Et voilà Balthazar

(Lecteurs avec une adresse @orange ou @wanadoo, vous ne receviez plus le blog ? Bon retour parmi nous!
Vous avez entre autres raté le directeur de l'Athénée avec une perceuse, une anthologie des jurons inventés par l'écrivain Alfred Jarry dans Ubu Roi et Ubu enchaîné ou encore des objets portant nom d'Ubu.
Tout le blog depuis 2008 est de toutes façons disponible ici : http://blog.athenee-theatre.com)




Vous vous souvenez peut-être de l'opéra Caligula qui a été donné dans une version pour marionnettes à l'Athénée en mars dernier : des marionnettistes manipulaient des marionnettes représentant les personnages pendant que les chanteurs, de part et d'autre de la scène, leur prêtaient leur voix.

Le photographe Balthazar Auxietre  a réalisé une série de photos sur le spectacle et m'a autorisée à vous en faire profiter : chaque marionnette est ainsi entourée de son ou sa marionnettiste (à gauche) et de son chanteur ou sa chanteuse (à droite).



Athénée CaligulaAthénée Caligula
Athénée Cailgula
Athénée Caligula
Athénée Caligula
Athénée Caligula
Athénée Caiigula
Athénée Caligula
Athénée Caligula
Athénée Caligula
Athénée Caligula
Athénée Caligula
Athénée Caligula


(c) Balthazar Auxietre


Caligula a laissé place à Ubu enchaîné d'Alfred Jarry mis en scène par Dan Jemmett avec Giovanni Calo', Éric Cantona et Valérie Crouzet, actuellement à l'Athénée.

À demain !



PS : si vous ne voyez pas les photos, il faut activer l'affichage des images dans votre messagerie (dans "outils" puis "options" ou juste en haut de la fenêtre du message)


En garde !

Seul en scène avec une épée : c'est ainsi que, ce soir, Mimmo Cuticchio, co-metteur en scène de Caligula et marionnettiste, improvisera sur le mode du cunto, une tradition orale médiévale.

Mimmo Cuticchio ayant laissé son épée en Italie (allez voyager avec ça), il fallait lui en dénicher une en France. Après quelques recherches peu concluantes et parce qu'on parfois mieux servi par soi-même, c'est Patrick, le régisseur général du spectacle, qui a fabriqué celle que vous verrez ce soir.

 

 

 

Conçue en sapin, poncée et vernie avec du brou de noix, elle rappelle autant les jeux d'enfants que les chevaliers médiévaux et tient un rôle central dans l'histoire de Tancrède et Clorinde que vous racontera ce soir Mimmo Cuticchio : au temps des croisades, dans une Jérusalem assiégée, un chevalier chrétien tombe amoureux d'une guerrière musulmane (indice : cela ne devrait pas finir très bien).

Bon week-end ! Le blog sera de retour mardi. Samedi et dimanche, l'Athénée accueille Caligula pour trois représentations !


Ambiance guindée

Dans la pénombre de la répétition d'hier soir, les marionnettes de Caligula laissaient entrevoir leurs visages, leurs pieds, leurs casques à plumes ou… leurs griffes.

 

 

 

 

Il y aura quatre représentations de l'opéra Caligula pour marionnettes à l'Athénée : ce soir,  samedi à 15h et 20h, et dimanche à 16h.

Demain, Mimmo Cuticchio, le co-metteur en scène de Caligula, donnera une représentation exceptionnelle de cunto, une improvisation épique sur l'histoire de Tancrède et Clorinde.


L’adolescent qui s’enlève une épine du pied

Comme promis, voici un condensé du texte de Henrich von Kleist, Sur le Théâtre de marionnettes, que je vous présentais hier.

Très court, le texte est disponible dans les Œuvres complètes de Kleist mais a aussi été publié seul aux éditions des Mille et une nuits. ?
Cela paraît toujours long à lire sur écran, mais la lecture de ce condensé ne devrait vous prendre que deux à trois minutes (j'ai chronométré !) C'est moi qui souligne pour que cela soit plus facile à lire.


 « Passant l’hiver de 1801 à M…, j’y rencontrai un soir, dans un jardin public, Monsieur C…, engagé depuis peu comme premier danseur à l’Opéra de la ville […].

Je lui dis mon étonnement de l’avoir remarqué plusieurs fois déjà au théâtre de marionnettes dressé sur le marché pour divertir la foule par de petits drames burlesques entrecoupés de chants et de danses.
Il m’assura que la pantomime de ces poupées lui donnait beaucoup de plaisir et déclara sans ambages qu’un danseur désireux de perfection pourrait apprendre d’elles toutes sortes de choses.
[…]
Il me demanda si je n’avais pas en effet trouvé certains mouvements des poupées, surtout des plus petites, très gracieux dans la danse.
Je ne pus le nier. […]

J’exprimai ma surprise de le voir juger digne d’une telle attention cette forme d’art conçue pour le vulgaire. Et que non seulement il la tînt pour susceptible d’un plus haut développement, mais encore semblait s’intéresser lui-même à la chose.
II sourit et dit qu’il osait prétendre que si un mécanicien voulait lui monter une marionnette selon ses vues, il en tirerait une danse que ni lui, ni aucun autre excellent danseur de l’époque […] ne serait en mesure d’égaler.
[…]
— Et quel avantage aurait cette poupée sur les danseurs vivants ?
— Quel avantage ? Avant tout, mon cher ami, un avantage négatif: celui d’écarter toute affectation. […] Comme le machiniste ne dispose en fait d’aucun autre point que celui-ci sur lequel agir au moyen du fil de fer ou de la ficelle, tous les membres sont, comme ils doivent être, morts, de purs pendules, et obéissent à la seule loi de la pesanteur ; qualité exquise, qu’on chercherait en vain chez la plupart de nos danseurs.
[…] Ces poupées, déclara-t-il, ont de plus l’avantage d’échapper à la pesanteur. Elles ne savent rien de l’inertie de la matière, propriété des plus contraires à la danse : car la force qui les soulève est plus grande que celle qui les retient à la terre. […]

Je dis qu’aussi habilement qu’il conduise son paradoxe, il ne me ferait jamais croire qu’il puisse y avoir plus de souplesse dans un mannequin mécanique que dans la structure du corps humain.

Il reprit qu’il était parfaitement impossible à l’homme d’approcher même en cela le mannequin. […]
Il semblait, reprit-il en prenant une pincée de tabac, que je n’avais pas lu avec attention le troisième chapitre du premier livre de Moïse ; et à qui ne connaissait pas cette première période de toute culture humaine, on ne pouvait guère parler des suivantes, et moins encore de la dernière.

Je dis que je savais fort bien quels désordres produit la conscience dans la grâce naturelle de l’homme. Un jeune homme de ma connaissance avait, par une simple remarque, perdu pour ainsi dire sous mes yeux son innocence et jamais, dans la suite, n’en avait retrouvé le paradis, malgré tous les efforts imaginables. Mais quelles conséquences, ajoutai-je, pouvez-vous en tirer ?
Il me demanda de quel événement je parlais ?

— Il y a environ trois ans, racontai-je, je me baignais avec un jeune homme dont la personne était alors empreinte d’un charme admirable. Il pouvait avoir seize ans et ne laissait qu’à peine pressentir les premières traces de vanité suscitées par la faveur des femmes.
Or, peu auparavant, nous venions justement de voir, à Paris, l’adolescent qui s’enlève une épine du pied ; le moulage de cette statue est connu et se trouve dans la plupart des collections allemandes.
Un regard jeté dans un grand miroir au moment où, pour l’essuyer, il posait le pied sur un tabouret, le fit s’en souvenir ; il sourit et me dit quelle découverte il venait de faire. À vrai dire, je l’avais faite aussi, dans le même instant ; mais, soit pour mettre à l’épreuve la grâce qui l’habitait, soit pour prévenir sa vanité de façon salutaire, je me mis à rire et rétorquai qu’il devait avoir des visions ! Il rougit et leva le pied une seconde fois, pour me montrer la chose ; mais, comme on aurait pu facilement le prévoir, la tentative échoua.
Décontenance, il leva le pied une troisième, une quatrième fois, il le leva bien dix fois encore : en vain ! Il était hors d’état de reproduire le même mouvement que dis-je ? ceux qu’il faisait avaient un côté si comique que j’avais peine à ne pas éclater de rire.
À dater de ce jour, pour ainsi dire de ce moment, un changement incompréhensible s’opéra en lui. Il se mit à passer des jours entiers devant le miroir ; mais l’attrait diminuait à chaque fois. Une force invisible et inexplicable semblait contraindre, comme un filet de fer, le libre jeu de ses gestes. Un an plus tard, on ne trouvait plus trace en lui de la grâce charmante qui faisait naguère la joie de ceux qui l’entouraient. Aujourd’hui encore vit un témoin de cet événement étrange et malheureux; il pourrait confirmer, mot pour mot, le récit que je viens d’en faire.

[…] — Eh bien, mon cher ami, dit Monsieur C…, vous êtes en possession de tout ce qu’il faut pour me comprendre. Nous voyons que, dans le monde organique, plus obscure et plus faible est la réflexion, d’autant plus rayonnante et souveraine s’étend la grâce.
[La grâce] apparaît en sa plus grande pureté dans cette conformation humaine du corps qui, ou bien n’a aucune conscience, ou bien a une conscience infinie, c’est-à-dire dans le mannequin, ou dans le dieu.
— En sorte, dis-je un peu rêveur, qu’il nous faudrait de nouveau manger du fruit de l’arbre de la connaissance, pour retomber dans l’état d’innocence ?
— Sans nul doute, répondit-il ; c’est le dernier chapitre de l’histoire du monde. »


Heinrich von Kleist, décembre 1810




Pour découvrir des marionnettes à l'Athénée, c'est à partir de demain dans Caligula, un opéra baroque pour marionnettes dirigé par Vincent Dumestre (Le Poème Harmonique) et mis en scène par Alexandra Rübner et Mimmo Cuticchio.
Vendredi, Mimmo Cuticchio sera seul en scène pour une improvisation sur le thème de Tancrède et Clorinde.


Plus la réflexion paraît faible, plus la grâce est rayonnante

Le blog ayant connu quelques problèmes d'envoi hier, je ne suis pas sûre que tout le monde ait eu la réponse à l'énigme de l'homme mystérieux accompagnant Michel Simon sur la photo publiée mardi : pour savoir qui est l'inconnu, cliquez ici  .


Après-demain à l'Athénée commencera Caligula, un opéra pour marionnettes du 17e siècle: dans la version proposée à l'Athénée mise en scène par Alexandra Rübner et Mimmo Cuticchio, les marionnettes à tringle sont ainsi entourées de chanteurs disposés de part et d'autre de la scène.

En 1810, Henrich von Kleist, écrivain allemand entre autres auteur du Prince de Hombourg, de La Cruche cassée ou de La Petite Catherine de Heilbronn, écrit Sur le théâtre de marionnettes : via une dialogue amical entre le narrateur et un danseur d'opéra à propos des marionnettes, Kleist développe une théorie sur le péché originel appliqué à l'art.

Le danseur d'opéra avec qui converse le narrateur prétend en effet, à la grande surprise de ce dernier, que les marionnettes sont supérieures aux danseurs.

Selon lui, la beauté n'apparaît que si le danseur est inconscient de sa propre grâce.
Or, les marionnettes, par leur absence de beauté et d'affectation, ne recherchent pas l'effet à produire : c'est justement parce qu'elles n'ont aucune conscience de la beauté qu'elles peuvent créer qu'elles sont supérieures aux danseurs qui, eux, le savent.
Autrement dit, cela serait précisément parce qu'il ou elle recherche l'effet, parce qu'il ou elle tente consciemment de créer la beauté, que l'artiste échouerait : c'est la poursuite elle-même du but qui empêche de l'atteindre.

Nostalgique de l'état de nature tel qu'il a pu être développé par Rousseau, Kleist exprime ainsi sa méfiance vis-à-vis de la connaissance et semble proposer deux alternatives à l'artiste désireux de toucher à la grâce : conscience infinie, quasi divine, ou innocence originelle, irrémédiablement perdue.

Les marionnettes de Caligula touchent-elles à l'innocence originelle ? Pour en juger, rendez-vous pour quatre représentations à l'Athénée : jeudi à 20h, samedi à 15h et 20h et dimanche à 16h.
Et il est possible que nous touchions à la conscience infinie avec la représentation unique de Tancredi e Clorinda : cunto par Mimmo Cuticchio vendredi soir : le créateur des marionnettes de Caligula improvisera sur le mode du cunto, une tradition orale médiévale dont il est sans doute le dernier dépositaire.

Ce midi de 12h30 à 14h aura lieu une rencontre sur le thème "Une expérience d'opéra baroque en marionnettes" avec Mimmo Cuticchio, metteur en scène de Caligula, Thierry Dufrêne, historien de l'art, Nathalie Rizzoni, historienne des spectacles des 17e-18e siècles ; elle sera animée par Raphaèle Fleury, chercheur, chef de projet du Portail des arts de la marionnette (IIM). C'est à la Bibliothèque nationale de France, 2 rue Vivienne, et l'entrée est libre.

Demain, je publierai une version raccourcie de Sur le théâtre de marionnettes de Kleist.

Bon mardi !


Tronche de pièce

Bon, on ne peut pas dire que vous ayez été très réactifs à mon billet d'hier où je vous demandais de m'aider à identifier un homme mystérieux sur une photo : j'ai pour l'instant une idée de Thérèse qui me propose Jean-Louis Barrault et une autre de Yannick qui, sur la page Facebook du blog, remarque que l'homme mystérieux ressemble étrangement au présentateur télé Patrice Laffont (c'est vrai, en plus).

Si vous pouvez confirmer qu'il s'agit de Jean-Louis Barrault ou proposer un autre nom, n'hésitez pas, c'est ici
. Merci !



La semaine prochaine, c'est un opéra du 17e siècle qui commencera à l'Athénée, Caligula: comme son nom l'indique, l'histoire de cet opéra est inspirée de la vie de Caligula, qui fut à la tête de l'empire romain de 37 à 41.

Comme l'Athénée avait accueilli l'année dernière la pièce Caligula de Camus, j'avais déjà eu l'occasion d'évoquer sa vie (c'est ici) et de publier quelques extraits des écrits de l'historien Suétone à son sujet (c'est ).
D'ailleurs, si vous voulez relire tous les articles du blog consacrés à ce spectacle, vous pouvez cliquer ici.

De par sa fonction d'empereur, Caligula a eu sa monnaie où l'on reconnaît plus ou moins son profil (ou celui de membres de sa famille comme Germanicus, son père, Agrippine l'aînée, sa mère, ou Auguste, son grand-père).
Les pièces font aujourd'hui les joies des collectionneurs et s'échangent pour des sommes allant de trente euros à cinquante mille (selon leur état et leur rareté).

Grâce au site de Frédéric Weber, je peux vous proposer quelques photos des pièces à l'effigie de Caligula :


Un auréus (métal or) avec Caligula sur une face (à gauche)
et Auguste, son grand-père, sur l'autre (à droite)

© Classical Numismatic Group

 

 

Un denier (métal argent) avec Caligula sur une face (à gauche)
et Agrippine, sa mère, sur l'autre (à droite).

Vous remarquerez qu'ils ont quasiment la même tête, la principale différence étant capillaire.

 


© Numismatic Lanz

 

Un sesterce (métal laiton) avec Caligula sur une face et ses trois soeurs, Agrippine la Jeune, Drusilla et Julia, sur l'autre.
Elles sont représentées sous les traits de la Sécurité, la Piété et la Fortune.

 


© Numismatic Ars Classica

 

Un as (métal cuivre) représentant Caligula à gauche
et Vesta, la déesse du foyer, à droite

© Frédéric Weber

 

 

Je vous souhaite une journée en or.


Dernier billet avant l'été !

Après le billet d'hier sur le côté pile de la présentation de la saison 2011-2012 de l'Athénée où les artistes sont venus présenter les spectacles qui seront programmés au Théâtre à partir de septembre, voici aujourd'hui le second volet avec des photos de quelques artistes du côté scène.
Vous reconnaîtrez Patrice Martinet, directeur de l'Athénée, à droite de chaque photo.

 

Cristèle Alves Meira, metteure en scène de Splendid's de Jean Genet, avec Patrice Martinet, directeur de l'Athénée.

 

 

Jean-Luc Tingaud et Olivier Bénézech, chef d'orchestre et metteur en scène de l'opéra Le Tour d'Écrou de Britten.

 

 

Philippe Sireuil, metteur en scène de Savannah Bay de Marguerite Duras.

 

Jean-Marie Lehec et Claire Deluca, metteurs en scène du Shaga de Marguerite Duras.

 

 

Loïc Boissier, directeur de la compagnie des Brigands, venu présenter La Botte secrète, opéra-bouffe de Claude Terrasse et Franc Nohain.

 

 

Vincent Dumestre, directeur musical de l'opéra Caligula de Pagliardi

 

 

Philppe Calvario, metteur en scène des Larmes amères de Petra von Kant de Fassbinder et de Les Visages et les Corps de Patrice Chéreau.

 

Catherine Kollen, directrice de la compagnie Arcal, venue présenter L'Histoire du soldat de Stravinski.

 

Jacques Vincey, metteur en scène des Bonnes de Jean Genet, dans l'écran de retour placé dans le foyer des artistes.

 

Il faudrait également citer Gloria Paris et Daniel Larrieu de Divine d'après Genet, Dan Jemmett d'Ubu enchaîné d'après Alfred Jarry et Robert Wilson de La dernière bande de Beckett, qui n'apparaissent pas dans mes articles d'hier et d'aujoud'hui.



Ce billet est le dernier de cette saison : je vous souhaite un bel été et vous retrouverai avec plaisir en septembre !


Avant de rentrer dans l'arène

Comme je vous le disais mardi, la présentation de la saison 2011-2012 de l'Athénée a eu lieu il y a quelques semaines.

Les artistes invités à l'Athénée à partir de septembre étaient donc venus en ce samedi de mai pour présenter leur spectacle au public présent.

L'on imagine bien ce qui a pu se passer sur scène. Mais dans les coulisses, que font les artistes attendant leur tour ? Galerie de portraits mêlés aux visages du personnel de l'Athénée.

Philippe Sireuil, metteur en scène de Savannah Bay de Marguerite Duras

 

Antoine et Florence, du service communication de l'Athénée, relayant la présentation de saison en direct sur les profils Facebook et Twitter de l'Athénée.

 

Cristèle Alves Meira, metteure en scène de Splendid's de Jean Genet,
entourée de Thomas, technicien, et Julie, assistante de direction.

 

Les écrans de contrôle et Christophe, technicien

 

Mano, régisseure générale

 

Le gang des costards.
Brice Sailly, chef de chant et claveciniste de l'opéra L'Egisto, et Yan, directeur de la communication et des relations publiques.

 

Dominique, directeur technique adjoint

 

Denis, directeur technique

 

Alain Bézu et Dominique Debart, respectivement metteur en scène et chef d'orchestre de Nietzsche/Wagner : le Ring.

 

Thomas, technicien, très en forme.

 

Antoine, Alexandra et Florence, du service communication et relations publiques de l'Athénée

 

Le gang des blousons gris
Dominique et Denis, directeurs techniques

 

Loïc Boissier, directeur de la compagnie des Brigands, venu présenter La Botte secrète.

 

Jano, régisseur général

 

Cristèle Alves Meira, metteure en scène de Splendid's de Genet, Jean-Marie Lehec et Claire Deluca, metteurs en scène du Shaga de Duras, regardent par écran interposé Jacques Vincey venu présenter Les Bonnes de Genet.

 

Takenori Nemoto, directeur musical du Voyage d'Hiver, juste avant d'entrer en scène.

 

Vincent Dumestre, directeur musical de l'opéra Caligula, entre en scène entre les deux doigts que Christophe a placé par surprise devant mon objectif.

 

Julie, assistante de direction, et Yan, directeur de la communication et des relations publiques.

 

Églantine, chargée des relations publiques, et Thomas, technicien.

 

L'article de demain sera le dernier du blog pour cette année ! Vous y découvrirez le côté face de la présentation de saison. Le blog reprendra ensuite en septembre.


C'est bien pire que je ne l'imaginais

Comme vous l'avez sans doute déjà remarqué, la communication visuelle de l'Athénée (affiches, tracts, brochure…) donne à voir des citations des textes programmés.
Ces extraits sont choisis par l'équipe de l'Athénée et Lola Gruber, qui écrit les programmes et brochures du Théâtre, puis travaillés visuellement par le graphiste Malte Martin.

Pour ceux qui n'ont pas encore découvert la brochure de la prochaine saison de l'Athénée ou qui souhaiteraient faire un comparatif entre un texte tout nu et sa version graphique, voici les phrases annonçant chaque spectacle de la saison 2011-12 :

« Il faut que nos crimes fleurissent. »
Splendid's de Jean Genet


« C'est bien pire que je ne l'imaginais ! »
Le Tour d'écrou, opéra de Benjamin Britten sur un livret de Myfanwy Piper


« Heureux celui qui ne se contente pas de la beauté flatteuse, mais qui ne s'en contente pas ? »
L'Egisto, opéra de Marco Marazzoli et Virgilio Mazzochio sur un livret de Giulio Rospigliosi


« À trente-sept ans je me suis dit : un lion. C'est ce qu'il me faut... Un lion vivant.»
Le Shaga de Marguerite Duras


« On s'empêche de mourir par politesse. La salle attend, on lui doit le spectacle. »
Savannah Bay de Marguerite Duras


« Avec toute cette obscurité autour de moi je me sens de moins en moins seul. »
La dernière Bande de Samuel Beckett


« Les égouts ne sont plus dans votre nature ? »
La Botte secrète, opéra-bouffe de Claude Terrasse sur un livret de Franc Nohain


« La beauté de mon crime devait racheter la pauvreté de mon chagrin. »
Les Bonnes de Jean Genet


« Quand je le vois, couché à poil, j'ai envie de dire la messe sur sa poitrine. »
Divine, d'après Notre-Dame-des-fleurs de Jean Genet.


« Je suis arrivé au bout de tous les rêves. Pourquoi m'attarder avec les dormeurs? »
Voyage d'hiver, d'après le cycle de lieder de Franz Schubert sur des poèmes de Wilhelm Müller

« Pour renforcer le pouvoir de la couronne, il faut simuler, le rire comme l'apparence. »
Caligula, opéra de Giovanni Maria Pagliardi sur un livret de Domenico Gisberti


« Il ne faut pas laisser les hommes libres prendre trop de libertés. »
Ubu enchaîné, d'après Alfred Jarry


« Comment ai-je pu vouloir ruser avec moi-même ? »
Nietzsche/Wagner : le Ring, opéra de Richard Wagner et textes de Friedrich Nietzsche


« Ce que j'ai acquis à la force du poignet, je le casse tant que je veux. »
Les Larmes amères de Petra von Kant, de Rainer Werner Fassbiner


« On ne peut pas être à la fois qui on est et qui on était. »
Histoire du soldat, conte musical d'Igor Stravinski sur un texte de Charles-Ferdinand Ramuz


Pour découvrir ces phrases mises en affiche, rendez-vous sur la brochure de l'Athénée ou sur le (nouveau) site du théâtre.

Bon lundi !


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