Sa résidence consiste bien entendu à donner des concerts réguliers à l’Athénée, mais également à mener une action pédagogique de longue haleine avec des élèves d’écoles primaires parisiennes en collaboration avec Alexandra Maurice, responsable des publics scolaires à l’Athénée. Claire-Marie Le Guay se rend donc régulièrement dans des classes pour initier les enfants à la musique avant leur venue à l’Athénée pour un ou plusieurs concerts.
Je vous avais déjà donné un aperçu des dessins que des élèves de CE1 avaient réalisés après avoir vu le conte musical Timouk interprété par Claire-Marie Le Guay et Marie Gillain. Voici aujourd’hui un concentré du concert qu’elle a donné la semaine dernière à destination d’environ deux cent cinquante enfants. L'on y voit également le compositeur Karol Beffa dont l'une des œuvres était donnée en création mondiale.
La vidéo dure dix minutes. Cliquez ici pour la voir sur YouTube. Désolée pour le bruit de fond qui est dû à un souci de micro.
Vous vous en souvenez peut-être: il y a un mois, la pianiste Claire-Marie Le Guay donnait avec l’actrice Marie Gillain cinq représentations du conte musical Timouk à l'Athénée: quatre représentations destinées aux enfants et une aux adultes.
Depuis, une grosse enveloppe kraft est arrivée sur le bureau d’Alexandra Maurice, responsable des relations avec le public scolaire. Sur le dessus, une lettre :
Les élèves d’une classe de CE1 ont donc réalisé des dessins après avoir vu Timouk à l’Athénée.
Voici mes petits préférés choisis selon des critères totalement arbitraires liés à mon goût personnel:
Caroline
Iliana
Anonyme
Aline
Anonyme
Ulysse
Claire-Marie Le Guay sera de nouveau à l’Athénée lundi: après être passée dans de nombreuses classes ces dernières semaines pour une initiation musicale, elle donnera un concert pour les écoliers à 14h30.
Les plus grands pourront venir à 20h pour le concert Piano Sostenuto rassemblant des œuvres de Brahms et Chopin ainsi qu’une création mondiale de Karol Beffa, compositeur français né en 1973 et déjà lauréat de nombreux prix et récompenses. Rendez-vous ce lundi 17 mai!
De son côté et hormis ce relâche de début de semaine, Une maison de poupées continue jusqu’au samedi 22 mai.
“De renommée internationale”: c’est l’argument imparable lorsqu’on veut prouver qu’un musicien classique est bon. S’il est possible en effet d’être très bon sans se produire pour autant aux quatre coins de la terre, un interprète donnant des concerts au Metropolitan de New York, à Covent Garden à Londres et à Pleyel à Paris est forcément bon.
Acceptons l’argument qu’en musique classique on ne fait pas illusion bien longtemps, et que pour parvenir à se produire dans les plus grandes salles occidentales il faut avoir franchi de nombreux examens de passage où l’on démontre son talent (jury de concours d’entrée au conservatoire, maisons de disques, programmateurs, critiques, public): mais justement, ce talent maintes fois prouvé, en quoi consiste-t-il exactement?
C’est la question que s’est posée Daniel Levitin dans l’un des chapitres de son livre De la note au cerveau paru cette année aux éditions Héloïse d’Ormesson: qu’est-ce qu’un bon musicien? Neuroscientifique canadien né en 1957, Daniel Levitin mêle donc la musique et la science pour tenter de comprendre notre rapport à la musique en proposant d’expliquer scientifiquement ce qu’est l’oreille absolue, comment nous classifions la musique ou pourquoi nous aimons tel ou tel type de musique.
La pianiste française “de renommée internationale” (comme on dit) Claire-Marie Le Guay est en résidence à l’Athénéedepuis deux saisons, et il paraît clair que son talent ne fait plus aucun doute: mais qu’est-ce que le talent? Les musiciens exceptionnellement doués possèdent-ils une différence de nature (ils ont quelque chose que les autres n’ont pas) ou de degré (ils ont des capacités plus développées)?
Si l’on part du postulat que le talent peut s’analyser scientifiquement, voici quelques éléments de définition proposés par Daniel Levitin:
1) Le talent a une part génétique: de grandes mains peuvent faciliter l’apprentissage du piano comme une voix au grain original peut aider un chanteur à se démarquer. Notre physique prédispose donc à certaines pratiques mais, plus généralement, notre patrimoine génétique influence nos activités cognitives globales. 2) Le talent n’est pas inné: il se développe avec le travail. On considère ainsi qu’il faut dix mille heures de travail dans une discipline (soit environ trois heures par jour pendant dix ans) pour parvenir à son niveau d’expertise. Ceux qui réussissent ont d’ailleurs connu plus d’échecs que les autres : tout dépend de leur capacité à rebondir (avouez que c’est rassurant).
3) Le talent est lié au plaisir: l’intérêt que nous portons à une discipline lui donne une étiquette neurochimique positive et renforce notre motivation, notre attention et notre vitesse de progression. 4) Le talent dépend de l’environnement dans lequel nous évoluons: tout comme un enfant né de mère française et de père polonais parlera le polonais et le français mieux qu’un Allemand tentant d’apprendre ces deux langues, être né dans une famille de musiciens favorise l’apprentissage de la musique.
5) Le talent est renforcé par la mémoire: il est important de connaître et mémoriser rapidement les morceaux que l’on travaille, et les musiciens classifient d’ailleurs la musique dans leur mémoire selon un schéma très particulier.
6) Le talent réside dans le pouvoir émotionnel transmis: étant donné que nous attendons de la musique qu’elle nous touche, nous aimons les musiciens qui parviennent à véhiculer l’émotion que la musique porte, qu’ils éprouvent eux-mêmes réellement cette émotion ou non. Cette faculté de l’interprète à produire une expérience émotionnelle repose sur des aptitudes techniques (difficile d’être ému par un violoniste qui joue faux) mais aussi sur des facultés plus mystérieuses: la façon dont le musicien bouge lors d’un concert, le charisme, le charme, l’investissement, la sensibilité… C’est à ce stade que la science reste sur le pas de la porte: la capacité d’un interprète à nous émouvoir et nous emmener dans un autre univers est difficilement explicable, tout comme l’on a du mal à définir pourquoi quelque chose nous touche ou pourquoi certaines personnes sont photogéniques et pas d’autres.
Pour vérifier le talent de Marie Gillain à la narration et Claire-Marie Le Guay et ses artistes associés à la musique, rendez-vous demain à 20h à l’Athénée pour le conte musical Timouk.
Et pour en savoir davantage sur les liens entre musique et science, n’hésitez pas à vous procurer le livre de Daniel Levitin, De la note au cerveau, Éditions Héloïse d’Ormesson, Paris, 2010.
Klaxon, grand tam-tam, glockenspiel, triangle, wood-block, temple block, cymbale suspendue, guero, cabassa, métaux, marimba: ce sont toutes les percussions que vous pourrez découvrir dans le conte musical Timouk.
Timouk est un jeune prince qui se retrouve coup sur coup privé de sa famille et de la parole: quel rôle la musique peut-elle jouer pour l’aider dans sa quête?
Dans ce conte musical sur un texte de Yun-Sun Limet et une musique de Guillaume Connesson, c’est le silence qui permet la musique, et l’émotion produite par la musique qui permet de retrouver la parole. Passant du jardin du château à un couloir aux grandes fenêtres qui permettent de passer d’un monde à l’autre, Timouk erre dans la ville avant de tomber sur un meuble bien étrange… Mais l’on ne vous dira pas ce que c’est.
L’on peut en revanche vous indiquer par exemple que le wood-block est un instrument composé d’un morceau de bois creux souvent rectangulaire sur lequel on tape, que le guero se racle ou que le marimba ressemble à un balafon, pour ceux qui connaissent.
Parfois comparé à Bernstein, le jeune français Guillaume Connesson a composé une œuvre vivante multipliant les trouvailles et les influences musicales: Timouk sera interprété ce samedi 3 avril à l’Athénée avec Claire-Marie Le Guay au piano (pianiste en résidence à l’Athénée), Marie Gillain à la narration (que l’on ne présente plus non plus), Sarah Nemtanu au violon (premier violon solo de l’Orchestre National de France et doublure de Mélanie Laurent dans le film Le Concert de Radu Mihaileanu), Florian Lauridon au violoncelle, Nicolas Baldeyrou à la clarinette et Emmanuel Curt aux percussions (nombreuses, les percussions, donc).
Rendez-vous samedi à 20h à l’Athénée! Bon mercredi.
En bref, disons qu’il s’agit d’une danse en vogue aux 17e et 18e siècles, à trois temps et au rythme lent, dont l’origine semble devoir se trouver au Portugal ou dans l’Espagne du 16e siècle.
Par extension, “chaconne” désigne une pièce musicale inspirée de cette danse et consistant en variations.
[Précision : la variation en musique consiste à répéter une petite séquence musicale (le thème) en la modifiant (au niveau du rythme, de la mélodie, de l’harmonie par exemple), parfois jusqu’à la rendre méconnaissable.]
Synonyme : la chaconne est parfois confondue avec la passacaille, qui est aussi d’abord une danse avant de désigner une pièce musicale souvent à trois temps qui consiste également en variations avec un ostinato (un motif répété obstinément) à la basse qui, en général, ne change pas.
Exemples : Chaconne pour piano de Haendel, Chaconne de la deuxième Partita de Bach, Chaconne de Sofia Gubaidulina…
Claire-Marie Le Guay, pianiste en résidence à l’Athénée, joue ce soir à 20h un concert intitulé Chaconne, portrait croisé où vous pourrez découvrir des œuvres de Bach, Brahms, Gubaidulina, Haendel, Kantscheli et Tchaïkovski.
J’ai déjà eu plusieurs fois l’occasion de vous parler de la pianiste Claire-Marie Le Guay, qui entame sa deuxième année de résidence à l’Athénée.
Lundi, elle donnera son premier concert de cette saison athénéenne avec Chaconne, portrait croisé où elle interprétera des œuvres de Bach, Tchaïkovski, Gubaidulina, Kantscheli, Haendel ou Brahms.
À l’instar des précédents, ce concert de 20h sera précédé d’un autre dans l’après-midi spécialement destiné aux enfants: comme l’année dernière, Claire-Marie s’emploie en effet à sensibiliser à la musique en passant du temps dans des écoles, comme ici à l’école de l’Alma…
La saison 2008-2009 de l’Athénée s’est terminée avec Les Mains sales et Les Justes (ou Les Mains justes, pour ceux qui voudront aller plus vite), mais vous souvenez-vous des spectacles qui ont habité l’Athénée et ce blog depuis septembre dernier? Flash-back (ou analepse, pour ceux qui préfèrent éviter les anglicismes) très subjectif:
Le texte oublié sur le banc de Rêve d’automne de Jon Fosse mis en scène par David Géry.
«Il y a quelque chose qui pourrait toucher à la pornographie dans l’opéra.» Paul-Alexandre Dubois, le metteur en scène de L’Opéra de quatre notesde Tom Johnson en entretien sur le blog.
Extrait du Tribun/Finale de Mauricio Kagel mis en scène par Jean Lacornerie: «La police, c’est vous!»
«Si tu veux essayer de plaire à tout prix, tu pleures dès que tu en entends un tousser dans la salle! Si je peux te donner un conseil : pense à ta grand-mère et fais une œuvre!» Céline Sallette, actrice dans après la répétition d'Ingmar Bergman mis en scène par Laurent Laffargue, à des étudiants en art venus voir le spectacle.
Le Magazine, l’émission de Lionel Esparza diffusée sur France Musique en direct de l’Athénée à l’occasion des voix d’Olivier Messiaen.
«Cette compagnie est un véritable collectif, une troupe où on travaille dans le sens de l'œuvre et non dans celui des individualités. C'est un dialogue constructif où tout le monde va dans la même direction.» Jean-Philippe Salerio, le metteur en scène de l’opérette La Cour du Roi Pétaud, en entretien sur le blog.
Les bouts de bois que l’on frappe l’un contre l’autre dans La Puce à l’oreille de Georges Feydeau mis en scène par Paul Golub pour faire un bruit de claque.
Les enfants partant du premier concert de Claire-Marie Le Guay, pianiste en résidence à l’Athénée: un deuxième concert a suivi, et vous pourrez la retrouver l’année prochaine!
Le lustre magnifique de l’opéra Les Enfants terribles de Jean Cocteau et Philip Glass mis en scène par Paul Desveaux.
«Dans En attendant Godot, chaque réplique ouvre mille portes…» Patrick Zimmermann, comédien dans En attendant Godot de Samuel Beckett mis en scène par Bernard Levy, en entretien sur le blog.
La traduction française de la morale de Cosi fan tutte, l’opéra de Mozart et Da Ponte mis en scène par Yves Beaunesne et dirigé par François Bazola: «Heureux celui qui, malgré les ennuis, arrive à prendre la vie du bon côté…»
Chantal et Gérard: c’est le prénom des deux spectateurs qui, après avoir vu Riders to the Sea de Ralph Vaughan Williams d’après John Millington Synge à l’Athénée, ont décidé de se rendre sur les îles d’Aran où se déroulait l’action de l’opéra.
Un concentré (et une sélection!) des effets sonores que l’on pouvait entendre dans La Cantatrice chauve, un opéra de Jean-Philippe Calvin d’après Eugène Ionesco mis en scène par François Berreur. (Retrouvez la vidéo ici sur YouTube)
«À quel monde meilleur rêvez-vous? Et comment allez-vous le construire?» étaient les questions posées pour le cinquième forum de discussion des jeunes organisé par l’Athénée: le 15 mai dernier, quatre cents lycéens ont ainsi pu débattre à l’Athénée avec Daniel Cohn-Bendit, François Durpaire, Susan Georges et Bruno Rebelle.
Après trois ans de résidence et quatre concerts cette saison à l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet, le Quatuor Psophos tire sa révérence avec le concert de clôture, Brahms/Strauss, dans le décor des Mains sales.
«Le théâtre de l’engagement, c’est peut-être vouloir défendre le texte dans un monde où les paroles sont sommées de laisser la place à l’image, où le fond cède à la forme. Mais quand il n’y a plus de paroles, c’est le début de la barbarie! C’est ce que nous combattons.» Guy-Pierre Couleau, le metteur en scène des Mains sales de Jean-Paul Sartre et des Justes de Camus, en entretien sur le blog.
La troupe des Justes d’Albert Camus mis en scène par Guy-Pierre Couleau salue pour sa dernière représentation à l’Athénée.
Le public de la présentation de la saison 2009-2010 de l’Athénée commençant à sortir du théâtre: si vous n’avez pas pu y assister, cliquez ici pour découvrir les spectacles que vous propose l’Athénée à partir de septembre prochain!
Et vous, qu’avez-vous retenu de cette saison 2008-2009 de l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet? Pour nous le dire, cliquez iciet laissez un commentaire sur le blog!
Bon début de semaine à tous.
PS : des commentaires au billet de jeudi se sont ajoutés pendant le week-end, promis, je vous réponds aujourd’hui! Le sondage sur votre lecture du blog est toujours actif.
Leur précédent concert avait eu lieu dans le décor d’En attendant Godotde Samuel Beckett mis en scène par Bernard Levy : et en observant Marie-Noëlle Bourcart régler les projecteurs du spectacle, on pouvait entendre de loin la violoniste Bleuenn Le Maitre répétant le Quatuor n°2 de Béla Bartók que le Quatuor Psophos allait interpréter devant vous quelques jours plus tard…
Aperçu d’une minute en son et en image :
Si vous ne pouvez pas lire la vidéo, cliquez là pour aller sur Youtube.
Pour continuer à lier théâtre et musique et assister au dernier concert de la résidence du Quatuor Psophos, rendez-vous à l’Athénée demain à 15h! Dans le décor des Mains sales, elles interpréteront le sextuor à cordes extrait de Capriccio et les Métamorphoses de Richard Strauss ainsi que le Sextuor à cordes n°2 de Johannes Brahms. Elles inviteront pour l’occasion le violoncelliste Jens-Peter Maintz, l’altiste Vladimir Mendelssohn et le contrebassiste Benjamin Berlioz (le nom des deux derniers invités n’est pas une blague).
La musique de chambre continue de s’installer à l’Athénée avec la résidence de Claire-Marie Le Guay, sans oublier le théâtre desMains salesquise joue jusqu’au 30 mai! Lundi, vous pourrez découvrir la musique et le théâtre de la nouvelle saison de l'Athénée : rendez-vous à 18h30 dans la grande salle!
Bonne journée.
PS : le cinquième Salon du Théâtre et de l'Édition Théâtrale ouvre aujourd'hui à la Foire Saint-Germain, place Saint-Sulpice à Paris! Vous avez jusqu'à dimanche pour visiter le stand de l'Athénée, et demain à 16h, Guy-Pierre Couleau, le metteur en scène des Mains sales, sera présent pour lire des textes de Simone de Beauvoir et François Perrier.
Lundi soir, Claire-Marie Le Guay donnait un concert où on a pu l’entendre aux côtés du Quatuor Mandelring et du contrebassiste Stéphane Logerot pour des œuvres de Mendelssohn, Chopin et Thierry Pécou, venu sur scène pour expliquer son Machines désirantes, variances qui était donné en création mondiale à l’Athénée.
L’une de ces classes avait tenu à venir offrir quelques roses à Claire-Marie Le Guay en coulisses, et a ensuite eu l’occasion, sur l’idée d’Alexandra Maurice, chargée des relations avec le public scolaire à l’Athénée, de visiter une partie des bureaux.
Pour des questions de respect du droit à l’image des personnes mineures, je ne vous mets que les photos ratées (celles où on ne voit rien) :
Les enfants accompagnés de leurs institutrices remettent leurs fleurs à Claire-Marie Le Guay dans le foyer des comédiens.
Quinze enfants débarquant à l’improviste dans son bureau : Patrice Martinet, le directeur de l’Athénée, a dû se demander ce qui lui arrivait. Extrait d’un dialogue : «_ Vous étiez vraiment jeune sur cette photo !!!! _ Euh… C’est Louis Jouvet, là.»
Les enfants sont ensuite montés à l’étage au-dessus pour visiter le bureau de l’équipe relations publiques et communication où officient Guillaume Bourgain, Florence Cognacq, Églantine Desmoulins, Alexandra Maurice et Inès Slama.
Malheureusement, à ce stade de la visite, mes photos sont très nettes avec tout un tas de petites bouilles certes très souriantes, mais souvent de face. Pour vous consoler, voici un autre extraitde dialogue : «_ C’est qui le vieux monsieur là? _ Patrice Martinet dans vingt ans, pourquoi?» (Non, ça c’était simplement dans mon imagination, Alexandra Maurice ayant, dans toute sa droiture, dit la vérité sur ce portrait de Samuel Beckett, sur lequel je reviendrai d'ailleurs bientôt.)
Claire-Marie Le Guay continuera sa résidence à l’Athénée l’année prochaine : quant au Quatuor Psophos, il termine la sienne le samedi 23 mai ! En attendant, Les Mains sales continue jusqu’au 30 mai.
Ce soir, rendez-vous à la Bibliothèque nationale de France pour un débat réunissant Guy-Pierre Couleau, Michel Contat et Didier Salas sur le thème de l'engagement politique et littéraire chez Sartre et Camus: rendez-vous à 18h30 au 2 rue Vivienne, dans le 2e arrondissement de Paris! Vous pouvez toujours répondre au sondage d'une question sur le théâtre engagé en allant sur le blog.
Ils étaient bien là hier après-midi pour le concert de l'apprenti-mélomane de la pianiste Claire-Marie Le Guay : quatre cents cinquante-six enfants très sages et leurs quatre-vingts-dix accompagnateurs (très sages aussi).
Le seul moment où ils ont fait un peu de chahut a été à l'heure du départ : pas besoin de beaucoup de concentration pour enfiler son blouson, d'autant que le concert appelait manifestement à beaucoup de commentaires.
Un long chapelet de gentils mouflets s'est ensuite longuement égrené dans le Square de l'Opéra Louis-Jouvet.
Touchés par la lumière (à moins que j'extrapole à partir d'une photo surexposée, peut-être), nos apprentis mélomanes ont ensuite laissé la place aux spectateurs plus grands du concert du soir.
Le désordre amoureux de La Puce à l'oreille reprend ses droits à partir d'aujourd'hui : vous pouvez y amener vos petits, mais à votre charge ensuite de répondre à leurs petites questions sur les choses de la vie…
Éloge de la fidélité : pour la quatrième année consécutive, Clémence Hérout vous offre un blog quotidien sur l'Athénée Théâtre Louis-Jouvet.
Tous les matins, découvrez son nouveau billet sur les petits secrets du théâtre, ses activités et ses coulisses, mais aussi sur le monde de la culture et des médias, avec sa liberté de ton habituelle.
Clémence vient d'avoir vingt-six ans et pratique le théâtre côté scène, côté salle et côté bureaux. Créer du lien, éveiller la curiosité, initier une conversation sont les buts de ce blog à destination des spectateurs : ne laissez pas Clémence dans le monologue, écrivez-lui, laissez-lui des commentaires ou passez la voir à l'Athénée !