Je ne sais pas pour vous, mais pour ma part je suis toujours très émue lorsque les applaudissements d'un spectacle se transforment en véritable ovation avec rappels à n'en plus finir —sauf quand, évidemment, je suis consternée de ce que j'ai vu sur scène et que je me demande bien ce qui vaut un tel succès.
Il se trouve que leDidon et Énéequi vient de se terminer à l'Athénée a été très applaudi tous les soirs : hier, j'étais ainsi présente en salle lors de la dernière dans l'idée précise d'enregistrer les acclamations du public et vous les livrer sur le blog. J'étais tellement émue et par les dernières minutes de l'opéra et par le triomphe qui a suivi que j'ai complètement oublié de sortir mon enregistreur. Je m'en suis rendu compte une bonne quarantaine de minutes après.
C'est Camille Poul, qui interprétait le rôle de Belinda dans Didon et Énée et à qui je confiais mon étourderie au bar du théâtre après la représentation en me demandant ce que j'allais bien pouvoir vous écrire aujourd'hui, qui m'a donné l'idée de raconter mon moment d'absence. On se sent toujours un peu honteux d'avoir mal fait son travail (ou plutôt de l'avoir complètement oublié pendant une heure), mais je sais que vous serez indulgents.
Didon et Énée mis en scène par Bernard Levy et dirigé par Sébastien d'Hérin se joue demain au Théâtre d'Angoulême, après-demain à la Coursive de la Rochelle et le samedi 18 juin à l'abbaye de Noirlac (près de Bourges).
Bon début de semaine !
PS : il s'agit d'autres chanteurs et musiciens, mais ceux qui ne connaissent pas l'opéra Didon et Énée pourront avoir une idée la puissance de ses dernières minutes en les écoutant ici : When I am Laid in Earth et With Dropping Wings.
Sébastien d'Hérin est le directeur musical de Didon et Énée actuellement à l'Athénée. Interview vidéo avant la première qui a eu lieu hier soir, et pendant que quelques chanteurs faisaient leurs vocalises dans les loges adjacentes :
Didon et Énée dirigé par Sébastien d'Hérin et mis en scène par Bernard Lévy se joue encore ce soir, demain et dimanche.
Ce soir à 18h30, le musicologue Jacques Amblard vous donnera quelques clés sur l'œuvre. Et après la représentation, rendez-vous au foyer-bar pour une vente et une dédicace des enregistrements des chanteuses Isabelle Druet et Edwige Parat !
Le livret de Didon et Énée, l'opéra de Purcell qui se joue à partir de ce soir à l'Athénée, a été écrit au 17e siècle par l'écrivain Nahum Tate à partir de sa propre pièce, Brutus of Alba or The Enchanted Lovers (Brutus d'Albe ou Les Amoureux enchantés), une tragédie reprenant le mythe de Didon et Énée.
Didon (aussi appelée Élissa) est la princesse de Thyr qui, après avoir fui la Phénicie suite au meurtre de son mari, aurait fondé la ville de Carthage (actuelle Tunisie) au 9e siècle avant Jésus-Christ. Si sa vie a été relatée, sous une forme sans doute déjà romancée, par l'Histoire universelle de Trogue Pompée (contemporain de César), le personnage de Didon s'est retrouvé dans de nombreuses œuvres d'art, en particulier dans L'Énéide de Virgile.
Si Didon reste reine de Carthage dans L'Énéide, Virgile s'écarte ensuite de la réalité historique et utilise le personnage à sa manière. Énée, personnage central de L'Énéide, échoue à Carthage, dont Didon est donc reine (1), après avoir fui Troie : Didon et Énée tombent amoureux l'un de l'autre, mais les Dieux ordonnent à ce dernier de partir. Il fondera ensuite la ville d'Alba Longa, l'une des plus anciennes cités d'Italie, près de Rome.
Dans la version de Nahum Tate et Purcell, ce sont des sorcières jalouses de Didon qui se font passer pour Mercure afin de briser l'amour de Didon et Énée en le poussant à partir. Extrêmement resserrée, l'action de l'opéra commence au moment où Didon et Énée sont déjà ensemble et conscients de s'aimer.
Pour voir et écouter Didon et Énéemis en scène par Bernard Levy et dirigé par Sébastien D'Hérin, c'est à l'Athénée pour quatre représentations à partir de ce soir et jusqu'à dimanche. La distribution est composée d'Isabelle Druet, Arnaud Guillou, Agathe Boudet, Fiona McGown, Edwige Parat, Camille Poul, François Rougier, Antoine Strub, Anna Wall qui remplace Sarah Jouffroy, le chœur Aedes et l'ensemble Les Nouveaux Caractères.
Vendredi, vous pourrez écouter le musicologue Jacques Amblard vous donner quelques clés sur Didon et Énée avant la représentation (rendez-vous 18h30 au foyer-bar). Et après la représentation, les chanteuses Isabelle Druet et Edwige Parat dédicaceront leurs enregistrements au foyer-bar.
Bonne journée à tous.
(1) Ça me fait penser : les nostalgiques des jeux de mots de Pierre Desproges sur Ondine et Ondon pourront rire ici.
Parce que je suis une blogueuse à géométrie variable, je m'étais exportée dans les coulisses de l'Opéra Royal de Versailles lors des répétitions et préparatifs de Didon et Énée. Morceaux choisis :
L'ensemble les Nouveaux Caractères et le Chœur Aedes en fosse de l'Opéra Royal de Versailles, dirigés par Sébastien D'Hérin.
Le chef d'orchestre Sébastien D'Hérin
Les Nouveaux Caractères dans la fosse de l'Opéra Royal de Versailles
Le chef d'orchestre Sébastien D'Hérin avec les violonistes Benjamin et Christophe.
Coline, administratrice des Nouveaux Caractères, dans l'ombre pendant la répétition.
Quelques artistes dans l'Opéra Royal de Versailles
Isabelle Druet, interprète du rôle de Didon, dans sa loge.
Arnaud Guillou, interprète du rôle d'Énée, dans sa loge.
Edwige Parat, interprète du rôle de la seconde suivante, dans sa loge.
Didon et Énée commence demain et se joue jusqu'à dimanche dans une mise en scène de Bernard Lévy et une direction musicale de Sébastien d'Hérin.
À l'occasion de Phi-Phi, Camille m'avait fait parvenir les photos qu'il avait prises des répétitions. Pour Didon et Énée, il nous livre cette fois le portrait qu'il a fait d'Isabelle Druet, l'interprète du rôle de Didon, rencontrée chez elle en février :
« Un lundi ensoleillé de février et Besançon prend des allures printanières. Bien caché au fond d’une longue cour dont cette ville a le secret, se niche l’appartement d’Isabelle Druet. Son foyer, son oasis pour un premier jour de vacances bien méritées après de longs mois de travail. Enfin, vacances… C’était sans compter sur l’appétit vorace du magazine de La Coursive, l’empêcheur de buller en rond, trop curieux d’en savoir plus sur la valeur montante de l’opéra français. L’accueil est chaleureux, le café délicieux et un grand gaillard de presque deux ans demande expressément un câlin au nouvel arrivant, qui s’exécute bien volontiers de peur de froisser son jeune hôte. Le chat vient se lover sur les genoux. La discussion peut commencer. On imagine souvent qu’une chanteuse d’opéra, a fortiori multi-primée et au tonitruant début de carrière, est forcément une diva. Raté. Isabelle Druet est une nature, vous accueille à la maison en ami et vous rassure : elle aime les interviews. Ça tombe bien.
Pour Isabelle, l’année 2011 commence comme un marathon avec deux grands rôles, Carmen à Nancy et Didon en tournée. Un rêve pour une chanteuse lyrique, et un sacré boulot : Carmen, c’est trois heures de présence scénique, des jours entiers de répétitions et des cours intensifs de flamenco. Joli contraste avec la fulgurance de Didon et Enée, une heure à peine mais au moins tout aussi intense à chanter. "Je suis comblée, dit Isabelle en souriant, d’autant plus que l’Enchanteresse, la rivale machiavélique, a été mon premier rôle sur scène. C’est tellement fort de pouvoir interpréter Didon maintenant." Didon et son amour impossible, contrarié par les Dieux. De son personnage, elle en parle comme d’une amie mélancolique. "Didon possède plusieurs facettes, elle se refuse à l’amour, ne veut surtout pas s’y abandonner. C’est une femme torturée dès le départ, elle pleure même sur son premier air. Je pense qu’il faut lui donner des bouffées d’oxygène, de brefs moments où elle lâche prise vers le bonheur." À mille lieux du caractère de son interprète, Didon se laissera mourir de voir partir son Enée dans un déchirant Remember me, "un des bijoux de l’opéra" pour Isabelle. "Je ne l’avais jamais chanté sur scène. Cet air est d’une puissance… C’est un plaisir immense à interpréter mais qui se double d’une certaine appréhension : il arrive à la toute fin et est très attendu, doit être d’une extrême justesse vocale tout en marquant bien l’abandon, la vie qui quitte Didon, la mort qui s’immisce lentement. C’est drôle parce que c’est ce que je me demandais en débutant ma carrière: comment être crédible en mourant pendant dix minutes ?"
C’est là qu’une des grandes forces d’Isabelle Druet apparaît dans toute sa splendeur. Sa théâtralité. Loué par la critique depuis qu’elle s’est fait connaître, son jeu de comédienne est d’une intensité et d’une justesse incroyables. Il faut dire que l’amour du théâtre jalonne son parcours pour le moins atypique. Embarquée après le bac dans une formation théâtrale, Isabelle Druet crée alors sa propre compagnie —La Carotte, qui existe encore et dont s’occupe aujourd’hui son compagnon— et devient comédienne. Théâtre d’objets, de mouvement, clown et même des opéras de rue dont un mémorable "thriller musical" joué pendant quatre ans au gré des festivals. Évidemment, le besoin de chanter, impérieux, ancré en elle depuis toute petite, n’est jamais loin : "Je n’ai jamais fait un spectacle où je ne chantais pas ! Avoir pratiqué le théâtre m’aide évidemment beaucoup aujourd’hui mais le fait de m’être essayée à d’autres genres de musiques également". Tiens ? "J’ai joué dans un groupe de reggae pendant un an, lâche-t-elle sous la contrainte. On tournait à Besançon, dans les bars. Je chantais en anglais mais nous avions quelques compos en français, dont l’adaptation de textes de Queneau. Je me suis aussi intéressée aux musiques traditionnelles… Et puis je suis partie à Paris, au CNSM". Le Conservatoire devient alors sa deuxième maison. Elle y apprend énormément, y passe une Maîtrise ayant pour sujet "la construction du personnage dans l’opéra", rencontre le chant lyrique et y trouve sa voie (voix ?). Puis c’est l’explosion. Elle sort en 2007 avec les félicitations unanimes du jury et enchaîne très vite rôles et prix : Révélation classique lyrique de l’Adami et 2e prix au prestigieux Concours international de la Reine Elisabeth de Belgique, avant d’obtenir en 2010 la Révélation Classique Lyrique des Victoires de la Musique. Plateau télé en direct, "le gros truc. C’était génial, un moment très particulier. Il faut se prêter au jeu mais en même temps, quel plaisir !" D’autant que la reconnaissance vient à la fois du sérail, qui choisit les trois finalistes, et du public, qui vote pour trancher.
Entre temps, elle a enregistré deux disques et récolté quelques Chocs, Diapasons et F au passage, elle a joué avec les Philharmonies de Berlin, du Luxembourg, les Orchestres Nationaux de Belgique ou du Pays de Galles, elle s’est produite à Tokyo, au Palazetto de Venise, à l’Opéra de Bilbao (esthétiquement son préféré), au Châtelet, au Théâtre des Champs-Elysées… Sur scène, à l’opéra ou en récital, elle joue au propre comme au figuré, prend le plaisir où il est et n’a certainement pas fini d’en donner. "Il faut raconter une histoire, la défendre, la vivre et la faire vivre. J’ai la chance d’avoir expérimenté beaucoup, poussé loin le jeu. L’image du chanteur d’opéra statique, quand il fallait fermer les yeux pour pouvoir apprécier au mieux la voix, a changé depuis vingt ans. On cherche aujourd’hui à explorer, à offrir un réel investissement scénique, sans s’économiser, chacun avec ses propres armes". Et son arc vocal possède beaucoup de cordes.
Une liberté studieuse qui l’amène même à jouer au mythique Carnegie Hall de New York sous la direction du maître William Christie. Avec Didon et Énée, elle passera par La Rochelle mais aussi au Théâtre de l’Athénée à Paris et à l’Opéra Royal de Versailles, où elle s’est déjà produite. En 2012, elle fera également ses débuts à l’Opéra de Paris dans Salomé de Strauss. Tout un programme.
Isabelle Druet continue de se construire "en lisant beaucoup de théâtre notamment. Je ne suis pas une bibliothèque ambulante mais j’ai besoin de me nourrir d’une palette très large." Elle se passionne ainsi pour les sciences sociales, écoute beaucoup de musique, des voix bien sûr mais finalement assez peu d’opéra, adore Bob Marley ou le son hybride du DJ Chinese man. Et lorsqu’on lui demande avec qui elle aimerait travailler, pas de surprise, elle pioche dans des metteurs en scène de théâtre : Laurent Pelly, Patrice Chéreau ou Peter Brook —adolescente, son ouvrage L’Espace vide l’a marquée profondément— mais aussi Joël Pommerat ou Wajdi Mouawad, dont elle a lu toutes les pièces. Au panthéon des ses auteurs, un nom surgit avec force : "Claudel, sans hésitation. J’adorerais pouvoir chanter Ysée en fait !" Isabelle Druet aime ce qu’elle fait et ne se refuse rien. Elle me quitte comme elle m’avait accueilli, avec un grand sourire, et file rejoindre son petit sur les quais du Doubs pour profiter, enfin, de sa première journée de vacances.»
Camille Lagrange
Pour découvrir Isabelle Druet entourée d'Agathe Boudet, Arnaud Guillou, Sarah Jouffroy, Fiona Mc Gown, Edwige Parat, Camille Poul, François Rougier, Antoine Strub, le chœur Aedes et l'ensemble Les Nouveaux Caractères, c'est à l'Athénée à partir de jeudi ! Didon et Énée de Purcell est mis en scène par Bernard Lévy et dirigé par Sébastien d'Hérin.
Bon mardi !
PS : Les précédents écrits de spectateurs/trices sont ici, ici, ici, ici, ici ou là.
À partir de jeudi à l'Athénée, vous pourrez venir voir (et entendre) l'opéra de Purcell Didon et Énée.
Né au milieu du 17e siècle à Londres, Purcell est rapidement nommé compositeur auprès du roi Charles II, qui redynamisa considérablement la vie artistique de son royaume, puis du roi Jacques II. Considéré comme le plus grand compositeur anglais (jusqu'à Benjamin Britten qui, au vingtième siècle, viendra concurrencer son titre), il a excellé dans la tradition polyphonique anglaise de la Renaissance mêlée aux influences italiennes et françaises. Organiste et claveciniste de métier, Purcell n'a paradoxalement pas beaucoup composé de musique pour claviers, lui préférant les violes, le violon et surtout la musique vocale. S'il a composé un opéra proprement dit pour cinq "semi-opéras" (ou un genre hybride de musiques de scène très développées) parmi lesquels The Fairy Queen ou King Arthur, c'est sans doute parce que son pays résistait à l'esthétique de l'opéra, encore assez nouvelle.
Didon et Énée est donc son seul opéra, et reste l'œuvre qui lui aura apporté la plus grande célébrité : si l'on n'est pas encore sûr de ses origines (la vie et l'œuvre de Purcell contiennent encore de nombreuses zones d'ombres), il semblerait toutefois que Didon et Énée ait été commandé par un maître de pensionnat qui voulait le faire jouer par ses élèves, toutes féminines. Didon et Énée reste l'œuvre la plus magistrale de Purcell et condense en moins d'une heure une incroyable tension dramatique entre l'amour et le devoir, la fusion et la séparation, le tragique et le comique, et fait entendre une musique brillamment contrastée à la fois éclatante et amère, délicate et sauvage, printanière et orageuse.
Pour découvrir Didon et Énée mis en scène par Bernard Lévy et dirigé par Sébastien d'Hérin, c'est à l'Athénée de jeudi à dimanche !
À l'Athénée, L'Échange s'est terminé samedi, mais vous retrouverez rapidement son metteur en scène, Bernard Lévy, pour l'opéra Didon et Énée de Purcell.
Didon et Énée se jouera en mai à l'Athénée après une tournée dans toute la France : et ce week-end, le spectacle était justement à l'Opéra Royal de Versailles. J'y étais aussi :
Didon et Énée de Purcell mis en scène par Bernard Lévy et dirigé par Sébastien d'Hérin se jouera à l'Athénée du 5 au 8 mai 2011 après un passage par Quimper et avant des dates à La Rochelle, Angoulême et l'abbaye de Noirlac.
Comme je vous le disais hier en vous montrant les coulisses de l'événement, l'Athénée présentait sa saison 2010-2011 il y a peu.
Tour d'horizon partiel et partial, que vous pourrez compléter en allant voir les vidéos de la soirée sur la fiche de chaque spectacle du site internet de l'Athénée :
Oh les beaux jours de Beckett - mise en scène de Robert Wilson Adriana Asti, que vous connaissez peut-être pour l'avoir vue au cinéma chez Visconti, Bertolucci ou Pasolini, jouera dans Oh les beaux jours mis en scène par Robert Wilson. En tournage à Venise pour le prochain film d'André Téchiné, elle présente le spectacle par téléphone :
Si vous n'entendez rien, cliquez ici pour aller sur YouTube.
Orchestre de Paris : 4 concerts pour 4 quatuors Quatre quatuors de musiciens issus de l'orchestre de Paris viendront donner quatre concertstout au long de la saison, en lien avec les spectacles théâtraux de l'Athénée.
Découvrez des compositeurs du 20e siècle au moment d'Oh les beaux jours, de la musique russe pour accompagner le cycle Tchekhov (Oncle Vania, Les Trois Soeurs et La Cerisaie), des œuvres abordant le néo-classique et la question de l'oppression à l'occasion de Caligula et des partitions pleines d'humour noir en résonance avec Une Visite inopportune.
Oncle Vania de Tchekhov - mise en scène de Serge Lipszyc
C'est Robin Renucci, que vous avez peut-être vu dans Un Village français ou chez Chabrol, Mocky ou Bertolucci, qui interprétera Oncle Vania. Il est venu présenter le spectacle mis en scène par Serge Lipszyc.
Depuis quelques saisons, l'Athénée vous propose d'entremêler théâtre et musique : avec la Fondation Royaumont, découvrez quatre concerts pour voix et piano en octobre, décembre, mars et mai.
Les Trois Soeurs de Tchekhov - mise en scène de Volodia Serre Volodia Serre, le metteur en scène des Trois Soeurs, a vraiment trois soeurs, toutes comédiennes. C'est donc tout naturellement qu'il leur a confié les rôles-titres et qu'il interprétera également leur frère dans le spectacle.
Ils sont venus en famille nous lire quelques morceaux choisis de Tchekhov dont on oublie trop souvent le potentiel comique.
Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez ici pour aller sur YouTube.
La Cerisaie de Tchekhov - mise en scène de Paul Desveaux
Pour compléter ce cycle Tchekhov, Paul Desveaux, déjà venu à l'Athénée pour Les Enfants terribles, est venu présenter sa Cerisaiedont vous trouverez cette jolie citation dans la brochure 2010-2011 de l'Athénée : "c'est beau, c'est sensible, à part qu'on ne comprend rien".
Résidence de Claire-Marie Le Guay La pianiste Claire-Marie Le Guay est en résidence à l'Athénée depuis deux saisons : très attachée à la sensibilisation à l'art, elle a construit un véritable projet pédagogique où elle passe du temps dans des écoles primaires parisiennes et donne des concerts spécialement pour les enfants. Elle donne également des récitals pour les adultes, au nombre de deux cette saison.
Claire-Marie Le Guay en coulisses avant d'entrer sur la scène de la présentation de saison.
Phi-Phi, une opérette d'Henri Christiné et Albert Willemetz - mise en scène de Johanny Bert pour Les Brigands
Si vous êtes un habitué de l'Athénée, vous connaissez déjà l'univers déjanté de la compagnie des Brigands qui livrent une opérette ou un opéra-bouffe au Théâtre tous les ans.
Le metteur en scène Johanny Bert, après avoir présenté Phi-Phi, a fait monter son équipe sur scène pour une démonstration très en jambes :
Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez ici pour aller sur YouTube.
Le Journal d'un disparu, opéra de Leos Janacek - direction musicale et mise en scène de Christophe Crapez.
Chanteuse dans le spectacle, Éva Gruber était déjà venue à l'Athénée pour L'Opéra de quatre notes : elle revient cette fois-ci dans Le Journal d'un disparu qu'elle s'est chargée de présenter.
Janacek est un compositeur tchèque né en 1854 et décédé en 1928. Il a composé des œuvres comme la Sinfonietta, L'Affaire Makropoulos, De la Maison des morts, Jenufa ou La petite Renarde rusée.
Voici un court extrait sonore (moins d'une minute) du Journal d'un disparu :
Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez ici pour aller sur YouTube.
Caligula de Camus - mise en scène de Stéphane Olivié Bisson Stéphane Olivié Bisson : "Dans l'imaginaire collectif, Camus, c'est la photo en noir et blanc, la cigarette aux lèvres… Ça sent le Panthéon!"
Avant de partir, il offrit à Patrice Martinet, directeur de l'Athénée, ce livre rassemblant Albert Camus, René Char et Henriette Grindat.
La Voix humaine, opéra de Poulenc d'après Cocteau - mise en scène de Vincent Vittoz
Vincent Vittoz est venu présenter l'opéra de Poulenc composé d'après l'œuvre éponyme de Jean Cocteau :
L'Échange de Paul Claudel et l'opéra Didon et Énée de Purcell - mises en scène de Bernard Levy Bernard Levy a déjà mis en scène deux spectacles à l'Athénée :En attendant Godotet Fin de partie, deux pièces de Beckett.
Il revient deux fois cette saison dans deux œuvres très différentes, L'Échange de Paul Claudel dont il espère faire "quelque chose d'âpre, de sensuel, de drôle mais terriblement émouvant" et Didon et Énée de Purcell qu'il abordera en novice de l'opéra.
Le Récit de la servante Zerline de Hermann Broch - mise en scène d'Yves Beaunesne "Voilà encore une journée de passée qui ne reviendra plus"
Vu à l'Athénée pour sa mise en scène de Cosi fan tutte de Mozart, Yves Beaunesne a un vrai talent pour donner envie d'aller voir ses spectacles, décuplé ici par la présence de l'actrice Marilu Marini.
Je vous laisse donc regarder la vidéo sur le site de l'Athénée en lançant un appel de fashion victim :
Le jour de la présentation de saison, Marilu Marini portait ces chaussures. Je veux les mêmes. Merci de me communiquer toute information me permettant de les trouver ("pique-les dans la loge de Madame Marini quand elle reviendra jouer le spectacle" N'EST PAS une information valable !). Merci.
Il est encore temps de vous abonner pour cette saison 2010-2011 ! La saison actuelle n'est pas encore terminée : Guillaume Gallienne joue jusqu'au 17 juillet la reprise de son spectacle Les Garçons et Guillaume, à table !
Bon jeudi et à demain pour le premier portrait de spectateur sur ce blog.
Éloge de la fidélité : pour la quatrième année consécutive, Clémence Hérout vous offre un blog quotidien sur l'Athénée Théâtre Louis-Jouvet.
Tous les matins, découvrez son nouveau billet sur les petits secrets du théâtre, ses activités et ses coulisses, mais aussi sur le monde de la culture et des médias, avec sa liberté de ton habituelle.
Clémence vient d'avoir vingt-six ans et pratique le théâtre côté scène, côté salle et côté bureaux. Créer du lien, éveiller la curiosité, initier une conversation sont les buts de ce blog à destination des spectateurs : ne laissez pas Clémence dans le monologue, écrivez-lui, laissez-lui des commentaires ou passez la voir à l'Athénée !