La petite boutique de souvenirs

Bonjour, j'espère que vous allez bien après ce lundi de Pentecôte qui fut férié à l'Athénée.

L’équipe d’Une maison de poupées a quitté l’Athénée samedi. Quelques souvenirs en vrac:

La petite lampe d’enfant posée en avant-scène.

 

Olivia Brunaux (rôle de Nora) et Gil Isoart (conseil chorégraphique).

 

L’ombre de Xavier Carré (créateur des lumières) dans le décor conçu par Virginie Leforestier (scénographe).



Alexis Danavaras (rôle du docteur Rank) en coulisses.

 


Féodor Atkine (rôle de Torvald) en coulisses.

 


Bernard Mazzinghi (rôle de Krogstad) en coulisses.

 


Olivia Brunaux (rôle de Nora) et Bernard Mazzinghi (rôle de Krogstad) en coulisses.

 

Alexis Danavaras (rôle du docteur Rank) et Emmanuelle Grangé (rôle de Kristine) en coulisses.

 

Emmanuelle Grangé (rôle de Kristine) en coulisses.

 

En coulisses, Emmanuelle Grangé (rôle de Kristine), Féodor Atkine (rôle de Torvald) et Alexis Danavaras (rôle du docteur Rank) regardant et commentant la pièce par écran interposé.

 

 

Les pâtisseries grecques qu’Alexis Danavaras (rôle du docteur Rank) m’a offertes: sans doute les meilleurs gâteaux que j’ai jamais mangés.

 

Le petit bateau fait par Xavier Carré (créateur des lumières) avec un billet d’entrée au spectacle.

 

Le piano de Claire-Marie Le Guay dans le décor d’Une Maison de poupées lors de ses concerts du lundi 17 mai.

 

 

Un extrait du tchat qui a eu lieu mercredi 19 mai avec Nils Öhlund sur le site de l’Athénée:
«Julien: Bonjour, je voulais tout d'abord vous remercier pour cette mise en scène ! Avez-vous déjà une idée de la prochaine pièce que vous mettrez en scène ? merci beaucoup
Nils Öhlund: J'ai besoin d'achever cette histoire d'abord, et de retourner sur les planches en tant qu'acteur. Mon travail de metteur en scène se nourrit de celui d'acteur et inversement.
Inge: Avec cette traduction, il me semble que Nora est moins infantile que dans les versions habituelles, et le texte du XIXe était peut-être plutôt dans ce sens ?
Nils Öhlund: Le génie d'Ibsen est de dynamiter ce genre d'a prioris. Nora revendique son intelligence et son indépendance dès le début de la pièce, face à Kristine notamment. Ce qu'elle a entrepris pendant 10 ans n'est pas rien à mes yeux. Elle se bat contre l'image qu'on lui renvoie d'elle-même, tout en en usant.
Vanille: J'ai moi aussi beaucoup aimé la pièce et les propos très fins du metteur en scène sur les rapports de couple. Pourquoi avoir choisi de ne pas représenter les enfants sur scène? Est-ce pas souci d'économie?
Nils Öhlund: Les enfants sur scène, c'est comme des animaux ! Quand ça joue bien, ça fascine et ça sort de la pièce ! J'ai l'impression d'être au cirque. Et quand ça joue mal, ça me sort encore plus de la pièce. Je trouve que leur présence dans l'écriture est un peu accessoire. Scènes de la vie conjugale de Bergman m'a renforcé dans l'idée de ne pas les montrer.
judith: Je trouve très bien que l'on entende les enfants sans les voir. Je suis d'accord sur la réponse de Nils. Ce serait différent si la pièce tournait autour d'eux, ce n'est pas le cas dans celle-ci.
Louise: Bonjour, je voulais savoir pourquoi vous aviez choisi cette scénographie très spéciale qui ressemble à un plateau de cinéma, est-ce pour faire écho à la vidéo ?
Nils Öhlund: En tant qu'acteur j'ai toujours été fasciné par l'effet produit par un décor reconstitué en studio. Observer derrière la caméra des êtres qui vivent quelque chose dans un environnement, qui a le semblant du réel, mais qui reste complètement faux. Il m'a vraiment fait penser à une maison de poupée, comme celle des enfants dont on peut voir l'intérieur aussi! Pour moi c'est comme une cage de laboratoire, observer des spécimens. Nous sommes les spectateurs, invités à observer l'intimité de ces gens-là.
Coline: Est-ce que, comme le dit Stanislavki, tous les objets ont une signification et une utilité, dans votre mise en scène (et je suppose que c'est le cas!) Auquel cas, je me posais la question suivante:quelle est l'utilité du vase de fleur rouge? (il est utilisé, mais a-t-il une signification?)
Nils Öhlund: Les fleurs rouges sont présentes dans le texte d'Ibsen, mais normalement elles doivent ornementer le sapin. J'ai fait ce choix qui me paraissait moins cocasse aujourd'hui et permettait de brûler le document. La mise en scène est souvent l'art de trouver des solutions à des contraintes…»


La suite du journal d’Emmanuelle Grangé (rôle de Kristine) dont vous aviez pu voir le début sur le blog ici :
«12 mai, 14h
Lacrymaux
C’est tout de bois, de fantômes, le théâtre de l’Athénée ; du balcon de ma loge, je veux croire et voir qu’un flamboyant pousse dans la cour, cet arbre d’Afrique qui embrase tout.
C’est surtout de chair et d’infinies retenues, élégance des gens de ce théâtre-là. Oh ! si je les citais tous, je me traiterais, aussitôt dit, bougresse d’actrice, de maternaliste sur un podium de remise de prix moliérisable, alors, non, sacrebleu, Vous, Gens de l’Athénée, sachez que, tous les soirs, vous nous emportez, nous soutenez si bien…
Derrière la porte de chaque loge, un drôle de cérémonial se concocte : l’acteur s’isole, œuvre à des préparatifs singuliers comme brosser pour la énième fois le cheveu, se gargariser d’une ultime dose de gelsenium, éructer en douce ou en sonore tous les miasmes du fameux trac…
Tout se lit lorsque, dans le foyer, nous nous retrouvons, costumés, guindés à quinze minutes de la représentation. Chaque soir est une finale unique de coureurs de fond. Oyez, voyez les visages blêmes, on penserait que tous viennent de pleurer, il y a du blanc et puis du rouge sur la peau, dans les yeux,  des mains froides, des mains moites, des embrassades, des "qu’est-ce que je fous là, je serais mieux chez moi", des rires —c’est toujours ça de pris—, un gros de solennel et un désir gros comme ça de marathonner encore en  équipe dans le texte d’Ibsen !

Sur scène, des larmes de joie, de colère, d’épuisement, de retenue, visibles ou non, c’est le texte qui traverse les yeux et déboule de vie.

 
23 mai, 18h : terriblement fatiguée, pourquoi ai-je mal à l’épaule droite? Tu sais quoi, oui, ce péremptoire  éphémère de la représentation théâtrale…

"Torvald : Ne plus rester assis, là, seul, à m’ennuyer. Et toi, ne plus faire souffrir tes yeux bénis et tes petites mains toutes lacérées.
Nora sans qu’on puisse distinguer si c’est un soulagement ou un regret : C’est fini ... pour toujours ?
Torvald  acquiesce.
Nora : C’est si merveilleux, délicieux à entendre. Maintenant je vais te dire comment j’ai pensé que nous devrions aménager la maison après les fêtes."
 
(Une maison de poupéeS, H. Ibsen, acte I, scène 1, traduction, adaptation, mise en scène de Nils Öhlund, s’est jouée du 5 au 22 mai 2010 au théâtre de l’Athénée, Paris) »

 

Alexis Danavaras (rôle du docteur Rank), Emmanuelle Grangé (rôle de Kristine), Féodor Atkine (rôle de Torvald), les cheveux d’Olivia Brunaux (rôle de Nora) et Bernard Mazzinghi (rôle de Krogstad) sortant de scène pendant les saluts.

 

 

 

Après Une maison de poupées, c’est Benjamin Lazar, que vous avez peut-être déjà vu à l’Athénée dans L’autre monde ou les états et empires de la lune en 2008, qui arrive dès jeudi dans Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé de Théophile de Viau.

Bon mardi !


Aux feux !

Xavier Carré est le créateur des lumières d’Une maison de poupées, et il a également été régisseur du spectacle lorsqu’il était en tournée.
On ne le voit pas beaucoup sur la photo, parce qu’un créateur/régisseur lumière est rarement sous les projecteurs: son boulot, c’est plutôt d’être derrière, ou sur sa console, ou… bon, pas souvent sous les projecteurs quoi.

Depuis qu’Une maison de poupées se joue à l’Athénée, ce sont Jano et Mano, régisseurs du théâtre, qui ont pris la relève comme c’est le cas sur toutes les pièces accueillies à l’Athénée.

Xavier est actuellement à Aix-en-Provence où il officie en tant que régisseur général adjoint au Théâtre de l'Archevêché en prévision du Festival d’Art Lyrique, mais il a pris le temps de m’envoyer le plan de feux qu’il a établi pour les représentations d’Une maison de poupées à l’Athénée.

Qu’est-ce qu’un plan de feux?
Tout simplement un schéma indiquant le type de chaque projecteur utilisé ainsi que son emplacement et son orientation dans le théâtre.
Vous reconnaîtrez ici la scène arrondie et la salle de l’Athénée ainsi que, pour ceux qui ont vu le spectacle, le tracé du décor conçu par Virginie Leforestier.

 

(Désolée pour les puristes, j’ai dû couper le plan en deux pour raisons techniques)


Après les deux concerts de Claire-Marie Le Guay hier, Une maison de poupées reprend ce soir et se joue jusqu’à samedi.

Demain, vous pourrez dialoguer avec Nils Öhlund, metteur en scène du spectacle, via le tchat (ou conversation instantanée par internet) de l’Athénée: rendez-vous demain sur le site de l’Athénée entre 19h et 20h!

Bonne journée.


Surprise-coulisse

Les coulisses d’Au Temps des croisades, pour peu qu’on les regarde sous un certain angle, sont de drôles de fêtardes:

 

touchées par la lumière divine

 

quand elles ne prennent pas des airs de grotte de Lascaux,

 

 elles font pleurer les morts

 

  et nous aident à ne pas perdre le nord.

 

Vous laisserez-vous passer la bague au doigt

 

(à moins que vous préfériez le piercing des poils),

 

ou irez-vous faire votre trou

 

en empruntant des chemins sinueux

 

   peuplés d’ombres aux tons rouges?

 

 

Je vous laisse seuls juges et vous souhaite une bonne fin d’année pleine de neuf.

 

PS : Au Temps des croisades continue jusqu'à samedi! Hier soir a eu lieu le tchat entre des spectateurs et l'équipe artistique du spectacle : pour en savoir davantage sur le fameux percussioniste, la part d'improvisation dans le spectacle ou les compétences de gymnaste de certains chanteurs, relisez le contenu du tchat sur le site de l'Athénée!...


Les blasons ont la pression

Comme nous en avions déjà parlé il y a un an quasiment jour pour jour, les costumes des artistes sont nettoyés après chaque représentation.

Les costumières et habilleuses (désolée pour le féminin générique, mais ce sont très souvent des femmes) sont ainsi régulièrement obligées de trouver des solutions pour ne pas abîmer ces costumes soumis à de nombreux lavages.

Ici, Liza Winzelle, habilleuse à l’Athénée, et Elisabeth de Sauverzac, costumière pour Au Temps des croisades (et déjà interviewée pour le blog l’année dernière) ont décousu tous les blasons pour les fixer aux costumes par des boutons pression: ces précieux blasons peints à la main échapperont ainsi au nettoyage quotidien…

 

 

Au Temps des croisades par les 26000 Couverts et les Brigands continue jusqu’à dimanche!


Demain, vous pourrez parler par ordinateur interposé avec Loïc Boissier, fondateur des Brigands, et Christophe Grapperon, directeur musical d’Au Temps des croisades: pour ce nouveau tchat, rendez-vous demain sur le site de l’Athénée entre 19h et 20h!


Billet-à-brac

La Cantatrice chauve se termine demain: autour du spectacle, un tchat avec François Berreur, regard extérieur du spectacle, et un café-débat autour de la notion d’ordre et de désordre ont eu lieu à l’Athénée.
Pour ceux qui ne pouvaient pas être là (dont moi-même), résumé des épisodes que vous avez manqués:

Le tchat avec François Berreur

nono: Comment avez-vous rencontré Jean-Luc Lagarce ?
François: J'étais étudiant à Besançon, et il m'a vu jouer dans un spectacle amateur. Il avait déjà fondé La Roulotte amateur, sa compagnie, et après les spectacles se sont enchaînés.

Vanille: Pourquoi avoir fondé la maison d'édition des Solitaires Intempestifs?
François: Au départ c'était pour publier un auteur que personne ne voulait publier, nous trouvions avec Jean-Luc ses textes intéressants : il s'agissait d'Olivier Py. Jean-Luc Lagarce ne voulait pas que l'on publie ses textes mais comme il montait Music-Hall et qu'il n'y avait pas d'édition, je l'ai un peu convaincu de nous laisser publier son texte
Vanille: !!!!! Vous avez eu le nez creux....
François: Pas complètement, puisqu'il est parti chez Actes Sud! Je plaisante car en fait nous n'avions pas les moyens de publier le gros volume de La Servante. Il a eu raison !

kiki: le public monte sur scène à la fin du spectacle. Avez vous des anecdotes sur cette participation non conventionnelle?
François: On en aurait des tonnes, mais la plus belle c'était à Autun, où il y a une école militaire et nous avons vu monter une quinzaine de jeunes gens habillés comme le pompier, ou presque...

Nenette: Comment vous est venue l'idée de mettre plusieurs fins ?
François: Dès l'origine, Jean-Luc Lagarce a souhaité intégrer ces fins qu'il a découvert en Pléiade pour renforcer la référence à la mise en scène de Nicolas Bataille et intégrer cette dimension unique dans l'histoire du théâtre. Une mise en scène qui fait partie du patrimoine collectif.
Les fins ramènent à l'origine de la création et surtout elles montrent combien le projet textuel de Ionesco était incroyablement plus moderne encore.

Le café-débat

 

Photo : Florence Cognacq

 

“Le désir de vivre sans règle aboutit à une nouvelle règle…”

“J’assimile la notion de désordre à la notion de bagarre.”

“Je reprends la phrase de Hobbes, L’homme est un loup pour l’homme: c’est le loup le plus fort qui s’en sort…”

“Le rire a une fonction libératrice, mais c’est surtout une question: que se passe-t-il quand on bouleverse la règle du jeu?”

Voir l’intégralité des épisodes est possible: vous trouverez le texte du tchat sur le site de l’Athénée, et la vidéo du café-débat sur celui de Philosophies.tv

Bonne fin de Cantatrice chauve et à la semaine prochaine pour un nouveau spectacle à l’Athénée: l'opéra The Rake’s Progress. Bon week-end à tous !


“Dans la vie, il faut regarder par la fenêtre.”

Que voit-on des fenêtres de la maison de La Cantatrice chauve ?


Une balançoire, une jardinière, un tuyau d’arrosage…



Ou la tête de six cents spectateurs.


Le public attentif pourra lui aussi surprendre quelques incongruités derrière la vitre, mais ça, c’est à vous de voir…


Vous avez jusqu’à samedi pour assister à La Cantatrice chauve.

D’ici là, vous pourrez discuter avec François Berreur, regard extérieur, via le tchat (ou clavardage) de l'Athénée! Connectez-vous sur le site de l'Athénée aujourd'hui entre 19h et 20h.

 

Bon mercredi!


Avez-vous vu la lune?

(Les personnes friandes d’expressions désuètes me feront l’amitié de ne pas forcément répondre à la question posée en titre)

Comme je commençais à vous le dire le 11 novembre dernier, la lune de La Cantatrice chauve ne tient pas en place: pleine ou croissant, à jardin ou à cour, le petit astre est le fruit d’un projecteur spécial nommé telescan dont le fonctionnement m’a été expliqué par Dominique Lemaire, directeur technique adjoint de l’Athénée, toujours là quand j’ai quelqu’un à embêter.

Le telescan est constitué d’une lumière qui traverse toute une série de lentilles puis un cache pour enfin aller se refléter dans un miroir.

Le cache est appelé gobo: il s’agit d’une forme découpée en verre ou en métal qui permettra de transformer un faisceau en fleur, grillage, spirale, feuillage, brosse à dents ou, en l’occurrence, croissant de lune.
Avec les gobos en verre, il est également possible d’y imprimer des photographies pour un effet diapositive.

Le miroir est le cercle lumineux à gauche la photo: mobile, il permet de diriger le faisceau à l’endroit souhaité, exactement comme quand Dominique Lemaire était petit et qu’il s’amusait à éblouir les grandes personnes avec un miroir et un rayon de soleil (parce que moi, évidemment, je ne l’ai jamais fait).


Pour voir la lune de La Cantatrice chauve, c’est jusqu’à samedi !

Et pour discuter avec François Berreur, regard extérieur sur ce spectacle, en restant tranquillement chez vous, cela sera demain de 19h à 20h: connectez-vous sur le site de l’Athénée dans ces heures et pénétrez dans la salle de tchat!
Le tchat, c’est le clavardage chez nos amis québécois: mélange de clavier et de bavardage, il s’agit d’une conversation par écrit en temps réel via internet qui vous permettra de discuter directement avec François Berreur et les autres spectateurs.

Bon mardi!


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