucas pendant leur raccord (ou petite répétition). Je ne voulais non plus déranger les spectateurs pendant le concert avec le bruit de mon appareil photo.

Voici donc quelques photos volées prises de la galerie (ou poulailler, les fauteuils situés tout en haut) et de l'extérieur de la salle par l'entrebâillement d'une porte mal fermée.

 

 

 

 Le piano a été placé dans le décor de L'Echange.
Ici, Hélène Lucas (à gauche) et Karine Deshayes (à droite) saluent à la reprise de l'entracte.
Photo prise de la galerie.

 

 

 Hélène Lucas, sa tourneuse de page et Karine Deshayes entre deux airs.
Photo prise de la galerie.

 

 

 

 

Karine Deshayes boit de l'eau entre deux airs.
Photo prise de la galerie.

 

 

 


Hélène Lucas et Karine Deshayes pendant le concert.
J'ai pris la photo de l'extérieur de la salle, dans l'entrebâillement d'une porte (porte visible sur cette photo dans les deux parties marron qui encadrent les musiciennes)

 

 

 

Le café-débat sur la notion d'échange - samedi 12 mars 2011 à 17h30

 

Après le concert de Karine Deshayes (chant) et Hélène Lucas (piano) a eu lieu un café-débat.

Réunissant Bernard Lévy (metteur en scène de L'Échange), et Frédéric Lordon (économiste), la discussion portait sur la notion d'échange.

 

Qu'est-ce que l'échange ? Qu'échange t-on ? Quelle est la différence entre échange économique et échange symbolique ? Quelle est la nature spécifique de l’échange dans la pièce éponyme de Claudel ?

Pour avoir quelques réponses à ces questions, n’hésitez pas à aller écouter la captation sonore du débat qui sera mise en ligne sur le site de l’Athénée d’ici quelques jours.

 

 

De gauche à droite :
Bernard Lévy, metteur en scène de
L'Echange
Lola Gruber, qui écrit les programmes à l'Athénée et modérait la rencontre
Frédéric Lordon, économiste

 

 

L'Échange de Paul Claudel mis en scène par Bernard Lévy se joue jusqu’à samedi ! Bon début de semaine.


Vous ne savez pas quoi faire de votre samedi ?

Ce samedi, l'Athénée vous a concocté un emploi du temps béton :


À 15h, vous pourrez venir écouter la mezzo-soprano Karine Deshayes, qui a été consacrée artiste lyrique de l'année lors des dernières Victoires de la Musique Classique.
Je vous propose de l'écouter ici dans un air de Cendrillon de Rossini :



Samedi, elle chantera des œuvres de Poulenc, Fauré et Duparc accompagnée au piano de Hélène Lucas dans le cadre de la résidence de la Fondation Royaumont à l'Athénée.



Après le concert, à 17h30, vous pourrez participer à un débat sur le thème de la valeur de l'échange, avec Bernard Lévy (metteur en scène de L'Échange) et Frédéric Lordon (économiste).


Et après le café-débat, à 20h, vous pourrez assister à une représentation de L'Échange de Paul Claudel mis en scène par Bernard Lévy.


Vous pourrez dormir dimanche.


Bon mercredi !


Dans la gueule du loup

À l'Athénée, il n'y a pas que du théâtre : la pianiste Claire-Marie Le Guay est en résidence ici depuis trois ans et des concerts auront lieu régulièrement en collaboration avec la Fondation Royaumont et l'Orchestre de Paris tout au long de la saison.

Samedi prochain à 15h, vous pourrez entendre des Lieder de Hugo Wolf. Et là, j'entends d'ici ceux qui se demandent ce qu'est un Lied tout comme ceux qui s'interrogent sur Hugo Wolf.


Côté Lied, je sais que je vais me faire des ennemis parmi les connaisseurs en proposant une définition de trois lignes, mais tant pis : « Lied » est un mot allemand (d'où la majuscule et le pluriel en « Lieder ») qui se traduirait en français par « chanson » et qui désigne un court morceau de musique vocale.
Il s'agit le plus souvent d'un texte chanté par une seule personne, accompagnée en général d'un piano (mais parfois aussi d'un petit ensemble instrumental). Le texte est le plus souvent un poème que le compositeur a choisi de mettre en musique : aussi le Lied est-il en général considéré comme l'union de la musique et de la poésie.
Les compositeurs de Lieder les plus célèbres sont Schubert (parfois considéré comme le véritable inventeur du genre avec des cycles comme La Belle Meunière ou Le Voyage d'Hiver), Brahms, Fauré, Mahler, mais aussi Wolf.


Hugo Wolf est un compositeur autrichien né en 1860 et mort en 1903 qui a transformé le genre du Lied. Admiratif du génie de Wagner, il est d'abord critique musical avant de se consacrer à la composition. Il compose des Lieder à une vitesse incroyable, à raison d'un ou deux par jour, pour arriver à un total de deux cent quarante-deux Lieder au terme de sa courte carrière de compositeur.
Il choisit des textes très variés : des poèmes d'Eduard Mörike, Joseph von Eichendorff ou de Goethe, des textes populaires ou encore des recueils religieux. Ce qui frappe dans les Lieder de Wolf, c'est  sans doute leur force dramatique : l'atmosphère y est pleine d'humour, de rêve et de sensibilité. Ses chanteurs sont d'ailleurs appelés à être aussi de bons comédiens, et la façon dont ils doivent interpréter le texte est clairement inscrite dans la partition, Wolf notant les pauses et inflexions du texte de façon à s'approcher le plus possible de la voie parlée.
Loin d'être un simple accompagnateur, le piano est en outre élevé au même rang que la voix dans une harmonie complexe et subtile qui désoriente les critiques de son époque (mais pas le public, qui accueille généralement chaleureusement les Lieder de Wolf).


Samedi, vous pourrez découvrir les Lieder de Wolf dans un concert d'une heure interprété par Edwin Crossley-Mercer et Shigeko Hata au chant et Karolos Zouganelis et Michaël Guido au piano. Le concert est proposé dans le cadre du cycle « 4 récitals pour 6 chanteurs » qui réunit l'Athénée et la Fondation Royaumont.
En attendant, vous pouvez écouter gratuitement (et légalement) quelques-uns de ses Lieder dans l'interprétation de Dietrich Fischer-Dieskau et Harmut Höll ici.

Oncle Vania continue à l'Athénée jusqu'au 30 octobre ! Ce soir, vous pourrez rencontrer l'équipe du spectacle après la représentation.

NB : « Wolf » signifie « loup » en allemand.


C'est de saison

Comme je vous le disais hier en vous montrant les coulisses de l'événement, l'Athénée présentait sa saison 2010-2011 il y a peu.


Tour d'horizon partiel et partial, que vous pourrez compléter en allant voir les vidéos de la soirée sur la fiche de chaque spectacle du site internet de l'Athénée :


Oh les beaux jours de Beckett - mise en scène de Robert Wilson


Adriana Asti
, que vous connaissez peut-être pour l'avoir vue au cinéma chez Visconti, Bertolucci ou Pasolini, jouera dans Oh les beaux jours mis en scène par Robert Wilson.
En tournage à Venise pour le prochain film d'André Téchiné, elle présente le spectacle par téléphone :

Si vous n'entendez rien, cliquez ici pour aller sur YouTube.

 

 

Orchestre de Paris : 4 concerts pour 4 quatuors

Quatre quatuors de musiciens
issus de l'orchestre de Paris viendront donner quatre concerts tout au long de la saison, en lien avec les spectacles théâtraux de l'Athénée.

Découvrez des compositeurs du 20e siècle au moment d'Oh les beaux jours, de la musique russe pour accompagner le cycle Tchekhov (Oncle Vania, Les Trois Soeurs et La Cerisaie), des œuvres abordant le néo-classique et la question de l'oppression à l'occasion de Caligula et des partitions pleines d'humour noir en résonance avec Une Visite inopportune.



Oncle Vania de Tchekhov - mise en scène de Serge Lipszyc

C'est Robin Renucci, que vous avez peut-être vu dans Un Village français ou chez Chabrol, Mocky ou Bertolucci, qui interprétera Oncle Vania. Il est venu présenter le spectacle mis en scène par Serge Lipszyc.

 

Patrice Martinet et Robin Renucci

 

 

Fondation Royaumont - 4 récitals pour 6 chanteurs

 

(c)Malte Martin

Depuis quelques saisons, l'Athénée vous propose d'entremêler théâtre et musique : avec la Fondation Royaumont, découvrez quatre concerts pour voix et piano en octobre, décembre, mars et mai.


Les Trois Soeurs de Tchekhov - mise en scène de Volodia Serre


Volodia Serre, le metteur en scène des Trois Soeurs, a vraiment trois soeurs, toutes comédiennes.

C'est donc tout naturellement qu'il leur a confié les rôles-titres et qu'il interprétera également leur frère dans le spectacle.

Ils sont venus en famille nous lire quelques morceaux choisis de Tchekhov dont on oublie trop souvent le potentiel comique.

Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez ici pour aller sur YouTube.


 

La Cerisaie de Tchekhov - mise en scène de Paul Desveaux

Pour compléter ce cycle Tchekhov, Paul Desveaux, déjà venu à l'Athénée pour Les Enfants terribles, est venu présenter sa Cerisaie dont vous trouverez cette jolie citation dans la brochure 2010-2011 de l'Athénée : "c'est beau, c'est sensible, à part qu'on ne comprend rien".

 

© Malte Martin

 

 

Résidence de Claire-Marie Le Guay

La pianiste Claire-Marie Le Guay est en résidence à l'Athénée depuis deux saisons
: très attachée à la sensibilisation à l'art, elle a construit un véritable projet pédagogique où elle passe du temps dans des écoles primaires parisiennes et donne des concerts spécialement pour les enfants.
Elle donne également des récitals pour les adultes, au nombre de deux cette saison.

 

Claire-Marie Le Guay en coulisses avant d'entrer sur la scène de la présentation de saison.




Phi-Phi, une opérette d'Henri Christiné et Albert Willemetz - mise en scène de Johanny Bert pour Les Brigands

Si vous êtes un habitué de l'Athénée, vous connaissez déjà l'univers déjanté de la compagnie des Brigands qui livrent une opérette ou un opéra-bouffe au Théâtre tous les ans.

Le metteur en scène Johanny Bert, après avoir présenté Phi-Phi, a fait monter son équipe sur scène pour une démonstration très en jambes :

Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez ici pour aller sur YouTube.

 

 

Le Journal d'un disparu, opéra de Leos Janacek - direction musicale et mise en scène de Christophe Crapez.

Chanteuse dans le spectacle, Éva Gruber était déjà venue à l'Athénée pour L'Opéra de quatre notes : elle revient cette fois-ci dans Le Journal d'un disparu qu'elle s'est chargée de présenter.

Janacek est un compositeur tchèque né en 1854 et décédé en 1928. Il a composé des œuvres comme la Sinfonietta, L'Affaire Makropoulos, De la Maison des morts, Jenufa ou La petite Renarde rusée.

Voici un court extrait sonore (moins d'une minute) du Journal d'un disparu :

 

Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez ici pour aller sur YouTube.

 

 

Caligula de Camus - mise en scène de Stéphane Olivié Bisson
Stéphane Olivié Bisson : "Dans l'imaginaire collectif, Camus, c'est la photo en noir et blanc, la cigarette aux lèvres… Ça sent le Panthéon!"

 

Avant de partir, il offrit à Patrice Martinet, directeur de l'Athénée, ce livre rassemblant Albert Camus, René Char et Henriette Grindat.

 

 

La Voix humaine, opéra de Poulenc d'après Cocteau - mise en scène de Vincent Vittoz

Vincent Vittoz est venu présenter l'opéra de Poulenc composé d'après l'œuvre éponyme de Jean Cocteau :

 

 

L'Échange de Paul Claudel et l'opéra Didon et Énée de Purcell - mises en scène de Bernard Levy

Bernard Levy a déjà mis en scène
deux spectacles à l'Athénée : En attendant Godot et Fin de partie, deux pièces de Beckett.

Il revient deux fois cette saison dans deux œuvres très différentes, L'Échange de Paul Claudel dont il espère faire "quelque chose d'âpre, de sensuel, de drôle mais terriblement émouvant" et Didon et Énée de Purcell qu'il abordera en novice de l'opéra.

 

 

Une Visite inopportune de Copi - mise en scène de Philippe Calvario

Philippe Calvario : "La visite inopportune, c'est cette saleté de mort qui arrive un peu trop tôt…"

 

 

Ali Baba ou les quarante voleurs, opéra de Cherubini - mise en scène de Charlotte Nessi

Comme l'a dit Charlotte Nessi, "on connaît tous Ali Baba même si on ne sait plus très bien ce que font les quarante voleurs".

© Malte Martin

 

 

Le Récit de la servante Zerline de Hermann Broch - mise en scène d'Yves Beaunesne

"Voilà encore une journée de passée qui ne reviendra plus"

Vu à l'Athénée pour sa mise en scène de Cosi fan tutte de Mozart, Yves Beaunesne a un vrai talent pour donner envie d'aller voir ses spectacles, décuplé ici par la présence de l'actrice Marilu Marini.

Je vous laisse donc regarder la vidéo sur le site de l'Athénée en lançant un appel de fashion victim :

Le jour de la présentation de saison, Marilu Marini portait ces chaussures. Je veux les mêmes. Merci de me communiquer toute information me permettant de les trouver ("pique-les dans la loge de Madame Marini quand elle reviendra jouer le spectacle" N'EST PAS une information valable !). Merci.

 

 

Il est encore temps de vous abonner pour cette saison 2010-2011 !
La saison actuelle n'est pas encore terminée : Guillaume Gallienne joue jusqu'au 17 juillet la reprise de son spectacle Les Garçons et Guillaume, à table !

Bon jeudi et à demain pour le premier portrait de spectateur sur ce blog.


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