Chaque voix compte



Le 14 mai dernier, l'Athénée présentait les spectacles de la saison 2011-12 qui commencera en septembre prochain.

Les metteur(e)s en scène et chefs d'orchestre qui feront la programmation à venir se sont donc assis les uns après les autres dans les trois fauteuils posés dans le décor du Récit de la servante Zerline qui se donnait dans le Théâtre à ce moment-là.

Pour découvrir les visages des artistes de l'Athénée, restez attentifs aux billets à venir sur le blog ! Des photos prises côté scène et côté coulisses vont arriver très vite.

Bonne journée à tous.


Portrait de spectateur (1) : Alekssandre

En novembre dernier, je vous avais annoncé à la fois des écrits et des portraits de spectateurs à paraître sur le blog.

Si Laetitia, Pierre et Jean, tous trois lecteurs du blog, se sont lancés pour publier un texte sur l'Athénée en particulier ou le spectacle vivant en général, je n'avais pas encore pu réaliser un portrait de spectateur. Pour cette fin d'année, voici donc le premier qui inaugurera, je l'espère, une petite série la saison prochaine :



Lorsque je contacte Alekssandre pour la première fois en octobre dernier, je ne sais rien de lui à part que son prénom a dû faire soupirer plus d'un employé de mairie, qu'il a laissé des commentaires réguliers sur le blog en changeant parfois de nom (le fourbe), et qu'il m'a fait parvenir un gentil courrier à l'Athénée un jour de février 2009.

Les brefs messages qu'il m'a adressés ne témoignent pas vraiment d'une personnalité aimant s'étaler, mais je ne sais pas pourquoi, je lui écris tout de même un mail pour lui proposer de faire son portrait lors de sa prochaine venue à l'Athénée.


À vrai dire, je m'attends à un refus ou à quelques tergiversations, mais son accord sans réserve tombe quelques minutes plus tard.
Bon, les tergiversations viendront tout de même un peu après : alors que j'entre dans la phase agenda, il me donne les dates de ses prochaines venues à l'Athénée et finit par me demander l'air de rien, en fin de mail : "À propos du portrait. Souhaitez-vous que nous parlions de théâtre ou de la pièce que j'aurais vue ?".
Je lui réponds que "pour le portrait de spectateur, je compte parler de vous en fait, ou plus exactement d'avoir une conversation sur les sujets qui viendront naturellement et de synthétiser ensuite la chose... Cela peut donc aller de vos goûts culinaires à la couleur de vos chaussettes en passant par les pièces que vous aurez vues à l'Athénée ou votre première fois au théâtre………".

Je m'attends à ce que le bernard l'ermite rentre dans sa coquille (ne me dites pas que les bernard l'ermite n'ont pas de coquille, j'ai vérifié : certes, ils n'en ont pas une à eux, mais ils se logent dans celles que leurs congénères ont abandonnées), mais sa réponse me parvient le lendemain, le 19 novembre : "D'accord pour le portrait ! Et puis parler de mes chaussettes est toujours un vrai plaisir. En effet, j'ai toujours grand soin à les choisir :

"


                                                      
Là, j'ai conscience d'être tombée sur un vrai challenger, un concurrent à ma propre succession au blog de l'Athénée, un homme prêt à en découdre, un type qui n'hésite pas à m'envoyer une photo de ses pieds alors qu'on ne s'est jamais vus.
Rassure-toi Papa, je n'ai pas cédé à la surenchère, je sais qu'il ne faut pas communiquer avec des inconnus, j'aurais pu envoyer une photo pire en retour, je ne l'ai pas fait (ou presque).

En fait, preuve qu'on se fait toujours une image plus ou moins vraie des gens que l'on n'a pas encore rencontrés, le vouvoiement autant que le "bien cordialement" et le ton général des mails d'Alekssandre me faisaient l'imaginer en respectable père de famille de plus de quarante-cinq ans. Le coup des chaussettes m'a mis la puce à l'oreille, confirmée par la consultation du fichier de billetterie de l'Athénée : jusqu'à récemment, le bougre achetait ses places au tarif "moins de trente ans".
(J'en profite pour préciser à ceux qui m'imaginent en blonde de cinquante-cinq ans avec trois chats qu'ils se trompent)

Lors de notre première rencontre quelques semaines plus tard, il me tutoie rapidement tandis que je m'englue dans un tuvoiement longue durée, dans le genre "et toi, ça fait longtemps que vous faites ce métier ?" et autre "vous croyez que tu vas aller voir Guillaume Gallienne ?". La conversation se fait facilement, tellement facilement que je ne sors même pas mon carnet et que je ne lui pose aucune question pour le portrait.

Nous nous revoyons à l'occasion de sa venue à l'Athénée pour Les Garçons et Guillaume, à table! de et par Guillaume Gallienne. Cette fois, j'ai un sursaut de conscience professionnelle et prends donc des notes dans mon carnet au fur et à mesure des questions que je lui pose.


Alekssandre ne se souvient pas de sa première fois au théâtre, mais de sa première émotion théâtrale, si : il s'agissait de L'Allée du Roi
, adapté du roman de Françoise Chandernagor, avec Geneviève Casile. Il ne souvient ni du lieu ("Marseille, Aix-en-Provence, sûrement… Je ne sais plus") ni de la date [d'après mes recherches, c'était pour la saison 1994-1995], uniquement de son admiration devant une actrice capable de jouer tant de rôles, qu'ils soient masculins ou féminins, avec autant de grâce.
Il cite également Un Fil à la patte de Feydeau, vu à la télévision dans l'émission "Au Théâtre ce soir", et plus particulièrement le jeu de Robert Hirsch dans le rôle de Bouzin.

Dans le même ordre d'idées, il ne se souvient pas non plus de sa première fois à l'Athénée, juste de sa première "claque" dans ce Théâtre, Oh les beaux jours de Beckett dans une mise en scène de Giorgio Strehler en 2006 : "je venais de voir une autre mise en scène d'Oh les beaux jours, une vraie catastrophe qui m'avait donné envie de tous les tuer. Enfin bon, je ne vais pas m'étendre là-dessus…
Celle de l'Athénée était en italien, j'y allais avec un peu d'appréhension. Et c'était incroyable : je comprends tout, je comprends ce que ça veut dire, je comprends même le titre, je me prends tout ça en plein visage, je pleure à la fin, j'ai envie d'embrasser tous les murs de l'Athénée. J'étais vraiment ému. J'ai  également un souvenir incroyable du Roi nu de Schwartz mis en scène par Laurent Pelly [2005], et aussi des Justes de Camus mis en scène par Guy-Pierre Couleau [2007].
De manière générale, la programmation de l'Athénée m'épate, on y sent une vraie politique : c'est courageux de monter des textes qui ne sont finalement pas si joués, surtout ceux de Camus. Cela dit, j'attends avec impatience d'y voir un jour Morts sans sépulture de Jean-Paul Sartre…

— Pourquoi vas-tu au théâtre?
— Parce que c'est l'art total par excellence, et que chaque représentation est un moment unique… Le théâtre, ce sont des émotions sincères données par des inconnus et des menteurs qui ne me quittent pas et m'apprennent à vivre. Le théâtre m'a appris à être ce que je suis. Il y a une éducation à prendre dans le théâtre : éducation politique, sociale, culturelle. J'aime le côté mythique de la scène, ce côté "on nous ment", où l'on sait que c'est faux et que pourtant on y croit...
D'ailleurs, cela me fait penser à une représentation de Bérénice de Racine à laquelle j'avais assisté : au moment où Titus annonce qu'il quitte Bérénice, quelqu'un dans le public s'est écrié "Oh, le salaud !!!" Le théâtre, c'est la communion de tout un groupe de personnes, c'est la lumière qui s'éteint, c'est voir de près des acteurs que l'on admire, c'est une odeur aussi...

— Il y a une odeur particulière, à l'Athénée ?
— Bien sûr ! C'est un théâtre très particulier où j'ai l'impression d'être à la maison, de rentrer dans ma famille, que quelqu'un m'y attend… Il paraît très petit alors qu'il peut finalement accueillir beaucoup de gens, et puis il y a certains membres de l'équipe qui sont là depuis des années, cela se voit… C'est très agréable de retrouver des figures connues, des têtes que l'on connaît, même si on ne leur parle jamais…
Son architecture lui donne un petit côté vieillot, complètement cassé par l'audace et le courage des propositions artistiques : ce sont souvent des propositions qui étonnent, avec des comédiens toujours excellents, qui créent un décalage dans ce théâtre aux airs poussiéreux. C'est osé de faire de telles propositions, on voit que la programmation est véritablement portée."


La discussion s'orienta ensuite sur deux questions rituelles du blog, les endives au jambon et le sport à la télévision
(pour comprendre pourquoi, c'est à ce billet de juin 2009). Je ne regrette pas d'avoir abordé ces deux sujets qui me font entrevoir des aspects encore inconnus de mon sujet.

En effet, évoquant les endives au jambon, l'Alekssandre jusqu'à présent positif et pondéré a maintenant l'air d'avoir mis les deux doigts dans la prise : "mais quelle horreur, mais pourquoi on nous fait ça ??? Mais enfin, tu vois bien que c'est immangeable, ne me dis pas que tu en manges, ou pire, que tu en cuisines ? C'est jaunâtre ou verdâtre (je ne sais même pas définir la couleur), ça baigne dans son jus, mais beurk ! Dans ma famille, quelqu'un aimait les endives au jambon, alors ma mère en faisait, et il fallait qu'on les mange, en plus ! N'essaye jamais de me faire avaler ça, jamais !"

Concernant le sport à la télévision, Alekssandre m'apprend qu'il regarde le tennis, le golf, l'athlétisme mais surtout le catch ("je ne sais pas, j'aime bien"), mais aussi le télé-achat nord-américain doublé en français  ("c'est fascinant, je me demande à chaque fois ce qui va se passer") ainsi qu'une mauvaise série brésilienne mal doublée en français ("parce que j'aime la médiocrité réalisée avec soin, et que les gens qui travaillent pour ces produits médiocres en les défendant coûte que coûte, cela a quelque chose d'émouvant").


Sur ce, j'ai voulu photographier les chaussettes qu'il portait ce jour-là. Mais parce que ses chaussettes du jour étaient de simples socquettes blanches, il refusa catégoriquement, arguant que j'allais nuire à sa réputation d'enchaussetté cinq étoiles.

Inquiet à l'idée de devoir faire lever des gens au cas où il serait placé en milieu de rang, Alekssandre s'est ensuite dépêché de rejoindre sa place pour la représentation de Les garçons et Guillaume, à table !.

 

 

À la rentrée, je vous livrerai le portrait de Laetitia, que j'avais contactée de la même manière qu'Alekssandre après un commentaire très drôle qu'elle avait laissé sur le blog, et que j'ai finalement rencontrée à l'occasion d'une représentation de Vénus à l'Athénée.

Si vous souhaitez que je vous tire le portrait, n'hésitez pas à me contacter soit par mail, soit via un commentaire sur le blog, soit lors de votre venue à l'Athénée (me demander auprès de l'équipe de l'Athénée mais attention, je ne suis pas là tous les soirs !).
Je suis également preneuse de vos écrits portant sur le spectacle vivant en général et/ou l'Athénée en particulier.



Les Garçons et Guillaume, à table!, fort de son succès de janvier et février derniers, se rejoue à l'Athénée jusqu'au 17 juillet !

Bon week-end.


C'est de saison

Comme je vous le disais hier en vous montrant les coulisses de l'événement, l'Athénée présentait sa saison 2010-2011 il y a peu.


Tour d'horizon partiel et partial, que vous pourrez compléter en allant voir les vidéos de la soirée sur la fiche de chaque spectacle du site internet de l'Athénée :


Oh les beaux jours de Beckett - mise en scène de Robert Wilson


Adriana Asti
, que vous connaissez peut-être pour l'avoir vue au cinéma chez Visconti, Bertolucci ou Pasolini, jouera dans Oh les beaux jours mis en scène par Robert Wilson.
En tournage à Venise pour le prochain film d'André Téchiné, elle présente le spectacle par téléphone :

Si vous n'entendez rien, cliquez ici pour aller sur YouTube.

 

 

Orchestre de Paris : 4 concerts pour 4 quatuors

Quatre quatuors de musiciens
issus de l'orchestre de Paris viendront donner quatre concerts tout au long de la saison, en lien avec les spectacles théâtraux de l'Athénée.

Découvrez des compositeurs du 20e siècle au moment d'Oh les beaux jours, de la musique russe pour accompagner le cycle Tchekhov (Oncle Vania, Les Trois Soeurs et La Cerisaie), des œuvres abordant le néo-classique et la question de l'oppression à l'occasion de Caligula et des partitions pleines d'humour noir en résonance avec Une Visite inopportune.



Oncle Vania de Tchekhov - mise en scène de Serge Lipszyc

C'est Robin Renucci, que vous avez peut-être vu dans Un Village français ou chez Chabrol, Mocky ou Bertolucci, qui interprétera Oncle Vania. Il est venu présenter le spectacle mis en scène par Serge Lipszyc.

 

Patrice Martinet et Robin Renucci

 

 

Fondation Royaumont - 4 récitals pour 6 chanteurs

 

(c)Malte Martin

Depuis quelques saisons, l'Athénée vous propose d'entremêler théâtre et musique : avec la Fondation Royaumont, découvrez quatre concerts pour voix et piano en octobre, décembre, mars et mai.


Les Trois Soeurs de Tchekhov - mise en scène de Volodia Serre


Volodia Serre, le metteur en scène des Trois Soeurs, a vraiment trois soeurs, toutes comédiennes.

C'est donc tout naturellement qu'il leur a confié les rôles-titres et qu'il interprétera également leur frère dans le spectacle.

Ils sont venus en famille nous lire quelques morceaux choisis de Tchekhov dont on oublie trop souvent le potentiel comique.

Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez ici pour aller sur YouTube.


 

La Cerisaie de Tchekhov - mise en scène de Paul Desveaux

Pour compléter ce cycle Tchekhov, Paul Desveaux, déjà venu à l'Athénée pour Les Enfants terribles, est venu présenter sa Cerisaie dont vous trouverez cette jolie citation dans la brochure 2010-2011 de l'Athénée : "c'est beau, c'est sensible, à part qu'on ne comprend rien".

 

© Malte Martin

 

 

Résidence de Claire-Marie Le Guay

La pianiste Claire-Marie Le Guay est en résidence à l'Athénée depuis deux saisons
: très attachée à la sensibilisation à l'art, elle a construit un véritable projet pédagogique où elle passe du temps dans des écoles primaires parisiennes et donne des concerts spécialement pour les enfants.
Elle donne également des récitals pour les adultes, au nombre de deux cette saison.

 

Claire-Marie Le Guay en coulisses avant d'entrer sur la scène de la présentation de saison.




Phi-Phi, une opérette d'Henri Christiné et Albert Willemetz - mise en scène de Johanny Bert pour Les Brigands

Si vous êtes un habitué de l'Athénée, vous connaissez déjà l'univers déjanté de la compagnie des Brigands qui livrent une opérette ou un opéra-bouffe au Théâtre tous les ans.

Le metteur en scène Johanny Bert, après avoir présenté Phi-Phi, a fait monter son équipe sur scène pour une démonstration très en jambes :

Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez ici pour aller sur YouTube.

 

 

Le Journal d'un disparu, opéra de Leos Janacek - direction musicale et mise en scène de Christophe Crapez.

Chanteuse dans le spectacle, Éva Gruber était déjà venue à l'Athénée pour L'Opéra de quatre notes : elle revient cette fois-ci dans Le Journal d'un disparu qu'elle s'est chargée de présenter.

Janacek est un compositeur tchèque né en 1854 et décédé en 1928. Il a composé des œuvres comme la Sinfonietta, L'Affaire Makropoulos, De la Maison des morts, Jenufa ou La petite Renarde rusée.

Voici un court extrait sonore (moins d'une minute) du Journal d'un disparu :

 

Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez ici pour aller sur YouTube.

 

 

Caligula de Camus - mise en scène de Stéphane Olivié Bisson
Stéphane Olivié Bisson : "Dans l'imaginaire collectif, Camus, c'est la photo en noir et blanc, la cigarette aux lèvres… Ça sent le Panthéon!"

 

Avant de partir, il offrit à Patrice Martinet, directeur de l'Athénée, ce livre rassemblant Albert Camus, René Char et Henriette Grindat.

 

 

La Voix humaine, opéra de Poulenc d'après Cocteau - mise en scène de Vincent Vittoz

Vincent Vittoz est venu présenter l'opéra de Poulenc composé d'après l'œuvre éponyme de Jean Cocteau :

 

 

L'Échange de Paul Claudel et l'opéra Didon et Énée de Purcell - mises en scène de Bernard Levy

Bernard Levy a déjà mis en scène
deux spectacles à l'Athénée : En attendant Godot et Fin de partie, deux pièces de Beckett.

Il revient deux fois cette saison dans deux œuvres très différentes, L'Échange de Paul Claudel dont il espère faire "quelque chose d'âpre, de sensuel, de drôle mais terriblement émouvant" et Didon et Énée de Purcell qu'il abordera en novice de l'opéra.

 

 

Une Visite inopportune de Copi - mise en scène de Philippe Calvario

Philippe Calvario : "La visite inopportune, c'est cette saleté de mort qui arrive un peu trop tôt…"

 

 

Ali Baba ou les quarante voleurs, opéra de Cherubini - mise en scène de Charlotte Nessi

Comme l'a dit Charlotte Nessi, "on connaît tous Ali Baba même si on ne sait plus très bien ce que font les quarante voleurs".

© Malte Martin

 

 

Le Récit de la servante Zerline de Hermann Broch - mise en scène d'Yves Beaunesne

"Voilà encore une journée de passée qui ne reviendra plus"

Vu à l'Athénée pour sa mise en scène de Cosi fan tutte de Mozart, Yves Beaunesne a un vrai talent pour donner envie d'aller voir ses spectacles, décuplé ici par la présence de l'actrice Marilu Marini.

Je vous laisse donc regarder la vidéo sur le site de l'Athénée en lançant un appel de fashion victim :

Le jour de la présentation de saison, Marilu Marini portait ces chaussures. Je veux les mêmes. Merci de me communiquer toute information me permettant de les trouver ("pique-les dans la loge de Madame Marini quand elle reviendra jouer le spectacle" N'EST PAS une information valable !). Merci.

 

 

Il est encore temps de vous abonner pour cette saison 2010-2011 !
La saison actuelle n'est pas encore terminée : Guillaume Gallienne joue jusqu'au 17 juillet la reprise de son spectacle Les Garçons et Guillaume, à table !

Bon jeudi et à demain pour le premier portrait de spectateur sur ce blog.


Vous mettrez bien un "s" à "poupées"?

À l’Athénée, Dans la colonie pénitentiaire s’est terminé ce week-end: les musiciens du quintette à cordes de l’Opéra national de Lyon et leur chef Philippe Forget ont pu laisser leurs robes de justice traîner un peu plus longtemps que d’habitude sur les sièges avant la reprise de l’opéra à la Comédie de Valence le 4 juin prochain.

 

Il faudra attendre plus de deux semaines avant de revoir un spectacle à l’Athénée: rendez-vous le 6 mai pour Une Maison de poupées d’Henrik Ibsen mis en scène par Nils Öhlund.

Vous avez peut-être déjà beaucoup entendu parler d’Une Maison de poupées (souvent sans S à “poupée”, mais à l’Athénée cela sera au pluriel): par un curieux hasard, la pièce aura en effet été l’objet de quatre mises en scène cette saison à Paris.

Nous aurons tout le temps de parler de la singularité de celle de l’Athénée, tout en sachant que vous avez peut-être déjà aussi beaucoup entendu parler de Nils Öhlund, son metteur en scène: la saison dernière à l'Athénée, il interprétait le rôle de Hugo dans Les Mains sales de Sartre et celui de Skouratov dans Les Justes de Camus, tous deux mis en scène par Guy-Pierre Couleau.
Vous pouvez le revoir en photo sur le blog ici ou relire son interview (l'intégralité des billets publiés sur le blog concernant Les Mains sales est ici, et pour Les Justes cela sera par ).


Bon lundi sous le soleil et bon courage aux bloqués de l’avion et aux paralysés du train (je fais moi-même partie de l’une des deux catégories, vous permettez que je m’auto-console, sans mauvais jeu de mot sur “auto”?) À demain.


Écrits de spectateurs 3 - Jean

Dans le cadre de la publication de vos écrits, voici aujourd’hui ce que m’a envoyé Jean, fidèle spectateur de l’Athénée qui nous propose une rétrospective de la saison 2008-2009:


«Je m’étais promis de faire un bilan de la saison passée pour faire le point et aborder la nouvelle saison, l’âme sereine.

Une chose est sûre, ayant vu 11 spectacles sur 12 l’année dernière (il manquait La Cantatrice chauve chantée) et ayant apprécié 10,5 spectacles sur 11, je ne pouvais cette année que prendre un abonnement. Comme je ne me refais pas : j’ai mis la note de 7,9 sur 10 en moyenne pour l’ensemble de la saison.


Coté musique, 3 propositions (+ La Cantatrice) opposées mais alliant la même qualité d’interprétation, de mise en scène, de décors et de mise en lumière.
Les moyens financiers et les subventions (?) permettent de soutenir le professionnalisme des créateurs (chacun dans son domaine).

Le burlesque de L’Opéra de quatre notes renvoie au sérieux de Cosi fan tutte qui s’oppose à l’oppression de Riders to the Sea.
Trois façons d’aborder la musique mais avec le même degré d’exigence. Cela m’a rappelé la soirée Olivier Messiaen, une découverte pour moi.


Coté théâtre “sérieux”, 5 pièces classiques mais difficiles et le plaisir de voir le travail auprès des lycées pour faire venir ces jeunes vers des textes qu’ils ne trouveront pas dans les théâtres privés (ou difficilement car on n’y rit pas dans ces pièces).

L’opposition entre Les Justes et Les Mains sales m’est remontée à la mémoire en voyant récemment le téléfilm sur Camus. Ces deux pièces, présentées l’une derrière l’autre, éclairaient le conflit entre les deux auteurs.
J’ai écrit, dans mes notes sur mes soirées : "On avance vers la notion de combat politique et on s’éloigne du meurtre politique" en parlant des Justes vis-à-vis des mains sales.

Par ailleurs, j’ai été impressionné par Bezace dans Après la Répétition, la meilleure pièce de la saison suivant mon baromètre. Quelle maîtrise du texte et des sentiments alors qu’il ne se passait rien sur scène en terme d’action.
Les mises en perspective de En attendant Godot (Où est la réalité de la / leur vie ? Qui est esclave de qui ? Qui est méchant ? Qui choisit sa vie ?) rappellent le Rêve d’automne (la recherche ou la quête d’une raison de vivre).


Pour se détendre, l’Athénée a proposé La Puce à l’oreille où “Le jeu des comédiens est tel que mon voisin n'a pas remarqué que les deux sosies étaient joués par la même personne”!. Belle performance de l’acteur. [NDLR : David Ayala]


Côté découverte
, j’ai regroupé Claus Peyman… / Sik Sik et Le Tribun / Finale. Sik Sik est d’une drôlerie où il n’est pas nécessaire de connaître l’italien pour comprendre l’intrigue et voir venir la chute finale.

Le Tribun a été une belle performance car le texte ne disait rien, seul comptait le contexte.
Le dictateur “aime” son peuple, pense (hypocritement) que le peuple pense comme lui, ne veut que le “bien” du peuple même si le peuple doit souffrir. Beau programme.


Comme le programme ne contient “que” 12 spectacles, je dois donc compléter mes sorties avec d’autres théâtres publics et privés.
Je dois reconnaître que les subventions permettent aux théâtres nationaux des prix bas et des spectacles de qualité où l’objectif n’est pas QUE de rechercher les spectateurs mais aussi de proposer d’autres façons de faire du théâtre avec toujours le même degré de qualité, tous types de spectacles confondus (du One man show à l’opéra-ette).
Les propositions des théâtres privés sont beaucoup moins variées : de la comédie où le rire doit être présent, pour l’essentiel. Mais parfois, certaines scènes peuvent présenter des pépites. C’est toutefois de la pêche à la ligne.

La saison a ainsi été une succession de découvertes (pour moi) comme semble être la saison actuelle avec un début remarquable (Minetti) mais j’en reparlerai peut-être l’année prochaine.
Bonne saison à tous




J’espère continuer à recevoir de nouvelles contributions de votre part!
Bon début de semaine à tous.


Écrits de spectateurs 1 - Laetitia

Souvenez-vous, je vous proposais le 28 octobre dernier de prendre ma place sur le blog: Laetitia en a profité pour me faire parvenir un texte qu’elle m’avait écrit il y a quelques mois mais qu’elle ne m’avait pas envoyé à l’époque. Le voici en intégralité, en espérant qu’il ouvrira une longue série sur toute l’année!

 

«L’Athénée vu par...

L’Athénée …
Ma première fois à l’Athénée, c’était pour assister à Sei personnagi in cerca d’autore, en VO s’il vous plaît ! Ce qui, à mon avis, correspond bien à l’esprit de l’Athénée, où la programmation est toujours très exigeante, et ne répond manifestement à aucune pression concernant son audience…ce qui est une bonne chose à mon avis. L’année suivante, autre OTNI (Objet Théâtral Non Identifié), Voyage en Sicile, une double pièce ou pièce double de Pirandello, d’une délicatesse, d’une beauté et d’une étrangeté infinies…
La saison qui s’achève fut de loin ma plus assidue à l’Athénée : Claus Peyman/Sik Sik (encore un morceau de bravoure bien singulier, mais très plaisant), Riders to the Sea (intéressant), et pour finir en beauté, Les mains justes, comme vous les nommez, avec vifs débats à la clef (mais qu’elles qu’aient été les opinions préalables et les a priori, il semble bien que les qualités de dramaturge de Sartre l’aient emporté, indépendamment du propos, et de l’homme).
L’Athénée, c’était d’abord seule, puis avec des amies, et même ma mère pour Les Justes.
C’est réserver les places sur Internet, ou, profitant de mon âge, les places au dernier moment pour qu’elles soient moins chères.
C’est le jeune homme qui vend les places que nous ne réussissons pas à faire sourire.
C’est tous ces ouvreurs en salopette rouge.
C’est le bar, avec la petite terrasse, où à l’issue de la dernière représentation des Justes, nous avons pu observer les acteurs au naturel.
C’est le couloir où j’ai pu exprimer à Frédéric Cherboeuf, un acteur que j’ai pu applaudir à plusieurs reprises, mon admiration.
La salle à l’italienne…(sujet largement abordé par vous !)
Et puis c’est vous et votre blog, qui depuis près d’un an, rythmez mes semaines. Après avoir pesté (peu de temps) de cette livraison quotidienne que je n’avais pas sollicité, je me suis mise à les lire, de plus en plus souvent, et à me passionner pour les coulisses du théâtre que vous décrivez avec art.
J’espère que vous revenez l’année prochaine !
Merci ! »


“Sourire‚ faire le bel esprit. Et taire la menace de la mort.”

Le mardi 10 mai 1994, Jean-Luc Lagarce, metteur en scène de La Cantatrice chauve, écrit dans son Journal :
Dois aussi appeler Martinet et l’Athénée pour un rendez-vous et parler de la saison 1995-1996. (On ne hurle pas de rire !)”

Je ne l’avais pas réalisé, mais c’est vrai, avant de mourir en 1995, Jean-Luc Lagarce est passé dans les murs de l’Athénée et a collaboré avec son directeur Patrice Martinet qui a bien voulu nous livrer ses souvenirs à ce sujet.

Lorsque Patrice Martinet prend la direction de l’Athénée en 1993, il a déjà vu et particulièrement apprécié deux mises en scène de Jean-Luc Lagarce: Le Malade Imaginaire et La Cantatrice chauve, qu’il ne pourra d’ailleurs pas programmer immédiatement à cause d’une histoire de droits exclusifs accordés à un certain Théâtre de la Huchette à Paris…
Patience étant mère de sûreté, cette Cantatrice chauve sera finalement donnée à l'Athénée en 2007 puis en 2009 (et c'est justement ce que vous pouvez aller voir jusqu'à samedi).

Patrice Martinet décide alors de programmer le spectacle que Jean-Luc Lagarce est en train de préparer: L’Île des Esclaves de Marivaux sera représenté à l’Athénée pour la première saison du mandat de Patrice Martinet qui parle aujourd’hui de Jean-Luc Lagarce comme d’un homme qui aimait le théâtre dans tous ses aspects, dans la définition que Brecht en donnait -quand le bricolage rencontre la métaphysique.

L’Athénée ferme pour travaux en fin 1995, et Patrice Martinet programme Lulu de Wedekind mis en scène par Jean-Luc Lagarce pour la réouverture du théâtre après la rénovation de sa façade.
Les répétitions sont difficiles: les travaux sont plus importants que prévus, l’équipe se retrouve à travailler dans des conditions très inconfortables et la date de la première doit être repoussée pour laisser au chantier de rénovation le temps de se terminer…
En octobre, les répétitions s’interrompent le temps de la tournée d’un autre spectacle de   la compagnie: c’est à ce moment-là, hors de l’effervescence de la création de Lulu, que Jean-Luc Lagarce est mort.

À l’exception de l’acteur Daniel Emilfork qui préfère se retirer du projet, l’équipe choisit de mener Lulu à son terme. C’est François Berreur qui en achève la mise en scène et la première a lieu le 8 janvier 1996 dans la grande salle de l’Athénée.

Au même moment, salle Christian Bérard, Mireille Herbstmeyer, qui interprète encore aujourd’hui Madame Smith dans La Cantatrice chauve, joue Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne écrit et mis en scène par Jean-Luc Lagarce.


L’Athénée est restée fidèle à Jean-Luc Lagarce: pour voir sa mise en scène de La Cantatrice chauve, vous avez jusqu’à samedi.
Et pour découvrir Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne, toujours avec Mireille Herbstmeyer mais cette fois dans la mise en scène de François Berreur, cela sera du 3 au 12 décembre prochains...

Bonne journée à tous.


Athénée Bernhard Affiches

Thomas Bernhard est un auteur régulièrement célébré à l'Athénée: grâce au travail photographique de Dominique Lemaire, directeur technique adjoint du Théâtre, faisons un saut dans le passé de l'Athénée (et du graphisme).

1988: Simplement compliqué
Mise en scène Christian Colin


1991: Les Apparences sont trompeuses
Mise en scène Dominique Féret

 

2003: RitterDeneVoss
Mise en scène Hans Peter Cloos
Comme dans le cas de Minetti, Ritter, Dene et Voss sont des noms d'acteurs ayant réellement existé.

 

2007: L'Ignorant et le Fou
Mise en scène Emmanuel Daumas

 

2008: Claus Peymann compra un paio di pantaloni e viene a mangiare con me
Thomas Bernhard en italien mis en scène par Carlo Cecchi

 

2009: Minetti
Mise en scène Gerold Schumann
À l'Athénée jusqu'au 24 octobre!

 

Bonne journée à tous.

 


Flash-forward - Interview!

Patrice Martinet porte la moustache, mange parfois des endives au jambon, aime beaucoup Beckett, ne regarde pas spécialement le sport à la télévision et ne sait pas qui a inventé le grille-pain.
Mais comme c’est aussi le directeur de l’Athénée, il a beaucoup à nous dire sur la saison qui s’ouvrira en septembre prochain. Après le flash-back (ou analepse) de la semaine dernière, voici donc le flash-forward (ou prolepse) de cette semaine:


«_ En quelques mots, quelle est la particularité de la saison 2009-2010 de l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet?
_ C’est une saison qui pérennise la présence de la musique et du théâtre musical à l’Athénée. Proposer autant de spectacles musicaux que théâtraux ayant été une expérience très positive, nous avons décidé de continuer cet effort -car il s’agit véritablement d’un effort, la programmation des spectacles musicaux étant d’une durée différente et les projets étant plus rares. Cette programmation à deux facettes est très satisfaisante pour les artistes et le public ne semble pas être déçu! Nous n’avons pas deux publics : une forte proportion des spectateurs circulent de la musique au théâtre, et c’était aussi ce qui nous intéressait.
Nous changeons également de résidence musicale en passant du Quatuor Psophos à la pianiste Claire-Marie Le Guay. Mais au-delà des artistes, c’est aussi le concept même de la résidence qui se modifie! Le Quatuor Psophos répétait très souvent à l’Athénée et donnait régulièrement des concerts, tandis que Claire-Marie Le Guay travaille chez elle et prend beaucoup de temps pour faire découvrir la musique à des enfants: en plus des concerts à l’Athénée, il existe donc une activité pédagogique dans les écoles de très longue haleine que le public ne perçoit pas forcément mais qui permet d’instaurer une vraie relation avec le spectateur de demain.

_ Quel est le spectacle qui ne devrait pas être là?
_ Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé de Théophile de Viau, qui est une exception consentie au metteur en scène Benjamin Lazar du fait de son talent: l’Athénée programmant des œuvres datant de la fin du 19e siècle à nos jours, une pièce du 17e siècle est un peu hors cadre…

_ Le spectacle le plus risqué?

_ Vénus, de Suzan Lori-Parks monté par Cristèle Alves Meira, mais pour des raisons plus politiques qu’artistiques: le texte raconte l’affaire embarrassante de la vénus hottentote dont la France n’a apparemment pas envie d’entendre parler…

_ Le spectacle dans la continuité de l’histoire de l’Athénée?
_ Sans hésiter, La Cantatrice chauve d’Ionesco dans la mise en scène de Jean-Luc Lagarce reprise par François Berreur. Jusqu’à la mort d’Eugène Ionesco en 1994, seul le Théâtre de la Huchette avait le droit de présenter La Cantatrice chauve à Paris. Mais une fois l’exclusivité levée, nous avons programmé le texte dans la mise en scène de Gábor Tompa: c’était quasiment une révolution de jouer cette pièce à Paris! Nous avons ensuite proposé une première fois le spectacle de Jean-Luc Largarce en 2007, puis La Cantatrice chauve en version opéra il y a quelques mois. L’Athénée en est donc à sa quatrième Cantatrice chauve, il s’agit presque d’un abonnement à cette œuvre…

_ Le spectacle qui vous tient le plus à cœur?
_ (Silence) Tous me tiennent personnellement à cœur, et je n’ai rien programmé pour remplir une case. Avoir plus de désirs que de possibilités, c’est un luxe!

_ Le spectacle du retour?
_ Les Garçons et Guillaume, à table!  de Guillaume Gallienne renoue avec le genre du monologue qui a triomphé à l’Athénée avec Fabrice Luchini, Philippe Clevenot, Philippe Caubère, Marcel Bozonnet ou Redjep Mitrovitsa: c’est un genre que l’on n’exploitait plus malgré nos succès en la matière et que l’on retrouve avec Guillaume Gallienne.

_ Le metteur en scène le plus jeune?
_ Cristèle Alves Meira pour Vénus. Elle a vingt-sept ans.

_ Le plus vieux?
_ Le plus expérimenté, je dirais plutôt, doit être André Wilms pour Le Père.

_ L’Athénée a construit sa réputation sur les textes classiques. Quel est le classique de cette année?
_ Peut-être Une Maison de poupées, d’Ibsen. Sauf que Nils Öhlund, le metteur en scène qui était aussi comédien dans Les Justes et Les Mains sales déjà donnés à l’Athénée, s’est véritablement emparé de la pièce et a vraiment quelque chose à en dire: c’est de toutes façons un texte dont on ne fera jamais complètement le tour…

_ Et pour terminer, qu’y a t-il dans l’air?
_ C’est Guillaume Bourgain, le secrétaire général de l’Athénée, qui a trouvé ce slogan pour la prochaine saison. Vous lui poserez donc directement la question!»

Pour savoir ce qu’il y a dans l’air de la prochaine saison, cliquez ici!

Bon lundi à tous.


Et le strapontin d'or 2009 est attribué à...

Vous vous souvenez peut-être qu’à la présentation de la saison 2009-2010 à l’Athénée, Benjamin Lazar, programmé pour Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé en mai-juin 2010, avait reçu le strapontin d’or 2008 pour sa précédente venue à l’Athénée pour L'autre Monde ou les états et empires de la lune. À l’époque, il n’avait pas pu venir le chercher, et c’est la raison pour laquelle il l’a reçu devant les spectateurs présents le 25 mai dernier.
Le strapontin d’or 2009 a été lui aussi attribué à un absent cette année, mais refaisons une petite chronologie de la cérémonie…

Inventé par Denis Léger en 2007, le strapontin d’or récompense le plus. Non, je n’ai pas oublié un mot, car le strapontin d’or se décerne selon des critères volontairement flous: chaque membre du personnel de l’Athénée vote pour la personne qu’il préfère, mais selon ses propres exigences.
Pour les votants, le lauréat peut donc être le plus talentueux, le plus ennuyeux, le plus doué, le plus niais, le plus sympathique, le plus tyrannique, le plus travailleur, le plus bagarreur, le plus spirituel, le plus formel,… Chacun vote donc en son âme et conscience pour décerner la récompense suprême de l’Athénée.

Lundi dernier avait lieu la fête de fin saison de l’Athénée où toutes les équipes présentes pour la saison passée sont invitées à venir se rencontrer ou se retrouver pour la soirée. C’est vers 21h que Denis Léger, directeur technique de l’Athénée, a invité toutes les personnes présentes dans le foyer bar à venir se rassembler dans la grande salle pour la remise du prix.

Sur scène, le strapontin, vestige de la salle de l’Athénée avant sa rénovation, attendait son nouveau propriétaire.

C’est après cinq minutes de suspense insoutenable que Denis Léger nous annonça que le strapontin d’or 2009 était décerné à….

 

Thierry Bosc,
l’acteur qui jouait Estragon dans En attendant Godot !


Thierry Bosc étant malheureusement absent, c’est Bernard Levy, le metteur en scène du spectacle, qui est venu sur scène pour récupérer le strapontin, pendant qu’Alexandra Maurice, attachée aux relations publiques, arrivait à le joindre au téléphone.  Très ému, Thierry Bosc a remercié toute l’équipe en promettant de venir chercher son strapontin avec une bouteille de champagne.

Le strapontin d’or a ensuite laissé la place à une piste de danse peu avare en effets sonores et lumineux…

 

Qui sera le strapontin d’or 2010? La liste exhaustive des lauréats potentiels est sur le site de l’Athénée où vous trouverez tous les spectacles programmés pour la prochaine saison!

Bon jeudi à tous.

 

PS : le sondage sur votre lecture du blog est toujours actif ici, et vous pouvez toujours continuer à me dire si, entres autres, vous aimez les endives au jambon...

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