Ce que vous ne verrez pas à l'Athénée

Avant d'être donné à l'Athénée, Splendid's mis en scène par Cristèle Alves Meira avait été présenté dans une première version au Colombier de Bagnolet.

En reparcourant les images prises à cette occasion, je me suis rendu compte que presque tous les accessoires que j'avais photographiés avaient disparu de la version définitive du spectacle.

Tour d'horizon de ce que vous ne verrez pas dans Splendid's :

 

La radio écoutée par les gangsters : on n'entend plus que sa voix.

 

 

Un ventilateur. Peut-être une confiance très grande a t-elle été apportée dans le système de chauffage et climatisation de l'Athénée.

 

 

Un bol de (faux) sang : il y en a toujours, mais moins et dans un autre contenant.

 

 

Une rose blanche : les gangsters ne se font pas vraiment de fleur.

 

 

Les acteurs sont toujours là, eux. Pour les voir, c'est jusqu'à samedi à l'Athénée.


Les esthètes de la décadence

La bataille des Paravents de Genet, épisode 2 :

Comme je vous l'écrivais jeudi, les représentations des Paravents de Jean Genet au Théâtre de l'Odéon en 1966 ont donné lieu à des manifestations violentes de groupes fascisants accusant la pièce de nuire à l'image de la France (et surtout de son armée).

Quelques mois après la première, des députés relaient la polémique au sein même des débats de l'Assemblée Nationale, proposant la suppression de la subvention au Théâtre de l'Odéon (alors appelé Théâtre de France).

La discussion passionnante qui en découle témoigne des difficultés, toujours d'actualité, posées par le subventionnement de lieux culturels par la puissance publique : un artiste soutenu par l'État a t-il le droit de lui cracher à la gueule ? L'État doit-il subventionner les arts ?
Une pièce de théâtre ne provoquerait sans doute plus autant de débats dans l'hémicycle aujourd'hui, mais la qualité des interventions de chacun, la diminution de crédits utilisée comme censure et la question de l'aide de l'État aux secteurs considérés comme d'utilité publique ont beaucoup de résonances aujourd'hui.

Le député Christian Bonnet, membre du Mouvement Républicain Populaire, dépose à l'automne 1966 au nom de la Commission des finances une proposition d'amendement visant à retirer la subvention du Théâtre de l'Odéon ; en cas de rejet de cet amendement n°48, il propose à titre personnel l'amendement de repli n°85 visant à la réduction de la subvention de l'Odéon de 270 000 francs (soit le montant estimé du coût de la création des Paravents).

Comme il l'explique le 27 octobre 1966 à l'Assemblée Nationale, son problème n'est pas exactement la pièce de Jean Genet mais bien le fait qu'elle ait été montée dans un théâtre subventionné :
L'Odéon « ne répond pas à la définition que M. le ministre des affaires culturelles donnait il y a un instant des maisons de la culture : le lieu où les gens se rencontrent pour rencontrer ce qu'il y a de meilleur en eux.
L'amendement que j'aurai l'honneur de défendre tout-à-l'heure ne procède pas d'une réaction de pudibonderie ni d'un réflexe de santé à l'encontre d'un texte ordurier […].
Le Parlement […] a pour mission de contrôler l'utilisation des fonds publics. C'est pourquoi, insensible aux criailleries hypocrites des esthètes de la décadence, j'en suis venu à penser qu'il n'appartenait pas à une scène subventionnée —tout est là —[…] de monter, aux frais de contribuables dont certains ont eu la douleur de perdre un fils en Algérie, une pièce comme Les Paravents.»


Le député Bertrand Flornoy (Union pour la nouvelle République - Union démocratique du travail), précisant qu'il ne votera pas en faveur de l'amendement, ajoute tout de même :
« Nous prenons au sérieux la société de demain, nous essayons de la rendre fraternelle pour les jeunes et non odieuse ou méprisable […] Je m'interroge : n'est-ce pas le rôle de l'État d'aider exclusivement —je dis bien exclusivement— ces initiatives, ces efforts de dévouements ? […]
Un certain nombre de mes amis et moi, nous ne voterons pas l'amendement tendant à supprimer la subvention allouée au Théâtre [de l'Odéon]. Mais jamais le mot de subvention ne nous a paru aussi haïssable, et jamais la charité […] ne nous a paru aussi misérable.»


Christian Bonnet ajoutera après l'intervention d'André Malraux : « je maintiens que […] Goya n'a très certainement pas été soutenu financièrement par l'État espagnol pour peindre bon nombre de ses tableaux. […] il n'est pas au pouvoir du contribuable de se soustraire à l'impôt et si je dis que Monsieur Jean Genet n'a pas passé la mesure en souhaitant que sa pièce soit montée sur une scène, je dis et je maintiens que la direction du Théâtre [de l'Odéon] a, elle, passé la mesure en la montant sur une scène subventionnée.
Je hais l'intolérance, je réprouve la censure. Les hommes de notre génération savent bien à quels excès l'une et l'autre peuvent mener. Mais je pense qu'un théâtre ne peut à la fois demander à l'État près de 300 millions d'anciens francs […] et refuser tout droit de regard de la puissance publique et du parlement sur son activité.
On nous dira alors : vous allez scléroser les théâtres nationaux. Je réponds à cela que jusqu'à présent il n'apparaît pas que tant et tant d'auteurs aient été découverts par ces théâtres nationaux. […] M. Jean Genet a fait une pièce admirable : Les Bonnes qui a été, si ma mémoire est exacte, jouée au Théâtre de l'Athénée [NDLR : l'Athénée était privé à cette époque] et était déjà une valeur consacrée avant d'être redécouverte par le Théâtre [de l'Odéon] »

Monsieur Fernand Grenier, député du Parti Communiste, intervient :
« Si un film ou une pièce met en cause […] des médecins, des avocats, des architectes […], l'ordre des médecins, des avocats, des architectes pourra en demander l'interdiction.
On ne peut s'engager dans une telle voie.
Nous connaissons trop les responsabilités de la censure dans la crise du cinéma: la censure officielle, la censure des producteurs, l'auto-censure des auteurs qui n'ont plus osé aborder aucun sujet social important dans les films en raison de la censure officielle. […]
Cette censure, vous voulez l'imposer au théâtre par le biais d'une diminution de crédit.»


La réponse de Malraux sera conforme à son style : lyrique et cinglante. Rendez-vous mercredi pour la lire ainsi que la suite des débats.



La pièce Splendid's de Genet ne connaîtra pas le même parfum de scandale, et pour cause : elle ne fut publiée et jouée que dans les années 1990. Pour la découvrir dans la mise en scène de Cristèle Alves Meira, c'est encore toute la semaine à l'Athénée.


C'est petit, une loge

Pourquoi rester sur scène quand on a tout un théâtre pour soi ?

 

Nebil Daghsen

 

Hammou Graïa

 

Tewfik Jallab

 

Cédric Appietto

 

 

À l'Athénée, les gangsters de Splendid's ne comptent pas rester planqués dans les coulisses alors que le public arrive : faites un petit tour dans le théâtre et regardez autour de vous avant que la pièce commence…

 

Jean-Emmanuel Pagni

 

Nebil Daghsen

 

Hammou Graïa

 

 

Saïd Bey

 

Bon week-end !


Les charmes de l'Occident

C'est en 1966 que le metteur en scène Roger Blin présente au Théâtre de l'Odéon sa mise en scène des Paravents de Jean Genet.
La guerre d'Algérie est terminée depuis quatre ans et la pièce n'est pas un brûlot explicite et manichéen sur la question coloniale, mais le scandale éclate rapidement.

Messe noire opaque et dérangeante où les Européens se fabriquent des mannequins à médailles et décorations, où les militaires sont juchés sur des chaussures démesurées et où les Arabes se révoltent dans une sanctification du Mal assez ambiguë, la pièce touche également à d'autres questions qui pouvaient chatouiller l'extrême-droite : travestissement, sublimation des prostituées, érotisme troublant (d'ailleurs mis en avant dans la version de Roger Blin), résurrection des morts et homosexualité diffuse parcourent ainsi le texte.

Ce qui est en jeu, c'est donc autant l'antimilitarisme de Genet que la nostalgie coloniale de certains et la "vulgarité" supposée de la pièce.
Alors que les quinze premières représentations ont lieu sans incidents connus, des manifestations ont lieu devant le Théâtre de l'Odéon à l'initiative d'associations d'Anciens Combattants le 29 avril 1966.
Le lendemain, « les  "paras" investissent l'Odéon-Théâtre de France, montent sur scène, molestent des comédiens, comme Maria Casarès, invitée à "foutre le camp". Jets d'objets divers (chaises, oeufs, boulons). Fumigènes, cris, insultes, bagarre généralisée. Le rideau de fer est baissé. Le spectacle s'interrompt. Un quart d'heure après, il reprend. Dehors, une foule amassée n'en continue pas moins à vociférer, réclamant son annulation. Les forces de l'ordre sont réquisitionnées. Elles le seront désormais, chaque soir, lors de toutes les représentations qui suivront, perturbées par les mêmes manifestations.» (Didier Mereuze)

À l'automne 1966, le groupe Occident (dont nous pouvons citer quelques anciens membres : Patrick Devedjan, Gérard Longuet, Alain Madelin ou Hervé Novelli) rejoint la contestation et pratique des actions violentes et quotidiennes comprenant des jets  de rats morts sur scène.
La contestation gagne l'Assemblée nationale où des députés interpellent André Malraux, Ministre des affaires culturelles, le 27 octobre 1966.

La suite lundi.


D'ici là, Splendid's de Jean Genet se joue à l'Athénée jusqu'à la fin de la semaine prochaine dans la mise en scène de Cristèle Alves Meira. À demain !




Pour aller plus loin
Todd Shepard, L'Extrême-droite et mai 68
Jean-François Sirinelli et Pascal Ory, Les Intellectuels en France de l'affaire Dreyfus à nos jours
Didier Méreuze, "Les grands scandales de l'art : Les Paravents ravivent les plaies de la guerre d'Algérie", La Croix du 12 août 2010


Ça me fait une belle jambe

 

Dans Splendid's, les gangsters retranchés dans un hôtel sont loin d'être unis comme les doigts de la main.

 

 

Bravo jette un chat aux jambes de Johnny qui, ne sachant plus sur quel pied danser,

 

 

laisse Riton reprendre la main pendant que Pierrot marche à côté de ses pompes.

 

 


Passé chez les va-nu-pieds en sous-main, le policier prend son pied à tirer sur ses anciens collègues.

 

 

Scott lève pourtant rarement le petit doigt, même lorsque Rafale se suicide comme un pied ou que Bob a la main légère sur la politesse.

 

Les bras vous en tombent ?

 

 

Conduisez vos pas vers l'Athénée jusqu'à la fin de la semaine prochaine pour Splendid's de Jean Genet.


Quel toupet !

Cristèle Alves Meira est la metteure en scène de Splendid's de Jean Genet. En 2007, elle avait présenté une autre pièce de Genet, Les Nègres, à l'Athénée.


«— Cristèle, qu'est-ce qui te plaît chez Jean Genet en général et dans Splendid's en particulier ?
— Il y a chez Genet une dimension cérémonielle extrêmement présente, une grande théâtralité. Ses pièces touchent à un métaphysique (même s'il n'aimerait pas le terme) qui nous renvoie à un théâtre sacré : les personnages qu'il porte dans son théâtre, ou en tout cas à qui il donne la parole, sont toujours des figures qui ont en elles une image, qui possèdent une certaine identité. Et c'est précisément cette image qu'il s'amuse à déconstruire dans Les Bonnes, Le Balcon ou Les Nègres : comme si ses personnages étaient des figures qu'il éclaire d'un regard extérieur et qu'il détruit en jouant sur les stéréotypes et clichés.
Il donne également la parole aux morts : son théâtre est jalonné de résurrections… Les fantômes sont moins présents dans Splendid's, même si le personnage de Scott déclare : "nous avons déjà cessé de vivre". Ils sont déjà morts, ou en tout cas ils sont condamnés à l'être : j'ai essayé de jouer sur ceux qui sont presque morts et ceux qui le sont déjà...
J'aime également dans Splendid's cette imagerie du gangster, qui est chargée dans le texte d'un imaginaire propre aux années 1950 et que je tente de revisiter. Les années 1950 sont imprégnées des polars ou films américains de gangsters de l'époque ; il s'agit d'une imagerie particulière : j'ai fait un autre choix sur la figure du gangster, inspiré des bandits d'aujourd'hui et que Genet n'aurait pas pu concevoir à l'époque.


— Pourquoi as-tu choisi de placer l'action au Maroc ?
— J'ai fait ce choix de manière indirecte : c'était cette année le centenaire de la naissance de Jean Genet, qui est enterré à Larache au Maroc, où il a passé la fin de sa vie. L'Institut français de Tanger m'a proposé de présenter une pièce pour lui rendre hommage.
J'avais déjà en vue de travailler sur Splendid's, et cette invitation, ce contexte ont été le point de départ de mon choix de mise en scène. Les révolutions arabes, qui sont intervenues après, nous ont rattrapés : cela inscrit notre travail dans une certaine actualité et lui donne de nouvelles résonances, mais ce n'était pas du tout volontaire.
Le choix de jouer quelques passages en arabe induit de nouvelles lectures et donne une nouvelle dimension à la figure de l'otage américaine : l'arabe fait intrusion dans le français, le monde arabe fait face à l'Occident.


— Quel arabe avez-vous choisi pour les passages que vous avez traduits ?
— Nous avons beaucoup réfléchi à ces questions… Le policier s'exprime en arabe dialectal marocain et la radio en arabe classique, car c'est souvent le cas des médias nationaux au Maroc.


— Pourquoi ce titre, Splendid's ?
— La pièce a porté plusieurs titres : d'abord Leur toupet était célèbre, puis Frolic'sSplendid's est le nom de l'hôtel où sont retranchés les gangsters. À l'instar des personnages de la pièce qui se donnent des noms américanisants, le titre porte aussi cette connotation anglophone qui participe à l'ambiance de gangsters des films noirs des années 1950…»


Splendid's se joue encore jusqu'à la fin de la semaine prochaine. Et pour poser vos questions en vrai à Cristèle Alves Meira, rendez-vous ce soir au foyer-bar de l'Athénée apès la représentation! Elle sera là ainsi que son équipe pour une rencontre publique. Bonne journée à tous.


Attention, derrière toi !!!

Dans Splendid's de Jean Genet monté par Cristèle Alves Meira, les acteurs quittent la scène et les ombres hantent la salle. Regardez bien autour de vous…

 

Cédric Appietto

 

Tefwik Jallab

 

 

Cédric Appietto

 

Saïd Bey

 

Lahcen Razzougui

 

 

Splendid's se joue jusqu'au 8 octobre. Bon début de semaine !



PS : certain(e)s sont manifestement très fort(e)s en concombre. Mais je suis sûre que d'autres peuvent exprimer leur créativité sur le sujet. C'est ici, sur le billet de vendredi.


L'appel du concombre

Échanger avec mes lecteurs m'est toujours très instructif : outre que je m'assure que vous existez vraiment, vous m'apprenez des anecdotes, témoignez de votre fidélité au blog (merci), apportez des précisions ou lancez des défis.

Ces derniers jours, j'ai reçu deux mails que j'ai eu particulièrement envie de vous faire partager.

 

Le premier, envoyé par Aurélien, m'apprenait qu'avec mon titre de mardi, "Ça va faire mâle", je copiais sans le savoir une publicité de sous-vêtements qui plaira sans doute aux amateurs/trices de charmants messieurs :

 

 

Le second, écrit par Audrey, m'informait de l'existence d'une expression de la langue française que je soumets à votre sagacité.
Audrey m'écrit suite au concours que j'avais lancé la semaine dernière : elle fait partie des heureuses gagnantes d'invitations pour Splendid's, mais craint de ne pouvoir honorer son lot. Voici son message :

«Dans le Sud, d'où je viens, il y a une expression pour désigner les gens qui ne sont pas veinards. On dit "être greffé sur un concombre". Ne me demandez pas d'où ça vient, je n'en ai aucune idée ! Bref, tout ça pour vous dire que je suis le prototype d'une personne greffée sur un concombre.
Exemple concret : Génial, j'ai gagné des places pour aller à l'Athénée ! Crotte-de-bique, jeudi je vais déjà à la Comédie-Française et ensuite, c'est un des rares week-ends où je ne suis pas à Paris !!

Tout cela pour vous dire que je suis contrainte de remettre en jeu les invitations gagnées...
Et si vous les proposiez à la première personne qui peut expliquer l'expression "greffée sur un concombre" ?»


Finalement, nous avons trouvé un arrangement pour qu'Audrey puisse utiliser les places qu'elle a gagnées, ce qui ne nous a pas donné pour autant l'origine de cette expression étrange.
Toutes vos interprétations sont les bienvenues !
Pour que tout le monde puisse en profiter, merci de nous les communiquer en laissant un commentaire (et non un mail que je serai seule à lire) : pour écrire un commentaire à l'article d'aujourd'hui, cliquez ici.

Merci de nous faire partager vos connaissances et/ou votre imagination et bon week-end ! Splendid's continue à se jouer jusqu'au 8 octobre.


J'aurais mieux fait d'inventer une tondeuse

Né en 1919 en Russie, Mikhaïl Timofeïevitch Kalachnikov est conducteur de char lorsqu'il est grièvement blessé en 1941 dans une bataille opposant l'URSS à l'Allemagne nazie : c'est pendant sa convalescence que, s'étant rendu compte de la supériorité technique de l'armée allemande et de ses armes automatiques, il commence à réfléchir à un prototype de fusil d'assaut.

Après de nombreux ajustements, un premier fusil, l'AK-46, est fabriqué, avant d'être validé par l'État soviétique et produit en série en 1947 : l'Avtomat Kalachnikova (automate de Kalachnikov), ou AK-47, ou Kalachnikov, est lancé ; il équipera l'armée soviétique à partir de 1949.
Le modèle a été perfectionné et modifié, et il en existe aujourd'hui de nombreuses variantes comme l'AKM-59, l'AK-74 ou l'AK-10x.

Facile à fabriquer en masse par des ouvriers non-qualifiés, solide, simple d'utilisation, peu coûteuse, la Kalachnikov s'est largement répandue à travers le monde au point d'être rendue responsable d'environ trois cent mille victimes par an dans les années 1990 (1).

On estime que cent millions d'exemplaires en circulent dans le monde aujourd'hui : aisément disponibles sur le marché noir pour quelques centaines d'euros, elle est surtout utilisée par des mouvements de guérillas ou des terroristes après avoir été le symbole de luttes pour l'indépendance —le Hezbollah libanais fait ainsi figurer le célèbre fusil sur son drapeau.

Déçu que son arme serve aux gangsters mais ne s'en rendant pas responsable pour autant, Kalachnikov a récemment déclaré : "J'aurais préféré avoir inventé une machine […] qui aurait aidé les agriculteurs dans leur travail : une tondeuse, par exemple" (2).

 

Les fausses Kalachnikov de Splendid's

 

Les sept gangsters de Splendid's utilisent des Kalachnikovs pour se défendre contre les assauts de la police : pour voir cette pièce de Jean Genet mise en scène par Cristèle Alves Meira, vous avez trois semaines !




(1) D'après Aaron Karp, membre du projet de recherche Small Arms Survey, cité par The Guardian (10 octobre 2003)

(2) "I would prefer to have invented a machine that people could use and that would help farmers with their work - for example a lawnmower.", cité par The Guardian (30 juillet 2002)


Sources :
Profil de Mikhaïl Kalachnikov sur le site de BBC News
"Kalashnikov: 'I wish I'd made a lawnmower'", Kate Connolly, The Guardian, 30 juillet 2002
"I sleep soundly", Nick Paton Walsh, The Guardian, 10 octobre 2003
"La Kalachnikov, nouvelle arme des délinquants?", Laurent Chabrun, L'Express, 22 novembre 2010.


Salut !

 

Les comédiens Lahcen Razzougui, Saïd Bey, Tewfik Jallab, Nebil Daghsen, Jean-Emmanuel Pagni, Cédric Appietto, Hammou Graïa et Pascal Tagnati lors des saluts.

 


À l'Athénée, Splendid's de Jean Genet a commencé hier soir. Pour découvrir ce qui se passe avant les saluts (photo), rendez-vous jusqu'au 8 octobre.

Bonne journée !

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